‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 134 sur 174 · TUBERCULOSE ET CANCER DU PÉRITOINE · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE ET CANCER DU PÉRITOINE

Vindicaiion morbide exige réloiguemeat du liquide accumulé dans Tabdomen. — On donne, il est vrai, les diurétiques à presque tous les malades atteints d*ascite, mais le nombre de ceux que ces médicaments ont guéris mérite à peine d*étre nommé. Si Tascite tient à une hydropisie générale, remploi des diurétiques peut, jusqu'à un certain point, se justifier, mais si elle est le résultat d'une oblitération de la veine porte, cette prescription n'a pas plus de sens que si l'on voulait donner des diurétiques pour remédier à Tœdéme de la jambe survenu à la suite d'une thrombose dans la veine crurale. Il n'en est plus de même des drastiques. Ces médicaments, non-seulement jouissent depuis longtemps auprès des praticiens d'un meilleur crédit que les diurétiques dans le traitement de l'ascite, mais encore leur efficacité est facile à comprendre dans les cas d'oblitération de la veine porte, attendu qu'ils ont pour effet la déplétion des racines de cette veine et par là tendent à diminuer la trop forte pression sur les parois des vaisseaux, cause première de l'ascite. Dans le nombre on choisit les drastiques les plus puissants, et parmi les diverses combinaisons de ces agents réputés comme hydragogues nous voulons au moins mentionner les pilules de Heim, que l'on emploie le plus fréquemment, et qui se distinguent surtout par la gomme-gutte associée à la scille et au soufre doré d'antimoine. Tant que les forces du malade et l'état du canal intestinal permettent l'emploi des drastiques, il est bon d'y recourir; aussitôt que les forces s'épuisent ou qu'il se présente des symptômes d'irritation violente de l'intestin, on doit y renoncer. — La ponction est une opération pour ainsi dire toujours exempte do dangers, et elle éloigne mieux que n'importe quel autre moyen le liquide de la cavité. Mais plus l'absence du danger et la sûreté de l'effet semblent militer en faveur de cette opération, plus il est nécessaire de bien se pénétrer des suites fâcheuses qu'elle entraine pour l'avenir. On ne doit jamais oublier que ce n'est pas simplement de l'eau, mais une dissolution d'albumine que l'on éloigne de la cavité abdominale, et que le liquide évacué se trouve presque toujours en peu de temps remplacé par une nouvelle collection. Celle-ci consume les forces et le sang du malade. L'expérience journalière apprend qu'à partir de la première ponction, Tamaigrissement fait des progrès bien plus rapides qu'auparavant. La ponction de l'abdomen ne doit donc être entreprise dans l'ascite que quand un danger immédiat menace la vie, danger qui consiste soit dans l'arrêt de la respiration, soit dans l'imminence de la gangrène de la peau.

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