‹ Elements de pathologie chirurgicale. v.3, 1876Chapitre 66 sur 102 · RÉFRACTION RT ACCOMMODATION DE L^CEIL · texte numérisé non relu

RÉFRACTION RT ACCOMMODATION DE L^CEIL

:oinmodalion qui est déjà dépensée pour la lecture est l'accommodaion négative.

Tous les physiologistes ne Fad mettent pas cependant ainsi, et plu-

jeurs pensent, avec de Graefe, que Taccommodation positive doit s'en-

^Ddre de TelTort employé pour voir de près, tandis que Taccommo-

lation négative serait Teffort employé dans le but d'ajuster l'œil pour le

point extrême de la vision nette. Henke va même jusqu'à penser que la

portion longitudinale du muscle ciliaire sert à cette dernière, tandis

qpie la portion circulaire servirait à la première. Mais si l'on remarque

que la paralysie de l'at^commodation, par une solution d'atropine, ne

change nullement le point extrême de la vision nette d'un emmétrope,

OQ admettra, avec le plus grand nombre desophlhalmologistes,que l'œil

se trouve, pour son point éloigné, dans un repos accommodatif absolu.

Il est parfois utile de mesurer la quantité d'accommodation dont un

œil a déjà disposé et celle qu'il tient en réserve. La première^ négative,

se détermine par l'emploi du verre convexe le plus fort qui permette

h lecture d'un même caractère à la même dislance, avec une netteté

igaleà ce qu'elle était avant l'interposition du verre. C'est un moyen

<iefemplacer la lentille additionnelle due à l'accommodation par une

leoUlle extérieure de même force réfringente qui permet à l'œil de se

OMUre au repos.

Poordéterminer la quantité d'accommodation disponible ou positive qoe l'œil tient encore en réserve, on place devant lui le verre con- <^ le plus fort qui permette de voir aussi nettement le même <^J6t placé à la même distance qu'auparavant, et le numéro du verre ^ployé donne le degré cherché. Plus le verre ainsi déterminé sera ^ft, plus sera grande aussi la puissance d'accommodation que l'œil ^«Dl en réserve.

Nous avons eu en vue jusqu'ici Taccommodalion absolue, c'est-à- ^ire celle qu'on détermine en essayant chaque œil séparément. Il faut la *8tiDguer de l'accommodation binoculaire^ car dans celle-ci les lignes Quelles étant d'autant plus convergentes que l'objet se rapproche da- ^tage, le point P est nécessairement plus éloigné que dans l'accom- Qiodation monoculaire. L'amplitude qui se détermine par la même formule diffère un peu de celle dont nous avons parlé, et cela s'explique par le mouvement de convergence qui limite nécessairement le 'nouvement d'accommodation, car ces mouvements sont pour ainsi dire synergiques. Cette synergie n'implique pas néanmoins une connexion absolue, car on peut se convaincre qu'il existe une certaine indépendance entre la convergence des lignes visuelles et l'accommodation ; celle-ci en effet peut rester la même pendant que la convergence [change, ou bien elle peut être altérée et cependant le degré de convergence rester le même.

Ainsi, Tamplitude d'accommodation est dite abeolue lorsqu'^e/J est monoculaire, tandis que dans la vision binoculaire elle est nebi^^ à la convergence des lignes visuelles pour un point déterminé.

La distance moyenne de la vision distincte^ qui pour Tœil eniQ^ trope est en général de 25 centimètres, permet un travail prolongé sm fatigue, à cause de la répartition à peu près égale qui se fait à ce(fe distance entre l'accommodation positive et raccommodation négatÎTie.

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