‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 13 sur 92 · DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

DE LA MALADIE

ucte de la maladie dans les phénomènes qui la révèlent, et non ■ns les causes extérieures, non plus que dans la condition intime ui la détermine; c'est vers oc genre de définition qu'à toutes les x>qne8de la science les esprits les plus sages ont dirigé leurs efforts. Quelques médecins ont défini la maladie : un trouble survenu ins les fonctions. On leur a objecté que le dérangement des fonçons ne suffisait pas pour constituer la maladie, et qu'il était cerlins phénomènes qui troublent les unes sans produire l'autre. La •mme est ordinairement, à I^époque du flux menstruel, dans un lat de malaise qui n'est pas une maladie. L'accouchement est ocompagné d'une grande perturbation dans l'économie, de doii- Mira vives jusqu'à arracher des cris; il est suivi d'un écoulement onsidérable de sang, d'un sentiment de fatigue et de faiblesse, et éanmoins il n'y a pas là maladie. Une passion violente, telle que loolère, la frayeur, peut produire un grand désordre dans la pluiit des fonctions, sans néanmoins donner lieu a une maladie, jifin. chez le vieillard les fonctions ne s'exercent plus avec la némc régularité : un affaiblissement progressif frappe? celles ()ui uni destinées à établir les relations de l'homme avec les objets (jiii l'Otourent; les facultés intellectuelles sont obscurcies, les seiisaons émoussées, la démarche vacillante, les organes génitaux doennent peu à peu inhabiles àla reproduction. Plus lard, les organes î la digestion, de la respiration, de la circulation, de la caloriti- Uion et des sécrétions, participent eux-mêmes à cette faibless<' ins i|ii'il y ait là maladie. Chez l'homme qu'une blessure a prive 'un œil, qu'une aukylosc empêche de fléchir l'avant-bras ou la imbe, il n'y a point exercice régulier de toutes les fonctions, ei e^iendant on ne petit pas considérer cet homme comme malade, .'ne gêne légère qui se fait à peine sentir dans quelque partie* : nno lt>uleur aiguë, mais instantanée, un spasme passager, un monvrneot involontaire sont autant de dérangements des fonctions, mais H' sont pas des maladies.

lie dérangement des fonctions ne suffit donc pas pour conslitm'r :i maladie, puisqu'un trouble, même considérable, dans leur L*xei- .ii-c, n'est pas toujoui^s incompatible avec la santé. C'est aussi à loru par conséquent, qu'on a défini la santé, cet état dans lequel i«ue>les fonctions s'exercent avec régularité et harmonie. 11 est, i^>nune on l'a dit, une santé individuelle qui varie à raison d'une ataltitnde de circonstances. Celte remarque a été faite par beauconi) le médecins, et les a conduits à modifier la défluition qui nous "ccupe. 0'>^l*l"cs uns ont dit que le trouble des fonctions qui con- "■itiic la maladie devait être Je résultat de causes morbiti-

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