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OUVPB DES BRONCHES. — ASTHME

ces cas, il faut encore que la muqueuse des bronches soit saine, et Ton ne doit troHftf ancune autre cause de la djspnée à Tautopsie, si celle-ci doit confirmer le diagnostic de Fasthme nerveux.

S 8. — Symptdinet et marche.

L*asthme nerveux a, comme toutes les autres névroses, une marche typique : kg paroxysmes alternent avec des intervalles libres, quoique le type soit rare- ■ent régulier. Si des accès d'asthme se déclarent, ils se succèdent quelquefois ide coorta intervalles, puis ils disparaissent, souvent pour ne revenir qu'après des mois ou des années.

Si Faccès atteint les malades pendant leur sommeil, ce dernier devient agité, eila sensation de la dyspnée n'arrivant pas à la conscience, il en résulte les rèfcs les plus pénibles. Si le malade se réveille, il sent, comme Romberg le dit li bien, le besoin de faire de fortes inspirations; mais il s'aperçoit que l'air n'entre pas dans la poitrine au delà d*une certaine limite. Dans ce cas on entend, aussi bien à l'expiration qu'à l'inspiration, des bruits sifflants, ronflants, qu'on entend même à une certaine distance, et qui sont perçus par le malade hÎHDDéme. L'oppression augmente, les muscles respiratoires, même les auxiliaires, entrent en activité; les ailes du nez battent, les muscles stemo-cléidoftastoîdiens proéminent fortement, la tète s'incline en arrière, les bras cherchent des points d'appui pour dilater le thorax, mais c'est en vain. Le bruit lésiculaire. cesse, et est remplacé à quelques endroits par un sifflement qui arrive vite et disparait de même, tandis que le bruit d'inspiration qui se produit dans le larynx et la trachée s'entend à un degré beaucoup plus fort. Les traits expriment l'angoisse, les yeux sont largement ouverts, une sueur froide couvre le front, le teint est blême, les battements du cœur sont violents, inégaux, irrégoliers; le pouls radial est faible, petit; la température des mains, des joues, est plus baise. Quand un pareil accès a duré un quart d'heure, même quelques heives avec de fiadbles rémissions, il cesse tout d'un coup, l'air entre violemment dans les bronches et les alvéoles relâchés, et donne lieu à une respiration pnéffle; ou bien l'accès diminue peu à peu, et en même temps il y a des éructali(Hi8y des bâillements, plus rarement de la toux accompagnée d'une sécrétion pios abondante de la muqueuse bronchique et de râles humides qui se conti- Doenl encore pendant quelque temps.

Ledonier symptôme de ce tableau, touché de main de maître, a une analogie complète avec ce qui se passe dans la névralgie du nerf frontal. De même que dans ce cas l'accès se termine souvent par l'hypérémie et le gonflement de la conjonctive, par une augmentation du mucus et des larmes, de même la névrose àk nerf vague finit par l'hypérémie et la sécrétion plus abondante de la muqueuse bronchique.

i h' — Diagnostic.

Si Ton s'est fait une idée bien nette de l'asthme nerveux, si l'on élimine du

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Ihtttê Um tM ffA mit ttktiMm throtûqae de roténis est h casse de Fasthne mrv^n^ Asum la fr/rme bjslériqiie, Fiodk^îon cansale peut qoelqiiefoîs éM ftmyHUi, Ik mAme on peat réussir, en ramenant ks fonctions des reins à FétiA ium$m\f i éUAfwsr k eattse de Fasthme nrinem. Mais dans k gnmde nuL|orilé iUm fM on tw panrknt pas à écarkr k cause, qui reste inconnue.

VêtfuUui TturH même on ordonnera Topium. Quand on est certain du dta* ((fiostii;^ on peut donni^r hardiment des doses de 3 à 5 centigrammes d'opium oa <)*%ft() de |K;udre de Dower, jusc{u*à ce que Tamélioration soit sensibk. De niAm^i on {Mnirrait employer des inhakUons de chloroforme jusqu'à produetioi (ïnn Ufuisr étourdissement. Fumer des feuilles de stramoine me parait moks Mittif et donne des céphalalgies très-fortes. D'après ce que nous avons dit pks haut do Tistrot dos nauséeux, ils pourraient aussi contribuer au relâchement des rnusr.tes tiroricliiques contractés. C'est sur ces principes que se fonde la reome rrmndtttion du tartre stibié à dose nauséeuse, et des vomitifs, que les malades ditrnundiint à grands cris; ils croient que leurs bronches sont obstruées par vi olmia4*,lit qui doit Atro éloigné. A cété de ces remèdes on appliquera des sina» lilsnins sur la poitrine et les mollets, on ordonnera des pédiluves et surtout dee Mmnuluvos irritants, tout au moins pour satisfaire le malade, qui, dans son déss»* puir, dunmndu qu*on fasse quoique chose pour lui. Enfin la prescription de pilules do glace et do sorbets, après lesquels Romberg a vu souvent se décknr unu amélioration instantanée, mérite d'être imitée.

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