‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 67 sur 92 · DES MOYENS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

DES MOYENS THÉRAPEUTIQUES

On comprend sous la dénomination générale de Moyen» thérapeutiques tout ce qui peut être employé par le médecin pour réta-

(I) Nec recùnvalexcent omnU aut tam illicite, aut iam parce nutrûmdus, aut Qho purgandus, aut demum roborandu»^ ted sm cuivis morbo, suhjeeto, œtafi, etc., reconvaletcentia est, quœ diœtam iibi propriam^* -— ^^^^«mente interna, externa, aut varia, aut nuila sibi expotcit. (Pkank, 4

^gg TIIÉKAPBlJTlQtlE.

blir U saolé des malades. Lnir, l'Jiwbilaliou, le r<^iin<?, rBbslinom l'exerdce, les dislractions , etc.-, sont de» moyens iti<.>rBpeuti>]iK> aussi bieD que los remèdes proproineDl dii^.

D'après cel aperçu, il esl Tacile de voir que leur n»nitir« iti njfini. Tous les corps de la nalnre, loatea les conibinnisous ilu lut tous les actes même de la vje, l'inflaeDce morale »lu'KX*'rpi*nl m le malade les pei-sonnes dont il est enWiir^, les soîds assidus tjal en reçoii (t| deviennenl aulaut de moyeus propres à wniplir I» indications. Nous no devons pas ici les cxposiT t>L déUJl. maii aulemeul d'une manière géniirale. Nous les distioguerons à ixi dbt, en deux classes : dans la |iremièfe, nous placerons les m'iyeni thérapeutiques proprement diis, et dans la seconde, les moyeu gnu" ratix ou fiygiéniqua,

SECTION raCMIËniv ^H

DES MOÏESS TIIlilUI>nrTWItS mofRCME^IT DITS. ^^

Les moyens thérapeutiques proprement dits d!ff^^enl des mrijrw hvgiéniques en ce que ceux-ci n'appliquent également à Tbinnite sain et à l'homme malade, et ont également pour but de coosam la santé et de combattre la maladie, tandis que les prcniien iigl

TBÈRAPEirriQUB. 589

Test-à-dire ea réunissant des parties divisées, ou en ramenant à eur situation première celles qui ont été déplacées : tels sont les landages unissants et les emplâtres aggliitinatifs dans les plaies, ;e8 attelles dans les fractures, le taxis dans les hernies, les bandages leBtinés à prévenir leur reproduction, les pessaires qui obvient aux léplacements utérins, etc. Dans la seconde série (diérèse) (1), on a nssemblé toutes les opérations qui consistent à diviser, à l'aide de la main, du fer ou des caustiques, les parties continues : toutes les incisions, depuis la simple ouverture d'un abcès jusqu'à la gaslrotomie, appartiennent à la diérèse. Dans la troisième série {exérèié) (2), on a réani tous les procédés qu'on emploie pour extraire les corps étrangers ou les substances nuisibles : Textraction d'un calcul vésical, la destruction par le caustique des parties qui ont reçu un virus ou un venin appartiennent à cette série. La quatrième enfin {prothèse) (3), comprend tous les moyens mécaniques destinés à suppléer aux parties qui manquent ou qui sont mal conformées. Cette division des moyens chirurgicaux n'est pas plus exempte d'imperfections que celle des moyens internes. La môme opération nécessite quelquefois le concours des moyens qui appartiennent à ces quatre séries, et souvent les opérations les plus simples exigent l'emploi de plusieurs (4) : dans l'opération de la hernie étranglée, par exemple, il faut diviser, réduire, ajouter un bandage pour suppléer à la faiblesse des parois abdominales, et quelquefois retrancher une partie de l'épiploon ou de l'intestin gangrené.

g II. — II est bien plus difficile encore de classer méthodiquement les moyens médicinaux, c'est-à-dire ceux qui sont du ressort de la pathologie interne. De toutes les divisions qui ont été proposées jusqu'à ce jour, aucune n'a généralement réuni les suffrages. L'ansienne division des remèdes en évacuants et en altérants est entièrement abandonnée aujourd'hui, et celles qu'on lui a substituées ne sont pas, à beaucoup près, satisfaisantes.

C'est uniquement d'après leur action sur l'économie que les moyens médicinaux peuvent être classés : or, cette action étant presque toujours complexe, souvent variable, quelquefois tout opposée, selon les maladies et les individus, on sent combien il est difficile de les distribuer méthodiquement. On a été conduit ainsi à les classer plutôt encore d'après le but qu'on veut atteindre en les

(1) Atai(>î(i>, je divise.

• (2) ES, dehors ; aîaw, je rcUrc.

(3) eiw, rier.u.'., je mets ; itpo, à la place.

(4) Traité des maladies chirurgicales et des opérât ifms qui leur conviennetit ^ }3T BoYER. Paris, tSlt-lSlS.

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employant que d'après l'effet qu'ils produisent. Or, les principiDi points qu'on se propose dans l'administration des remèdes soatd'rffaiblir ou de fortifier, de calmer ou de stimuler, de modérer on d'augmenter les évacuations, ou de comt>attre une mmiadîe par ai moyen doué d'une action spécifique pour en susprâdre lamarcke: on pourrait ainsi rapporter presque tous les médicaments à Kpt classes principales, savoir : les débilitantt et les tcniquet, les estmants et les stimulanti, lestftKicii(m/s et les astringente, et eufio la fpécifiques. Nous sommes les premiers à sentir les défauts de cette division ; mais nous pensons qu'ils se retrouvent dans toutes les autres divisions, qui ont encore l'inconvénient dVtre beaoooiip plus compliquées. Nous savons que les évacuants ne produisent pai toujours d'évacuations, et que les astringents les augnientent quelquefois ; (jue tel moyen qu'on rapporte aux débilitants peut dam quelques circonstances augmenter les forces; nous n'ignorons pei que les calmants, et l'opium en particulier, ont quelquefois produit une stimulation véritable, et, qu'à proprement parler, il n'y a point de spécifiques; mais^i, comme on l'a très-sagement remarqué, Vdsolu ne se trouve que dans l'imagination des hommes, s'il n'exisie nulle part dans les actes de la nature, on ne peut pas l'exiger dans l'objet qui nous occupe (l), et des exceptions même nombreuses n'empêcheront pas qu'on ne doive, en thèse générale, considérer le tartrate antimonié de potasse comme vomitif, la saignée comme débilitante, l'opium comme calmant, l'ammoniaqoe comme siimulant, le quinquina et le mercure comme des remèdes spécifiques (2) dans le traitement des fièvres intermittentes et des maladies syphilitiques.

D'autres considérations ont servi à grouper les médicaments;

(1) La plupart des remèdes, ayant une acUon complexe, peuvent être, par eeU même, rapportés à plusieurs classes. Les purgatifs sont débilitants et êTacnant;: le quinquina est tonique et fébrifuge ; parmi les diurétiques, quelques-uns sont stimulants et même toniques, etc. Cet inconvénient se retrouve dans toutes les classiflcaUons.

(3) Le nombre des remèdes spécifiques est fort petit : le mercure, le quinquios et le soufk^ sont les seuls qui méritent cette dénominaUon ; on peut y Joiadre 'a vaccine, dont Teffet est seulement préservatif. Il ne peut y avoir de remèdes spécifiques que contre les maladies qui sont produites exclusivement par une came spécifique ; la syphilis, la gale, la vaiiole, les fièvres intermittentes sont juiqoVi les seules afiections contre lesquelles on connaisse des spécifiques : on peut regarder comme certain que, si Ton découvre un jour de nouveaux spécifiques, ce sets dans des afl'iclions également dues à des causes uniques, telles que la rage, ii scarlatine, la rougeole. L'épilepsie, au conlralre, qui dépend de causes variées, ne saurait en avoir.

taniùt les agents tbénpcutiqneâ exemimt une artinn |i>rale. mpique (fl), comme les cataplasmes, ies emplàir^M . li!4 i:iillyrf»M : laotôi ib sonidesiioés à mo«jiti»^r IVast^mbli' 'ie V' rxiniMme «!nmmrt la plupart des remèdes introduits (ijin-s Ii: (!:iaal ii^entii' »*t •fm tnnt portés par TabsorpCioa et la circuiatioa iaas triut l'i^ruMaismi? , uii comme les émissions sanguines, dontr^oiion pi.<rte prtis<{iii: irnin-rement sur toute réconomi**. peu ou point stiir li; vaidist^au *\\,i .1 fourni le sang. II n'en est pas tout à hit aiasi liir«t|irririe !ft:ll^n»^l.' est pratiquée sur le système capillaire, dans le V'^ihinai^': de la partie malade : chez un sujet pléthorique , elle pourra avijir io double effet de diminur-r la cr>naesiîon dnnt ot^tie psiriie »:?it le siège, et en même temps constituer un rem^Jt^ rrti<:a4:e en titre iVtit général de pléthore. Beaucoup de mtfiji(?am»rats ont nue actii^n spéciale sur certains organes et sur D-rtaina apparr*ils urganiqnes. de telle soite que, quelle que soit la voie par la({Ujlii.' ils {it*ni-trent dans l'économie, c'est sur cet organe que ae montrent It-nrM riïets : ainsi l'émétique injecté dans les vrines détermine dc-s \«>inJ!»s<.ments ; Tergot de seigle ingéré par la bouciie suilicitL* les oiutruelions de la matrice. Que l'opium, que la strychnine, que le Mjlfaie de quinine soient absorbés par l'estomac, par le grus iutt.'siin ou par la peau dépouillée de son épiderme, le pn^niier de ces médicaments agira toujours comme calmant sur le système nerveux , le second provriquera des mouveaents Cfnvulsifs d.-iiis l'appareil locomoteur, et le sel quiniquc produira cette modification inexpliquée, mais certaine, qui annihile les conséquences de l'intoxieation paludéenne.

Les effets des agents thérapeutiques ont été divisés en primitifs ou directs, et en secondaires ou indirects. Ces derniers, dans le plus grand nombre des cas, sont ceux auxquels le médecin utiuehe le plus d'importance et ceux qu'il chei-che surtout à obtenir. Ainsi, par exemple, les premiers phénomènes qui se manifestent dans luie conjonctive enflammée après l'instillation d'un collyn; renferniunt du sulfate de zinc ou de l'azotate d'argent s^int une rongtMjr plus vive, une sensation de cuisson, le larmoiement. Mais bientôt c*et(e surexcitation accidentelle s'apaise, et l'application répi'tée du médicament amène la résolution graduelle de l'inflammation (KMihiiro. Plusieurs auteurs ont appelé substitutive cette métiication qui conimence par cxnsf)érer momentanément les symptômes de la maladie, et a pour effet secondaire d'en accélérer ou même d'en déterminer la guérison.

(1) !)€ Toro;, lieu.

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Dans d'autres cas, en produisant une exdtaticn artificielle wrm» partie saine de l'économie, on se propose d'interrompre ou tout ao moins de diminuer celle qui existe dans la partie malade. Quelques médecins ont voulu donner un nom à cette médicatîoD qui remoDie aux temps les plus anciens, et ils Tont appelée transpositive.

Quand une inflammation s'est développée spontanément dans do organe qui ne peut être lésé sans trouble plus ou moins sérieax dans la santé ou môme sanâ danger, et qu'on chercbe à le déplacer, on doit naturellement avoir pour règle, que l'irritation ou rînflammation ailificielle ne compromettent aucune fonction importante, et ne produisent dans les prganes sur lesquels on les dirige qu'im trouble passager circonscrit et sans gravité.

C'est à l'aide des mbéfiants, des ventouses, des épîspastiqueSfdes caustiques, des évacuants, qu'on tâche de remplir cette indicatioD. Quand cette irritation artificielle est développée dans un point rapproché de l'organe malade, on l'appelle dérivation ; on la nomme révulsion lorsqu'elle est produite sur une partie éloignée. Quelques auteurs ont donné de la dérivation et de la révulsion une antre dé6nition ; celle que nous adoptons joint à l'avantage d'offrir un sens clair et précis celui d'être conforme aux traditions du langage médical, et consacrée par l'autorité d'Hippocrate et de Galien.

Nous avons précédeiiiment montré, en exposant les règles qui doivent guider le médecin dans rexpcrimenlation, combien est délicate et difficile l'appréciation des moyens thérapeutiques; noos avons fait voir l'absolue nécessité de ne prescrire à la fois, dans le plus grand nombre des cas, qu'un seul remède. Il eti était tout autrement dans les siècles qui ont précédé le nôtre. Un médecin alors ne pouvait guère se dispenser de charger ses prescriptions d'une multitude de remèdes, dans le cas même où la maladie n'en aurait exigé aucun ; une potion qui n'aurait pas contenu an moins cinq espèces de substances eût été mal composée, et celui qui l'aurait écrite eût été taxé dignorance, ou tout au moins de distraction. Le temps a fait justice de cette erreur, et la polypharmacie (i ) ne compte plus que quelques prosélytes intéressés ou crédules dq^jl le nombre diminue tous les jours. Les médecins ne sont pas les seitfs qui la condamnent, et les gens du monde eux-mêmes ont senti combien sont vaines et ridicules ces combinaisons monstrueuses de drogues de toute espèce, qui ne sont pas sans inconvénient poui* les malades, et sont essentiellement nuisibles aux progrès de Tart.

Celte grande «réforme opérée dans la pratique de la médecine, et à

(\) PulypharraacVe : de -kVKv»;^ \«wiçtt\iv>^^^^ «;^i^^«Mw^ remède.

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laquelle le génie de Pinel a si puissamment concouru, a déjà produit des résultats précieux, et promet à la science, comme à l'humanité, de sérieux avantages. C'est en n'employant à la fois, dans la plupart des cas, qu'un seul remède qu'on pourra parvenir à eu apprécier les effets sur l'économie, et, par suite, à dissiper une partie des ténèbres qui enveloppent encore la branche la plus importante de la médecine. Toutefois, en condamnant l'emploi simultané d'un grand nombre de moyens, nous parlons seulement des moyens eetif» ; car, pour les autres, on peut les combiner sans aucun inconvénient, suivant les goûts et quelquefois môme suivant les caprices des malades : faire prendre simultanément ou alternativement l'infusion de fleurs de violette ou de mauve, de buglosse ou de bouillon-blanc, c'est employer, si l'on veut, plusieurs remède^, mais ce n'est pas varier le traitement, parce que l'action de chacun de ces moyens n'est pas sensiblement différente ({), Il est aussi des CRS dans lesquels il est nécessaire d'associer plusieurs remèdes actifs, les saignées et les vomitifs, par exemple, le quinquina, le vin et les vésicatoires ; mais toutes les fois que la gravité ou l'opiniâtreté des maladies ne l'exige pas, il est préférable de ne faire usage que d'un seul médicament à la f(»is.

Les indications ne restant pas les mêmes pendant tout le cours d'une maladie, il est ordinairement nécessaire de changer les remèdes. Les toniques peuvent être indiqués dans la dernière période d'une maladie et la saignée avoir été nécessaire au début ; mais ces changements ne doivent pas être brusques, et ce n'est jamais ou pre8(|ue jamais d'un jour à l'autre que des remèdes opposés fieuvent être indiqués. Ainsi, dans une fièvre grave qui survient chez au jeune homme, les symptômes inflammatoires qui ont lieu au début peuvent indiquer les moyens débilitants, et, en particulier, les émissions sanguines; plus tard, la faiblesse ne (>enuet plus la saignée ; puis elle réclame l'emploi de quelque remède légèrement tonique, qu'on administre en petite quantité et seulement au m<>meai de la rémission ; de jour en jour on en augmente la df>M% on le fait prendre à de plus courtf^ intervalles ; enfin, lors^pie l'ailynamie Se montre avei;.tou8 ses caractA;res et hurtout avec la diiiiinutiou de la chaleur et lé ralentissement du |>ou1k, on a re<;<>iirN aux moy«;iift

(I) On ne d'>it pan wnfwdre. comme J'« r*'rfi«rqu^ M«îl»'# !•• //"'/^w«' #♦«■ l« ^mtde. \jt lrait<rm*rut u'««t pa« l'euipU;! 4« Usl rtun'^*^ *4nt\t*r léii.- umMi^, tum* a manière de couj battre ftrtU: ntijIaOïe, «u ntuipU^ntui ^'«i <•- tii«/)i-ii «in ou jwi;r Oft^enable one iodicati-fiidouiié*'. \^m ncniMérf piut4i«t xuim nitnt Im Im'Uk, U Kéetet <Hi ion ^ii,lt mfjd^: fii*;>iie; l'iudifialwii <"( L** (ii.ji«'ifi«'ii<, n^aiiinoiiM u« pitk ItfTérer.

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fortifiants les plus énergiques, tels que l'extrait de quinquina, \t camphre, les vins généreux, etc. Il y a, dans ce cas, opposiiion entre les moyens mis en usage au début et vers la fia de la roènK maladie ; mais on n'en peut rien conclure contre la méthode de irai tement, parce que le même changement s'est présenté dans les phénomènes de la maladie. 11 n'en serait plus de même si, changeaot incessamment d'opinion sur le caractère du mal, le médecin crojaii voir d'un moment à Tautre des indications opposées dans une nn'nx maladie, si chaque jour il abandonnait les moyens prescrits la veilk et reprenait ceux qu'il avait abandonnés. Quelque variées que soieoi les formes des maladies, elles ne sauraient autoriser une sembbble vacillation, qui est toujours dans le médecin qui s'y abandoniK une preuve non équivoque d'inexpérience dans la pratique ou d'incertitude dans l'esprit.

Le nombre des remèdes étant infini et celui des indications borné, ' il en résulte que chacune d'elles peut être remplie par plosieon remèdes entre lesquels le médecin doit choisir et qu'il administit s)ns des formes et à des doses qui varient suivant une multitude de circonstances, et ne sauraient par conséquent être déterminées d'avance. La thérapeutique est moins susceptible encore à cet égard, que toutes les autres branches de la médecine, d*une précision mathématique. Lorsque la saignée est indiquée, par exemple, il est impossible que tous les médecins se rapportent sur le nombre d€ fois qu'on y aura recours et sur la quantité d'onces de sang qui sera tirée. Dans'telle maladie où l'un prescrira l'infusion de quinquina, un autre préférera la décoction, la poudre ou l'extrait ; celui-ci emploiera la serpentaire de Virginie dans un cas où celui-là ordonnera l'angélique ou la cascarille ; tous néanmoins traiteront de la mèm<f manière, ils verront la même indication ; il n'y aura de variété que dans la manière d'y satisfaire.

' Les formes sous lesquelles on administre les médicaments sont extrêmement variées. — Les uns sont employés à l'état solide, l».s autres à l'état de gaz ou de vapeur, la plupart à l'état liquide. ~0q les applique à la surface du corps sous forme de bains, de fomentations, de cataplasmes^ d'emplâtres, de frictions, -«d'onctions, do simples lotions. — Le plus souvent on les porte à* l'intérieur, ei particulièrement dans le canal digestif, communément par ia bouche, quelquefois par l'anus, d'où ils sont transmis par l'absorption à toutes les parties de l'organisme. — Dans quelques cas, on les fait absorber par la peau dépouillée de son épiderme. Ce dernier procédé, particulièrement indiqué quand le médicament ne peut être confié aux organes digestifs, ou quand on veut en localiser

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fuis, à l'aidt' duc iuî»f iîi.:»lliijrr. bitror t t::i* r«:c M:nniiu\ v^n faii pdietrer fc*:»uf it i^et-L h* SLirsCLiiJ^T* r>:*.ix^jir.:er.ie;:5*'*. p-.\^a'Ablemeui dias'Utes- ObT:*- ?t . i-i: " t>: !à Ti;?;^.;».:V ».i:x>:V— M^jt.j^. — Certain^ njeTieamenj- ?• «i. :»:'r.ej >-: les rjea'.brAiios uuii^r.ouïk^:^ du nez. des ^eux. o*^ re- t< r* ôes voies çtuiio-urinain^s. — l.o» médicameii*^ eL itioirr se; ac«-Teiii ir.Si.ifflt^ dans los fossos nnsales. la hyocùt. -':: >re-r i- f :«rr, — Les iDodioamonls tMi vrt|HM\r soDt suit tm dôsCiiiT^ i^zi T:.:e> ât'neuue>. dans lo8t|Ui'llcs Us pOnèlrcnu h\v< Tt.: f.s>iirrqi:e, peudain los ins|iiniUons.

Parmi IkH- mejjChZjcL'^. îes i:nssoni admiuislivs soiiIm, Ioh nntn'H dans un ei&i ô* c:»n:i.:::si>:'n avec divors^^ sul>stauoosi|ni lunl»»! ini^. mentent ou m •diirrni .rr.r action, et lanlôt no font i|no ItMir Norvir iIp véhicule. L& ;rêp&raiivn et la ivnsorvniion dos nuMlioiuurnlH m ml l'objet d'un an :»a':i'. -.ier qu'on nommo. par oo niolif, /i/m» Mim*f> (1). La 'i' se di^ m^li^ànicnt^ est subordoniiôo i\ IVnor^io ili«ii piln cipes actifs qu'ils contiennent, à lu pn^portion do ot*» pnnoipoR, «pil n'est pa> constamment la mOme (2). à l'Ago du Hiijol, l'i hii Niim np tibilité. au genre de la maladie, ii TotTot iprmi yimii ii|ili*iilr. Mli* doit varier encore relativement au tompM ilc^puiN li«fpii>| |i> ninliMli' en fait i:sage : l'habitude émoussi^ lu puiHsiuirii ili«ti iniwhnuiifMtM, comme celle des causes morbiiiquos, ot il onI ui^niMNiiirc, iipM o un certain temps, ou d'en augmenter loadnNOH Huiviiiit iim* pii>(/M n i'>m méthodique, ou d'en changer lo inndt! do propnnilion, nu luim» d' recourir à d'autres remodes, InrHquo phiNJourM pruvi'iil iiiu\t\ti nm lement bien la môme indication. (IcrlainM iWiiIh iiiinliHlf n /ftitJr • i h^ pour quelques médicaments des conditioim lU* \i,\i'niu* « »\ti\ 1 1 n» ni avec le mal auquel on les oppoHo. AinHJ, diniM Un ui*ii\i\iv '1>,\ê nh. du système nerveux, dans le trliuioH. diin*i l«ti dofdfuf i* ih » t * > comme celles qui sont dues h la \9\vwuvt* d'un i id« (d diiiif h i un J cholédoque, ou succèdent à urn* p«'»l'iMiM#fii )»ilf ••MM'il» hn-n nisme supporte facilement «len fjnwi-B! i\'t>\nmu »|hJ p'ihimH'hI mm toxiques chez un sujet sain. Il fiml , diihd # # n i jm 'iif iMh« » - • / 1 1; tinnnelles. augmenter rapidenK'iH li'»d'»«i «.»i# Im««(mi mmimiI)/ j h/ j nistrali«>urdu rem'Vle ; r.fir, miiviiMi lu p#dM m-mm#. mmi'M'p» I' ■ ^ denhani, « le norrthri' et IV-h'-viiii'iii d« « h-f •«#»«. d • Mm. d- » * ci • •< a proportionne* à |iip[r;iiidi-iir 'l«i«v»npn#p«i'- 'i'". I '^m •• «m r 'Mrl »', « Un«î dose qui (KHirrîiii ruUwt "ii «ymp"'Mi» tit'itf »• I' m« ■ » <

(2) Une'ma«A«d'oi»i«mi. .l''i»rM.f'l* »i'.' ■•.«-o.» r "• m

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596 TIIÊRAPSUTIQDB.

0 rien conlre un autre plus violent^ et celle qui, eu oertaios cas, « mettrait le muiade en danger, le sauvera dans d'autres (i). »

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