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ARTICLE II

DES PRINCIPALES L&SIONS QUE PRÉSENTENT LES ORGANES APaÈS LA HOBT.

Nous allons maintenant exposer d'uoe manière siiccincle les principales lésions que présentent les organes après la mort. Noos ks rapporterons à trois séries principales, savoir : 1® lésions des solides; 2** altération des fluides; 3** présence de corps étnmgen, inanimés ou vivants.

i^ Série. Lésion des solides. — Elles seront, à raison de lenn nombreuses variétés, subdivisées en trois sections : lésions de 8t^l^ ture, lésions de conformation, lésions de rapports.

i I. Lésions de structure. — - Paritii les lésions de structure, nous plaçons les inflammations, les ulcères, les fistules, la gangrène, le tubercule, le cancer, la mélanose, le ramollissement, Tendurcissemcnt et les transformations organiques.

A. Vinflammation ne se montre pas après la mort avec des caractères constants dans les divers tissus qui en ont été le aége, de telle sorte que, dans quelques parties, il est peut-être plus difficile encore d'en indiquer les signes en anatomie pathologique qu'en pathologie. Toutes les fois qu'à Touverture dun cadavre, on trouve une partie plus volumineuse, plus rouge et plus facile à déchirer qne dans Tétat de santé, on a lieu de croire qu'elle a été enflammée: la présence, soit du pus réuni en foyer ou disséminé, soit de concrétions albumincuses^ granulées, membraneuses, tubulées, est un signe certain d'inflammation récente ou ancienne. Mais l'inflamnittion ne se montre pas toujours avec des caractères aussi évidents, et les phénomènes qui la signalent ont besoin d'être étudiés dans chaque tissu.

Dans les membranes muqueuses, la rougeur même la plus intense ne sufSt pas pour caractériser l'inflammation (1); il faut pour cela

men ; voici pourquoi il est nécessaire de commencer l'inspection des viscères ptr ceux de la poitrine. On ne peut bien juger du volume ei de la distension du cœor que quand les gros vaisseaux qui en naissent et qui s'y rendent sont intacts ; si Ton commençait par examiner les viscères abdominaux, et qu'on divisât le foie, la veine porte et la veine cave inférieure, le cœur serait affaissé sur lot-méme awnt qu'on l'eût examiné : c'est par la même raison qu'on ne passe aux poornooi qii*après avoir vu le cœur. L'œsophage, qui fait partie de l'appareil digestif, ni ]>eut être examiné qu'après les organes de la circilaUon et de la respiration, de^ rière lesquels il est situé.

(I) Chez les individus (\u\ ni^xxx^tvX %.'s^^ \l\i «itiéyryime du cœur, la

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j'à la couleur ronfle se joigne une altération de consistance ou é|>aisseur, des ulcérations ou une exsudation coucnncuse, crémeuse ou purulente, â la vérité, lorsque, dans une inflammation, i mort arrive promptement, on ne trouve le plus isuuvent qu'une ijection finement pointillée, ou par plaques, facile à con^ndre avec 'S congestions passives ou cadavériques. Mais ces dernières ise forlent surtout dans les endroits déclives, comme on le voit fréquemlent fiour les anses intestinales qui plongent dans l'excavation lolvicuue ; elles sont accompagnées de la distension des veines, et a rougeur qu'elles produisent disparaît le plus souvent par le lavage m par une macération un peu prolongée, tandis que la rougeur inflammatoire résiste à ces deux épreuves.' La même expérience est applicable à la distinction de la rougeur inflammatoire des vaisseaux sauguius et de la simple rougeur par imbibition.

Dans les membranes séreuses, où l'inflammation ne détermine ni rougeur ni tuméfactiun, la présence d'un liquide purulent, de fausses membranes ou d'adhérences, fournirait en anatomie pathologique des caractères qui. ne pennettraient pas de méconnaître l'inflammation, si ces caractères étaient constants. Mais il n'en est pas ainsi, et spécialement dans les phlegmasies cérébrales, une légère altération dans le poli do» surfaces séreuses, une friabilité plus marquée^ une légère infiltration de la membrane ceiluleuse qui unit l'aracfan^ ïJe à la pulpe cérébrale, sont considérées par la plupart des médecins comme des signes suffisants pour constituer l'inflammation de cette membrane. Enfin, pour quelques-uns, la simple sécheresse des membranes séreuses chez les sujets qui meurent rapidement serait l'indice d'une inflammation de courte durée, dont l'efl^et aurait été de s ispendre la sécrétion normale. Cette opinion, émise d*abord par Marandel, m'a toujours paru hasardée, et les faits obsri'vés dans l'épidémie de choléra asiatique (1) qui a ravagé l'Europe \ i<'nnent encore donner plus de poids aux doutes que j'ai conslamni «nt émis sur la valeur de cette condition anatomique.

Dans le tissu cellulaire ou Umineux, l'infliunmalion se montre avec des caractères manifestes, la rougeur, le gonflement, la dureté, et à une certiine période, la présence de pus infiltré eutre les

muqueuse du conduit digestif est onlhiairement d'un rouge noirâtre. Or, on ne saurait admettre que ranévrysmo du cœur soit conslanfHnent accunipagné d'iuflamniation de la membrane muqueuse de l'estomac : cette rougeur livide M retrouve d^ailleurs sur les joues, les lèvres^ les mains, sans que personne ait ?u dans la coloration de ces organes une inflammation.

(1) Cliei un grand nombre de sujets qui ont succombé au clioléc«L, V«^ tcv%.vcvbrane s eéreuten pr^ Hàt remarquable de &êc\\eie«%^.

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mailles de oe tissa, ou réuni en foyer. Il en est i pea près de méat dans le poumon, où elle peut se montrer sous des formes miéci, mais avec des caractères généralement bien distincts et fMÎleii saisir (i).

U n'en est plus de même dans le cerveau, dans le foîe, dauli rate, dans les reins, dans Tutéros, surtout chez les femmes qui IB^ combent peu de jours après l'accoucbement. Dans tous œs or{puNi. si l'on excepte le cas où ils contiennent du pus dans leur pares* chyme, les signes anatomiques de l'inflammation sont assez obscuNi pour que telle modification que l'un considérera comme Tiadioe d'une phlegmasie soit considérée par l'autre comme une mabdiede nature toute différente, et par tel autre même oonune une snapk variété de l'état normal.

B. L'ouverture des corps montre souvent, dans Finlérieiir dei oi^anes, des ulcères dont l'existence peut quelquefois être leooenue ou soupçonnée pendant la vie, mais dont la disposition analomique ne saurait être étudiée qu'après la mort. Ces ulcères sont quelquefois primitifs ou simples, c'est-à-dire qu'ils se montrent sédi aucune autre altération des parties qu^ils occupent. Mais, dans k plus grand nombre, des cas, les ulcères internes sont la conséquence, soit du ramollissement des tubercules ou du cancer, soit de la séparation d'une eschare, soit enfin d'une inflanmiation spécifique, comme dans la syphilis, L'ulcère syphilitique se présente à

(1) L'inflammatioa du poumon se présente, en anatomie pathologique, sou cinq états difTérenti : i» Engouement de Bayle ou premier degré de Laènnec: k poumon est plus pesant, plus friable que dans l'état naturel, et d'une coulenr rouge ou violette ; il crépite encore, mais moins que dans l'état tain. Si oo I*io Oise, il parait gorgé d'une sérosité sanguinolente^ écumeuse et trooble. 2* Hépatisalion rouge, carnification : le poumon est facile à déchirer, compacte, greno, rouge, plus lourd que l'eau, et ne laisse pas échapper d'air quand on le comprime, ni de pus quand on le déchire. Z^ Uépatisation grise : le poumon est égiiemfQt lourd, non crépitant ; mais il se déchire plus facilement encore et laisse écouler un liquide purulent, gris ou rougeÂtre. 4® Dans quelques cas, le poumon offre loo! les caractères de l'hépatisation rouge, excepté la dureté; dans cet état, il f^t lourd, entièrement privé d'air et mollasse, comme le tissu de la rate: c'est li spiénisation. ^ Eniln, le Ussu pulmonaire eàt susceptible d'un enduràs^ieffiait grisâtre sans inflltration de pus dans son parenchyme : dans cet état, qui paiait dépendre d'une inflammation chronique, le tissu pulmonaire n'est pas brillant et demi-transparent, comme dans le cancer ; il ne laisse pas échapper de liquide puriforme lorsqu'on le déchire, comme dans l^hépatisaUon.

(2) Le ramollissement de la pulpe cérébrale, la cirrhose, la maladie granoléeée Bright, l'engorgement de Iv rate à la suite des fièvres intennittentes, toat ém , phlegmasies pour quelques-uns, des lésions spéciales pour d'antres. Dans les flcatfons sans nombre de exAilewi «t de consistance que présente le foie, qal ral( établir lesUmUea e\iLcU« «lvVl«V^V«Xll^\Tit^V^^»^\!lAci<^^^

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rîDtérieur avec des caractères analogues à ceux qu'il offre chez Thomine vivant dans les parties extérieures; l'ulcère qui succède i la gangrène ou aux tubercules offre le plus souvent, dans quelques points de sa surface^ des parcelles d'eschares ou de tubercules qui en révèlent la nature; dans le cancer, l'incision des parties malades ne permet pas de méconnaître le genre de lésion auquel l'uloère appartient.

L'existence d'ulcères plus ou moins nombreux dans les intestins grêles fournit un caractère anatomique très^important ; de toutes les maladies aiguës, l'affection typhoïde est la seule dans laquelle ees ulcères existent à peu près constamment , comme parmi les maladies chroniques l'affection tuberculeuse est presque la seule dans laquelle on les rencontre presque toujours. Dans la dysenterie la plus grave, en même temps que le gros intestin est criblé d'ulcérations, l'intestin grêle en est généralement exempt. En conséqoenoe, toutes les fois qu'on trouve dans l'intestin grêle des ulcératioDS nombreuses, on doit toujours diriger ses recherches vers les iotres lésions qui appartiennent, soit aux tubercules, si le sujet est mort d'une maladie chronique , soit à l'affection typhoïde , s'il a SQOOombé à une maladie aigué.

G. Nous avons dit quelques mots des fistules en parlant des symptômes fournis par l'habitude extérieure du corps ; nous nous bornerons à ajouter ici que les fistules internes et même externes ne peuvent être complètement étudiées que par la comparaison des désordres fonctionnels qu'elles produisent pendant la vie, et des lésions qu'elles offrent à l'ouverture des cadavres. Ce n'est, en général , qu'après la mort quon peut connaître leur trajet, leurs orifices, les particularités de la structure du canal accidentel qui les constitue, et quelquefois aussi les causes qui les entretiennent.

D. La gangrène, qui consiste dans la mort d'une partie quelconque de l'économie, se présente ordinairement dans le cadavre avec des signes manifestes, qui pourtant n'ont pas toujours empêché de confondre à l'ouverture du corps, comme au reste pendant la vie, la gangrène avec la couleur noire : c'est ainsi qu'il est souvent question dans les auteurs de la gangrène de la plèvre, du péritoine, - du foie, maladies extrêmement rares. La couleur noire peut exister sans gangrène ; la gangrène peut avoir lieu sans donner cette couleur aux parties qu'elle attaque. On sait que les eschares des mem- ' branes muqueuses sont souvent grises ou blanchâtres; que celles P qui sont produites par l'acide nitrique sont jaunes; Quesnay dit avoir vu dans un cas les parties gangrenées offrir une transparence remarquable. La couleur noire ne saurait donc être considérée

comme le signe de la gangrène. Ces principaux caraetcres sont : i® la désorganisation complète de la pariie gangrenée, dansliquelle on ne distingue plus les tissus élémentaires; 2* sa moUesK et sa flaccidité; 3** Todeur fétide et caractéristique qui s'en exhale: A'* la sanie ichoreuse et les gaz fétides qui en sortent. Dans unenriété de la gangrène qu'on nomme sèches la partie offre, avec la décomposition ordinaire des tissus, une couleur noire^ une fermelé quelquefois ligneuse, et une lenteur sj)éciale dans la putréfaction. Les chirurgiens modernes, et Richerand en particulier, ont coqs* déré la nécrose comme la gangrène des os.

E. Les tubercules sont presque toujours en grand nombre : ils eovahissent surtout les ganglions lymphatiques, les viscères reTétv intérieurement de membranes muqueuses, et plus spécialemeoi parmi eux les organes respiratoires. Le plus ordinairement, ils se développent dans la trame môme des parties qu'ils finissent quel* quefois par envahir en totalité. Dans quelques cas, ils sont enve* loppés par une sorte de membrane {tubercules enkystés). Leur volume varie depuis celui d'un grain de millet jusqu'à celui d'ooe orange ou même du poing d'un adulte. Leur aspect et leurs conditions anatomiques dilTèrent essentiellement, selon qu*ils sont àTétit de crudité, de ramollissement, de cavernes ulcérées ou en voie de cicatrisation, de telle sorte que, si l'on n'avait pas suivi dans lenrs degrés intermédiaires la filiation de ces états si divers, on pourrait voir des maladies essentiellement différentes dans les phases successives que subit la même maladie. Le tubercule cru est formé par une substance blanche, jaune ou grisâtre, opaque, solide, mais sans cohésion, qu'on a comparée au fromage mou, et dans laquelle on ne distingue ni vaisseaux sanguins, ni aucune autre apparence d'organisation (I). Dans le tubercule ramolli la matièi'ea perJusa

(1) L'analyse chimique y montre 9GJ5 de matière animale et quelques ceJitièmes de clilorhydrate de soude, de phosphate et carbonate de chaux, très-pea d'oxyde de fer.

Les micrographes ont fait de nombreux elTorts pour trouver dans le tubercule des éléments caractéristiques et distinctifs ; Textréme divergence des opioloos qu'Us ont émises prouve combien on rencontre de difflcuUés et de causes d'erreurs, dans les observations de ce genre, et avec quelle déliante réserve il faut en accepter les résultats. Ainsi, pour les uns, le tubercule est constitué par des fiitres (Kuhn) ; pour d'autres, par des cellules si)éci(des (Gerber, Albers, elc.);poar quelques-uns, ce sont des cellules é^ni hé Haies altérées (Addison . M. Lebert, avec beaucoup d'autres, affirme que ces cellules, regardées comme l'élément essentiel du tubercule, appartiennent à la muqueuse bronchique, et ne s'ajoutent qa'acddentellement au produit tuberculeux. 11 admet des globules particuliera en géoéral iffégulier*, polyédriques^ à angles arrondis ; leur volume varie entre 1/lîO et ///40 de millimètre; \euT ftUTl^c«t%V \\%^\\^m\ ^^wv^x^xi cQuatste en une masee

OOTKRTURE DES CADAVRES. M 7

consistance ; elle est liquide, au moins en partie, et semblable soit i du pus, soit à du lait môle de grumeaux blancs, opaques, caséi<formes. On a longtemps admis que ce ramollissement s'opérait du [rentre à la circonférence ; mais les recherches intéressantes faites ï ce sujet par M. Lombard, de Genève, l'ayant conduit à une conclusion opposée, de nouvelles observations deviennent nécessaires pour juger cette question. Le tubercule sous-cutané s'ouvre à l'ex- Lérieur par un ou plusieurs points souvent fistuleux; le tubercule intérieur, quand il s'ulcère, s'ouvre ordinairement dans le conduit muqueux le plus voisin, et se présente tantôt sous la forme d'une ulcération aplatie, dans laquelle on retrouve quelquefois des fragments de matière tuberculeuse non ramollie (ulcères tuberculeux lea intestins, du larynx, etc.), tantôt, comme dans le parenchyme julmonaire, sous forme d'une excavation plus ou moins grande, le plus souvent irrégulière et anfractueuso, dans laquelle, à uneépo- [{ue avancée, ou ne trouve plus qu'une matière punilente. Dans quelques cas, il n'exjste plus à la place de ces excavations qu'une sorte de noyau fibro-cartilagineux, au niveau duquel la surface extérieure du poumon est comme ratatinée, et qui présente dans son centre les traces d'une cavité dans laquelle une ou plusieui*s bronches viennent aboutir.

On a encore rattaché à l'afTcction tuberculeuse les concrétions crétacées qu'on rencontre assez fré(iiiemraent au sommet des poumons, surtout chez les sujets qui meurent à un âge avancé : on considère généralement ces concrétions comme étant la consé- ({uence d'une transformation de la matière tuberculeuse, et un des modes de terminaison favorable de cette maladie. En effet, on rencontre la concrétion dans les parois des cavernes ; quelquefois on irouve au centre de la concrétion de la matière tuberculeuse ramollie. Quehiiies observations tendraient à établir que les producions ostéoïdcs qu'on rencontre dans le poumon pourraient s'y dévcopper, indépendamment de toute affection tuberculeuse, et donner

4us ou moins transparente et en granules moléculaires; il les considère comme les cellules iiicum|iléu ment developi.ees.CeUe opinion a ité soutenue, a\ec des arJations dans le» d( tuils, par un grand nombre de micrographes. M. Virchuw eut que le tubercule soit constitue par les débris ou la tran.^formation dVléments livers avortés ou nécrosés. tnOn, M. Mandl combat toutes ces opinions, et pense [ue le tubercule est formé d'un tissu amorphe liquide à son origine, pénétré de ilobules graisseux, et qui n'oirre au microscope rien qui le distingue de l'inQîtraion pneunionique. M. Gruby a\ait observé et décrit dans les crachats des phthi- 4ques des corpuscules qu'il regardait comme caractéristiques de la tubercuHsaion pulmonaire; les • ''"aphes assurent que ces corps n'étaient autre

'hosc que des partk ^dl, Archives tk' méc/ccme^ Ub\,\

M» OUVEItlUIK ^tS CAVAVRBS.

lien à des accideots HDHlogiies à cuux dii !• i>littii9U! (1 ). Celle <^nioD, qui a pour elle de nombreux pftrtisaoa, et ^ui n'eMpasau vruisemblance, ne uousptii'aitpi», toutefois, «saeï Widuiimm Mblic pour èlre admise cuninie cbost: dûmoulrèo.

F. Les graautations sont do pelita corps globuleux, iranapareoU , luisaais, élasli(|uea, quel<]iiuroîs marquetés de lignes ou de pO(iii> noirs, et olTi-aut dans leur aspect quelque unulcgic avec le carti]i|)i;. Cette lésion, qui a été parliculièfement décrite par Bayle, t ftf considcrée par Laênnec comme n'étant que le prcrnivr de({r<ioiift rudiment de l'affecliou tuberculcuisc, et cette dernière opîaiai. adoptée par le plus grand nombre des auteurs qui out^ilfur l'analomle pathologique, est admise aujourd'lmi comme an faii. Nous ne partageons pas, ù cet égan,], la conviction générale. Non recounaissous lien que, dun» lus c«s où tes [M>unioiis suotfaTciadt granulations, il n'est pas iviru d'en trouver quelques-iinc» au CCDIK desquelles existe un petit noysu de matière opaque aDalngoew tubercule; nous reconnaissons également que, lu plu» souvent, od trouve, daus les mêmes sujets, des granulations et des tubeieakti mais nous ne pensons pas que ce» coosidératious sufBMcut pour démontrer complètement la miatiou de ces deux lésions, pas pim qu'on ne conclura, de la présence d'une matière luberculiTonue

OUTERTORB DBS CADAVRES. 519

^quelles est contenue une matière qui ressemble, pour la couleur la consistance, à la couenne du lard. D'autres fois, ces l^mes reuses offrent un aspect rayonné qui donne à une coupe du uirrhe une ressemblance assez exacte avec le tissu du navet : c'est Lte forme de squirrhe que quelques auteurs ont nommée ncpi- 'me. En pressant entre les doigts la matière squirrheuse, on en prime ordinairement un fluide transparent, albumineux, que elques personnes ont désigné sous le nom de suc cancéreux. Les jections faites par Scarpa l'ont conduit à penser que le tissu uirrheux ne contenait pas de vaisseaux artériels et veineux ou offrait à peine quelques ramuscules.

Le cancer encéphaloïde ou cérébri forme est une production accintelle ou une dégénérescence organique, d'un blanc laiteux, lérement rosé, offrant le plus souvent la couleur et la consistance \ la pulpe cérébrale, et quelquefois du sang épanché et réuni en l^ers plus ou moins considérables. M. le professeur Bérard (i), ayant jecté sur un cadavre plusieurs tumeurs encépfaaloSdes, avait cru »uvoir conclure de ses recherches que ce tissu morbide était pénéi par une grande quantité de vaisseaux artériels, dont le nombre le volume augmenteraient à mesure que le ramollissement deviensait plus marqué, et que, d'autre part, il n'existait plus de veines ïrméables au centre des masses encéphaloîdes, bien qu'à la périlérie de ces tumeurs on trouve un réseau veineux très-développé. M. Lebert et Robin ont repris cette question, et ils ont été conjits par leurs observations faites avec un très-grand soin, à des réiltats tout différents. Ils ont trouvé dans ces productions morbides 1 très-grand nombre d'artères, de veines et de vaisseaux capillaires, ne seule fois, sur onze injections, la matière colorante ne pénétra 18 dans les veines; mais celles-ci étaient remplies par un coagum sanguin qui permettait de les étudier et de les suivre jusque ms les capillaires (i).

{{) Dictionnaire en 25 volumes, art. Caucbr.

(2) De nombreuses recherches microscopiques ont été faites sur la structure time du cancer ; elles ont donné lieu, comme tous les travaux de ce genre, à des ^sentiments qui ont retenti tout dernièrement dans le sein de l'Acodémie de édecine, où cette question a été l'objet d'une discussi(»n approfondie. Les mlcroaphes ont cherché à établir que le cancer avait, pour élément fondamental, on I nioins pour caractère essentiel, une cellule arrondie, sphéroîdale, dontledia- Hre a de 0°»b,02û à û'°'°,025 de millimètre, et qui renfermerait un grand noyaa iptique, excentriquement placé, de ûb%01 à Oibi^iOiS. Dans ce noyau se Ironraient un ou plusieurs nucléoles, contenant •ux-mcmes quelquefois des molelea distinctes.

Suivant eux la présence de cette cellule caractériserait le véritable cancer et le parerait d'autres tumeurs qui avaient été confondues avec luL Parmi ces der-

La matière encc^phaloîde peut, comme la matière tuberculeibe. envahir presque tous les organes; les os eux-mêmes n'y échappint pas. Elle existe quelquefois à Tëtat d'inBltration; le plussouveol elle est réunie en masses plus ou moins volumineuses ; enfin, quelquefois, elle est enkystée. Il est des organes^ comme les poumons et i surtout le foie, dans lesquels la matière encéplialtiïde se dépose sous ç forme de masses arrondies du volume d'une aveline, d'une noix, d'un œuf de poule, qui semblent s'être développées dans tous k s interstices du parenchyme qu'elles écartent et compriment sans l'envahir : elles n'adhèrent que faiblement aux parties voisines et sont ^ facilement énucléables. Les végétations molles qui se développeul ^ sur quelques points des membranes muqueuses appartiennent généralement au cancer encéphaloîde.

Le cancer sç montre qutflquefoisaux lèvres et au museau de tanche, „ en particulier, sous la forme d'une simple ulcération^ au-dessous Je ^

Dièro 8, les uaes, auxquelles on a donné Je nom de fumeurs épifhéiiales, sont '»rmées par des amas de cellules ressemblant à celles qui puruissent , au Dikro* scope, composer l'épithélium. Les autre», qu*on a appelées tumeurs fibro-pl^ytiques^hoiïi constituées: 1* par des cellules pals, finement grrnueii, de C***,0 S de millimétré, renfermant un noyau rond ou ovoïde à nucléoles Indistincts; ?• ptf beaucoup de petits noyaux libres ; 3<» par des filires fusiformcs contei aot dus leur intérieur un petit noyau allongé, et par d'autres fuseaux sans noyaux. On avait d'abord avancé que ces distinctions n'étaient pas un pur objet de curiosité scientifique, qu'elles correspondaient à des dilTérences capitales dans la marche de ces diverses formes morbides; que les tumeurs à cellules cancéreuses [o«sfdnient seules la funeste propriété de se généraliser et de récidiver; que dar^lei autres, la maladie éttit purtmeut locale, et qne le couteau du cliiruigien [otvait l'enlever en totalité ^ans qu'on dût avoir la crainte de la v«ir se reproduire. Malheureusement ces espérances, trop facilement acceptées, n'ont pas étt* coiifirmêej par robservatioD. Sans parler des microgn«plies, qui nient la spêciKcîté de la cellule cancéreuse, ou qui la considèrent comme une modification d'une ce Iule primaire, de l'aveu même de ceux qui ont défendu, avec le plus de talent et d autorité, l'opinion que nous venons d'exposer, et, entre autres, de M. Let'ert, les cellules cancéreuses sont loin d'avoir toujours cette forme typique que nous aM»n< décrite. D'après cet auteur lui-même {Maladies cancéreuses, p. 2o), /a mulUp-f' mité serait leur caractère essentiel. Bien plus, il peut y avoir des cellules î-ar* paroi cellulaire {ibid , p. 22), « et dont les noyaux assez petits ne renfern:enl qu'exceptionnel lemmt des nucléoles caractéristiques. » On a fait de cette variété les cancers nucléaires. Sur le terrain de la clinique, cette théorie a déjà reça Je nombreux échecs, et l'on compte déjà un bon nombre d observations de ces fau\ cancers, de ces cancroîdes, comme on les appelait, qui non-seulement ont récidivé dans le lieu même de leur origine, mais se sont simultanément reproduits dans plusieurs organes. Aujourd'hui tous les micrographes reconnaissent que le ctncer flbro-plastique peut se généraliser. M. Virchow admet qu'il en est de même du cancer épithélial, celui pour lequel on résirve aujourd'hui le nom de cancr*\àe. ■>ri» en accordant que ces distinctions histologiques soient fondées, les inductiooi IKef qu'on en a voulu tirer sont encore très-contestées et très-contestables.

OUVIITURK DES CADAVRES. 521

lelle il n'existe ni sqnirrhe, ni encéphaloïde, et qui, cependant, ipproche du cancer par la fermelë qu'elle présente sous le doigt,' son extension progressive , par les hémorrhagies dont elle est ëge, par les phénomènes généraux et les douleurs lancinantes l'accompagnent, par sa reproduction presque constante après •lie a été enlevée ou détruite. C'est un cancer qui débute par es autres finissent, et dans lequel l'ulcération semble détruire le 1 cancéreux à-mesure qu'il se forme.

n a encore rattaché aux maladies cancéreuses, sous le nom de er colloïde ou gélatini forme, une affection caractérisée par le 3loppement d'une matière transparente, semblable à la gelée ►n prépare avec les viandes blanches : on le rencontre î)1us sout dans les ovaires que dans les autres parties du corps. Cette inction morbide nous paraît former une altération sut generis distincte du squirrhe, de l'encéphaloïde et de l'ulcère cancéc, pour pouvoir être confondue avec eux sous une dénomination mono [{),

. La mélanose (2) est une altération de tissu, que quelques aus ont considérée comme une variété du cancer qu'ils ont appelé tné. Elle se montre sous la forme de masses arrondies ou irrébres, de consistance ferme, de couleur noire, violacée ou bleuâd'un volume variable entre celui d'un pois et celui du poing . homme adulte, qui offrent, sous le rapport de la consistance, 1 forme et de la couleur, une certaine ressemblance avec la ie, et qui seraient, selon quelques auteurs (Baylc etLaenncc,etc.), eptibles de se ramollir et de s'ulcérer. C'est U, selon nous, la mose proprement dite, la seule à laquelle on doive donner ce

Celte opinion concorde avec les observations de M. Lebert. Pour cet auteur, itière colloïde peut être une complication, un accident du cancer, mais <Ue t profondément distincte dans son essence.

De ae'/a;, noir, et vc'ao;, maladie. Pour un grand nombre d'analomo-pallioes, la mélanose serait constituée par une ?ccrélion particulière, une sorte de ^iit .'inalogue à celui de la choroïde, qui serait associé à d'autres productions ides comme le cancer, le tubercule, etc. On expliquerait ainsi la divergence ;>ini< n-i émises sur la maiche de celle affeclion. M. Lebert dit avoir vu, à

du niirroscope, dans le cancer mélané. la matière granulée du pigment, tanlarse dans rinlerslicc des cellules cancéreuse?, tantôt placée dans l'envelopi e aire elle-même, quelquefois limilée au noyau.

vent quelques auteurs, la matière mélanoiique pourrait être r^aelquefols ,ée isolément dans les Ui'sus, et constituerait alors une affection diatiDcte.

admt't deux esièces de mélanose : la vraie, constituée par des productions ïiitaires; la fausse, formée par de i'hémaUne altérée ou par du sulfure de our lui, la vraie mélanose n'existe Jamais seule, mais elle setrovve toujours inée avec d'autres éléments histologiques.

522 OCYCETUBE DIS CADAYBE8.

nom. Nous pensons qu'on ne doit point la confondre avec la coloration noire que présentent souvent, peut-être par les seuls progrès de l'âge^ les ganglions qui entourent la racine des bronches ^leon divisions secondaires. Nous sommes plus éloignés encore de rçgtfder (avec Breschet et le docteur Cazenave) comme une variéléè la mélanose (mélanose liquide\ les matières noirâtres et poissean qu'on rencontre à la surface des membranes muqueuses, ceUetqi sont rejetées dans le mélaena, ou excrétées, ce qui est beaiM»f plus rare, avec Turine. Lors môme que l'analyse diimique dëmoatrerait des éléments semblables (1) dans les masses mélaniqnei et les liquides noirs qu'on a rapportés à la mélanose, lors mêmeqal y aurait entre les unes et les autres une analogie aussi grande qu'entre le cancer et la sanie qui découle de sa surface uibérée^ nous pensons qu'on ne devrait pas confondre sous une dénonûai' tion comnMjne une dégénérescence complète des tissus et une lé* crétion morbide, surtout quand l'observation montre <x>n8tammeiit, d'un côté, les masses mélaniques sans aucune trace de mélanoie liquide; et, d'un autre côté, la prétendue mélanose liquident masses mélaniques. Ces sécrétions de matières noires , en elel, n'ont jamais pour base une dégénérescence mélanique; le pins souvent, comme chacun le sait, elles sont le produit d'une ulcératioi cancéreuse.

Des tbàivsformatioks. — Les altérations de structure dont noui allons parler ont toutes cela de commun, qu'elles présentent faspect de quelques-uns des tissus de l'économie dans l'état sain; on leora, par ce motif, donné le nom générique de transformations, et l'cii désigne par une épithète particulière chacune de ces transTonnations diverses; les principales sont les transformations ru/ofi^; muqueuse, séreuse, graisseuse, fibreuse, osseuse, cartilagineuse et cornée.

l. La transformation cutanée a souvent été observée dans les membranes muqueuses, lorsque, par suite du prolapsus des organes qu'elles revêtent, elles deviennent en quelque sorte parties eitérieures du corps : c'est ce qui a lieu en particulier dans la chute do vagin, de l'utérus ou du rectum.

J. Il en est de même de la transformation muqueuse, qu'on rencontre dans les trajets fistuleux en communication avec un conduit tapissé par une membrane muqueuse ; le tissu cellulaire change progressivement de nature, et prend dans tout le trajet de la fistule

(1) Plusieurs chimistes, et en parUculier MM. Thenard, Barruel, Lassaigoe,oBt reconnu dans la mélanose, comme dans les matières noires dea vomi8seiDei.ts,ii plupart des éléments du san^

OOTmCU DI8 GADATIBS. 523

caractère d'une membrane muqueuse, dans laquelle, du reste, ne trouve ni Tillosités ni follicules.

K.. lia iraniformatùm iéreuse est l'une des plus fréquentes; elle ieu dans presque tous les cas où un corps étranger quelconque, uide ou solide, séjourne pendant longtemps dans un point quelnque de l'économie, et spécialement dans le tissu cellulaire, que a oi^nisation rapproche particulièrement des membranes séuses. Autour d'un amas purulent, autour d'un caillot apoplectile, autour de la tête d'un os luxé, autour d'un corps vulnérant ai est resté dans la profondeur des organes, on voit se former une tembrane séreuse accidentelle, représentant, comme toutes les membranes de ce nom, un sac sans ouverture. C'est également une lembrane séreuse accidentelle qui forme, en partie du moins, ces ystes divers, auxquels il faut rattacher les tumeurs hydatiques et imaladie connue sous le nom d'hydropisie de l'ovaire.

L. La transformation graisseuse a été observée dans divers ormes, tels que le cœur, les muscles, les mamelles, le pancréas. 111e est très-fréquente dans le foie : on la reconnaît à Taspcct blanbâtre de ce viscère, à quelque chose d'onctueux qu'il offre au touher, aux stries graisseuses dont est couverte la lame du scalpel qui a divisé, et plus sûrement encore à la tache grasse qu'elle donne n papier, quand on l'expose à l'action de la chaleur. Les auteurs 16 sont pas d'accord sur la manière dont s'opère la dégénérescence raisseuse; quelques-uns, et M. Ândral est de ce nombre, pensent ne sous l'influence d'une sécrétion trop abondante de graisse dans ) tissu qui la sécrète ordinairement, les parties voisines sont comirimées et atrophiées sans subir de transformation proprement dite. Vautres, au contraire, supposent que le tissu môme des organes ubit une altération par suite de laquelle il devient substance grasse : a dégénérescence graisseuse du tissu musculaire, qui naturellement le contient pas de cellules adipeuses, peut être présentée à l'appui le cette dernière opinion.

M. La dégénérescence fibreuse se présente surtout dans quelqut.'H Lystes, dans diverses tumeurs, et spécialement dans celles de ovaire.

N. Uossification est une altc^ration fréquente chez les vieillards, i qui a été observée aussi quelquefois avant l'âge môr. On Ta renontrée dans les valvules du cœur, dans les art<*reH, les membranes éreuses, dans les kystes, les ligaments, les cartilages, et dans les luscles. On doit rattacher aux proiluctions pathologiques du tissu sseux les végétations, les tumeurs ou exonUmen qui se déve- ^ppent sur différents p^^ints du Miuelette, Wfïi mmn i*iiïfl\xi*wx, d'vyoi

ïi

le

524 OCVERTIIRE DES CADAVRES.

état morbide général, soit consécutivement à une lésion locale des j^^ os. On confond souvent les pétrifications avec rossification pnprement dite; Morgagni avait indiqué la disposition lamellenseet ^ fibreuse du tissu osseux comme le moyen le plus propre à faire (fis* tinguer ces deux lésions. L'analyse chimique fournirait unmojei d'une application plus générale et peut-être plus sûre, le tissa ossem étant essentiellement formé de phosphate de chaux et de gélaliie, et les pétrifications pouvant oiïrir toute autre composition (I).

0. La dégénérescence cartilagineuse n'est le plus souvent que le premier degi^é de la transformation osseuse. Certaines tumeurs, que Ion désigne sous le nom A'enchondromes, sont constituées parda tissu cartilagineux {^),

P. Quant à la transformation cornée , elle n'a été observée q« dans le tissu de la peau.

§ U. Lésions de conformation. — Nous comprenons dans cette section toutes les modifications que présente l'aspect extérieur des organes, comme nous avons rattaché à la première toutes œllei qu'offre leur organisation intérieure.

A ces altérations se rattachent les changements de forme, de volume et de couleur : nous nous bornerons à les énumérer.

A. On peut rapporter aux altérations de forme : 1* les sololions de continuité des parties molles et dures (plaies, ruptures par causes internes ou externes, fractures des os, décollement des cartilages et des épiphyses); 2° les vices de conformation que quelquefois on ne fait que soupçonner pendant la vie, et qu'on connaît presque toujours mieux après la mort; 3° les excroissances de toute espèce qui %e développent sur la peau, sur les membranes muqueuses, les polypes vésiciilcux ou durs, les brides, etc.; 4' les bosselures et autres inégalités que présentent quelcjuefois les visctres, et qui sont le plus souvent l'elVel d'une lésion de structure, comme rinflammation, le cancer, le tubercule; 5° l'aplatissement des inégalités propres à queltpies organes, au cerveau, par exemple.

B. Aux altérations de volume on peut rapporter : 1® la distension des viscères creux et le rapprochement de leurs parois; 2* Télar-

(1) J'ai trouvé dans le tissu même du cœur une masse sphéruïde, du voluaw d'un petit œuf de poule, qui semi)Iail appartenir aut concrélii ns osseuses ou pétrées. Je la rapporterais plutôt à ces dernières, à rai.^on de 1 aspect grenu quelle offrait. Je regreUe que l'analyse chimique n'en ait pas été faite.

(2) Les véritables ossiflcations sont le plus souvent, sinon toujours, précédées de la production d'un cartilage qui a quelquefois lui-même pour tiase un tisii fibreux de nouvelle formation, comme on l'observe dans certaines végétatioai osseuses qui naissent du périoste, dans certaines maladies des os ou des articoiations.

OUVERTURE DES CADAVRES. 52rS

isscment et le rétrécissement des conduits en général, el de leurs rificcs en particulier; 3^ l'augmentation et la diminution de groseur, hypertrophie et atropftie, de quelcjues organes pleins, comme i foie et les muscles.

G. Aux altérations de couleur se rapportent la rubéfaction livide le tous les tissus dans les cadavres des individus asphyxiés, leur î^ftleur dans l'anémie, leur coloration en jaune chez les ictériques, les plaques rouges ou noirâtres dans le scorbut et dans quelques CDopoisonnements, la rougeur non inflammatoire des membranes muqueuses^ celle de la membrane choroïde, de Tiris et de la tunique interne des vaisseaux, la couleur plus pâle ou plus foncée des muscles, la teinte noirâtre ou jaune clair du fuie, Taspcct panaché de la rate, etc.

2« Série. Altératio^î bes FLCinEg. — Une partie des altérations que présentent les fluides est appréciable pendant la vie, et a été exposée dans le chapitre consacré aux symptômes. Il ne doit être question ici que de celles de ces altérations que Touverture des cadavres peut seule faire connaître, ou d«>nt elle rend la connaissance plus complète. Nous examinerons rapidement d'abord les altérations des fluides liquides, puis celles des fluides gazeux.

g I*'. Altérations des liquides, — Nous les étudierons d'abord dans les liquides circulatoires, le sang et la lymphe; puis dans les liquides exhalés ou sécrétés.

A. Nous avons précédemment (p. 2G3 à ^71) exposé les principales altérations que présente, chez Thomme vivant, le sang qui s'écoule au dehors, soit dans les hémorrhagies, soit par l'ouverture artificielle des artères ou des veines. Il sera question ici seulement des altérations du sang que l'ouverture des cadavres fait connaître.

Le sang que l'on retire de la veine, au début de la maladie typhoïde^ ne présente pas généralement d'altération bien notable, si l'on on excepte une légère diminution dans la consistance du caillot qui n'est pas constante. Mais, lors^pie les malades succombent à Une éf)oqne où les s lignées ne sont plus praticables^ on trouve le sang, tantôt diflluent, laniôi et bien plus s^nivent réuni en caillots ûoirs, mous et friables, tr's-dinV'rrnts par conséquent des caillots Gbrinenx et denses qu'on tr-iuvc dans les vaisseaux et surtout dans !i» coeur de ceux qui ont surrrombé a qu^d'pie autre maUdie aiguë.

Chez quelques-uns des ^uj<•ts qui succombent avec Ich iiymptômes ic la résor[»tion purulent^-, on trouvr*, dans le» vaisseaux ou dans le :^ceur, des caillots adhérents ou libn:*», infiltrés de pus ou de matière >urîforme. Dans d'autre*» '-"«- on a mj U' P'jh réuui dnwvs wiv V>nv'\

su OUIEHTORB ttB CtniVIIR!).

anqw au centre dD caillot anguiD qtii se lroiiv«il ninn tnR^(^mb

eo noe sorte d'abcès.

Il est une autre altération du tmag que l'autopsie seule f>«at fun découmr. C'est la présence de la matK'rc encéplmloîde dam le Teines eituées au vmsinage des masses cancéreuses. M. ^'elpen, qui, un des premiers, a publié des observalions curieuses niree imiat d'analomie pathologique (I), pense qiie c'est le sang aagà dans les vaissi-aux qui s'est coiiTerli en tissu encéphalntdo. Viuini i-siimentqDe, dans ces cas, les reioesoni absorbé la matière cncéreuse, ci que celle-ci a altéré la bbrine du saute. 11 ne eenûl pi impossible non plus que la matière enoéphalofde, développées debom des veines ou dans l'épaisseur même de leurs paroii, eH pénétré dans leurs cavités en produisant ces végétations qu'cat, trop facilemeot peul-ilre, présentées oommc dues à iine innalnimalion du sang.

B. Les modifications que s'ibit la lympbe dans le coure iln n»ladies sont insaisissables pendaol la vie; elles ont pu Otrc qari>]i»' fois appréciées après la m^rt.

Cfaecles femmes qui ont succombé à la St>vre puerpérale, nii roDContré fréquemment du pus dans les vaisseaux I ymphBtiqots A l'utérus. Dans uu cas d'afTectioo cancéreuse de l'estomac el des

OUVBRTCRB DES CADAVRES. 527

malade, par la bouche, par l'anns, par l'urcthre, et chez la feinine par le vagin, une partie du liquide qui les Iubri6e, surtout quand la sécrétion en est augmentée. Mais alors mêroe il n'est pas sans iolërèt après la mort, d'examiner le mucus contenu danà les voies •érienoes et digestives, dans la vessie, dans l'utérus. Il n'est pas I rtre, d'ailleurs, de trouver, à l'examen des cadavres, des amas de mucus dans quelques-uns de ces organes, chez des sujets qui n'en avaient pas rendu durant la vie. Le mucus doit être étudié après la mort, comme pendant la vie, dans les diverses altérations que la maladie lui a imprimées, sous le rapport de sa quantité, de sa conaiatance, de sa couleur, de son mélange avec telles ou telles substances.

D. Mais c'est particulièrement pour l'étude des liquides renfermés dans les membranes séreuses que l'ouverture des cadavres est indispensable. Pendant la vie, en effet, par la disposition des cavités qui les renferment, ces liquides échappent complètement à nos sens. Ce n'est qu'à l'aide de signes rationnels que nous arrivons à constater leur présence et à connaître que leur quantité a augmenté on diminué, ou que de fausses membranes revotent les surfaces séreuses. Quelquefois, il est vrai, à l'aide d'une of^ération chirurgicale, nous -pouvons voir et soumettre à tous les genres d'examens les liquides séreux extraits de leurs cavités. Mais d'abord cette opération ne peut être pratiquée que dans des circonstances déterminées, et dans ce cas môme on ne retire jamais la totalité du liquide épanché; les parties les plus épaisses restent dans le point le plus déclive, et les concrétions membraniformes, presque toujours adhérentes, ne sauraient s'écouler avec la sérosité : l'examen du cadavre peut donc seul donner une connaissance entière des produits morbides contenus dans les membranes séreuses. Les liquides qu'un y trouve peuvent être incolores ou aqueux, transparents, louches ou complètement opaques ; c'est quelquefois du pus ou du sang, pui*s ou mêlés h de la sérosité. Avec ces liquides, on rencontre le plus souvent des concrétions diverses, disposées en flocons, en brides, en fausses membranes, qui se confondent quelquefois par une adhérence intime avec les membranes séreuses, de manière à faire croire à l'épaississement de ces dernières. Mais par un examen plus attentif, on peut toujours, comme l'a particulièrement démontré le professeur Fouquier. détacher ces concrétions et s'assurer que les membranes Creuses n'ont que l'épaisseur qui leur est propre. Nous ajouterons qu'elles conservent dans presque tous les cas leur transparence naturelle, et que la couleur noire ou rouge qu'elles paraissent quelquefois offrir n'appartient pasàceaiiieinbit«L\v^f:ï>\^v

Btt OLVLRltKK OU CtDtVKKS.

mêmes, maU au iUbu c<;llulairo du lour «iirroce adhéivDt<3; ilcu fiki-ile lie s'en cjavainore ealoe dîs*âquatii aveu luvlijite wlu. \a l'uu&siïs mcmbraDes duut iiousveuoDAiie|MrU-r peuvent £lro lij^fa ou iniiliiplïs, mollefiou reriiKM;.ellecpuureDI offrir les plus fmtlK variété de couleur, defiuis le auir jusqu'au gri» bUucliftint. Gta p['enu<'ut au Ijoui d'un ccrlaia temps, ifuclcguoTou aprùi ua («É Hombre d'Leure», nar iiii|ittr(HKa d'or^auisaliun. Li.< pmt»tMr Aniiruljl}, ayant iiijet;i<- iJh l'aoîde ac«ïii(|iid il.ius lu pl<>vra d'v lupin, alrouvl!', un b'jiil <U! «liK'oaur lioures, desfHuaâut luvmVnon iiiollûs, parcourues par<lo uombmier's lignes ruuj{C&irc« ipii tas lomoBaietil à la uw:m-rti li-i vuùiMaUK eauguiu«. l^ pmfmmir Cl q>iGl avait eigtiiiki la niLfiu' ilinposilioti cboK les liommc^ tenu é pleiinkie en («u de jours. UaJB g«s ligues rouges sctil-ollui, d iDUs Ws cas, de vt^i'iuiLleit vaiaMBUX? (l'ettl cu qui ne tiout ji pu sufTisAimucoi i}c(ik>uIi-i£, el oc «ioiitc parait l<^giliinc, m In prot'.he ces lignes rouges tUi Ccllex qu'wi rc ivMilr-- '''■"■■* ■ matim's eccrcli^es, daiia. Iw nuicus bcoiidiiiiue, d <> Hf^léee par les vomi&ienu'^ulK <ii Ws evIIim. Nous dii que l'ûsistence de ces vaisseaux c^t géiiéralcnieBl u l éié décrits par Iluutci-, l'umcr, Mouru, LaùaDCc, l>c<4urU, 4(J M. YoRul. ({ui a ëLiidiê leur UûvelatifX'uiGm à J'iiîde du mlcn»o*0

elqiiefois des espèces de concrétions libres et mobiles^ dont la âsence donne lieu, pendant la vie, à des douleurs très-aiguês qui eent et se reproduisent selon le point de Tarliculation qu'occuat ces corps étrangers.

F. Quant au fluide contenu dans le tissu cellulaire in6ltré, il est elquefois incolore ou jaunâtre, quelquefois louche ou même pu* eot, mêlé de sang dans quelques circonstances. A l'ouverture s cadavres, on constate la présence de la sérosité dans le tissu ]8*cutané ; on la suit dans le tissu cellulaire qui s'étend entre t muscles; on la découvre dans quelques organes intérieurs : par emple, dans le tissu cellulaire du péritoine et dans les appendices lluleaic des gros intestins ; cette infiltration se montre aussi dans tisso cellulaire de la plèvre, dans celui qui unit le péricarde tériear au cœur. L'accumulation de sérosité a été encore conitée dans le tissu cellulaire qui unit les membranes muqueuses IX couches sous-jacentes, soit dans les parties accessibles à la vue, |t daoB celles qui sont situées plus profondément, telles que la «tte, les replis épiglotto-aryténoïdiens, la glotte elle-même et les Srules intestinales.

G. Les liquides sécrétés par les glandes offrent aussi quelques alrations; mais la plupart sont appréciables pendant la vie, excepté iùB les cas de rétention de ces liquides, de la bile ei de l'urine, par lemple, dans leurs conduits ou dans leurs réservoirs. L'examen daTérique des voies urinaires et biliaires présente quelquefois, tns ces cas, desphénomènes très-intéressants à étudier.

H. Il n'est presque aucun organe, aucune cavité où l'on n'ait puré après la mort quelque épanchement, circonscrit ou diffus, de Qg liquide ou caillé, de pus séreux ou épais, avec ou sans enve- >pe membranifurme.

I. On trouve, à louvcrture des cadavres, des liquides renfermés as des membranes accidentelles ou kystes. Ces liquides, souvent Lieux, offrent quelquefois la consistance du miel, de la gélatine, plis ; quelques kystes même renferment une matière solide qu'on îomparée à de la bouillie, à du suif. Dans le premier cas, Tenve- »pe est mince et analogue aux membranes séreuses; daiis les très, elle a communément une certaine épaisseur; elle peut être reuse, cartilagineuse ou même osseuse. Enfin on rencontre des Bies qui offrent une texture différente dans les divers points de ir étendue. Dans ce cas, leur cavité est ordinairement partagée r des cloisons irrégulières, en un certain nombre de loges, dans aciiuc desquelles est contenue une matière de couleur et de conilance diverses : on leur donne le nom de kijstei multiloculaxve».

port de raoaloniie pathologique, une partie du conduit digestif, tai qne de cuutume : celte dis])0&îtioi rétrérissemenl, d'une occlusion, sage des gaz dana te poial de joD< les ri.'chGrches auxquelles il se liv cas, à di^couvrir uue lésion qui n'ai vie,el ijui, aprî-sla mort.au milieu ceux, parexemple,qai sont l'effet c à l'observateur qui neseraitpiis inst Oii rencontre quelquefois des gi lemeat, ne doivent pas en contenir, par exemple, dans le Ihsu cellul dans un kv^te, comme nuusenavon (p. 406). Quelques médecins peu* rësuliai d une simple eximbtton ■ cadavres, et plus on est convaincu plèvre, dans le péritoÎDe, dans le jours consécutive à la perforation É quelque autre point des voies aéri fosses nasales; aussi est-ce vers I doit alors [larticulièrement diriger gaz, dans les parties qui naturelle»

aofisi quelquefois un pliénomèiie d

OUTBRTURB DES CADAVRES. 531

eut-être, dans quelques cas, l'effet de la décomposition du pus enfermé dans un kyste, spécialement après une ou plusieurs poncions.

3* SiaiE. — Les corps étrangers qu'on trouve à l'ouverture des «davressont de diverses espèces : les uns sont inanimés, les autres »nt joui ou même jouissent encore de la vie. Parmi ceux qui sont naniaiéâ, les uns ont été formés au dedans du corps : tels sont les calculs biliaires, urinaires, les concrétions intestinales et elles pi'on rencontre dans les articulations, dans les voies salivaires, les KMUDons, l'utérus, eto. Parmi ceux qui sont venus du dehors, les ma ont été introduits par des plaies, et notamment par les plaies l'armes à feu; les autres, par les voies naturelles, comme la louche, les narines, l'anus, l'urèthre dans les deux sexes, ou par B vagin chez les femmes.

Les corps étrangers vivants .qui peuvent exister chez l'homme ont les oxyures ou ascarides vermiculaires qu'on rencontre spéialemcnt dans le rectum, les ascarides lombricoîdcs dans l'intestin jélCj les trichocéphales ou trichurides dans le coecum chez les Djets qui meurent de fièvre typhoïde^ plusieurs variétés de tœnia : elui qu'on nomme lœnia lata ou non armé est le plus fréquent ans notre pays ; c'est le plus souvent dans l'intestin grêle qu'on ) trouve. Des hydatides, ou vers cystiques, se trouvent msai ans rintérieur des viscères ou des cavités splanchniques, quelque- M8 dans les muscles et dans le tissu cellulaire, ou même dans la Bvitë médullaire des os. On t)n distingue deux espèces principales : $d cj'Sticerques et les cchinocoques; cette dernière espèce se déveippe principalement dans le foie. Celles que Laënncc a nommées ciéphalocystes ne sont pas regardées par tous les pathologistes >imme des animaux : elles sont, pour plusieurs médecins, de simples roductions morbides analogues aux kystes séreux. Le foie est, d outre, le siège exclusif d'une espèce particulière d'entozoaire, ommc douve du foie (fasciola humana de Bremser) (i), qu'on ren- ^ntre fort rarement chez l'homme. Le rein est le siège également tclusif d*une autre variété d'helmintlie non moins rare, à laquelle ti a donné le nom de strongle. En Guinée, il se forme dans les lairs un ver long, blanc et grêle, qui affecte surtout la race nègre L qu'on appelle ver de Guinée, filaire ou dragonneau. On a décrit acore des iilaires de rœil, des bronches, des trichines, qu'on ouve dans les muscles, un monostome du cristallin, un dihtome 3 rœil, un polyslomede la graisse (Treutler).

{i}' Distomn heptiticum (Abllguêrd),

53S OUVERTURE DES GADAYBBS.

Tels sont les principaux phénomènes que présente roovertuK des cadavres.

Les désordres variés qui viennent d*être exposés sommairemed n*onl pas tous une importance égale. — !• Parmi eux, les uns oui précédé l'apparition des symptômes de la maladie et paraissent ki avoir produits : tels sont les tubercules crus qu'on a reDOODlréi plusieurs fois dans les poumons d'individus qui n'avaient enouv offert aucun trouble apparent de la respiration. — ^ D'autres altérations ne sont survenues que pendant le cours de la maladie, quelquefois même à une époque assez avancée, et semblent en être plutôt l'effet que la cause : tels sont le gonflement du foie et Tanasarque qui surviennent chez les gens affectés d'anévrysme do cœur. — 3"" D'autres modifications morbides des organes n'ont lieu que dans l'agonie : tel est l'engorgement des poumons dontnoos avons parlé (p. 520); tels sont sans doute aussi les caillots gélatineux ou albumineux qu'on rencontre dans le cœur et dans les gros vaisseaux. — Â!^ Plusieurs lésions ne sur\îennent qu'après la mort, et sont désignées sous le nom de phénomènes cadavériques : tds sont les taches sanguines qui se forment dans le tissu oellalaire sous-cutané, la transsudation de la bile qui colore les portions contigués des intestins, de l'estomac et de la face inférieure du f(Me; le dégagement d*air qui peut se faire dans un temps très-court, eo moins de vingt-quatre heures, par exemple ; Tinfiitration qui survient après la mort et qui est plus fréquente dans certaines conditions atmosphériques et peut-être a la suite de certaines maladies; tels sont peut-être encore quelques épanchements peu considérables de liquide séreux dans les membranes de ce nom ; telle est la putréfaction, qui est ordinairement beaucoup plus rapide dans quelques points que dans d'autres, et qui serait par cela même plus propre à induire en erreur : telles sont encore certaines altérations de la muqueuse gastrique qui, comme l'ont prouvé les expériences du docteur Carstcell, peuvent sun'enir après la mort par l'action corrosive du suc gastrique sur les parois stomacales, et faire croire à un empoisonnement par une substance caustique. — 5^ Enfin il est des lésions qu'on rencontre à l'ouverture des cadavres et qui ne déterminent pendant la vie aucun trouble apparent dans les fonctions : telles sont les adhérences des poumons aux parois du thorax, les plaques blanches cl opaques qui existent souvent sur le cœur, certaines tumeurs enkystées, divers corps étrangers et quelques lé.Mons organiques commençantes.

Il est de la plus haute importance pour le médecin de bien a;>f)récier la valeur de ces ^'wvit^ ^(i\i^\fi«i\\fô^,ÇAi u'élait pas saitf

TUÉRAPEUTIQUB. S33

raison que Double j dans son Traité de séméiotique (i), avait signale les erreurs auxquelles peut donner lieu Touverture des oorpt^iaurtout dans un temps où Ton est peut-être disposé à acoonler aux lésions anatomiques une importance exagérée. Mais nous pensons ]ue ces erreurs ne sont pas de celles qu'on ne puisse pas éviter, et []u'en rapprochant et en comparant avec attention les phénomènes observés pendant la vie, et Tes lésions reconnues après la mort^ le (nédecin parviendra, dans la grande majorité des cas, à distinguer parmi ces lésions celles qui ont précédé et celles qui ont suivi le jéveloppement des symptômes et la mort des malades.

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