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MALADIES DU SAC LACRYMAL ET DU CANAL NASAL

de Bowtnan. — Les stylets Bowman (fig. 80) sont en argent, malléables et cylindriques^ et comme ils servent à obtenir une dilatation progressive, le diamètre varie entre celui d'un crin de cheval et 1 millimètre. Au lieu d'introduire ces stylets, comme dans le procédé de Dupuytren,

Fig. 80. — Stylets de Bowman.

à travers une ouverture du sac, Bowman incise les points et les conduits lacrymaux, de préférence les supérieurs avec le couteau de Weber(fig. 81) jusque dans le sac, et introduit ses stylets par cette Toie. II est facile de sentir que le stylet est dans le sac quand il touche

FiG. 81. — Couteau de Weber pour Tincision du conduit lacrymal.

les parois osseuses. On le pousse alors dans le canal nasal, en relevant l'extrémité externe de l'instrument contre la tête du sourcil, et on laisse Tinstrument en place pendant une demi-heure.

Dilatation combinée avec le débridement sous^utané du ligament palpé- ^l interne ou Procédé de Weber. — Les bougies dont se sert Weber sont élastiques et ont 1 millimètre et demi de diamètre à leur petite extrémité. D'autres fois il se sert de sondes métalliques^ biconiques, longnes de 30 à 35 millimètres, dont l'une des moitiés mesure 1 millimètre à sa petite extrémité, 2 millimètres à sa grosse extrémité^ et ^ont l'autre moitié ne mesure pas moins de 2 à 3 millimètres et demi ^ sa grosse extrémité.

Le calibre de ces sondes est trop gros pour que l'incision des points et conduits lacrymaux suffise à leur livrer passage dans le sac lacrymal. Voilà pourquoi Weber y ajoute le débridement sous-cutané du ligaiiient palpébral interne. La section de ce ligament se fait avec le couteau représenté ci-contre (6g. 81), dont on glisse la pointe le long de '^ paroi postérieure du sac, en attirant vers la tempe la commissure externe, pendant qu'on fait basculer en avant le manche du couteau.

Les procédés de Bowman et de Weber ont été légèrement modifiés

212 AFFECTIONS DE L'AFFaRBIL DE LA VISIO».

par quelques chirurgiens. C'est ainsi que Stilltng de Casse, au lieu de pratiquer l'incisioD des conduits sur leur face externe, la fait sur la paroi inletne, à l'aide d'un couteau triangulaire, long de 12 ou 15 millimètres, large de 3 millimètres à sa base et de trois qoarli de milliraètres à son extrémité tranchante, mais arrondie [flg. 83). Ce couteau est introduit, le tranchant dirigé en avant.

D'autres combinent entre eus plusieurs de ces procédés en incisant le conduit lacrymal et te ligament palpébrat interne avec le couteau de Weber, en sectionnant le rétrécissement avec le couteau de Stilling et en praliquanl aie calhétériïme et des injections modificatrices. 3° Caulérisation. — EUe se fait à l'aide du cautère actuel, du cautère électrique, de pâtes caustiques ou da nitrate d'argent, soit de haut en bas parle sac lacrymal, soit de bas en haut par les fosses nasales.

De haut en bat. — Le sac lacrymal étant largement ouvert, on y introduit un cautère rougi au feu ei ayantlt forme du cannl nasal, ou une mèche enduite de nitrate d'argent. Pour ne point brûler les lèvres de la plaie, on introduit préalablement une canule jusqu'au point rétréci.

Desmarres père remplace cette canule par deux larges érignes qui

Fie. 83.

Couteau de

StilliDf.

lacrjoul au ter touft,

I ]> peau AB. — E. Cnutin.

servent à faire écarter les lèvres de la plaie au moment t dans le canal un petit cautère rougi i la lampe (flg. 8S).

1 il introdaï'

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