‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 42 sur 92 · P. palpitant · texte numérisé non relu

P. palpitant

II. P. conndHf: l'artère est tendue et se roidlt eomme une corde.

15. P. serrin : l'artère ftappe les doigts inégalement eomme une scie.

)6. P. ardent : s'éière en pointe, et firappe promptement et fortement.

Les médecins ehlnqjs, qui ont, à ce qu'on rapporte, la prétention de connaître

.'enre et la durée de la maladie par le seul examen du poub, ont fait des ts-

tés bien plus subUles encore. Ils admettent un pouls picotant comme le bec

m oiseau ; un autre semblable à des gouttes d'eau qui tombent par une fente,

à une grenouille embarrassée dans l'herbe, et qui semble ne pouvoir ni afaneer

reculer; ils ont aussi un pouls qui est pareil à l'eau bouiUaiïte, un autre qui

firéUllant comme un poisson qui se plonge à chaque Instant, puis remonte quelefois ass<fz lentement pour qu*on croie le tenir par la queue... {Heeherehes t, sur la médec, des Chinois.) Cet échantillon sofQt pour faire juger du reste.

P. Lecomte remarque que les médecins chinois, avant de visiter un malade, ; soin de s'informer de tout ce qu'il éprouve: puis, après avoir longtemps axaaé le pouls, sans faire aucune question, ils débitent d*un air prophéUque tout qu'ils lavaient d'avance.

pouls critiçueÊ avroat éaumirés à l'article des Crises.

iSC DBS SYMPTÔMES.

celui qu'on y observe le plus souvent. Il peut être faible ou intense, continu ou intermittent, circonscrit ou diffus; il peut exister à la fois dans Taorte, dans les carotides, dans les sous-clavières et les crurales, qui sont les seuls vaisseaux du tronc et des membres qu'on ausculte génjéralement. Quelquefois le bruit est borné à aœ ou deux artères. Tantôt il n'est que le retentissement et comme l'expansion du même bruit qui existe dans le cœur ; tantôt, et te plus souvent, il a son origine dans le vaisseau même où on rentend.

Le bruit de soufQo existe, dans certaines maladies des artères, telles que l'ossificatioo des parois, les dilatations anévrysmalei, l'anévrysme variqueux. Il peut dépendre aussi d'une compresaoB i exercée sur le vaisseau par une tumeur ; c'est ce qu'on a ob- â serve dans (]uelqucs cas où des kystes ovariques comprimaient lei artères iliaques et hypogastriques. Mais communément le bruit de souffle artériel se montre dans la chlorose, l'anémie, après dei pertes abondantes de sang, surtout après des métrorrhagies, ou i la suite des amputations.

Le bruit de souffle se présente sous des formes variées qui, poor la plupart, ont reçu des noms particuliers. C'est ainsi que dans la chlorose on entend souvent, dans les carotides surtout, un ronfl^ ment que M. Bouillaud a nommé bruit de diable, parce qu'il ressemble en effet au bruit produit par le jouet d'enfant connu sooi ce nom ; dans d'autres cas, il se rapproche du bruit d'un soufflet de forge ; ailleurs du roucoulement de la tourterelle ; ailleurs, enfin, c'est une sorte de sifflement qui dégénère, dans quelques csi^ eu un bourdonnement musical un peu monotone, roulant sur a double ton. Ce bruit, que Laënnec a le premier étudié, a reçu de hô le nom à^ sifflement modulé ou sifflement musical ou chant des ^ tères. Ces dernières variétés du bruit de soufflé ont été obsen'éei, comme les autres, chez les chlorotiques, les anémiques, et accideotellement chez quelques sujets nerveux; ces différents bruits sool ordinairement plus prononcés d'un côté que de l'autre, souvent même ils ne sont perceptibles que d'un seul côté.

Depuis quelques années, ou a beaucoup écrit et fait de nombre expériences pour expliquer le mécanisme des bruits artériels; loti^ que le vaisseau offre une dilatation, que ses parois sont rugueostf et inégales, ou lorsqu'une artère communique avec une veine psr une ouverture plus ou moins étroite, lorsque enfin le calibre du vaii' seau est diminue par une compression extérieure, le bruit de sool^ ^ s'explique assez naturellement par le frottement du sang contre di surfaces inégales ou contre les parois rétréciesdu tuyau. Mais soi vaut quel mécanisme se pvodvivscvil ces bruits variés qu'on enteo'

DBS SYMPTÔMES. 257

e cas de chlorose et d'anémie? Nous l'ignorons complètement, aîtrait, d'après des recherches récentes, que la vitesse de la le sanguine et surtout le peu de densité du liquide seraient conditions nécessaires à la formation de ces bruits (i), symptômes fournis par la circulation dans le système capilet les veines sont beaucoup moins nombreux que ceux qu'on irc dans la drcnlation artérielle.

La rougeur fleurie ou livide de la peau de tout le corps ou de ue partie, les marbrures^ les tacb^ saiiguines ou ecchymoses, eur, les hémorrhagies spontanées, solll'inttant de phénomènes >partiennent à la ciitnilation capillaire, rmi ces phénomènes, les uns, tels que la couleur rouge fleurie peau, les hémorrhagies actives, coexistent presque toujours une exagération évidente des forces ; on les considère génélent conune étant dus à une action augmentée des vaisseadx laires. D'autres, tels que les marbrures, les taches livides, lémorrhagies passives, qui se montrent ordinairement chez individus affaiblis , sont attribués à la débilité du mémo me.

s vaisseaux capillaires peuvent également fournir les ecchyïs qui succèdent aux contusions, comme ils sont le siège de ânes hémorrhagies traumatiques^ dans lesquelles le sang coule lappe de la surface d'une plaie. Dans ces deux cas, l'hémorie est due à la rupture ou à la section des vaisseaux capillaires; est indépendante de toute augmentation ou diminution dans force circulatoire.

iielques auteurs ont pensé que le sang pouvait avoir, dans le L^me capillaire, une marche rétrograde. La pâleur subite qui ite d'une émotion vive ou de l'impression du froid ne pourrait être expliquée, selon Sprengel (2), si Ton refusait d'admettre le sang rétrograde rapidement dans tous les vaisseaux artériels eineux ; mais il suffit, pour concevoir ce phénomène, de sup- ?r que le sang contenu dans les vaisseaux capillaires est brusmeut poussé dans les veines, et que le sang artériel cesse

Mémoire de M. de la Harpe, Archires générales de médecine, année 1838. après une théorie qui a obtenu, dans ces derniers temps, beaucoup de faveur, [ue le bruit de souille est intermittent, il aurait, cOmme le pensait Laênnec, siège dans les artères ; il aurait son siège dans les veines lorsqu'il est continu ytii enûn, lorsqu'il forme un murmure continu avec redoublement, ceux-ci sment se produiraient dans les carotides, et le bruit continu aurait son oridans les veines. Cette opinion, généralement adoptée, a rependant rencontré qnes contradicteurs.

Sprengel, Pathologie générale, p, 147,

momentanément d'y pénétrer, ou seulement qu'il y pénètre en quantité moindre.

D. La circulation veineuse présente quelques symptômes asMi importants. Les veines de toute la surface du corps peuvent être distendues dans certaines affections, et particulièrement dans la pléthore et la chaleur fébrile; elles disparaissent, au contraire dans Tanémie et dans le froid qui marque l'invasion des maladia aiguës et des accès de fièvre intermittente. — La dilatatidli partielle des veines accompagne diverses maladies : on l'observe dans les congestions locales, chez les apoplectiques, par exemple, oùlesveiiMi du cou sont souvent fort grosses; on la rencontre également dsMi le voisinage des tumeurs cancéreuses, de celles de la mamelle m particulier, où elle est ordinairement très-marquée. La dilatatioi partielle et permanente des veines superficielles d'un point quelconque du corps, mais surtout des veines superficielles de la télé al du tronc^ conduit toujours à soupçonner et souvent à reconnaître quelque oblitération dans les veines profondes, par suite de laquelle le sang s'est porté dans les veines superficielles et les a distendoei à un degré plus ou moins considérable. Ainsi la dilatation des veioei qui rapportent le sang d'un membre constitue un des signes ks plus propres à faire soupçonner l'existence de certaines tumeini situées profondément dans le tliorax ou dans l'abdomen. La dilatation des veines du cou, de la tête, de la poitrine et des membres thoraciqucs, conduit à reconnaître une compression de la veine cave supérieure, qu'aucun autre symptôme ne révèle. Nous avons parlé précédemment de ces dilatations des veines sous-cutanéei abdominales qu'on observe fréquemment chez les individus affcdés d'ascite. Dans quelques cas où la dilatation de ces veines est considérable, en même temps que les parois abdominales sont indurées, chacun de ces vaisseaux semble être contenu dans une gouttière solide, dont les bords anguleux et le fond demi-circulaire sont parfaitement distingués par le doigt. M. Raynaud^ qui a appelé l'attention sur la dilatation des veines superficielles du ventre, bj regarde comme indiquant spécialement l'existence de quelqoe^ obstacle au cours du sang dans la veine porte, et comme le résullat d'une circulation collatérale, à Taidc de laquelle le sang passe des divisions de la veine cave inférieure dans la supérieure. L'ouverton des corps ne montre pas constamment d'une manière évidente, chez les sujets qui ont offert cette disposition, les obstacles signalés par M. Raynaud, à la circulation hépatique. Toutefois on constate le plus souvent quelque lésion dans les viscères abdominaux^ et particuliùremerM l'alléravion du foie connue sous le nom de cirrhose^

DIS STMMOIIBS. 259

sorte d'atrophie dans laquelle on peut admettre une diminution dans le diamètre des branches de la veine porte, et par conséquent une modification circulatoire, conforme^ jusqu'à un certain point, i l'opinion de ce médecin. La compression de la veine cave abdoidnale peut entraîner, et d'une manière bien plus directe, la distension de ces vaisseaux; mais elle est très-rare. On peut admettre dfone mwière générale que la dilatation des veines sous-cutanées abdomimles révèle tout au moins une gène quelconque apportée à h circulation dans les veines profondes de l'abdomen. Elle existe, flQ effet, non-seulement dans les maladies chroniques que nous irons signalées, mais encore dans toutes les distensions du ventre, par un liquide péritonéal, par des gaz intestinaux ; on l'observe dans les derniers mois de la grossesse ; quelquefois même on la trouve, d'une manière assez prononcée, dans le météorisme qui accompagne les fièvres graves, et elle disparaît quand l'intestin revient à son volume normal.

Dans quelques parties du corps^ et spécialement dans les membres iidërieurs où les lois de la pesanteur ajoutent à la difOculté de la circalatîon veineuse, on voit souvent, au travers de la peau, des lignes fliillantes bleuâtres, sinueuses, parsemées de nodosités, disparaismni momentanément par la pression extérieure ou par le froid, et augmentant dans les conditions opposées. Ces symptômes ne permettent pas de méconnaître cette espèce d'altération des veines cju'on nomme varices. Les recherches récentes du docteur Vemeuil oot montré qu'une disposition semblable existe dans les veines profondes des membres, et que souvent même le développement des nrices intérieures précède celui des varices extérieures.

Le sang veineux peut avoir un cours rétrograde, mais seulement dans quelques vaisseaux et dans un très-court espace. Ce phénomène Qest pas rare dans les veines jugulaires externes, chez les indiens atteints de certaines affections organiques du cœur (1). L'œil distingue, à chaque contraction de ce viscère, le reflux du sang, dont les ondulations décroissantes remontent souvent jusf{u'à la

(1) La plupart des auteurs regardent ce phénomène comme lié principalement i te dilatation avec hypertrophie du ventricule droit. Suivant quelques-uns, le kng reflue, ait dans la veine jugulaire h travers l'oriflce auriculoventriculalre 'Dcoroplétement fermé par la valvule tricuspide devenue insufllsante. Hope conteste la justesse de cette observation. Suivant lui, la valvule elle-même, repoussée f«r9 Toreillette, tranâmettrait au sang contenu dans celle-ci l'impulsion énergique lue lui communique le ventricule hypertrophié. Mais comme la pulsation de la Hgulaire est souvent redoublée, cet auteur fait intervenir en outre, dans la proluction de ce phénomène, la contraction de Torelllette chassant avec difficulté le langr qu'elle contient dana une cêvilé qui ne s'est qu'incomp\èlemeikV V\^^-

s 00 DBS SYMPTOIIBS,

partie supérieure du cou. C'est ce symptôme que les auteurs dési' gnent sous le nom de pouls veineux. Il est encore uae autre affec tion dans laquelle le sang peut offrir dans les veines une marcb rétrograde, c'est l'anévrysme variqueux. Au moyen de la commi nication accidentelle établie entre une artère et une veiae oontigoê le sang artériel passe en partie dans la veine, y produit des putai tions isochrones à celles des artères, et transmet au sang une in pulsion opposée à son cours naturel, impulsion qui ne se fait goè sentir au delà de quelques pouces.

La manière dont s'échappe le sang n'est pas la même dans 1 plaies des artères, des vaisseaux capillaires et des veines. Dana premier cas, il sort avec force et par jets interrompus; dans les cond, il coule en nappe; dans le troisième, il peut former une arm continue, dont la force et le volume varient suivant plusieurs d constances.

Un phénomène signalé par tous les auteurs est l'absence d'ëooi lement sanguin dans certaines plaies des vaisseaux, oomme, p exemple, dans les plaies par arrachement ou par armes àfeo, plus particulièrement après l'ablation d'un membre par un prqje tile ; mais les choses ne se passent pas toujours ainsi, et des hëmn rhagies rapidement mortelles ont souvent été observées dans I plaies par armes a feu, en particulier quand elles ont intéressé I grandes artères.

Ë. Après avoir énuméré les principaux symptômes fournis p les organes de la circulation sanguine, il reste à dire quelque cho sur les modifications que fournit le sang lui-même diei rbonu malade. Ce sujets si intéressant pour la science, avait été presqi entièrement abandonné depuis la fin du dernier siècle, époque laquelle Parmentier et Deyeux publièrent le résultat de leurs exp riences sur ce liquide, et où le célèbre auteur de la Nosograpk philosophique sapa dans ses fondements la doctrine surannée ( l'ancien humorisme. Depuis ce temps et pendant de longues annëi la plupart des médecins, persuadés que le sang n'est suscej tible d'aucune altération dans le corps vivant, avaient néglif toute espèce de recherches propres à éclaircir cette importaoi question.

Toutefois le mémoire de ces deux célèbres chimistes, parcel même qu'il était en opposition avec Tancienne doctrine, sembla plus propre à appeler Tattenlion des hommes sages sur l'objet de 1 discussion qu*à l'en éloigner; et s'il a produit un effet contraire, I tort en est moins encore à ce travail lui-même qu'à la dispoeitio des esprits dans le temps où \l a çaïu. Ce n'est qu'en se reporiu

DIS SYHrrOMIS. 261

à cette époque qu'on peut concevoir l'influence qu'il a exercée sur l'opinion.

Son objet était de a déterminer, d'après les découvertes modernes I chimiques et par des expériences exactes, la nature des altéra- • tiona que le sang éprouve dans les maladies inflammatoires, dans t les maladies fébriles putrides et dans le scorbut. » Les expériences furent faites : I* sur le sang d'un jeune homme affecté de pneumonie ; 2* sur celui de trois individus offrant des symptômes de scorbut, joints à des signes de pléthore générale cliez deux d'entre eux, et à une douleur de côté chez le troisième ; 3*" sur le sang d'un certain nombre de malades atteints d'affections vaguement désignées 80US le nom de fébriles putrides, dans plusieurs desquelles il n'est pas survenu de putridité.

Supposons un instant que les résultats des observations et des expériences faites sur ce petit nombre de malades aient tous été contraires ii la doctrine précédemment admise^ suffisaient-ils pour la renverser? Non, sans aucun doute; et nous ne craignons pas de dire qu'une opinion qui avait traversé tant de siècles, tant de systèmes on de théories souvent opposées, méritait qu'on l'examinât d'une autre manière avant de l'abandonner entièrement. Une grande masse de faits, et de faits bien observés et bien décrits, pou- Tait seule la faire rejeter. Or, le mémoire sur lequel on s'est fondé pour la proscrire ne contient qu'un seul fait, et ce fait est favorable i l'opinion qu'il combat. Les autres expériences entreprises dansdes cas de scorbut exigeant la saignée^ de maladies fébriles putrides dont plusieurs n'ont point eu ce caractère, n'offrent pas la précision de diagnostic indispensable pour servir de base à des conclusions rigoureuses.

Passons maintenant au résultat de ces expériences.

1* L'analyse chimique n'a offert aucune différence entre le sang d'un péripneumonique et celui d'un scorbutique ; mais, sans parler ici d'une sorte d'incertitude inhérente aux analyses chimiques qui don- Dent des résultats varies à chacun des progrès que fait cette science, Bons rappellerons qu'il est beaucoup de corps de la nature, et surtout de corps organisés, qui sont très-distincls les uns des autres par leurs propriétés physiciues et par leur action sur l'économie, bien que les réactifs chimiques n'y signalent aucune différence. Cette remarque, dont la vérité n'est pas contestée, doit suffire pour mettre en garde contre une trop grande confiance dans les recherches chimiques, surtout quand elles portent sur les corps organisés : le sang des scorbutiques et celui d'individus atteints d'une maladie inflamaoaloire pourraient ofirir h Yanalyse chimique des résuU^V^ ^Tt\A?\-

DES SïMPTOUES.

bles, bien qu'en réalik' il y eût entre eux «utant de difTéreaic iju'enlre lell<? subslancc salubre et telle maliùrti vénéneux quu la oliimie ne distingue point l'une de l'autre, i]u'enlre le pus variolique ol le puB d'un phlegmon, par exemple, qui sont cependant »um ceptibles de produire des effets tK;s-différenla sur réoonomic.

2° Quant aux propriétés pb\8iquet> du saog, à saconsistiiDcc. àli rormaiion de la couenne, Parmenlier et Dfyeux ont observé qu elles n'étaient pas constamment les mêmes dans des affections seiobUbles, et qu'elles étaient quelquefois pareilles dans des maladies n\\posées; mais en se rappelant la manière peu pi'écise ilont le« maladies ont été caractérisées dans ce Mémoire, on devait <^ire »» mooB Irès-i-éservé sur les conclusions qu'on pouvait diiduiru ite m résultais.

Nous n'avions point d'autre intention, en paraissant aliaipurr ix Mémoire dans in première édition de cet ouvrage, en 1817, qmile combattre les conséquences qu'on en avait tirées, et qui probaLtiy ment avaient été désavouées par les auteurs ciix-mémes. Ils ont. avec raison, appelé le doute sur une opinion qu'un n'avait p*s assez pesée avant eux, et ils ne sont pas responsables des fausses conséquences qu'on a déduites de leurs travaux. Nous n'avions psi

'il s'écoule an dehoit que nt qualités physiques peuvent être idiëes.

U est rare qu'on puisie bien apprécier les qualités du sang dans hémorrfaagies spontanées. Ce liquide, en s'éooulant goutte i lUa, se coagule par petites masses, et dès lors on ne peutappré* r que sa couleur et sa consistance : encore arrive-t-il souvent il est mfilé à des matières qui ajoutent. aux di£Scultés de cet anen. C'est donc de préférence sur le sang tiré d'une veine ou ne artère que doit porter l'étude médicale et chimique de ce sîde.

jft /bre» avec laquelle le sang s'édiappe dans l'opération de la kébotomie a^idle d'abord l'attention, surtout dans ses deux Tèmes. C'est ainsi'que, dans des conditions d'ailleurs semblables int à l'opération elle-même, chez les sujets vigoureux, le jet est t et continu, tandis que cfaes les individus affiiiblis, le sang sf éde lentement, avec peine, et aouvent goutte i goutte. Onelquei» et cela surtout à la fin des saignées copieuses, le jet de la g;iiée devient saccadé comme celui qui s'éehsppe par l'orifice me artère ooverte ; mais la compression exercée au-dessous de la lie suspend, l'écoulement, ce qqi n'aurait pas lieu si une artère ât lésée (1). Dans la période algide du choléra le défont d'écon» sent du sang, après l'indsion des veines, et m&ne des artères. Ht non*seulement i ce que le cœur se contracte i peine, mais sai i ce que le sang est épais, visqueux et transformé en une es* ce de gelée. •— La quantité d'écume dmit il se couvre en tombant na la palette donne l'idée de la vitesse avec laquelle il est sorti du issean, cmdition très-importante pour la production de certaine lénomènea subséquents, tels que la formation de la couenne et la paraiion du sérum. — Sa wuieur doit être constatée au moment 1 il coule : son contact avec l'air, et surtout U séparation qui )père entre ses différentes parties, y produisent phis tard des chai^ ments toujours maiqués. Il est plus rouge dans les maladies ininunaloires que dans les affections adynamiques et le scoriiut, où est noirâtre, et que dans les maladies de langueur, comme la ilorose, l'anémie et les bydropisies, où il est généralement plus lie. Quelques médecins, Huxbam entre autres, assurent avoir ustaté dans le sang, au moment où il sort de la veine, une odeur

(1) Poor expliquer ce phénomène, on a dit que la déplétion du système capllre rendait pins sensible l'action du cœur sur la colonne sanguine qu'il met en nvement, en diminuant la résistasce de cette dernière. Le plus Routent ce «veulent résulte de la Juxtaposition d'une artère à la veine sur laquelle <m a

fétide chez des sujets atteints de fièvres putrides; mais de telles as- i sertioDs ont besoin d'être confirmées. Néanmoins il serait très- pot- :v; sible qu'une pareille odeur eût été observée, si, comme Fa avancé .1 le professeur Bonnet^ de Lyon (i), le sang des individus atteints de \ fièvre typhoïde contenait de L'hydrosulfate d'ammoniaque, sel que :je Vauqueiin a trouvé dans le sang putréfié, et s'il était vrai que, dav « quelques cas de maladie charbonneuse, l'acide sulfbydriqae se Ht ^^ développé spontanément dans ce liquide (2). Pringle dit aussi avoir •:; l'econnu une odeur putride dans du sang nouvellement tiré (3;i. û Quelques auteurs ont avancé que le sang exhalait une odeur nii- si neuse dans les rétentions d'urine, mais ce fait n'est pas non phu «it suffisamment établi (4). Il y a lieu de se demander si l'odeur qu'oD ■:j^ a attribuée au sang n'était pas celle qu'exhalaient les malades eox* :< mêmes ou les matières de leurs évacuations, odeur ddhit l'air et ie :i mobilier de Leurs chambres sont presque toujours imprégnés. -«

A l'état normal, le sang a une saveur légèrement salée. Quelque» i« auteurs ont avancé que dans les diabètes cette saveur était moÎDi i^ marquée, et quelques-uns même ont ajouté avoir trouvé au serai ^i un goût sucré (Dobsou). M. Guibourt, ayant examiné le sang d'un 4 diabétique, n'a trouvé au sérum que la saveur ordinaire. \

La température du sang peut être modifiée dans certaines mah* > dies. r/est ainsi que chez les cholériques on Ta trouvée générale- -i ment moins élevée de quatre à cinq degrés Réaumur que ches les >. individus atteints de toute autre affection. v

Le sang, mis en repos pendant quelques heures, se sépare ordi- t nairement en deux parties : le 8ét*um et Vinsulù ou caiiioi. La pro- : portion entre le caillot et la sérosité varie à raison de diverses circonstances, dont quelques-unes seulement nous sont connues. Eo général, au début des fièvres inflammatoires et des phlegmasies. : le sérum est peu abondant, quelquefois même il manque entièi«ment : on dit alors que le sang est riche. Mais dans le cours ultérieur de la maladie, on voit, dans la plupart des cas, le caillot devenir proportionnellement plus petit et le sérum plus copieux, à à mesure qu'on répète un plus grand nombre de fois la saignéa V Quelquefois aussi une partie du sérum reste daus le caillot, surtout quand le sang s'est écoulé lentement, et ce n'est qu'en le pressait qu'on peut l'exprimer. Dans ces cas, le caillot offre toujours un peu plus de mollesse que lorsqu'il s'est spontanément débarrassé d»*

(J) Gazette médicale, t. V, p. «01.

(2) Nourr/te fjihliotfu''(/i/e médirnle.

(3) Maladies de^i armées, p. 388.

{4/ Maladies des- rein'iy l. \, p. *i*r».

te5

e la sérosHé, el iPil piéMOte vne oomum, œUe-d esl beaoooiip ; épaine paioiqn'aUe «Il infiltrée de àéroeité. ft qnantilë du 9énm^ petite cbet lee lojets robnstei, est ooinîible chez lee iiidifidiiB nttiirellenient faibleii maie lurtoat cbes i qui eoDt atteinte d'uanrqoe et de ohloroee; ehei oeax«M)oie ont élé eoomie i dee évecottions aangninee nombreoees et irocbéee : on difelcn qoe le eang eet jieiiore. Ghes œe denûen» immeetioinrent pâle etn'dBBre plue la ooaleur oitrine qui loi est urelle ; les eele aolables qa'il doit eontenir t'y troa?eitty dilHin, noindre inoportion. C'est ce qu'on obeer? e également dans la ■die de ttriglit; car il Tëeohe des expériences da doctenr Cbris» 1 qoe, dès la première période de l'alfection granulée des reins, rvienl une grande dimhintîon de densité dans le sémm du sang , ni dépend d'une dilTérence dans la proportion de l'albomine et cela. Fsr ioile de cette perte de l'albaniine, le séram du sang MO eoagalaUe par la dialenr (4), en même temps qu'on eban* leiii imerse sorvient dans l'nrine.

a aétrosilé peut aussi oodienir difersee substances que la simple eclion y montre ou que l'analyse chimique y fait découvrir. i ainsi qu'elle peut être colorée en rouge j^ une portion de la lire colorante du sang qu'elle retient, droonslance que quelque» ^ors ont considérée comme indiquant un état de faiblesse gÂié* on de cachexie. Dans les maladies bilieuses, et dans Ticlèrs en iculier, le sérum présente une coloratiMi jaune ouverte, plus Doina foncée, qui quelquefois précède de plurieun joon la cou-

* idérique de la peau, et qui indique dans le sang la présence principes colorants de la bile (2). D'après quelques chimistes^ il Ile ansH, dans ces cas, de la cholestérine (Boudet) et un savon nal constitué par la réunion des oléates, des margarates et des irates de soude (Becquerel et Rodier) (3).

e sérum peut offrir un aspect laiteux, comme Cbristison dit l'a*

* observé dans la première période de la maladie de Bright, et ime M. Marshal-Hall l'a remarqué dans les demières ssignées animaux qu'il faisait mourir d'hémorrfaagie. L'aspect lactescent é coostaté, chez l'homme sain, quelques heures après i'iotrotion des aliments dans le tube digestif et a été attribué au mé- ;e du chyle avec le sang. C'est probablement à ce pbénomèfii5 1 faut attribuer l'erreur dans laquelle /;toient Uimliés quelques

■ Arekivet^ a« lérle, t IV, p. 472,

U Ulifàhliie et la bUiTerdine de Beneliiif .

Ces denx dernien prlncipee, d'apiét les méam* ^^ stiil«nt É l'dCâi

lal dans le aM«. {TrmiééedtimtepaiMi^

266 DBS SYMPTOMES.

médecins qui avaient cru reconnaître dans le sang sorti de la veine : du lait en substance, ou du moins les principaux matériaux de ce ;: fluide ; mais les chimistes modernes sont unanimes pour attribner 4 cette lactcscence de la sérosité du sang à Texistence de matièrei u grasses en suspension, et qu'on sépare facilement à l'aide de Téther. :z

Le sérum contient beaucoup d'urée dans les résorptions nrineaiei « et dans les première et dernière périodes de raSection granulée dei ^ reins (Christison, Rayer, Rees). Quelques chimistes ont renconiréb ; même substance dans le sang des cholériques, surtout dans les cti ^^ où la sécrétion urinaire était suspendue (Hermann (I), 0*Sbaogb- m nessy (2) ). M. Copland a avancé dernièrement que l'urée se trou- ^ vait en assez forte proportion dans le sang des individus goal- iti teux (3); mais, jusqu'à présent^ cette asseilion du patbologiste ^ anglais n'a pas été vérifiée. ^^

Plusieurs médecins ou chimistes, parmi lesquels je citerai Rolk, ReeSy Dobson, Mac Gregor et M. Bouchardat (4), affirment avoir trouvé dans le sérum du sang des diabétiques une notable quaDÛlé de matière sucrée; mais ces résultats ayant été contestés autrefoii par Nicolas et Guedeville (5), Vauquelin (6) et WoUaston (7), et \^ plus récemment par MM. Henri, Soubeiran (8) et Guibourt (9), t; comme on le voit, cette question n'est pas encore pleinement ré- h soiue.

Le caillot présente des variétés relatives à sa forme, à sa oonsis- [ tance et à l'aspect particulier de sa surface. Il a la forme du vase i dans lequel on reçoit le sang, ordinairement celle d'un disque dont [ la face supérieure est plate, tandis que l'inférieure est convexe. ' j Dans quelques cas, sa face supérieure devient concave par le renversement de ses bords : on dit alors qu'il est en champignon. C'est particulièrement lorsque le caillot est petit et la sérosité abondante qu'il présente cette forme; on l'observe surtout dans la seconde période des inflammations, après que la saignée a été répétée plusieurs fois. On attache beaucoup d'importance à la consistance du caillot Il est généralement plus ferme dans les maladies inflammatoires et chez les sujets robustes ; il est, au contraire^ mou dans les maladies

(1) Bulletin des sciences médicales de Férussac, t. XXVIIF, p. 7.

(2) Gazette médicale, t. III, p. 109. 1832.

(3) Diciionary ofpract. Med., art. Blood,

(4) Revue et journal des connaissances médicales'^ janvier IS39.

(5) Diabète sucré. Paris, 1803.

(6) Journal dp chimie, 1811.

(7) Pftil, Trans.^ 1811.

(8) Journal de pharmacir, t. XH, p. 3?0. fOj Haylb, f. J, p. i'i4.

Qciennes, dans ranémie, dans la chlorose ; il est diffluent dans ^rtains empoisonnements miasmatiques, dans Tasphyxie des fosses 'aisances en particulier, dans la dernière période des fièvres graves, ans certaines fièvres éruptives^ et, en particulier, dans la variole influente et dans la forme la plus grave de la scarlatine, etc. Chez !8 cfaolériques cyanoses, le sang est noir, visqueux, semblable à ela gelée de groseille, et ne rougit pas ou ne rougit que lentement ar le contact de l'air. La grande densité du caillot, son volume onsidérable, la petite quantité du sérum, dénotent un sang abonant en globules; la pâleur du caillot indique une diminution du rincipe colorant, et, par conséquent, du fer qui entre dans la comoâtion du sang.

Y a-t-il un état du caillot qui soit caractéristique d'une maladie uelconque? Faut-il admettre, par exemple, qu'un caillot mou et ifBuent, ctiillebotté, qu'une sérosité tenant en suspension une porion de la matière colorante, soient des lésions caractéristiques ii'on ne rencontre que dans la fièvre typhoïde? Nous ne le pensons laa. Nous ne pouvons, en effet, regarder conune propres à la fièvre jrpholde des altérations qui manquent souvent dans cette maladie, uriout dans la première période, la seule où généralement les saignées soient praticables, et qu'on observe fréquemment chez des ndividus atteints de maladies autres que l'affection typhoïde.

La surface du caillot n'a pas ordinairement le même aspect que le este de sa masse; elle est d'une couleur et même d'une nature diffé- "ente, dans une épaisseur plus ou moins considérable. Chez l'homme Ain conmie chez l'homme malade, cette surface offre fréquemment, pielques heures après que la saignée a été faite, une couleur *osée on vermeille dans une épaisseur d'une demi-ligne ou d'une igné. Dans les inflammations, et particulièrement dans celles qui lurent depuis plusieurs jours, le sang se couvre généralement d'une rroûte plus ou moins épaisse et solide, souvent lardacée, à laquelle >n a donné le nom de couenne inflammatoire {crus ta inflammatoria). >tte conenne est si fréquente dans les phlegmasies de la poitrine, |ue beaucoup d'auteurs l'ont désignée sous le nom de couenne pieu- ^tique [crusta pleuritica). Elle existe aussi presque constamment lans le rhumatisme articulaire fébrile, et assez fréquemment dans ta plupart des maladies aiguës accompagnées d'une fièvre intense, r^ependant la couenne n'indique pas nécessairement l'existence l'une phlegmasie, puisque le sang couenneux se rencontre chez ries individus pléthoriques, bien portants d'ailleurs, ainsi que chez la plupart des femmes enceintes.

Cette couenne est généralement d'autant plus éçai»*'*' *^* tAw?^

S68 DBS STHFTOmS.

ferme que l'inflammation est plus vive et le sujet plus robuste. U couleur est presque toujours d'un blanc grisâtre : elle parait rosée lorsqu'elle est mince, et jaune lorsque la sérosité qui la sanuge présente cette couleur. La pression exercée sur elle en fait suinter ordinairement quelques gouttelettes de sérosité. — La formatioade la couenue et son épaisseur ne dépendent pas exclusivement da qualités du sang ; elles sont aussi subordonnées à la manière doM il s'écoule au dehors et à la forme du vase dans lequel il estieço. Si le sang s'écoule avec lenteur, il se coagule en tombant, oomme nous l'avons dit; il ne présente pas de mousse à sa surface ; il forme une masse à peu près homogène, dans laquelle on ne distingnea caillot, ni sérosité, ni couenne. S'il coule enjet, mais par une oiverture étroite, les conditions sont moins défavorables, une couenne peut se former ; mais elle est presque toujours mince, et la séroiilé ne se sépare qu'imparfaitement du caillot. Si le sang s'échappe avee force du vaisseau et par une large ouverture, la séparation des âéments du sang s'opère en général facilement. Ces différences le présentent souvent dans une même saignée, lorsque le sang est refo dans plusieurs palettes, et qu'il s'écoule dans chacune d'elles aiee une force inégale, cxnnme cela n'est pas rare. Quelquefois mémet dans un seul vase, on peut jnger, d'après l'épaisseur variée de I» couenne dans les divers points de son étendue, que l'écoulement da sang a présenté des inégalités très-grandes. Enfin, l'épaisseur de la couenne est proportionnée à celle du caillot, à l'épaisseur de U coucheque forme le sang tiré des veines, et, par suite, i la forme du vase oii il est reçu. Si, par exemple, en saignant un malade, on reçoit les quatre premières onces de sang dans une assiette, U couenne n'aura qu'une à deux lignes d'épaisseur; elle en aura cinq à six dans un verre où la seconde moitié du sang aura été reçue.

Une autre circonstance exerce encore une influence très-mar quée sur l'épaisseur de la couenne, c'est la manière dont se fait la séparation du sérum et du caillot. Cette séparation, qui n'est jamais complète rigoureusement parlant, s'opère à des degrés si différents, que dans tel cas le caillot retient deux fois autant de sérosité quH en conserve dans tel autre. Or, la couenne n'est jamais plus épaisse que quand elle est très-infiltrée de sérum. On reconnaît facilement cette disposition a la transparence de la couenne, à son épaissetir même, et à la facilité avec laquelle le liquide s'en échappe quand on passe un doigt sous le caillot et qu'on le soulève : on voit alors suinter de toute la surface de la couenne une multitude de gouttelettes séreuses qui grossissent rapidement, se réunissent par leur circonférence et s'écou\eu\.

DBS SYMPTOMES. 269

J'ai cherché à connaître les circonstances qui déterminent cette isposition du caillot à retenir le sérum ; mais les divers expériments ne j'ai faits en variant la forme et quelquefois la température du ase dans lequel le sang était reçu, en tenant compte de la largeur e Touverture faite à la veine, de la force avec laquelle le sang s'élit écoulé, et du genre d'affection dont la malade était atteinte, ne l'ont rien appris sur les conditions auxquelles se rattache cette ofiUration.

L'existence de la couenne dans le sang indiquerait, suivant la lupart des auteurs, que la proportion de fibrine s'est accrue; suiant d'autres> que Talbumine s'est modifiée; suivant plusieurs, nfin, qu'il s'est produit une matière spontanément coagulable. Ak première de ces opinions est aujourd'hui généralement acieptée.

Des recherches importantes ont été faites depuis plusieurs anlées, d'abord par MM. Jes professeurs Andral et Gavarret, plus tard Mur MM. Becquerel et Rodier, pour déterminer les modifications que e sang subit» sous l'influence des maladies, dans sa composition jiimique et dans la proportion de ses différents éléments. Ces oblervateurs ont cherché d'abord à établir qudle était la composition aormale du sang. Voici les résultats auxquels ils sont arrivés :

1"* Sur 1,000 parties de sang chez un homme sain, la moyenne de la fibrine est de 3 millièmes ; elle peut osciller entre 3,5 et 2,5 sans (|ue l'état physiologique soit détruit; on l'aurait même vue s'élever à 4 et descendre à 2 en l'absence de tout état morbide. Pour MM. Becquerel et Rodier, la moyenne de la fibrine dans l'état sain ne serait que de 0,0022 (dix-millièmes).

^ La proportion moyenne des globules est de 427 millièmes suivant MM. Andral et Gavarret ; les limites extrêmes de l'état physiologique seraient de 100 et iiO : ce dernier chiffre se rattacherait, en général, à Tétat pLéthorique. MM. Becquerel et Rodier sont arrivés à des résultats un peu différents : le chiffre moyen des globules, chez l'homme sain, serait de 141 millièmes, et de 127 seulement chez la femme.

3« Les matériaux solides du sérum présentent, au-dessus et audessous de leur moyenne, 80 millièmes, quelques variations compatibles avec l'état de santé. L'albumine pure est, dans cette moyenne, pour 68 ou 70 millièmes ; il y a un certain degré de diminution de cet élément qui se rattache à des conditions morbides; les résultats obtenus par les quatre observateurs que nous avons cités concordent sur ce point. Les autres principes trouvés dans le sang par ces médecins sont des matières grasses, phosphorécs ou non pVio^\^\voT^%^

270 DES STMPTOMKS.

de la séroline, de la cholestérine, un savon, des chlorures, despho!»phates, du fer, etc.

Partant de ces premières données, MM. Andral et Gavarrei ru- •gent en trois classes les altérations du sang que Tanalyse chimifK ^* et l'examen microscopique permettent de constater dans le eoln ^ des maladies : Hi

r Changement dans la proportion des principes normaux à -^ sang ; •'

<f ModiOcations dans la qualité et dans les propriétés physiques ^ des principes normaux ;

3® Développement de principes nouveaux sans analogues dins ^ rétat sain. ;>

Ces auteurs ont examiné le sang dans différentes conditions mot* ï* bides, et sont arrivés aux résultats suivants : s

Udinsla, pléihore^ il y aurait exagération du chiffre des global», ^ qui peut s'élever jusqu'à 454; la moyenne de Tétat pléthorique m- > rait 1 41 . Ce dernier chiffre représenterait l'état normal chez llioiinK pour MM. Becquerel et Rodier. Pour ces derniers auteurs, la pléthore dépendrait, non d'un changement dans la composition dnsuigf mais d'une augmentation réelle de sa masse, comme on l'admet gé- |« néralement. '»'

Dans la chlorose, le chiffre des globules s'abaisse à 109, à 65 ; ob Î^ Ta vu môme descendre à 28. Le chiffre de la fibrine reste normil } dans la même affection ; il s'clève même quelquefois à 3,3 dans la ^ chlorose confirmée. Dans Vanémie, qui succède aux hémorrfaagies. ■•• il peut arriver que les globules seuls aient diminué, c'est même le ■ premier changement appréciable dans la composition du sang après toute hémorrhagie ; mais si celle-ci augmente ou se renouvelle, il ^ vient bientôt un moment où le sang perd également de ses autres principes, et l'on voit diminuer, avec les globules, la fibrine et l'albumine du sérum.

Dans un cas de chlorose, les globules ont paru à M. Andral plus petits que de coutume. Les auteurs ont décrit Taspect que présente^ le caillot dans cette affection : il est petit, très-dense etqueiquefoii 1 couenueux. La couenne et la densité du caillot sont d'autant plos prononcées que l'état cliiorotique est plus avancé. L'état couenneax s explique par l'excès relatif de la fibrine sur les globules. M. Andral a noté, en outre, qu'il y a un rapport assez exact entre l'abaissement du chiffre des globules et l'intensité des bruits de souflie perçu au niveau des vaisseaux du cou. -

Dans \espyrexies exemptes de toute complication phlegmasiqae, 1 A? Rbrlne n'augmente jamais, souvent elle reste en quantité nor* 1

Dale, parfois elle diminue plus que dans aucune autre maladie ligué. Dans ce dernier cas, si Ton pratique une saignée, le sérum tt le caillot se séparent incomplètement l'un de l'autre, d'où il suit p'il semble y avoir peu de sérum par rapport au caillot ; celui-ci ■I mou, volumineux ; il remplit souvent toute la largeur du vase où e sang a été recueilli. Il y a des cas où la plus légère pression le éduit à un état de difOuence. Dans les mêmes conditions, les glomles ne diminuent pas et peuvent même être très-abondants.

Dans les phlegmastes^ il y a excès de fibrine par rapport au seum ; de là, production de la couenne, qui renferme la plus grande lartie de la fibrine, tandis qu'il en reste très-peu dans la portion x>lorée du caillot. Le chifirc de la fibrine, dans les phlegmasies, leut s'élever à 6^8, à i0,5, le plus souvent il ne dépasse pas A milièmes. En même temps que la fibrine augmente, sous l'influence de 'inflammation, l'albumine diminue proportionnellement, les globues diminuent également. Huntcr avait déjà signalé la densité moin- Ire du sérum dans cette circonstance; M. Palmer et d'autres médeins ont pensé que cette augmentation de la fibrine pourrait être le "ësoltat d'une transformation de l'albumine.

Gomme cause prédisposante des hémorrhagies, M. Andral admet a diminution de la fibrine par rapport aux globules, soit que la prowrtion de ces derniers ait augmenté, soit que la première ait dimiraé. L'observation clinique aurait fait constater, dans un grand lombre de cas, un rapport entre cette diminution relative de la fi- )rine et la disposition bémorrhagique.

La diminution delalbumine, d'après MM. Andral, Gavarret, Bec- (uerel etRodier, coïncide, dans un grand nombre de cas, avec les \ydropi$ie$^ et spécialement avec celles qui accompagnent la malalie de Oright.

Dans ces derniers temps on a décrit, sous le nom de leucocythénie^ une maladie qui aurait pour caractères fondamentaux l'augnentation de la proportion des globules blancs dans le sang, et une iy|:>ertrophie de la rate, ou un développement morbide des ganglions ymphatiquesqui ne se rattache pas à des afiections antérieures. Un ^t général cachectique et la tendance aux hémorrhagies en constiuent les symptômes. (MM. Virchow, de Wurzbourg, Bennett, ^udet, Barth, Robin, etc., en ont rapporté des observations.)

Le sang peut contenir divers principes délétères. Les uns peuvent } être reconnus par les réactifs chimiques : c'est ainsi que, dans ces ierniers temps, Orfila est parvenu à découvrir et à démontrer dans ïc liquide la prësev*' '^^ l'acide arsénieux chez les sujets cmpoi* lonnés par cet!' "^'autres principes déléVère^ i^^xyse^^sX

tli^ DES SYMPTOMES.

être soupçonnés plutôt que reconnus dans le sang : ainsi, dans l' noculalion des maladies contagieuses et éruptives. tout indique qu'entre l'insertion du virus el le développemeul des symptômes, le sang pr&<ente une altérnlion inappréciable aux moyens d'exploraiHa physiques el chimiques. La présence du virus morbilleux dans oel^ ; quide serait démontrée par les expériences de Fr. Home et de Sp» é ranza, qui ont inocnlé la rougeole avec le sang d'iadiridus alleinli de celle maladie, m ces expériences eussânl élé rëp^ées suffissm- , ment par divers expérimcnlateurs, avec le même auccûs el «tm , toutes les précautions nécessaires.

D'après M.M. Andral el Gavarfel, on trouverait, dans les cas de . résorption purulente, des globules de pus en grand Dombre aii mi- , lieu des globules de sang. Ces auteurs ont rapporté, a l'appui tk celle assertion , des expériences<{ui semblent assez concluantes. Toutefois la ressemblance trùs-grnnde des globules (lu pua avec les gn« globules blancs du sang les aurait, suivant plusieurs mi crograpbet, ( [teut-être induits en erreur, et leuiï observations auraient hesoiii 1 d't'tre confirmées par de nouvelles recherches. , ,

On a signalé encore, dans le sang, la présence d'cniozoaires, ilé-<i crits pour la preihière fois par Chiaja, de Naples, sous le nom Je . 1^ Polyaloma sanguicutanum, et quecel auteur aurait trouvés dans I'

sang expectoré par des phlhisiquea. Enlin, plusieurs micrograpliM . oQtftffirmé avoir trouvé des cellules cancéreuses dans le sang d'individus présentant les signes do la diathèse cancéreuse. Mais I» i, résultats fournis par les observations microscopi«jucg sont encore a i controversés, si peu concluants, qu'on ne doit les accueillir qu'avec L une certaine réserve ; aussi nous n'avons pas cm devoir leur don- i ner un plus long développement . Noua nous contenterons d'ajonter, « pour les personnes qui désirent se livrer à ces recherches diiÛcileii qufl les globules sanguins s'altèrent facilement cl promptement pendant la formation du caillot; qu'il importe, en conséquence, ded^ fibriner le sang dés qu'il est sorti de la veine ; ou obtient liquide qu'on pent conserver pendant quelque temps, et dans lequci on trouve les globules sanguins avec les propriétés qu'ils ost moment ob ils sortent des vaisseaux.

Si, comme tendent à le prouver les observalions des chiroislet modernes, le sang contient normalement de l'oxygi'ne, de l'azoU et de l'acide carbonique à l'état libre, il est naturel d'admettre que plusieurs altérations du sang doivenl dépendre d'un cbangeman' dans la proportion normale de ces gaz. Le docteur Clanny avnît, tendu que, dans la fièvre typhoïde, le sang contenait moins d' carbooiqae, et conaeillé. en coiiséc^uencc, l'usage de 1'

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Itz ( I ). Mais, d'une put. .' iDimiia nx i«f0.t-*ir-«ljaiir' sjr .rzUc u- * lion da sang n'a pasece ^i&eimini:3i tunHH . ^. £ «uir: ■'•'>^. ►ur ce qui concerne le 3i»jf^«L -•nruii m i ema ir o^r-ï*. inx:^ *» - •nadire qu'ayant traite ::i inot i<.aurr w mnhnf^ i ;x r^iut^v^: L la Charité, pendant r-^v» i»i à**i:î unitr*-*. 3«r issciA *"■ .«fiîsi ."^ naaons gazeuses, nocs i i^r.a* ms :4M?»hi ii^ts.!»: ir.r'-^ûî^ . i lide des boiaaoas rafirûecsanau^s t!: ii:*iiuies. Telles sont te phnnçaj» juf^rïct.'aii^iiiinih's mit tf stou .''n . homme malade Si ptiisïexBajrKv «j^àLOt rf«n«?r:C:i7i':^ : la-- ■es sont trop #fidenU:< yt:^ir fi«i iir ?ae ' ûi»s :* in iiiun- 7 . is îs médecins sont vjyxri"zKi cmL'7i.ni& ot ;i ie*rr*î%i«rir i r'-^iri^rr tes altérations, qui déjà cri«e!i::ffiL: :i .•-r.Kii imrïrrc. îC :i*iinh^ '•-'.:.■* lans l'avenir de la scîeœ»f. S» rïsïiL-ia* D:iir. .n zh «umir i»:s..> • rimportance.

§11. Circulaiitm rf? /* ^yn ^ôh — î -i-s rij^airsii; :».aKiTi»i . : :précier les phénom^-nes ci: st iMES»irsc 2L2s jîs Tth»:'*?; a ^tt:»:;: :ipes. La rougeurqni sorreGi v^e^ror'.:* s:.- .f:^ ir**-.-^ ji* iloâtës qui s'y forment, fc^i r?Mcr;t:L'^ ri: .z.tvz:si\..M ji . :: ttussi plusieurs cas c-ii k«a:ri^-ri: ::t^ti:t zz-r :. .i.\l. . : .•. >:'rk:, pour eux, ce que «nt !-.> Ttr.» :•:■. : .-> t--- irfs Vi^> ^-i :> r.- z^ ment, les altérations de^^Li^s^izx .-n:: Li:'r:-.s z- s z: t: •::.•. ^fcbles qu'après la mort.

Les ganglions lympfaatiqT3t< .;.-: o: ic^icrei: t^-v jtS -ikiSS-.Mi* ûu

nème nom à la circulation et à 1-. :ai:i.r-:::z i-. -a jxmpkf fiTfs*?!-

lent (les symptômes moins ohtseurs. \.< smi sotihi ieâ^ ^:. . l.

augmentation médiocre de volume •-'T> dr:- «nsib:!!!*-. qu'on dts..: •: sous le nom A* engorgement, et qui se iirêsecie èxrijemeni >i..ii> Jh Anne aigué et chronique. Cet engorgement «ies fàn^hj-ns l\iEj>î:atiques est presque toujours conséi*uiif à uue lésion qui existe dans in point plus ou moins rapproclié. et se développie pli;5 frèquem- Hent encore lorsqu'un virus ou quelque substunoe âire est appliqiuv kur les parties d'où naissent les vaisseaux lymphatiques qui si' nulent à ces ganglions. Dans Térysip^-le de la face, les canc]ionssi<ns* IfeaxîUaires sont le siège d'un gonflement doulonreux qui a lieu ansM Sans certaines angines, et surtout dans celles qu'on nomuïe onui-nneuses. Losérupiionschroniques du cuir chevelu, la s^^rtiodinu'ilo d*nne dent ou sa carie sont la cause fréi|uente d'un enj^ortfonu-m <hronique, et en général circonscrit, des mêmes ganglions t»i iir «eux qui sont placés sur les parties latérales du cou. I/fiiiznr^tMiHvn MBgodes glandes axillaires reconnaît ordinairement [xtnr caiiM* liU*

- (l) A Ijscture ufxm Typh. Fever, L\»ndon. i8;'*^.

excoriation, une piqûre aux doigts, surtout si une matière pulridei éié inoculée dans la plaie, comme on Tobserve trop souvent cbezki personnes qui se piquent en disséquant, ou qui, ayant une geiçoit ou une excoriation à la main, la mettent en contact avecQnliqaiiB irritant, septique, ou mêlé à un virus, tel que le pus ou lattis D'autresfois, Tengorgement ganglionnaire dont je parie dépeodd'iMi phlegmasie, d'une plaie, d'une ulcération, d'un vésîcatoiresitoéiiBrk

côté correspondant de la poitrine. Chez les femmes qui allaitent, ta maladies de la glande mammaire sont encore une cause fréqnefli d'engorgement douloureux dans les aisselles. Les ganglioDsdafI de l'aine s'enflamment aussi très-fréquemment, et le poiiiti|iM qu occupe l'engorgement peut conduire à reconnaître le siège de I maladie dont cet engorgement est la conséquence. S'il existe àl partie interne du pli de l'aine, on doit immédiatement aoupçoM une maladie des organes externes delà génération, parce qoecft dans ce point de la région inguinale qu'aboutissent les lympbtlii|i qui partent de& organes sexuels. Si l'engorgement est à la partie férieure et externe de Taine, il dépend généralement d'une Ui du membre inférieur, d'une plaie, d'une excoriation des ork quelle que soit la cause qui l'ait produite. Si le gonflement ooc les glandes lymphatiques supérieures, on doit chercher le pdo départ du mal dans les parois abdominales. Enfin, si la phlegm ganglionnaire est bornée au côté externe de la région inguinal faudra examiner la fesse correspondante, car c'est là presque jours qu on en trouvera l'origine.

Comme on a pu le voir par ce qui précède, l'inflampiation ganglions lymphatiques succède presque toujours à un travail pt masique évident, développé dans une partie plus ou moins éloig Mais, d'autres fois, les glandes s'enflamment, deviennent doulou ses avant qu'on puisse reconnaître dans les parties voisines un d gement quelconque de texture ou de coloration. Un engorges ganglionnaire qui survient dans ces circonstances avec un appîi fébrile annonce en général qu'un crysipèle se développera proc nement sur un point des téguments voisins. C'est ainsi que les! phatiques sous-maxillaires ou cervicaux se gonflent et devieui douloureux si Térysipèle doit se manifester à la tête ; ceux de T selle et de l'aine s'enflamment lorsque l'érysipèle doit occup< membre inférieur ou supérieur. Dans ces cas où l'engorgement { gliounaire précède l'inflammation à laquelle il vient ordinairen s'ajouter comme phénomène secondaire, on doit croire que U l'œil ne voyait rien encore, là où le malade n'éprouvait aucune c leur, il existait déjà dans les capillaires lymphatiques ou sangi

DBS SYMPTÔMES. ^5

ation inaperçue dont rinflammation des ganglions était îffet.

c gonflement des ganglions lymphatiques sous-cutanës lévrotiques est porté à un degré plus considérable, qu'il )lusieurs à la fois, et qu'il offre les caractères d'une inaiguë s'étendant au tissu cellulaire voisin, on donne à inflammatoires le nom de bubon, mot qui s'applique sur- ^orgements des régions axillaires et inguinales, et quel- \ à ceux du cou et du jarret. On les nomme simples s'ils fs, chose qui est très-rare, ou s'ils succèdent à une irritakîifique plus ou moins éloignée. On les nomme syphylitilentiels quand ils sont dus aux virus qui constituent ces DUS : les premiers siègent ordinairement aux aines et se ésence de chancres sur les parties extérieures de la gé* 3s seconds, qui appartiennent spécialement a la peste i montrent partout où les glandes lymphatiques sont i certain nombre, dans les aines et dans les aisselles en quelquefois au jarret, à la région cervicale, et plus rarelues ; et l'examen des cadavres a fait connaître que tes emphatiques situés profondément au-devant de la co- )rale participent souvent à l'engorgement inflammatoire is extérieurs (1). Des bubons syphilitiques et pestilenlinent fréquemment par suppuration. Cette terminaison contraire, dans les bubons que les auteurs ont nommés rsque l'engorgement occupe un grand nombre de ganfois, dans des régions différentes, et qu'il sj présente 3hronique, il dénote l'existence d'un vice dans la constiécialement du vice scrofuleux.

ôme particulier que présentent les glandes et vaisseaux îs à la suite de la suppuration ou des blessures de leur 1 écoulement de lymphe incolore qui persiste quelquel un temps fort long, comme on l'a observé à la suite de Hammations syphilitiques des glandes inguinales. X altérations de la lymphe, son épaississement, son admises par les anciens, elles n'ont jamais été constalanière précise : le raisonnement nous porte à croire que mme tous ceux qui entrent dans la composition du corps L susceptible, dans l'état de maladie, de subir diverses is; mais jusqu'ici ces modifications n'ont pas été l'objet sérieux ; c'est un sujet d'études entièrement nouf, et

ste orientale, etc., :ar Bulard. Paris, 1889.

276 DBS SYMPTÔMES.

entouré de difficultés si grandes, qu'on n'entrevoit guère d'auirw moyens de l'éclairer, que les expériences et les recherches sur lei animaux sains et malades.

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