‹ Éléments de pathologie exotique [electronic resource]Chapitre 41 sur 81 · DEUXIÈME PHASE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PHASE

« 1° Pinta blanche. — Pendant la durée très indéterminée, mais toujours assez longue de cette première phase, la différence entre la peau malade et la peau saine se prononce clairement. Le blanc sale des mains, le

lisse particulier de l'épiderme ne laissent aucun doute ; quelquefois, le mal reste à ce point pendant de longues années; le plus habituellement, cependant, il se propage sur les bras, en laissant toujours libres de grandes étendues de peau. Dans un cours subséquent, apparaissent de nouvelles taches identiques sur le visage, les pieds, les jambes, etc. La peau devient brillante, grenue, comme frottée avec dubeurreet ridée ; le malade a des démangeaisons.

Chez les gens de couleur, la plus grande blancheur de la peau est ce qu'on remarque le plus; mais cette plus grande blancheur n'est pas autant un ton différent, qu'un effet de contraste.

Le mal peut d'ailleurs s'étendre dans ces limites-là, sans passer à une nouvelle phase ; tant que les muqueuses, les yeux, les cheveux et les ongles restent libres, ces limites {de cette phase) ne, sontpas dépassées. Dans cette période, la paume des mains et les plantes des pieds ne changent ni de couleur ni de texture, mais les poils des bras, des jambes, des aisselles et des parties honteuses deviennent blancs, fins et rares.

2° Pinta rouge. — Chez les hommes blancs, celte forme n'apparaît, comme il a été dit, que dans cette phase qui est la seconde. L'Indien, le nègre, le métis et le mulâtre remarquent que les places delà peau qui ont perdu leur couleur naturelle, prennent maintenant une teinte rouge pâle, pareille à celle de la peau d'un blanc brûlée légèrement par de l'eau chaude. Presque en môme temps, elle devient brillante, chagrinée, granuleuse et ridée. Le malade a des démangeaisons très vives et continues, par lesquelles le foyer du mal gagne rapidement en étendue et le passage à la troisième période est rendu plus rapide.

3° Pinta blme. — Le passage de celte forme à la se-

conde période est indiqué par des points bleus qui naissent sur les endroits malades, lesquels, se rapprochant les uns des autres, forment des groupes et deviennent enfin semblables à s'y méprendre aux lignes de tatouage que détermine l'inflammation de la poudre. Quelquefois ces taches bleues s'étendaient sur toute la place dépouillée de sa couleur. La durée de cette phase est très longue dans cette forme et se trouve souvent interrompue par la mort du patient. La différence de race n'a aucune influence sur l'apparence de la maladie dans cette forme. »

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