CHAPITRE II
DE LA NATURE DE L*nOMME
Chez les spiritualistes, il y a deux écoles sur la nature de rhomme : il y a l'école de T union accidentelle de l'âme avec le corps ; c'est l'école de Platon qui enseigne que l'âme est unie au corps comme le nautonnier est uni à sa barque ou comme le cavalier est uni à son cheval : c'est une union accidentelle. Puis il y a l'école d'Aristote, développée et reprise par saint Thomas d'Aquin, qui considère l'union de l'âme avec le corps comme une union substantielle. C'est là notre doctrine. Je vais m'eflforcer de rendre claires ces questions si ardueset auxquelles nous sommes peu habitués.
Qu'est-ce que nous entendons par l'union substantielle de l'âme et du corps? Dans cette doctrine, Tâme saisit la matière, la transforme, la modèle et s'unit de telle sorte avec elle qu'il n'y a plus ni un esprit pur, ni un corps sujet aux lois de la physique et de la chimie, mais une substance nouvelle : Vhomme. Et c'est là ce qui constitue l'unité substantielle, parce que des deux substances unies, il n'en reste plus qu'une : l'homme. En un mot, pour me faire mieux comprendre, je ne dirai pas que nous sommes animistes ou matérialistes, nous sommes homisiesy si on peut ainsi s'exprimer. Nous croyons que rhomme est constitué par l'union intime, par l'incarnation (ce mot exprime mieux ma pensée) l'incarnation de l'âme dans le corps ; et cette pénétration est si intime et si complète que le corps est élevé au-dessus de su nature propre, par cette union ; il résulte encore de cette union substan-
tielle que rame est présente à toutes les parties du corps. Cela nous fait sourire quand on nous parle du siège de rame. On a pourtant enseigné cette naïveté parmi les spiritualistes : il y en a même qui ont placé Tâme dans la glande pinéale ! L'âme ne peut pas avoir de siège, puisque c'est rame qui forme le corps et qui préside à toutes ses fonctions ; elle est présente à tout et partout.
L'âme a des facultés triples : elle préside à la vie végétative, c'est-à-dire à la nutrition, à l'accroissement et aux sécrétions; elle préside à la vie animale, c'est-à-dire à la contractilité, à la sensibilité, à la vie des sens : enfin, elle préside à la vie intellectuelle : et pourtant il n'y a pas trois âmes, il n'y en a qu'une. Il n'y a qu'une âme unie à un corps, et unie de telle manière qu'il n'y a plus qu'une seule substance : l'homme. Voilà, autant que je puis l'expliquer, la doctrine sur la nature de l'homme. Ainsi, aussitôt que l'âme a saisi la cellule, la cellule première qu'on appelle l'ovule, pour faire l'homme, Thomme existe.
Ici, je veux ouvrir une parenthèse; il résulte de cette doctrine qu'il faut respecter même l'embryon. Aujourd'hui, on ne respecte ni le fœtus, ni l'enfant..., on doit respecter même l'embryon; Tembryon est déjà un homme.
L'âme prend donc l'ovule à sa naissance; elle préside à l'accroissement, au développement du corps : et la mort s'explique par la séparation de l'âme et du corps.
Quand le principe animateur, quand l'âme se sépare, que devient le corps? Le corps retourne aux éléments inorganiques pour,à l'aide des microbes, redevenir une substance capable d'organisation et rentrer de nouveau dans le circulus vitae.
Il y a un exemple dont on se sert souvent et que je vais vous rappeler pour vous faire comprendre encore un peu plus ce que je viens de vous dire : si on met de l'oxygène et de l'hydrogène, en proportions déterminées^ dans une
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éprouvette et si on fait passer une étincelle électrique, ces deux gaz se combinent et il se forme de Teau. Eh ! bien, vous avez là un exemple (ce n'est pas une preuve, ce n'est pas une démonstration, c'est un exemple) vous avez là l'exemple d'une combinaison intime, donnant naissance à un nouveau produit, à une nouvelle substance qui n'a plus aucune des propriétés des deux autres : ce corps n'est pas gazeux : c'est de l'eau ; il ne fait pas brûler comme l'oxygène fait brûler ; il ne brûle pas lui-même comme l'hydrogène ; c'est de l'eau, c'est un nouveau corps. Que vous le fassiez chauffer, il se vaporisera, ce sera encore de l'eau; que vous le fassiez glacer, il deviendra un corps solide, ce sera encore de l'eau, et si vous le décomposez par un procédé chimique, vous retrouverez l'oxygène et l'hydrogène. C'est un exemple qui a été donné pour faire comprendre l'union de l'âme et du corps.
Mais il y a une autre comparaison que je ne veux pas oublier; elle vient d'Aristote. Elle est très nette, cette comparaison, c'est celle du statuaire et de la statue. Le statuaire a une idée : c'est là l'âme ; il a l'idée d'un dieu, par exemple; pour représenter cette idée, il prend de la cire, ou il prend de l'or, ou il prend du marbre, ou il prend du bois ; et il s'empare de cette substance matérielle, de ce corps, il le modèle, il le sculpte, il incarne son idée dans cette matière. Et aJors, ce n'est plus du bois, ce n'est plus de l'or, c'est une statue, c'est une œuvre d'art. Voilà comment l'idée du statuaire a pénétré, a animé le corps matériel, est devenue sa forme ^ comme disait la scholastique .
Eh! bien, c'est de la même manière que l'âme pénètre et anime la substance matérielle dont elle fait le corps de l'homme. Seulement, il y a une différence : c'est que l'âme est beaucoup plus puissante que le statuaire; le statuaire qui prend de l'or, ou du bois, ou du marbre, ne les transforme pas, il leur doiine une nouvelle forme, une forme
qui exprime son idée, une forme qui constitue la statue^ mais la matière même reste ce qu'elle était : or, bois ou marbre, tandis que Tâme transforme les substances inorganiques en substances vivantes.
Il y a encore une comparaison qui me vient naturellement à Tesprit et qui est peut-être plus propre à faire comprendre l'union de Tâme et du corps : c'est le langage.
Qu'est-ce que c'est que le langage écrit ou parlé? Je définis le langage Vincamation d'une idée dans un signe^ dans un son, si c'est la parole, dans un trait, si c'est l'écriture ; et c'est exactement l'image de l'incarnation de l'âme dans le corps. Ainsi, une substance évidemment intellectuelle, une pensée, une idée, s'unit à quelque chose qui est incontestablement matériel comme un signe ou un son, et cette union est tellement définitive, le signe est tellement lié inséparablement à l'idée qu'il est impossible de les séparer. On ne peut penser sans un signe, et, si vous essayez en vous-mêmes, sans parler, sans écrire, de suivre un raisonnement, ce raisonnement, vous le parlez, vous l'écrivez en vous-mêmes ; et je vous défie d'avoir une pensée qui ne soit pas représentée par un signe, tant, dans la vie de ce monde, l'union du signe et de l'idée est inséparable. Gela est tellement incontestable qu'on pense dans la langue que l'on parle et qu'on n'arrive à bien parler une langue que lorsqu on peut penser dans cette langue. Du reste, cette affirmation est tellement vraie que les signes et les idées sont proportionnels. Ainsi, chez les peuples qui sont tombés dans la barbarie, dans l'état sauvage, la langue est pauvre, et la langue est pauvre parce qu'ils possèdent peu dldées ; ces peuples ne possèdent plus qu'un certain nombre d'idées générales, eh! bien, ils n'ont qu'un petit nombre de mots.
Le sourd-muet, jusqu'au moment où on lui a appris à parler par signes ou par la parole, n'a qu'un nombre
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d'idées très restreint. Un sourd-muet qui n'a pas été élevé est une espèce de brute, un homme sauvage, dangereux, quia très peu d'idées. Il n'a d'idées qu'à la condition d'avoir le signe. La pensée est donc unie à son signe d'une manière tellement inséparable que l'une ne peut exister sans l'autre. 11 en est de même de l'âme et du corps.
S'il est vrai que l'homme résulte de l'union substantielle de l'âme et du corps, s'il est vrai qu'il n'y a plus qu'une substance qui est celle de l'homme, la méthode expérimentale, celle à laquelle toujours, par habitude, les médecins reviennent, nous démontrera la vérité ou la fausseté de cette doctrine.
La scholastique a exprimé cette idée par une phrase aussi courte que claire : « Passiones et actiones sunt compositi », c'est-à-dire que les actes comme les souffrances sont du composé; ils ne sont ni du corps ni de l'âme, ils sont du composé, et ce composé c'est l'homme. Eh! bien, voyons ce que l'expérience nous enseigne sur ce point. Essayons d'abord de trouver un phénomène psychique existant en dehors d'un phénomène matériel ? Vous avez vu tout à l'heure, par l'exemple du langage, que ce n'est pas possible; que la pensée elle-même est toujours unie à un signe matériel. J'ajoute qu'il est d'observation vulgaire que le fonctionnement de la pensée est absolument lié à l'état du cerveau, qu'il suffit d'une dégradation dans certaines régions cérébrales pour que la pensée s'obscurcisse et s^éteigne. Moins que cela, il suffit d'une souffrance, il suffit d'une mauvaise digestion pour empêcher les facultés intellectuelles de fonctionner à leur ordinaire. Non pas pour les abolir, mais pour les diminuer et les suspendre, il suffit de l'influence du temps, quelquefois d'un orage, de toute espèce de choses. Dans la partie intelligente,dans la partie supérieure,nous sommes soumis
à toutes ces influences-là, parce que nous ne sommes pas un esprit, nous sommes un homme.
Quant aux phénomènes purement corporels, il semble plus facile de les isoler, mais cela n'est pas. Vous connaissez tous les influences du travail intellectuel, du surmenage sur le corps ; mais il y a des expériences physiologiques qui, on le dirait, ont été faites exprès pour nous. Il n'y a pas encore longtemps^ on les communiquait à linstitut. Si on se livre à un travail de tète assidu, si on s'occupe à résoudre^ par exemple, un problème de mathématiques ou de philosophie, pendant un certain temps, la pression sanguine vasculaire est changée, la composition des urines est changée (1); en sorte que, si vous enfermez deux hommes dans un cabinet, dont Fun travaillera et l'autre ne travaillera pas, rien que par l'examen de ses urines vous connaîtrez celui qui a travaillé. Vous voyez là l'influence incontestable du travail intellectuel sur le corps et, par conséquent, la preuve de cette union intime qui fait qu'on ne peut pas toucher à l-un sans toucher à l'autre.
Il en est comme cela dans tous les actes de la vie. Dans la prière, qui est-ce qui prie? Il est certain que l'âme prie, que l'intelligence formule les pensées, les désirs, mais estce que le corps ne prie pas ? Et qu'est-ce que c'est que l'attitude, les gestes, les larmes, quelquefois le cri? Ce n'est
(1) Le travail de la pensée, cet acte purement intellectuel, produit comme Texercice physique, des troubles de la circulation. Ces effets sont bien différents, suivant que le travail intellectuel est modéré ou intense, court ou long. Il y a d'abord une phase d'excitation caractérisée par une accélération du cœur et de la respiration, et une vaso-constriction réflexe. Puis survient la phase de dépression caractérisée par le ralentissement du cœur et de la respiration, et surtout par une dépression de la pulsation capillaire. (A. Binet et J. Courtier. Communication à l'Académie des sciences. Séance du 28 septembre 1896.)
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pas Fâme qui pousse le cri ; ce n'est ni le corps, ni Tâme qui prie, c'est V homme,
Passiones sunt compositi. Dans les maladies, c'est l'homme tout entier qui souffre et non le corps ou l'âme. Dans un temps, il y eut des aliénistes qui voulurent faire de l'aliénation une maladie de l'âme. Le D** Roger parle des maladies de la volonté. Eh ! bien, il y a quelque chose de vrai; car il y a des symptômes psychiques, il y a des symptômes de l'intelligence, comme il y a des symptômes de la digestion^ comme il y a des symptômes du cœur; mais il n'y a pas de maladies de l'âme, et la preuve c'est que ces symptômes psychiques, on est peu à peu arrivé à découvrir leur lésion. Ils sont liés à l'existence de la maladie.
Cette doctrine que je viens de vous exposer sur la nature de l'homme s'applique à tous les êtres vivants. J'ai commencé par l'homme, parce que cela me semblait plus clair, plus net, peut-être aurais-je dû commencer par le brin d'herbe. Chez tous les êtres vivants, l'existence est due à l'union d'un principe animateur avec une substance matérielle. Prenons le règne végétal, ce règne qui est le plus humble de tous et qui est le plus ihdispensable : car sans le règne végétal, les animaux ne pourraient pas vivre. En effet, que fait le règne végétal? Il transforme en une substance vivante représentée par de l'eau, par de l'albumine, par de la graisse, par du sucre; il transforme quoi? des corps absolument inorganiques comme l'oxygène et l'hydrogène, le carbone, l'azote, le fer, le phosphore, le sodium, et j'en oublie, une douzaine de substances inorganiques qui sont transformées par le principe animateur en une substance vivante ; c'est donc le végétal qui fait la vie sur la terre ; qui, avec les substances inorganiques qu'il transforme crée des magasins considérables de substances vivantes.
Vous me direz peut-être que les animaux peuvent absorber (lu sodium, du fer, du phosphate de chaux. C'est vrai ; cela leur est même nécessaire pour certaines fonctions ; mais ils ne s'en nourrissent pas, et s'ils n'avaient que cela pour vivre, ils mourraient. Donc le règne végétal a pour but de transformer les corps inorganiques en substance vivante, tandis que les animaux s'emparent de la substance végétale, de la substance vivante créée par les végétaux pour créer la substance animale. Il y a là un phénomène assez intéressant que les savants ont appelé la circulation de la matière. Pourquoi ce terme de circulation ? C'est que les végétaux prennent les corps inorganiques pour les transformer en substance vivante, en substance organisée, et que les animaux décomposent cette substance pour la rejeter à l'état de substance inorganique ; qu'enfin cette substance inorganique, ces déchets de la vie, ces cadavres sont repris par les microbes, qui par des opérations successives les ramènent à Tétat de végétaux doués de chlorophile, ayant par conséquent, la faculté de faire la substance végétale ce qui fait la circulation de la matière, ce qui rend possible la continuité de la vie dans le monde.
Résumons ce que nous avons dit sur les êtres vivants et voyons quels sont les caractères qui leur sont propres. Nous aurons besoin de ces connaissances tout à l'heure pour répondre aux arguments des matérialistes.
Tous les êtres vivants, depuis le brin d'herbe jusqu'au chêne, depuis la monère jusqu'à l'homme, tous les êtres vivants ont les caractères suivants : d'abord, ils naissent, (c'est quelque chose: les cailloux ne naissent pas), ils naissent, ils respirent, c'est-à-dire ils échangent l'acide carbonique contre de l'oxygène ; ils exhalent l'acide carbonique et ils absorbent l'oxygène. 11 ne faut pas vous laisser arrêter par cette difficulté : les plantes vertes, à la grande
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lumière, font le contraire, c'est-à-dire exhalent Toxygène et absorbent Tacide carbonique ; mais ce n'est pas pour respirer qu'elles font cela, c'est pour se nourrir ; et, quand elles respirent à Tombre, la nuit, quand elles respirent véritablement, elles exhalent l'acide carbonique comme les animaux. L'être vivant se nourrit, c'est-à-dire qu'il transforme en sa propre substance les objets qui l'entourent et qu'il absorbe : la nutrition est une transformation.
Il se reproduit, soit par la formation de bourgeons, soit par scissiparité, par des divisions successives, soit par ovulation. Il meurt, c'est-à-dire que le principe animateur se sépare, et les éléments du corps qui vient de mourir retournent au monde inorganique.
Il y a une autre propriété qu'on n'indique pas habituellement dans les propriétés des êtres vivants et sur laquelle je veux insister. J'en ai passé d'autres, parce que je les trouve peu importantes, mais celle dont je vous parle, je la trouve la plus essentielle de toutes: c'est la propriété qu'ont tous les êtres vivants d'être soumis à la loi de l'espèce ; depuis le brin d'herbe jusqu'au chêne, depuis l'animal le plus infime jusqu'à l'homme, tous sont soumis à la loi de l'espèce : tous sont distincts, aucun ne peut se transformer en un autre, quoi qu'en aient dit \esevolutionnistes. Ainsi, autre est la chair du lion, autre est la chair du bœuf, autre est la chair du poisson. De même le bois du chêne, ses feuilles, ses racines diffèrent du bois, des feuilles et des racines des autres arbres. Sans doute, il y a des analogies entre les espèces, mais il y a une démarcation absolue. Non seulement ces êtres sont distincts et constituent des espèces, mais ces espèces sont soumises à deux lois: premièrement, elles sont identiques dans le temps et dans l'espace ; secondement, les êtres de même
espèce sont féconds entre eux et donnent naissance à des êtres également féconds.
Les espèces sont identiques dans le temps et dans l'espace. Ainsi les graines de plantes qu'on retrouve dans les cités lacustres et dans les tombeaux des Pharaons sont les mêmes que nous possédons aujourd'hui ; les ibis sculptés sur les obélisques vivent encore en Egypte.
Les êtres vivants de la même espèce peuvent seuls donner naissance à des produits féconds et cette loi qui a quelque chose de divin « quid divinum » assure la perpétuité et l'immutabilité de l'espèce.
On a essayé de battre en brèche cette doctrine de toutes manières, et par les théories et par les faits. Ne vous laissez pas prendre à l'exagération, pour ne pas dire autrement, de savants qui sont nos adversaires. Ces savants ont fait des mulets ; mais ou bien ces mulets sont restés inféconds, ou bien, si, étant féconds,on les a abandonnés à euxmêmes, ils sont retournés à Tespèce primitive. Par conséquent, les hommes ont pu 'faire des êtres accidentels^ mais ils n'ont jamais pu faire une espèce. Et c'est de la durée de l'espèce et de sa conservation que dépend la conservation de l'ordre et de l'harmonie dans la nature.
Maintenant arrivons aux objections matérialistes. Je ne parlerai pas des anciens matérialistes ; je ne vous ferai pas rhistoire des doctrines. Je parlerai des matérialistes de l'heure actuelle. Leurs systèmes se résument dans une doctrine : la théorie cellulaire. C'est là l'Evangile; Virchow en est le grand prêtre, mais Raspail a été son précurseur, je vous en reparlerai tout à l'heure.
Dans la théorie cellulaire, on enseigne que tous les corps vivants sont composés de cellules ; une cellule est ellemême composée d'un ou de plusieurs noyaux, d'une matière cellulaire qu'on appelle protoplasma et d'une enve-