‹ Éléments de pathologie généraleChapitre 71 sur 92 · MATURE DES MALADIES · texte numérisé non relu

MATURE DES MALADIES

ine, ont successivement et pendant des périodes plus ou moins >Dgue8, régné dans les écoles. Ils sont aujourd'hui complètement bandonnés et appartiennent à Thistoire de Tart; ik attestent l'imoissance de l'esprit humain toutes les foie qu'il veut s'élever à la onnaissance des lois premières de l'organisme. Ici, comme dans leaucoup d'autres choses, il faut savoir ignorer ce qu'il n'est pas lonné d'apprendre. Toute discussion sur des questions insolubles 8t inutile et dangereuse : inutile, parce qu'elle ne peut conduire à ucun résultat satisfaisant; dangereuse, parce qu'elle entraine presque toujours à l'erreur. Quand une fois on s'est lancé dans le tomaine des hypothèses et des théories systématiques, on n'est unais «ûr de pouvoir s'arrêter, et si l'on essaie ensuite de revenir l'étude des choses positives, elles sont tellement froides à côté des péculations séduisantes auxquelles on s'est livré, qu'elles ne sauraient plus offrir d'intérêt.

Quoiqu'il soit démontré que la nature intime des choses est auessus de notre intelligence, quoique cette vérité ait été proclamée ans notre siècle plus hautement qu'elle ne l'avait été jusqu'ici, ependant quelques hommes d'un vrai mérite se flattent encore ['expliquer les secrets de la nature, et trouvent un certain nombre le prosélytes. On cessera de s'en étonner si l'on jette un coup ['œil sur l'histoire de la médecine : l'esprit humain est toujours le aéme, et Ton peut juger de ce qu'il sera par ce qu'il a été. De tout emps on a créé des systèmes ; on ne cessera point d'en créer : ces ystèmes ont trouvé des admirateurs, ils en trouveront encore ; on es oubliera, comme on les a oubliés. Que si l'on objectait qu'on ne aurait traiter convenablement une maladie quand on ignore la ause intime qui la produit, on pourrait, comme Sydenham (I), épondre à ceux qui raisonnent ainsi, que tous les actes de la naure sont enveloppes de la môme obscurité, et que l'intelligence |ui a coordonné l'univers s'est réservé à elle seule la connaissance les ressorts quien maintiennent l'harmonie. Ajoutons, avec ce judiieux observateur, que ce n'est pas sur la connaissance des causes

008 éfii foripes Varl^à TlnOni. Si les effets de ce changement primitif d'action B •tii|pUént«avèt deS mpdtQ^tions sans nombre, comme le prouvent les altéraloii« dèglfniques. infiniment rarjées, qui ont lieu dans l'état de maladie, n'est-li Mjq^tiM«l de croire que fes causes qui nous échappent varient comme les effets «Y 'tombent sous nos tem.

Gé« considérations me paraissev)t plus que Sufûsantes pour démontrer combien EiotliMèrtains et fragiles les fondements de la doctrine de l'irritation. Si c'était sS le lieu d'examiner ce sjsti^me, la fausseté des conséquences nous fournirait de ^velles preuves de la fausseté du principe.

(1) Opéra ornnin, t. ), p. CC.

§St± I I MMill IIMII MS MALAMES.

sp« la ÛËÔcmgea/iqpe, mais bien sur l'obeerTaiioB (|ai malêem pmveai el doiveni guider le médedi

faire uo diapître sur la nature à ce rémhaL qu'elle est iucoimoe. et ifi iMi<^iit même afatotarir de dihgerTers ce but inaccessible d'impnif nn dl>jrts : mai» il almporfee pas moins, dans l'étude des !WMH!e». dl^ sunalâr les mesoui cuodaisent à l\

. de scnaliBr les mesqui cuodaisent à Terreur que de iDOtttrer eeiits» >4ui mènent à la mérité.

ŒAPmiEXXl

M Là CLJkSSmiQ^nOS BftS aiLlDIES.

La ciasBÎikaaiMi des mal^fiea» ou moêotogie (1), est cette braociië de la médeciae qui a pour objet la distribution métbodiqae de> iff^l^<H»a, en on certain nombre de groupes auxquels on donne le nom de eimtes. et qu'on snbdÎTÎK oommnnément en ordres ou en familles, antqoels on rapporte Ions les genres et toutes les espèces connues.

Félix Plaier paraît être le premier qui ait conçu et mis a exécution l'idée d'une distribution méthodique des maladies.

La division proposée par Plater était peu connue lorsque Sau- ▼ages publia, dans le dix-huitième siècle, sa Nosologie métkodiqut, qui fut alors accueillie avec une grande faveur, et considérée cooioie le premier ouvrage de ce genre. Les maladies y sont distribuées en dix classes, sous les noms de rûcf , fièvres, phlegmasies, spûsmtf. anhélations^ débilitéSy douleurs^ véscmes^ flux^ cachexies. Chacunede ces classes est divisée en plusieurs ordres, à chacun desquels se rapportent un certain nombre de genres qui présentent tous lei! caractères de la classe et de Tordre auxquels ils appartiennent, el*^ offrent en outre des caractères qui leur sont propres. ^' '■ ■' > ^

Linné donna une classification qiii ressemblait» beÂux)^p à de Sauvages ; il fit de plus une classe de maladie^qu*tl désf' ' le titre de suppressions, et reporta une part^g des fièvres de. dans la classe des maladies critiques, ou qurse ji%ealpariiad^pjt briqueté dans les urines.

Vogel, Sagar et Vitet ont admis à peu près les mêmes classes sou> des noms diflferents.

(I) Noac; , malade; >a-\<*, \ttaiM\!Îbl«.

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