CLASSIFICATION DES MALADIES. 6S
Gullen réduisit à quatre les classes des maladies, savoir : trois classes d'affections ^enera/ef, \eè pyrexies^ les névroses et [es cachexies^ et une cla^'sc d'affections locales.
Macbride n'admit également que quatre classes, qu'il désigna sous les noms de maladies ^^n^a/ef, locales^ sexuelles ei puériles.
Toutes ces classifications présentent tant de défectuosités et d'incohérences, qu'elles ont été généralement abandonnées. Celles de Darwin, de Tourdes et de Beaumes reposaient sur des théories trop peu solides pour pouvoir être accueillies.
La classification de Pinel a sur les précédentes une supériorité incontestable. Ce médecin a divisé les maladies en cinq classes, les fièvres, les pkiegmasies, les hémorrhagieSj les névroses et les affections organiques. Cette classification est beaucoup moins éloignée que les autres du genre de perfection dont ce travail est susceptible. Si, dans sa distribution des maladies. Pinel a quel(}uefois rapproché des affections qui devaient être séparées, s'il en a éloigné d'autres qui seraient plus naturellement réunies, ces imperfections n'empêchent pas que son système nosologique ne tienne à juste titre le premier rang. Du reste, il est fort douteux qu'on parvienne jamais à faire, comme l'espérait Gaubius (1), une classification nosologique aussi régulière que celle des plantes et des animaux, parce que les caractères des animaux et des plantes sont beaucoup plus fixes et plus faciles à saisir que ceux des maladies.
Ces diverses classifications ne comprennent que les maladies qui sont du ressort de la pathologie médicale. Les maladies chirurgit cales ont eu aussi leurs classifications, qui sont généralement établies d'après le siège plutôt encore que d'après les formes particulières de ces maladies : aussi quelques auteurs ont-ils objecté que les divisions des maladies externes, quelque méthodiques qu'elles pussent être, ne devaient point être considérées comme des classifications proprement dites. Peu importe, au reste, que les maladies soient distribuées méthodiquement ou classées^ pourvu qu'après tout ' èlleS'tiiieçt présentées dans un ordre facile à saisir et à retenir.
' L^ciaSBîàcgtioiis ne sont pas indispensables à l'étude de la pa- '^ogiél On s'en est passé pendant fort longtemps, et il n'est pas certain qu'éliraient en quelque influence sur les progrès de ]m soiénoe. Toutefois une bonne classification aide et abrège l'élude,
0) NiiMi eW cur àeâperent medici, fvre aliquando, ut ingens morborum humanontm msmerus, exempio nh hhtoria naturalis ncriptoribui petito^ in ordinem tystematicwn redigûtur^ qui ah omni hypftlkesi sectarumque commentis liber, $ola m±u$ fdeli obêervatif/n^, cfauet, gênera^ ^pecû;n exhiheat , suit singuia characterismis, etrtiSp mamtêttU. plenis interstincta, (Inttit. vttliol.\