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MALADIES DU SAC LACRYMAL ET DU CANAL NASAL

Deslandes sonde le canal avec un mandrin ayant d'introduire du nitrate d'argent. Celui-ci est placé dans un porte-caustique composé de deux tiges parallèles et courbes, dans Tintervalle desquelles on fait fondre et couler le caustique. Il tourne à plusieurs reprises cet instrument sur son axe, et cautérise ainsi tous les points de la circonférence du canal.

D'autres prennent l'empreinte du rétrécissement à l'aide d'une bougie de laminaria et la reportent sur un instrument spécial qui consiste en une sonde creuse (fig. %li) dans laquelle glisse un stylet terminé par

Ot

Fte. 84. — Canule creuse C que Ton introduit dans le canal nasal el ti|^ B munie

d'une cavité A où est renfermé le caustique. .

une cuvette destinée à contenir le nitrate d'argent fondu. La sonde étant introduite jusqu'au niveau du rétrécissement, il suflBt d'appuyer sur un bouton pour faire saillir la cuvette.

Il n'y a pas lieu d'insister sur les divers autres modèles de sondes que l'on a imaginés pour porter le caustique.

De bas en haut. — Gensoul et après lui plusieurs chirurgiens ont porté le nitrate d'argent dans le canal nasal à l'aide de porte-caustiqaes analogues aux sondes qu'on emploie pour pratiquer le cathéténsme par la méthode de LaforesL

Bermond pratiquait la cautérisation au moyen d'un séton enduit d'une pâte caustique qu'il introduisait suivant le procédé de Méjean pour le cathétérisme.

B, Obutébation des voies naturelles. — Au lieu de se servir de la cautérisation pour rétablir la perméabilité des voies naturelles, on a Proposé de remployer pour les oblitérer. On a cherché à y parvenir, ^oit en cautérisant les points lacrymaux (Bosche)^ soit en ouvrant le ^c lacrymal pour y introduire le for rouge (Scultet), ou bien un niélange de précipité rouge et de nitrate d'argent (Nannoni, Delpech), ^ même la pâte de Vienne (Desmarres).

^* Création d'une voie artificielle. — Les moyens employés dans

ce but sont la formation d'un canal artificiel dans la direction du canal normal oblitéré, la perforation de l'os unguis, la pénétration dans le sinus maxillaire.

Formation d'un canal artificiel. — On pratique au moyen d*un forêt un conduit artificiel dans la direction du canal normal et on maintient ce coriduit ouvert à l'aide d'une canule à demeure (Wathen, Dupujtren, Malgaigne).

Perforation de l'os unguis. — Le sac étant largement ouvert, on met l'unguis à nu, on enlève la muqueuse et on remplit la plaie de charpie; vingt-quatre heures après, on introduit de haut en bas, de dehors en dedans et d'avant en arrière, une tige pointue jusque dans les fosses nasales en perforant la partie inférieure de Tos unguis. Cette ouverture est maintenue béante au moyen de canules à demeure (Woolhouse).

On peut aussi, pour perforer Tos unguis^ se servir du cautère actuel (Saint- Yves), d'un emporte-pièce (Monro), ou d'une pince en forme de canule emporte-pièce (Foltz, de Lyon).

Pénétration par le sinus maxillaire. — On établit une communication entre le sac lacrymal et le sinus maxillaire, en dirigeant la pointe d'un trocart à travers la paroi externe du canal nasal. Une canule est ensuite placée dans l'ouverture artificielle (Laugier).

D, Suppression de la glande lacrymale ou uâthode de Bernard. — Cette opération a été faite en effet pour la première fois par Paul Bemardi en 1843. Voici comment on la pratique : On sectionne la peau au-dessous du tiers supérieur externe du bord de l'orbite; on coupe le feuillet fibreux qui s'étend du périoste de l'orbite au bord supérieur du cartilage tarse, assez largement pour introduire le doigt dans l'orbite et pour sentir un corps dur, poli, arrondi, qui n'est autre que la portion orbitaire de la glande elle-même.

Si cette incision ne suffit pas, on en fait une autre à travers la com- missure palpébrale externe qui est dirigée en dehors vers la précé* dente. On dissèque ensuite le lambeau compris entre ces deux incisions, on le renverse de façon à découvrir largement l'angle supé-^ rieur et externe de la base de l'orbite et, par suite, la portion orbitaire de la glande. Celle-ci est disséquée avec des crochets et des pincer spéciales.

Considérations. — Tels senties nombreux procédés qui ont-été pro— ' posés pour le traitement de la dacryocystite chronique. Ils ne sontpa^ également applicables à tous les cas.

La méthode d'Anel peut suffire lorsque Tinilammation est simple ^ La dilatation est préférable dans les cas où elle se complique d'u^^ rétrécissement ou d'une oblitération soit des conduits lacrymaux, softdu canal nasal. Si elle est insuffisante, on doit la combiner aver ^ l'incision des conduits lacrymaux et pratiquer des injections mod^

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