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CHAPITRE VI

La tuberculose du foie n'est jamais une maladie primitive; elle se joint constamment à une tuberculose existant déjà dans d'autres organes, ou bien elle constitue un épi phénomène de la tuberculose miliaire aiguë (voyez page 209). Dans le dernier cas, on ne voit que des granulations grisâtres, de la grosseur d'un grain de semoule (1), demi-transparentes, et occupant principalement la surface du foie; lorsqu'au contraire, il existe une tuberculose intestinale ou pulmonaire avancée, on trouve quelquefois dans le foie des masses tuberculeuses jaunes, caséeuses, de la grosseur d'un grain de chènevis jusqu'à celle d'un poids et au delà. Rarement ces masses se ramollissent pour donner lieu à de petites cavernes remplies de pus tuberculeux. Par contre, elles compriment souvent les conduits biliaires très-déliés et en produisent la dilatation derrière l'endroit comprimé. De là résultent des excavations de la grosseur d'un grain de millet jusqu'à celle d'un pois, renfermant de la bile mêlée de mucosité et que l'on ne doit pas confondre avec des cavernes tuberculeuses. — Pendant la vie, il est impossible de reconnaître la tuberculose hépatique.

(1) Ces tubercules du foie sont assez fréquents et teUemcnt petits dans l'intérieur môme du Ibie, entre les ilôts hépatiques, qu'il est très-difllcile, môme lorsqu'on est prévenu de leur aspect, de les apercevoir à i'œii nu. Y. C.

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