‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 11 sur 174 · SPASMES DE LA GLOTTE · texte numérisé non relu

SPASMES DE LA GLOTTE

la mollesse de Tocciput d*Elsaesser (phénomène rachitique), Faugmentation de Tolume et la dégénérescence des ganglions du cou et des bronches, l'existence d'une hypertrophie, d'une hypéréraie^ ou de produits d'exsudation dans le cer- Teau, ne se rencontrent qu'accidentellement, ou du moins, d'après ce que nous avons dit dans la pathogénie, leur existence n'est pas constante dans l'asthme laryngien. Dans tous les cas, il faut que la muqueuse du larynx soit saine sur le cadavre, si l'autopsie doit confirmer le diagnostic.

g 3. — Symptômes et marche.

La matadie est constituée, comme la plupart des névroses, par des accès isolés, des paroxysmes, et par des intervalles libres. L'accès lui-même est caractérisé par une interruption subite, énergique, de la respiration, interruption qui peut durer plusieurs minutes, jusqu'à ce que l'air puisse entrer ou sortir par la glotte, qui, complètement fermée auparavant, est maintenant encore rétrécie. Alors on entend ce bruit sifflant, prolongé, que nous avons cité plusieurs fois déjà. — L'angoisse, l'inquiétude, la coloration livide de la face, les contractions violentes des , muscles inspirateurs, le besoin de se tenir debout, penché en avant : voilà les symptômes qui accompagnent l'accès, qui, quelques minutes après, lorsque l'enlant a oublié sa peur, est suivi d'un bien-être complet. Comme la muqueuse du larynx et les cordes vocales sont saines dans l'asthme laryngien, la toux manque; comme les cordes vocales ne sont ni relâchées, ni épaissies, l'enrouement fait défaut, et ainsi, si l'on comprend exclusivement sous le nom d'asthme laryngien une névrose du nerf vague, il est très-facile de ne pas confondre cette affection avec le croup ou avec ces accès de dyspnée qui surviennent la nuit dans le catarrhe du larynx.

Dans beaucoup de cas, la contracture ne se limite pas aux fibres motrices du nerf vague. Quelquefois, des contractions spasmodiques des doigts de la main et du pied accompagnent l'accès, ou bien ces crampes alternent avec celles de la glotte. Dans quelques cas même on voit survenir des convulsions générales pendant lesquelles les malades succombent (i).

Les paroxysmes que nous venons de décrire se montrent à des intervalles différents; il peut se passer huit jours et plus sans que ces accès se répètent. Dans les cas graves, ils se multiplient, se rapprochent, et c'est surtout alors que les convulsions générales viennent les compliquer. 11 persiste toujours une grande tendance aux récidives, qui sont encore à craindre même alors que l'enfant est resté des mois sans avoir d'accès. Enfm on observe positivement des cas dans lesquels l'asthme laryngien se présente une seule fois pour ne plus revenir.

Rarement l'accès se termine par suffocation; alors l'occlusion de la glotte dure plus longtemps que l'organisme ne peut résister à la privation d'oxygène : la face

(1) La fréquence de» convulsions éclamptiqucs coïncidant avec Tasthme thymiqiie a déteniniié Blacbe, Valleix, Trousseau et plusieurs autres auteurs français à le considérer simplement comme tm mode 2>articoiier de l'éclampsie : aussi est-il parfois désigné sous le nom de convulsion in- Urne. V. C.

pâle prend on teint cadavéreux, les muscles se détendent, Tenfant s'affaisse sur lui-même, il est mort.

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Vindicaiian caïuàle ne peut pas être remplie, parce que les causes du laryngisme striduleux sont le plus souvent obscures. Cependant on cherchera soigneusement à écarter toutes les anomalies de la digestion et de la nutrition chez les enfants qui montrent des dispositions à contracter cette maladie, avant d*en venir aux spécifiques dont l'effet est douteux. C'est dans ce but qu'on a recommandé le calomel, la rhubarbe et d'autres remèdes analogues contre le spasme de la glotte. Si des enfants élevés au biberon présentent des traces de cette maladie, on essayera de les remettre au sein; chez les autres, plus âgés, on examinera le lait, on changera le régime que suivait l'enfant au moment où la maladie s'est déclarée, etc.

n n'est pas plus aisé de remplir YinâiaUion morbide dans cette maladie si obsciire et difficile â approfondir. Romberg recommande l'eau antihystérique jGéUde (1) et se loue de ses succès; il la fait mélanger avec partie égale de sirop simple, et en fait prendre aux enfants d'un an et moins ili â 6 cuillerées â café par jour. Il vante moins le musc et la liqueur de corne de cerf succinée (2).

Pendant l'accès même on relèvera les enfants, on leur aspergera la face avec de l'eau, on les soumettra â un courant d'air frais, on leur firictionnera le dos, on leur donnera un lavement avec l'infurion d'eau de camomille ou de valériane, et on leur mettra un sinapisme sur la région précordiale, si on peut le préparer â temps.

(1) Cette eau est im composé dans leijael entrent Tassa fœtida, la valériane, le castoréum, la myrrhe, le galbanum, etc. {Note des traducteurs.)

(2) C'est une partie d'acide snccinique, étendue de huit parties d'eau et saturée avec quantité suffisante de sel volatil de corne de cerf. Ce dernier n'est qu'une combinaison de carbonate d'ammoniaque avec une grande quantité d'huile animale empyreumatique et fétide, n est obtenu, d'après la pharmacopée prussienne, par la distillation des os et de la corne, suivie d'une nouvelle sublimation avec un mélange d'argile. {Note des traducteurs.)

SECTION IL

HAIiADICS DE IiA VmACWÉB ET DBS Bm^MCHES.

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