‹ Éléments de pathologie exotique [electronic resource]Chapitre 65 sur 81 · ARTICLE II. — PARASITES INFUSOIRES · texte numérisé non relu

ARTICLE II. — PARASITES INFUSOIRES

Les organismes microscopiques rangés sous ce nom semblent être considérés désormais comme appartenant plutôt au règne végétal qu'à celui des animaux, mais cette question n'a rien à voir avec le rôle de ces infiniment petits dans les maladies diverses signalées dans cet ouvrage. On les a rencontrés dans un grand nombre de ces affections, ainsi que dans les milieux de l'air et du sol où elles ont été contractées, et jusqu'à ce jour — c'est là le point important — ils n'ont pu être considérés comme caractéristiques des causes, des lésions, ou des symptômes de ces maladies. On les a signalés dans les déjections du choléra, Sans les urines de malades atteints de fièvre malarienne, dans le vomito delà fièvre jaune, dans les tissus du pied de Madura, dans le sang du typhus récurrent, dans les selles de la dysenterie et de la diarrhée, etc., mais jamais il n'a été possible de leur attribuer un rôle important. Le paramecium coli signalé par Treille (1875), dans la dysenterie de Gochinchine, les organismes cellulaires découverts par Normand (1879) dans deux cas de colite de Chine, ne semblent pas plus caractéristiques que les nombreuses algues, que les innombrables bactériens que l'on rencontre en France dans des conditions analogues. Nous inclinons à penser que tous ces organismes jouent toujours un rôle secondaire, mais nous sommes absolument hors d'état, d'ailleurs, d'appuyer notre sentiment sur des faits posilifs et de nous prononcer sur des questions aussi peu élucidées par l'observation.

Page 1