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TOXIQUES

Consultez :

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CuvJEn et Valnkciennes. - Histoire naturelle des poissons 1828 Dombbil et Bibron. - Histoire des reptiles, 1834. P°lSSmS' 1828" Lesson (R.-P.). - Histoire des zoophytes acalèpkes, 1843. S* i DE)> ~ CamPa9™ du Styx en Nouvelle-Calédonie, rapm-âQ)CamPagne' C0lledi0n de Brest (Melette,lethrinns, etc., Moquin-Tandon. — Zoologie médicale, 1862

Fonssagrives et le Rov de Méricourt. - Recherches sur les poisso ns toxicophores exotiques des pays chauds {Annales d'hygiène publique, t. XVI, 2e série, 1863. yj

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Nadeaud. -Plantes usuelles de Taïti. Thèse, Montpellier (Poisson

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Steenbergen. - Elude sur l'araignée orange de Curaçao {Arch.

de med. nav., 1864, 2e semestre).

Corre. — Note pour servir à l'histoire des poissons vénéneux (Arch. ^ de méd. nav., 1865, 1er semestre).

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Huillet. — Etude de géographie médicale. Pondichéru {Arch. de méd. nav., 1868, 1«' semestre) (Serpent de lTnd.).

Gauvet. — Histoire naturelle médicale, 1869.

(1) H y aurait un chapitre intéressant à écrire sur la mortalité annuelle des différents peuples causée par les attaques des tigres, de divers félins et carnassiers, des squales-requins, de divers cétacés, des caïmans, du Vampire de la Guyane (Phyllostome-Cheiroptères), etc., etc. — Mais ce sujet m'aurait entraîné souvent en dehors du terrain de la médecine et je crois préférable d'attendre que des renseignements statistiques et chirurgicaux plus précis que ceux qui ont été publiés jusqu'ici, nous permettent de nous rendre compte exactement des pertes énormes que subit l'humanité par ce fait.

Picard. — Contribution à l'étude des poissons nuisibles. Thèse,

Montpellier, 1870.

Posada-Arango (Dr). — Scorpions de Colombie (Arch. de mêd. nav.,

1871, 2e semestre).

Kermorgant. — Considérations sur l'hygiène de la Nouvelle-Ca-

Udonie, Thèse, Montpellier, 1871, Bérenger-Féraud. — Traité clinique des maladies des Européens

au Sénégal. 1 volume (Ramigney, etc., 1875). Charriez. — De la piqûre du serpent de la Martinique. Thèse,

Paris, 1875.

Morice (A.). — Faune de la Cockinchine (Arch. de méd. nav., 1875, 2e semestre).

Bourse. — Faune de l'Australie (Arch. de méd. nav., 1876, 1er semestre).

Rochefort (E.). — Action du venin du scorpion roussâtre (Arch.

de méd. nav., 1876, 2e semestre).

Fonssagrives. — Hygiène navale, 2e édition, animaux toxicophores,

Santïxli (A.). — Quelques considérations médicales sur le poste de Dakar (Sénégal). Thèse, Montpellier, 1877.

§ 1. — Zoophytes.

On consomme sans inconvénient dans toutes les mers: 1° certaines Actinies, ou anémones de mer, telles que l'A. verte de la Méditerranée ; 2° des Holothuries (de Naples, des mers de Chine, de l'océan Pacifique etc.) Connue dans les archipels de la Malaisie sous le nom de Trépang, l'Holothurie de cette région est l'objet d'un grand commerce entre les peuples indo-chinois et malais, malgré sa valeur médiocre comme aliment ; 3° des Oursins, dont on trouve fréquemment des tests sur les rivages de toutes les mers. Ces derniers animaux sont souvent, dans le cours des campagnes, la cause de piqûres très douloureuses de la plante des pieds, avec pénétration dans la peau des piquants fragiles dont les tests sont hérissés. Il est peu de personnes qui ignorent que le mode d'extraction le plus efficace de ces sortes d'épines calcaires,

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consiste à enduire d'une substance grasse toute la région intéressée, puis à râcler avec une lame métallique, le dos d'un couteau, par exemple, la surface cutanée. VFckïdnus mamillatus de la mer Rouge est une variété très grosse dont il y a lieu de se défier, particulièrement au point de vue des piqûres qu'elle peut occasionner.

Les Zoophytes comptent encore d'autres espèces, non comestibles cette fois, mais nuisibles à l'homme par un mode qui leur est spécial. Telles sont : 1° dans le genre Physalia (Acalèphes), la Phy salie rougeâtre, Physalia pelagica ou galère, qui peuple les deux Océans entre les tropiques, flotte le plus souvent entre deux eaux, et vient parfois se soutenir à la surface de la mer au moyen d'une vessie oblongue et diaphane. Au-dessous de cette vessie et à sa partie postérieure, se trouve une masse tuberculeuse d'où partent des tentacules plus ou moins longs, terminés par un suçoir et portant un appareil glandulaire sécrétant une liqueur urticante. Cette liqueur n'est pas seulement un irritant local; elle peut encore occasionner, par absorption, des douleurs musculaires violentes avec tendance à la syncope (Du tertre, Le Blond). 2° Dans le genre Médusa, presque toutes les espèces connues. Ici, l'appareil urticant se compose tantôt de capsules microscopiques intra-cutanées, dures, quoique flexibles, au fond desquelles se trouve un fil délié, armé de pointes aiguës à sa base, enroulé au repos et projeté au dehors par l'animal au moindre danger, tantôt de petits dards sortant d'une glandule et mus par un appareil musculaire. La Cyanée belle de Pondichéry (Cyanea médusa calliparea) passe pour sécréter, parmi les Méduses, le venin le plus irritant.

§2. — Mollusques.

Les accidents causés par l'ingestion des huîtres, des moules, des escargots, des bucardes et des pétoncles, ne paraissent pas plus communs hors de France qu'ils ne le sont chez nous. La pathologie exotique compte un très petit nombre d'observations relatives à ces intoxications, qui n'ont d'ailleurs rien de spécial au point de vue de leurs symptômes ou de leur fréquence. On comprend cependant que la putréfaction de ces animaux, plus rapide dans les pays torrides que partout ailleurs, facilite l'éclosion d'accidents qui n'ont peut-être pas été, relativement à leur fréquence, l'objet de recherches assez minutieuses. De même, la profusion des espèces végétales vénéneuses pouvant servir à l'alimentation des escargots, est une considération à faire valoir au point de vue de la toxicité accidentelle de ces mollusques. En somme, il y a là un chapitre ouvert dont je ne puis qu'indiquer les lacunes. La toxicité des animaux dont je parle provientelle de l'époque à laquelle ils sont consommés, des minéraux ou des végétaux sur lesquels ils ont vécu, des maladies dont ils peuvent être atteints, de leur putréfaction accidentelle ? Autant de questions à résoudre par des observations qui nous font défaut.

Kermorgant signale comme suspect, en Nouvelle- Calédonie, le Turbo nicobaricus, coquillage conique dont l'ingestion a déterminé un empoisonnement à bord du Coëtlogon, en 18G8. V. de Rochas conseille également de s'abstenir, dans les mêmes parages d'une espèce de peigne qui a causé des accidents à bord du Styx.

§ 3. — Crustacés.

On a cité comme plus particulièrement suspects : 1° des Crabes dont on n'a pas indiqué l'espèce, et qui,' recueillis sur les rivages de la rade d'Annapolis (Etats-Unis) en 1819, ont empoisonné une partie de l'équipage de la frégate l'Aréthuse; 2" le Cancer ruricola, très commun dans les parties chaudes des deux hémisphères, où il est connu sous les noms de Crabe de terre, de tourlourou. Aux Antilles, on le considère comme suspect, s'il n'a pas été nourri, au moins pendant un mois, au moyen des déchets végétaux des cuisines. Ce Crabe ne vit pas au bord de la mer ; il recherche les bois humides, ingère peut-être des fruits toxiques, comme la pomme de mancenillier, mais il hante,àcoup sûr, les cimetières. Je m'explique difficilement que cette dernière considération, bien connue aux Antilles, n'ait pas fait rejeter définitivementde l'alimentation, un animal aussi répugnant ; 3° une Crevette de Bornéo, d'espèce non classée, pêchée dans les rades de cette île et pouvant occasionner, au dire de Van- Leent, la diarrhée cholériforme.

§ 4. — Arachnides (Acarides, Aranéides, Scorpioiiides).

1° Acarides. — 1. Garapatte, Ixodes nigua. — Amérique du Sud, surtout le Brésil. — Le corps est ovale, obtus en arrière, aigu en avant, d'une longueur de 0m,005 environ; dos rugueux, brun ; pattes à 5 articles, pileuses, rousses; rostre composé de dehors en dedans et pour chaque moitié de la tête, d'une palpe à 5 articles, d'une mandibule à3 appendices, d'une languette garnie de papilles. — Le garapatte enfonce son rostre

dans la peau de l'homme, détermine une douleur cuisante et lâche prise difficilement, s'il n'est gorgé. L'inflammation qui se produit, soit par le fait de la piqûre, soit sous l'influence du séjour du rostre brisé dans les téguments, peut s'accompagner de fièvre. Il est probable que la fièvre de carapatto observée à Rios de Sennas (Brésil) et attribuée à la piqûre d'un insecte commun dans cette localité, est produite par le garapatte. — Extirpation du rostre, traitement émollient.

2. Argas (A. de Perse, A. de Colombie): a. Argas de Perse, argas persicus, punaise de Miana. — Taille et physionomie générale de la punaise commune, corps moins plat cependant, rouge sang, chagriné. La piqûre est très douloureuse et peut donner la fièvre.

b. Argas de Colombie, chinche. — Acaride de la même taille que le précédent mais roussâtre, très redouté en Colombie (J. Goudot).

Doit-on ranger parmi les Argas la punaise de Tabris, animal indéterminé des rivages de la mer Caspienne et dont la piqûre serait, dit-on, mortelle pour les voyageurs?

2° Aranéides. — 1. Galéode vorace du Bengale: aranéide de'grande taille, pouvant atteindre 8 centimètres de long, attaquant les grands insectes et môme les petits lézards, se mettant sur la défensive 'quand elle est menacée par l'homme et le mordant parfois cruellement, mais n'inoculant aucun venin. Corps ovalaire, allongé, à 4 paires de pattes; tête portant deux yeux situés à son bord antérieur, plus les appendices buccaux et la première paire de pattes, les trois autres paires étant portées par le thorax. L'appareil buccal se compose principalement de deux palpes, de deux mandibules en forme de serpette et de deux mâchoires robustes.

71j' PATHOLOGIE EXOTIQUE.

2. Tarentule de la Pouille et de la Calabre, Lycosa tarentula : aranéide assez grosse, pouvant atteindre 4 centimètres de long, de couleur noire, avec le ventre rouge tacheté d'une bande noire transversale. — De la douleur locale, parfois de la fièvre et même du délire passager, tels sont les symptômes causés par la morsure de cetinsecte; mais l'imagination méridionale a beaucoup exagéré ses effets sous le nom de tarentisme.

3. Malmignattes (M. de Corse, M. de Madagascar, Vancoho de Madagascar, Latrodecte de Curaçao ou araignée orange, Latrodecte assassin de la Martinique).

a. Malmignatle de Corse, latrodectus malmignattus. « Longueur variable, pouvant dépasser 1 centimètre ; noire avec l'abdomen orné de taches rouges enlunules; huit yeux disposés en deux lignes; forcipules verticaux à crochets faibles. La glande venimeuse, très développée, fournit un venin qui agit spécialement sur les systèmes nerveux et musculaire. » (Cauvet.)

b. Latrodecte de Madagascar, Ménavoude des indigènes. « Noire, petite, à l'abdomen bombé et rond: sa longueur est de 10 millimètres ; elle porte une tache d'un beau rouge de feu à sa partie postérieure et une bande de même couleur, mais transversale, sur le devant de l'abdomen. Entre ces deux taches rouges, neuf petits points blancs sont disposés symétriquement sur trois lignes formées chacune de trois points. Les pattes sont fines, la première paire et la quatrième sont plus longues. Les indigènes, pour combattre les morsures qui, suivant eux, produisent la mort, prescrivent les infusions de plantes du pays et exposent le malade à un très grand feu. Cette médication, toute diaphonique, ferait penser que le poison serait éliminé par

les sueurs, en même temps que la réaction se produirait. A Tananarive, on assure que l'on peut conjurer tous ces accidents en faisant immédiatement une incision sur la piqûre et en cautérisant avec un fer rouge. » (A. Vinson) l.

c. Vancoho de Madagascar. Aranéide à gros ventre noir, très dangereuse, au dire des indigènes. Paraît être également un Latrodecte.

d. Latrodecte de Curaçoa, araignée orange. Ce qualificatif n'indique pas une couleur spéciale à l'animal, et vient du mot espagnol arana, araignée. — Curaçao, Bonaire, Amba, la côte de Venezuela. — « Les individus adultes, c'est-à-dire les araignées qui ont acquis tout leur développement, ontà peu près les dimensions de notre Epeira diadema : leur couleur est brune foncée, avec des tacbes et des raies plus claires, souvent blanches; elles portent comme signes particuliers, une tache rouge, en forme de sablier, à l'abdomen, près du mamelon, ainsi qu'une autre tache rouge, irrégulière, au-dessus de ceux-ci; cette dernière se prolonge quelquefois le long du dos, souvent elle est bordée de deux petites raies plus claires. Sur les mamelons ou filières se trouvent de petites taches rouges. Tous ces dessins rouges sont tantôt d'une couleur foncée, tantôt plus claire; chez les jeunes sujets, les taches et les raies sont d'un gris blanchâtre sur un fond brun-clair. » (Steenbergen). — La morsure chez l'homme se reconnaîtàune légère tache grise, humide et ronde comme un pois ; on en observe 100 ou 200 cas tous les ans à Curaçao; la guérison est la règle. (Dr Ansbyn.) Steenbergen et Moorres ont expérimenté son action sur les animaux et en ont conclu que l'a-

(1) Arch de méd. nav., ISGi, 2e semestre.

raignée orange sécrète un poison assez actif dont ils ont démontré l'action toxique sur des chiens et des boucs, soit par ingestion, soit par inoculation. Les phénomènes observés ont été de la congestion céphahque et pulmonaire et de la dyspnée. La faiblesse des mandibules de l'araignée orange explique les symptômes généralement légers observés chez l'homme.

e. Latrodecte assassin de la Martinique. — Vinson pense que c'est une espèce très voisine du L. Malmignatte de Madagascar.

4. Mygales (araignées crabes). Aranéide atteignant souvent une grande taille dans les pays torrides. Le musée de Brest possède une mygale de Cayenne qui, les pattes étendues, peut être inscrite dans un cercle de 23 centimètres de diamètre. — Nouvelle-Calédonie, Antilles et Amérique méridionale, Afrique torride, Inde. — Ce sont des araignées venimeuses qui attaquent les passereaux et même, dit-on, les pigeons. L'appareil à venin se compose d'une petite glande placée dans la région céphalique et munie d'un canal d'excrétion qui verse le liquide toxique dans les antennes-pinces. Celles-ci, placées au-devant del'appareil buccal, se terminent par un crochet sillonné d'une fente par laquelle sortie venin et qui a été découverte par Leeuvenhoek. — La morsure des mygales produit, chez l'homme, de la douleur locale, quelquefois une tumeur avec ou sans phlyctène : elle peut occasionner delà fièvre et quelquefois des accidents généraux plus graves.

5. Micromatte sparassus de la Nouvelle-Calédonie. — « Aranéide noire, tachetée de rouge sang, dont la morsure venimeuse détermine des accidents fébriles sans •dangers, il est vrai, mais assez désagréables pour que les indigènes aient avisé aux moyens de s'y soustraire.

Ils y réussissent en exprimant sur la plaie, encore toute fraîche, le suc d'une herbe commune à l'île des Pins et que l'on peut facilement se procurer. » (V. de Rochas).

3° Scorhonides. — Scorpions. Ces animaux bien connus se rencontrent dans presque tous les climats : leur taille varie de 2 à 15 centimètres. Le corps est allongé, le céphalothorax porte 6 à 12 yeux, 2 antennes-pinces situées sur le bord antérieur de la tête, 2 grandes pattes-mâchoires caractéristiques, et4 paires de petites pattes. La queue, composée de 6 articles, se termine par un crochet porteur de deux fentes par lesquelles s'écoule le liquide sécrété par une glande venimeuse logée dans le dernier segment de la queue.

a. Scorpion de la Colombie. — Leur taille varie entre 80 et 116 millimètres de long. Le Dr Posada-Arango, qui a éprouvé lui-même les symptômes déterminés parla piqûre de cet animal, les décrit de la façon suivante. « Outre la douleur locale, on voit une petite plaque érythémateuse, dure, avec un point ecchymotique au centre : ce sont comme des gouttes froides qui tombent sur le corps ; un peu d'angoisse, de malaise vague et d'étourdissement, et, ce qui est caractéristique, un engourdissement très marqué de la langue, une sorte de paralysie incomplète. L'individu sent sa langue comme plus grosse, pesante, difficile à mouvoir, ce qui fait bégayer ou embarrasse plus ou moins la parole, en même temps que les facultés tactiles et gustatives de la langue sont émoussées. » Le même auteur prescrit contre ces accidents les boissons sudorifiques, les stimulants diffusibles,la cautérisation de la piqûre avec l'ammoniaque, l'application de tranches de citron sur la langue pour combattre la paresse dont nous avons parlé. 11 se loue surtout beau-

coup de l'emploi de l'infusion de feuilles fraîches de guaco pour combattre efficacement les accidents généraux.

b. Scorpion roussâtre, Scorpio occilanus. — Provence, Italie, Afrique septentrionale. — Long de 8 à 9 centimètres, corps jaune-roux avec aiguillon noir. Yalentin a étudié les effets de son venin sur les grenouilles, dont il cause la mort après des accès successifs de paralysie et de crises tétaniques.

c. Scorpion de Durango (Mexique). — Piqûre quelquefois mortelle pour les enfants et les vieillards (Cavaroz.)

d. Scorpion de l'Inde.

e. Scorpion d'Abyssinie.

Le venin du scorpion produit, sous toutes les latitudes, des effets analogues à ceux que décrit Posada- Arango à propos du scorpion de la Colombie. D'une manière générale cependant, la marche de l'intoxication chez l'homme, quand elle est grave, consiste d'abord clans l'engourdissement des muscles de la vie de relation, particulièrement de ceux du cou et des membres, puis dans des accès tétaniques qui peuvent conduire àl'asphyxie. Dans ces circonstances, l'emploi du chloral et de la morphine pourrait trouver son indication.

§ S. — Myriapodes. Scolopendres.

Animaux allongés, à 21 paires de pattes dont la dernière est disposée en pince. Les scolopendres les plus redoutées sont la Scolopendra insignis du Sénégal et des Antilles et la Scolopendra morsitans, dite mille-pieds, à la côte occidentale d'Afrique, et malfaisant, aux Antilles. Ces animaux mordent à l'aide de leurs pieds-mâchoires

situés des deux côtés de l'extrémité céphalique et communiquant avec une glande venimeuse. — Douleurs plus ou moins vives, gonflement de la région, frisson, fièvre. Une scolopendre, avalée avec de l'eau, dans l'obscurité, par un officier du 16° léger, àCayenne, en 1828, a déterminé la tuméfaction énorme du cou, des accidents nerveux effrayants et finalement la mort. (Moquin-Tandon.)

§ 6. — Insectes.

Les insectes nuisibles sont excessivement nombreux. On a plus particulièrement signalé: 1° la jmnaise de Kazan, (acantbia ciliata) , qui. détermine une tuméfaction plus intense et plus persistante que celle qui est causée par la piqûre de la punaise ordinaire ; 2° lapunaise de la Réunion (acanthia rotondata), plus petite que la punaise commune, mais très incommode ; 3° la blatte américaine, cancrelat ; 4° les cousins (culex), dont les moustiques et les maringoins des pays torrides et de Terre-Neuve ne sont que des variétés ; 5° la mouche Tzetzé (glossinia morsitans) de l'Afrique sud, dont la piqûre, peu dangereuse en général, guérit quelquefois très lentement ; 6° la mouche à tête rouge d'Abyssinic, laquelle, écrasée sur la peau détermine l'apparition d'une ampoule, et plus tard, de furoncles douloureux et rebelles (Rey) ; 7° la mouche des sables, dont l'espèce n'a pas été déterminée : elle provoque, en Perse, l'urticaire nommée Nabol el Leyl ou Ihr ; 8° la petite mouche de Pondichéry , fourmillant aux mois •l'août et de septembre, dans l'atmosphère, voltigeant constamment autour des yeux, cherchant à se poser sur les paupières, et déterminant au bout de quelques jours, une véritable épidémie d'une blôpbaro-conjonc-

tivite purulente transmissible, à laquelle on donne, dans l'Inde, le nom de dordeuil (1) ; 9° les fourmis de Cayenne, dites flammants, dont les morsures occasionnentparfois de la fièvre ; 10° les fourmis rouges du Gabon, marchant en colonnes serrées dans l'herbe et dans les sentiers ; 11° \Qsfourmis blondes du même pays, au corselet allongé, faisant leurs nids sur les arbres et toutes prêtes pour l'attaque : leur action irritante paraît due, comme en France, à l'action de l'acide formique qui imprègne ces animaux ; 12° des abeilles ÏÏAbyssinie dont l'espèce' ne paraît par avoir été déterminée, et qui déposent sur le tronc d'un orme, un miel vénéneux dont les propriétés toxiques sont dues au suc d'une variété d'acacia (Rey) ; 13° l'animal inconnu, peut-être le moustique, produisant au Sénégal, l'éruption boutonneuse nommée par les indigènes Ramigney ou gale d'éléphant (B. Féraud) ; 14° l'animal également indéterminé, désigné à S. Domingue sous le nom de Colorado, et pouvant être la cause d'ulcères consécutifs aux piqûres négligées. — La plupart de ces insectes, on le voit, ont été mal définis et il conviendrait de faire pour la plupart d'entre eux des recherches précises, au point de vue descriptif et pathogénique.

§ 7. — Poissons.

Les poissons exotiques qui nuisent à l'homme se divisent naturellement en P. vulnérantspar leurs piqûres et leurs morsures, et en P. toxiques par ingestion (2).

(1) Huillet, Contributions à la géographie médicale. Pondichéry, (Ardu de méd. 7iav., 18G8, 1er semestre, p. 85).

(2) Jo n'ai fait que compléter, dans ce paragraphe, par le dessin et la description de quelques espèces, les remarquables travaux d'ensemble de mes collègues, lesD" Fonssagrives et Gorre, ouvrages et articles cités.

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