‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 58 sur 92 · D1A6K08TIC · texte numérisé non relu

D1A6K08TIC

tixer la valeur des signes fournis par la percussion. Enfin, parK's travaux récents de plusieurs médecins^ et en particulier de M. Piorry, la percussion^ appliquée à l'observation des maladies abdominales, a fourni au diagnostic une nouvelle série de signes importants (voyez p. 416).

Pour bien apprécier les changements que les maladies apporleat à la sonorité du thorax, le médecin doit avoir présent à l'esprit que toutes les poitrines ne sont pas également sonores, et que chez le môme individu la percussion fournit des résultats différents suivant les points de la poitrine où on la pratique. Les poitrines larges recouvertes par des muscles volumineux rendent généralement à la percussion un son plus obscur, quelle que soit d'ailleurs la r^ion qu'on explore. Chez les personnes très-maigres, au contraire, li poitrine donne partout un son clair et presque tympanique. Dans tous les cas, la sonorité du thorax varie suivant les régions; elle est plus claire so\is les clavicules, sous Taisselle et sur les parties latérales de la poitrine ; elle l'est moins sur le scapulum, sur les mos^ clos grands pectoraux et grands dorsaux, et dans la région précordiale. Cette dernière présente, dans une surface d'un pouce et demi à deux pouces carrés, une obsciurité qui indique l'éteodue dans laquelle les poumons ne recouvrent pas le cœur ; mais, chez quelques sujets, ce viscère, placé plus profondément dans le médiastiu, est entièrement recouvert à sa place antérieure par le poumon, et la percussion pratiquée sur les cartilages des cinquième et sixième côtes et à la partie inférieure du sternum donne un son tout à fait clair. Au-dessous du cœur, la sonorité de la poitrine devient, en général, plus claire que pai*tout ailleurs, ce qui dépend de la présence de l'estomac et des gaz qui y sont contenus ; à droite, dans le point correspondant, le son est mat à raison de la présence du foie. On a dit que le côté droit, à raison du volume plus oonsidérable du poumon, résonnait dans un ton plus grave ; mais cette différence ne nous parait ni nettement appréciable, ni suffisamment établie.

Lorsque, par l'effet d'une confoimation première, les deux cotés du thorax ne sont pas parfaitement symétriques, on observe communément une sonorité plus obscure dans les parties qui sont plus bombées, plus claire dans celles qui sont relativement déprimées. Ces observations ne s'appliquent qu'aux cas où le défaut de symétrie est médiocre.

La percussion a longtemps été pratiquée en frappant diréctéil)éBÇ

avec la paume de la main ou avec l'extrémité des doigts sur la

Page 1