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CHAPITRE IIL

TUBERCULOSE ET CANCER DU PÉRTTOlNE.

La iuherctUose du péritoifie ne constitue presque jamais une maladie primitive; elle s'ajoute au contraire à la tuberculose du poumon ou de l'intestin ou des organes génito-urinaires. Dans d'autres cas, elle n'est qu'un phénomène partiel de la tuberculose miliaire aiguè. Cette dernière forme n'offre aucun in-

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tcrèt clinique, aiieudu que les nodosités peu nombreuses et très- petites qui se déposent dans le tissu du péritoine et s'aperçoivent à raison de la transparence des- couches superficielles, ne donnent lieu à aucun symptôme, et n'exercent aucune influence appréciable sur la marche de la tuberculose miliaire aiguë. — Les petites nodosités blanchâtres, isolées, que Ton trouve dans la séreuse épaissie de rintestin, aux endroits qui correspondent aux ulcères intestinaux tuberculeux, offrent également un intérêt plutôt anatomo-pathologique que clinique. ^ On doit attacher plus d'importance à un développement considérable de tubercules plus grands, également blanchâtres, dont le péritoine entier est parfois parsemé. Autour de chaque tubercule, le tissu est imbibé de sang, ou bien Thématine extravasée se transforme en granulations pigmentaires qui forment une aréole noire autour des tubercules blancs. L*épiploon est enroulé de bas en haut et tout criblé de tubercules, il forme (une sorte de bourrelet bosselé et cylindrique. Abstraction faite môme du développement des tubercules, le péritoine se trouve ordinairement épaissi dans cette forme par une végétation inflammatoire, et dans l'intérieur de sa cavité il n'est pas rare de rencontrer une grande quantité de liquide sanguinolent.

Le cancer du péritoine est également une affection qui se présente rarement à l'état de mal primitif. La dégénérescence part, au contraire, dans presque tous les cas d'un organe voisin, tel que le foie, l'estomac, l'appareil génital de la femme, plus rarement l'intestin, pour de la envahir le péritoine. Le squirrhe et le cancer médullaire se montrent généralement sous la forme de granulations et de nodosités nombreuses ayant à peine la grosseur d'un pois, ou bien sous celle d'une dégénérescence diffuse et unie du tissu péritonéal. Le cancer alvéolaire forme quelquefois des tumeurs d'un volume énorme. Indépendamment de celles-ci, qui ont ordinairement leur siège dans l'épiploon, on voit presque tous les viscères abdominaux ainsi que le feuillet pariétal du péritoine recouvert de nombreuses grappes et d'éminences d'un aspect colloïde. Dans la dégénérescence cancéreuse, la cavité péritonéale est également remplie d'un liquide géuéralement limpide ou légèrement trouble.

Les phénomènes qui accompagnent les tubercules et le caucer du péritoine ressemblent beaucoup à ceux de l'ascite simple. Le symptôme le plus important est la distension progressive de l'abdomen par l'accumulation toujours croissante du liquide épanché dans la cavité. La sensibilité extraordinaire de l'abdomen à la pression, sensibilité qui n'existe pas dans les autres formes de l'ascite, la rapidité avec laquelle se développe la cachexie, l'absence constatée d'autrt^s causes capables de produire une collection liquide dans le ventre, voilà les seuls indicos probables d'une dégénérescence du péritoine. Pour poser un diagnostic certain, il faut que l'on ait constaté la présence de tumeurs. La question de savoir si l'un se trouve eu présence de l'une ou de l'autre de ces dégénérescences dépend de la forme et du volume de ces tumeurs, de l'àiçe du malade, eniiu du dévolo|»i»t'nieutde tubercules ou d'un cancer dans d'autres organes.

MALADIES Dl FOIE ET DES VOIES BILIAIRES.

PREMIÈRE SECTION

HAIiADlES DIJ FOI

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