CHAPITRE IV
COQUELUCHE QusM cowDuUivay Stickhusieny Ketuhkusten).
8 l«r. — Pathogénie et étiologte.
La coqueluche est un catarrhe de la muqueuse respiratoire né sous des in* fioences épidémiques, qui s*étend d'abord depuis le nez jusque dans les alvéoles pulmonaires, et qui plus tard se restreint à la muqueuse du larynx et du pbarynx (Gendrin). C'est à cause de sa grande étendue à l'origine, que nous a'ifODS pas décrit la coqueluche parmi les maladies du larjnx.
Cette opinion stur Tessence de la coqueluche n'est pas partagée par tout le monde. II y a des médecins qui croient que la coqueluche est une névrose du nerf vague, ou au moins que la névrose du nerf vague se développe dans le cours d'un catarrhe. Cette opinion se fonde sur ce que la coqueluche montre dans toute sa durée des paroxysmes et des intervalles libres, de même que les iotres névroses, phénomène dont un simple catarrhe ne peut pas donner l'explication. En parlant des symptômes et de la marche, nous tâcherons de rechercber les causes qui provoquent ces quintes de toux isolées, et de cette façon nous réfuterons la marche soi-disant rhythmique de la coqueluche. Des accès loot à fiait semblables, identiques même avec ceux de la coqueluche, se produi* aent quand, chez des sujets sains, surtout chez les enfants, la muqueuse du hrynx subit une irritation violente, quand des corps étrangers i vive arête, des frigments durs de sel ou de sucre arrivent dans le larynx et impressionnent les fibres sensibles de la muqueuse. Dans la coqueluche, la muqueuse a un si hant degré de sensibilité, que les causes les plus futiles, souvent inaperçueS| provoquent des accès qu'il n'est pas permis de considérer comme étant sous la dépendance d'une névrose du nerf vague, mais qui sont de simples phénomènes r^fexes.
Les cas sporadiques de coqueluche sont une exception, c'est-à-dire les causes d'irritation qui ordinairement donnent lieu au catarrhe du larynx et des bronches, ne sont presque jamais aussi intenses ni d'une action aussi continue que les causes occasionnelles, épidémiques, qui produisent la coqueluche. De la Dteie fiiçon nous voyons que le choléra sporadique n'atteint jamais la violence que nous observons dans le choléra épidémique asiatique. Il est vrai que cette comparaison n'est pas très-juste, car pour le choléra il est prouvé que l'iniection est un mode de production, tandis que pour la coqueluche l'infection du Mg par des substances délétères est problématique.
Les épidémies de coqueluche régnent principalement au printemps et en automne, et succèdent souvent aux épidémies de rougeole et de scarlatine, ou les accompagnent. Dans certains cas, il semble se développer un contagium qui, plus intense que le miasme, infecte plus facilement les mères et les gardesinalades des enfants, c'est-à-dire des personnes adultes, qui d'ordinaire sont exmptes de cette maladie.
La prédisposition pour la coqueluche se rencontre principalement chez les enfants qui ont passé un an. Elle se perd presque toujours une fois qu^on a eu cette maladie; elle est augmentée par toutes les causes qui provoquent les catàrfbes, de mtaie que par Tirritation catarrliale légère qu^éprouve la muqueuse respiratoire par suite d'un refroidissement accidentel, etc. Des refroidissements, des catarrhes légers, mais négligés, deviennent ausâ souvent la cause occasionnelle de la coqueluche, que des écarts de régime et des diarrhées catarrhales le deviennent du choléra.
§ 2. — Anatomie palhologkiiie.
Dans la supposition que la coqueluche est une névrose, on a recherché dans ' ] les autopsies, avec un soin particulier, Tétat où se trouvaient le nerf vague et la moelle allongée. Dans quelques cas on dit avoir trouvé le névrilème du nerf vague infiltré et gonflé, les ganglions bronchiques voisins, qui auraient pu comprimer le nerf, augmentés de volume, la moelle allongée et ses membranes hypérémiées; mais ces observations sont trop peu nombreuses, et les cas dans lesquels les recherches anatomiques sur les nerÊs et les organes centraux n'ont fourni aucun résultat, sont beaucoup plus communs.
Par contre, on trouve toujours sur le cadavre les indices du catarrhe : ron* geur, relâchement, gonflement de la muqueuse, accumulation d'une sécrétion visqueuse dans les bronches, la trachée, le larynx. Nous ne devons pas oublier que la rougeur de la muqueuse après la mort ne correspond qu'incomplètement à l'hypérémie pendant la vie.
Si, en dehors de ces lésions que nous rencontrons sur le cadavre, nous trou-' vous encore presque toujours les signes de la pneumonie catarrhale et de l'até* lectasie, nous ne pouvons pas considérer ces modifications comme des suites de la coqueluche elle-même (Lceschner), mais comme les effets des complications qui ont amené la mort.
g 3. — Symptômes et marche.
On distingue ordinairement trois périodes : la période catarrhale, la période convulsive et la période de déclin ou critique.
La période catarrhale commence, dans beaucoup de cas, avec une fièvre cêr tarrhale intense pendant laquelle la conjonctive est injectée, la photophobie ert considérable, le malade éternue continuellement et est accablé d'une toux via* lente. Quand on n'a pas connaissance de l'épidémie régnante, on ne peut pas top* poser à ce moment qu'une coqueluche aille se développer ; souvent ce catntte :] fébrile général n'est pas considéré comme le commencement d'une coqM-» luche, même quand cette maladie se déclare plus tard avec tous ses sym|>tAnMt» mais on le tient pour une affection intercurrente. Après quelques jours, ti fièvre cesse ordinairement, la rougeure de la conjoncUve, la photophobie, Il catarrhe de la membrane de Schneider, disparaissent, mais la toux devient pfai opiniâtre, plus persistante, et une mucosité visqueuse, transparente et en graoji
quantité remplit la bouche et l'arrière-gorge, après que Tenrant a toussé. Cette sécrétion particulière, gluante, copieuse, qui est pathognomonique dans la coqueluche, même pendant la seconde période, établit le diagnostic d*une manière presque certaine à ce moment; mais bientôt la toux prend aussi un cachet particulier, elle est accompagnée de phénomènes réflexes violents du côté des muscles du larynx, d*occlusion spasmodique de la glotte. C*est à cette époque que commence la période convulsive.
Les quintes ile toux commencent avec un bruit prolongé, aigu, sifflant (il est produit par Tair qui entre lentement à travers la glotte rétrécie) ; vient ensuite une toux brève, saccadée (l'air expiré avec violence ne peut ouvrir la glotte que par moments), cet accès est de nouveau suivi d'une inspiration sifflante et prolongée. Ces sifflements et cette toux qui à la fin devient aphone, alternent jusqu'au moment où la sécrétion visqueuse est rejetée, souvent après quelques minutes seulement, qu'elle soit éloignée de la gorge par l'instinct maternel, ou, comme cela arrive ordinairement, par le vomissement, en même temps qu'une partie du contenu de l'estomac. L'occlusion spasmodique de la glotte pendant les inspirations forcées empêche, comme nous l'avons vu, la déplétion des veines jugulaires et produit la njanone aiguë. Les enfants deviennent, pendant l'accès, d'un rouge foncé, bleuâtre ; la face enfle, les yeux pleurent et semblent sortir des orbites, la langue est épaisse et bleuâtre ; l'enfant parait être sur le point de sufl'oquer. Souvent on voit sortir du sang par le nez, la bouche, les oreilles; des déchirures vasculaires se font dans la conjonctive soulevée par des ecchymoses qui donnent aux enfants, pendant des semaines, un aspect singulier.
Le vomissement, qui dans les cas graves chasse de l'estomac tout ée qu'il contient, et cela chaque fois que l'enfant tousse, n'est pas toujours l'unique symptôme de la compression violente de l'abdomen. On observe encore, quoique rarement, des selles et des urines involontaires, et dans d'autres cas, des hernies, des chutes du rectum, etc.
Ordinairement, un sentiment de chatouillement de la gorge précède chaque accès de coqueluche, dont le nombre peut dépasser vingt-quatre dans les vingtquatre heures. Les enfants connaissent ce symptôme précurseur et craignent l'accès; ils se cramponnent avec angoisse à la personne qui les soigne, ils cherchent un appui pour leur tête, ou commencent à pleurer. Après l'accès, ils restent quelque temps épuisés, se plaignent de douleurs le long de l'insertion des muscles abdominaux; mais ils se remettent bientôt, commencent à jouer, mangent de bon appétit, jusqu'au moment où un nouvel accès interrompt ce repos.
Cest sur cette alternance dans les phénomènes que s'appuie l'opinion d'après hqoelle la coqueluche est une néwose du nerf vague. Sans doute les quintes de taux ne sont pas toujours la conséquence d'une cause extérieure palpable, quoique Faccès soit souvent provoqué en parlant trop haut, en riant, en pleurant ou en «valant de travers. Il faut convenir, au contraire, qut; c'est précisément penfaat la nuit et sans que la température de la chambre ait baissé, que les accès ^viennent souvent plus fréquents, et (|u*il est plus diflicile dMndiquer les causes
pi président à ce fait d'expérience. Hais si l'on interroge des mères attentives,
SIEMEYEH. — 3' ÉDIT. \. — ^
»2 MALADIES Dt LA TlUCHtt tT UES UIIWNCUKS.
uu si l'on oltservo soi-même l'enfant endormi Jusqu'à ce qu'un accùs de coqueluche le réveille, on pourra se convaincre qu'un ràlement léger, mais perceplitile dans le larjnx, i>récède l'accès, (|uoique de peu d'instants, et si l'un regarde diiiiB la gorge de l'eiilanl au mument où il commence à tousser, on verra le pharynx rempli de celle mucosité visqueuse dont l'éluignement termine l'accès, e mâme que son accumulalion le provoque. Si celle sécrélioii est élitniuée, il se asse quelque iLunps avant qu'elle se reproduise et ramène un nouvel acr^; cl c'est de celle façon que prennent naissance ces inlermltteuces el cette marche rlijlhmique en apparence. Chaque accès est une cause d'irritation pour la mu- ({ueuse laryngienne ; plus il a été violent, plus \ile aussi s'accumulera une uouvelle sécrélion, et le prochain accî^ se développera plus tàt.
Après que ta période convulsive a duré de trois à quatre semaines, dans d'autres cas, de trois à quatre mois, la période triliiiut ou de déclin commence peu à peu. La sécrétion catarrhale perd sa nature visqueuse el transparente, elle devient plus liquide, plus jaune, plus opaque, les crachats crus se transforment en crachats cuits. La modilkalion de la sécrétion prouve ici encore que l'hypéréniie cl l'irrilabililé de la muqueuse laryngienne ont cédé. Les causes d'irritation extérieures ne provoquent plus les accès quand elles sont de peu d'intensité; ces accès sont plus courts, parce que la sécrétion est éloignée plus facilement el que les phénomènes réilexes s'affaiblissent avec l'irritabilité moindre de la muqueuse; le vomissement qui terminait l'accès cesse, à moins que des irritations très-Intenses du larynx ne provoquent des quintes aussi violentes que les premières. Les rechutes se produisent avec une facilité exlraoi^ dinaire, si l'enfant n'esl pas soigneusement garanti contre toute influence fâcheuse; quand même la maliidie a disparu el que l'enfant a repris ses forces, la muqueuse du Wyiix reste encore pendant des mois excessivement sensible; chaque catarrhe, quelque léger qu'il soit, est accompagné pendant la toux d'un rèlrécîssement spasmodique de la glotte et rappelle à notre souvenir la maladie passée depuis longtemps.
Quant à l'examen physique, il ne fournit aucun signe palhognomonique pendant l'intennitlence : la sonorité à la percussion est normale; à l'auscultation un entend les sympli^mes du catarrhe. Si ces recherches donnent d'autres modifications, celles-ci appartiennent aux complications. Il est diflicile et pénible d'explorer la |)uitrine pendant l'accès même. Pendant l'inspiration profonde el sonore un n'entend pas le hruit respiratoire normal, mais la résonnance du sitlleiiient; pendant l'expiration saccadée, l'oreille perçoit bien l'ébranlement du thons, mais on n'entend pas de bruit distinct.
Quant A la lormiitaisoit de la coqueluche, elle su fait, dans la grande miyorilé des Câs, par la tjuérisoti. D'après une croyance populaire, elle ne peut pas s'établir avant la dix-huitième ou b vingtième semaine; c'est un préjugé humiliant pour U-s médecins et très-dangereux pour le public, par la raison qu'il engage à un lasser aller imprudent et à toutes sortes de fautes d'imprévoyance. I*ar un traitement rationnel et par des soins intelligents, on parvient presque tuigours à guérir cette maladie en quatre ou six semaines.
Dans d'antre? cas assez fréquents, la maliiUic ae termine par une 'jin^rUmi
meom^e; il reste des hernies ombilicales ou inguinales, mais surtout une dihtation des alvéoles pulmonaires, une augmentation de volume du poumon luimême, que nous décrirons sous le nom d'emphysème. Cet emphysème est cause qœ beaucoup d'enfants qui ont eu la coqueluche restent asthmatiques pendant toute leur vie. Enfin la coqueluche est fréquemment suivie de la tuberculose du poumon et des ganglions bronchiques, ou bien elle devient la cause d'un ramollissement plus rapide des tubercules existants, du passage de la tuberculose à la phthisie. La coqueluche conduit beaucoup plus souvent encore à la tuberculose dite par infiltration qu'à la formation et au ramollissement de tubercules miliaires, c'est-à-dire que la pneumonie catarrhale lobulaire, une des complications les plus fréquentes de la coqueluche, se termine par une infiltration caséeuse et par la destruction consécutive des lobules malades.
La terminaison par la mort est presque toujours une conséquence des rompHcaHonSy dont quelques-unes ne sont constituées, du reste, que par une extension anonnale de la maladie, ou bien elles sont la suite forcée de l'intensité même de cette affection. Si Tinllammation catarrhale se propage au delà des petites bronches et atteint les alvéoles, il se développe une pneumonie catarrhale; si quelques bronches restent constamment imperméables, si Tair ne peut pas arriver aux alvéoles auxquels elles aboutissent, l'air qui s*y trouve est résorbé, les alvéoles s'affaissent, leurs parois se collent, et Tatélectasie prend naissance. Nous avons dit, dans le § 2, qu'assurément presque tous les cas mortels présentent des indices de ces complications; nous les avons toujours trouvés sur les cadavres d'enfants morts de la coqueluche; cependant, malgré cette fréquente coïncidence, nous devons les compter parmi les complications de cette maladie, car les enfants qui ne meurent pas de la coqueluche se portent si bien, et souvent peuvent inspirer si profondément dans les intervalles libres, que nous ne pouvons pas admettre que tous soient atteints de pneumonie catarrhale et d'atélectasie. Dans quelques cas il est difficile de reconnaître pendant la vie ces complications de pneumonie catarrhale et d'atélcctasie.
Comme la première de ces maladies n'atteint généralement que quelques lobules, l'examen physique ne nous fournit pas d*éclaircissements; la percussion n'est pas modifiée, et jamais la respiration ne devient bronchique dans la pneumonie catarrhale lobulaire. Si un enfant atteint de coqueluche devient asthmatique; si, pendant le cours de cette maladie, il a de nouveau de la fièvre; si l'intérieur des mains est brûlant; si son âommeil est agité; si, dans l'intervalle des accès, il a une toux brève, sèche, le diagnostic d'une complication dangereuse, de la pneumonie catarrhale, est à peine douteux.
Par contre, lorsque l'examen physique montre un épaississement étendu du poumon, nous avons toujours trouvé dans les autopsies faites par nous un affaissement étendu du poumon; et le plus souvent nous avons vu en dedans de ces endroits atélectasiés des foyers isolés d'une pneumonie catarrhale avancée. Dams toute l'étendue de la malilé on obsene ou Tabsencc du bniit respiratoire, ou la respiration bronchique. Les phénomènes généraux qui accompagnent cette complication dépendent de la respiration incomplète; et tandis que dans la pneumouie catarrhale les enfants ont de la fièvre, une peau brûlante, qu'ils
sont très-agités, on remarque dans la complication eu questiou le pouls petit, la peau fraîche, et les enfants sont extraordinairement tranquilles et disposés au sommeil.
n est beaucoup plus rare que la mort survienne par suite d'une apoplexie. Les vaisseaux cérébraux dont la nutrition est normale se déchirent difficilement, môme quand ils ont à supporter une forte pression de la part de leur contenu; La coqueluche ne se complique pas aussi facilement qu'on le dit généralement de méningite, d'encéphalite, d'hydrocéphale, affections à la production desquelles une simple hypérémie du cerveau et de ses enveloppes ne suffit pas. Si, pendant la marche de la coqueluche, des complications surviennent, ce sont rarement des symptômes de ces maladies graves du cerveau, même elles sont rarement dangereuses. Elles sont dues à une pression intravasculaire du sang, ou bien elles doivent être considérées comme des phénomènes réflexes généraux (éclampsie). Enfin, il est très-rare qu'une inflammation croupalc dans le larynx ou dans les alvéoles vienne se joindre à la coqueluche et mette la vie en danger.
§ Hi. — Diagnostic.
Les quintes de toux isolées qui accompagnent la coqueluche ne peuvent pas être distinguées, d'après notre opinion, de celles d'une laryngo-bronchite catarrhale intense, développée sous l'influence d'un refroidissement, aussi peu que des quintes qui suivent l'introduction de corps étrangers irritants dans le larynx, ou bien de celles qui se produisent chez les personnes sensibles, surtout chez les femmes hystériques, sous l'influence des causes les plus légères; les accès de toux dans la coqueluche doivent leur caractère aux mêmes conditions physiologiques qui dominent les maladies susnommées. Il nous paraît donc inutile de faire un diagnostic difl'érentiel bien détaillé entre la coqueluche et les autres aflections accompagnées d'une toux spasmodique. Le caractère épidé^ mique de la maladie, le fait qu'on l'observe presque exclusivement chez les enfants, enfin la ténacité et la durée des symptômes empêchent toute confusion. Chez les très-jeunes enfants, surtout chez les curants à la mamelle, atteints de coqueluche, les phénomènes réflexes dans les muscles de la glotte manquent souvent, et par cette raison le caractère spécial de la toux fait défaut ; la maladie peut être méconnue, si l'on ne prend pas en considération l'épidémie régnante et la sécrétion visqueuse et abondante qui chez eux aussi ne manque pas de se produire.
J 5. — Pronostic.
Il faut savoir combien il est rare qu un enfant sufl'oque ou soit frappé d'apoplexie pendant un accès de coqueluche, pour assister sans inquiétude à un pareil accès. L'expérience apprend que les mères ont les plus grandes frayeurs * de la maladie, mais qu'elles sont trop peu inquiètes plus tard, et
ndent tranquillement la vingtième semaine, qui, d'après leur opinion, fin à la maladie, sans donner leurs soins et leur attention d'une
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manière suffltanle cvant cette époque. Les enfants qui n*ont que quelques maillas ou quelques mois sont le plus en danger, non pas parce que le trou de Boni n*ett pas encore fermé chez eux, et que le mélange du sang des deux oAlii du cœur les menace d'une cyanose aiguë, mais par la raison qu'ils succombent iadlement à tout catarrhe bronchique, de quelque nature qu'il soit; leurs bronches, d'un diamètre peu considérable, s'obstruent facilement, et c'est Fatéleetasie, on l'obstacle à l'échange des gaz dans les aWéoles, même sans atéleetasie, qui met leur vie en danger. Nous avons parlé dans le § 3, avec tous les détails, do danger qui peut provenir des complications; nous y avons fait mention également des maladies consécutives.
J s. — Traitement.
Prophylaxie. — Comme la coqueluche se présente presque exclusivement d*une manière épidémique, comme dans cette maladie il se développe souvent un contagium, la prophylaxie exige, quand les circonstances le permettent, qu'on fasse éviter les endroits où existent des épidémies de coqueluche, et qu'on isole les personnes, surtout celles pour lesquelles celte affection devient faci* lement dangereuse, comme les enfants petits, faibles, scrofuleux.
Comme la prédisposition est augmentée par de légers catarrhes et par toutes les causes qui produisent le catarrhe, on garantira soigneusement les enfants, eo temps d'épidémie de coqueluche, contre les refroidissements; on traitera Je simple catarrhe bronchique avec la plus grande attention ; tout comme en temps de choléra, on recommande à ses clients un régime sévère et l'on traite une diarrhée légère comme un mal dangereux. Dès que la coqueluche règne, je fais tenir la chambre aux enfants lorsc^u'ils sont affectés d'une toux légère, insigni- 6ante; je fais maintenir jour et nuit la température au même degré; je prolonge ces précautions pendant quelques semaines, et souvent j'ai vu ces enfants pré* serves de la coqueluche, tandis que d'autres de la même famille, qui ont présenté les mêmes symptômes, mais sans être soignés avec autant de précautions, ont eu la coqueluche.
Vindicaiion causale ne peut pas être remplie, parce que nous ne pouvons pas éloigner les causes morbifiques qui régnent épidémiquement et qui engendrent la maladie.
Vindication tnorbide demande le même traitement que nous avons recommandé pour le catarrhe laryngien et bronchique non épidémique. Le faU que dans la coqueluche twus avons affaire à un catarrhe^ nous garantit de cette chasse aux spécifiques, si inutile et si dangereuse, et exige impérieusement un régime que les médecins qui considèrent la maladie comme une névrose négligent ordinairement, au grand détriment des enfants. Les antispasmodiques métalliques : les préparations de cuivre et de zinc, le nitrate d'argent, ne méritent pas plus d'être employés que les antispasmodiques végétaux : la valériane, l'asa fcetida, le castoréum, Thuilc animal de Dippel. Il faut complètement rejeter l'emploi si vanté des cantharides, du phosphore, de l'arsenic, et il est ridicule d'employer à l'intérieur les pustules vaccinales desséchées, moyen qui pourtant
▲ fiffiMMia et b Ihéfapeati^pe ém
MtfÊàmmmà»'^ par contre, noat aiOBt précoonë h fof fflMfoBJrf aiee les ■iMiraifnte ifiaphoréliqoes) cMrtre les Gm priAcip» ont encore tonte lenr «alenr dans le trâlffnl de h cofidnclie. ^ippober croit qu'en maintenant nne températnre épie dans la ikunine que ks malades ne donrent jamais qnîtter, on parriendra, sans antre moyen, à piàîr ctiaqae cas de coqueluche en pen de semaines. Bien qne cette opinion soit un peu exagérée, j'ai suivi cette prescription, depuis qne je la connais, arec une exactitude rigoureuse et arec les succès les ptns EiToraMes, et je ne puis pas aisex la recommander. Si h maladie est récente, je (ais garder le lit aux oiEÛts et je lestais maintenir dans une légère transpiration; les tout petits eniuts ne doivent pas être couchés dans leur berceau, mais doivent être tenus an lit i côté de leur mère on de leur nourrice; de cette Gkou on parvient iiKilenient à les iaire transpirer. En même temps, on Cera entourer le cou d*nn bas de laine et eoBvrir h poitrine de flanelle, comme nous Pavons déjà recommandé pins haut
VhMMûm tfwupUmuiiiqHe exige d*abord remploi des mesures qui abr^[ent b durée des quintes de toux et qui en diminuent le nombre. Les quintes sont b conséquence de l'irritation catarrhale considérable de b muqueuse brjngienne; mais, sans aucun doute, ce sont elles qui entretiennent Finlensité ei b violence de cette irritation. Nous avons déjà vu que, si le dernier accès de toux a été fort, le frottement de l'air qui passe aura un effet excitant plus considérable, b sécrétion muqueuse sera plus abondante et l'accès prochain arrivera plus rite. Si l'on parvient i modérer les quintes, on abrégera par cda même la durée de la cofuduehe.
Dans ce but, je ne puis pas assez recommander aux parents intelligents, et surtout obéissants, qu'ils engagent les entants de cesser de tousser aussitôt que possible, qu'ils insistent même sur cet ordre avec une certaine sévérité, du moment que les mucosités sont éloignées. Il n'y a qu'une partie de la toux qui est involontaire; quant à l'autre, les enfants peuvent résister au chatouillement par une ferme volonté et abréger ainsi l'accès. J'ai entendu dire à la femme d'un général prussien, femme énergique autant que tendre mère, que la coqueluche ne pouvait être guérie qu'au moyen de la vei^e. Les mères ne doivent pas se lasser de faire ces recommandations, si le succès n'est pas obtenu au bout de quelques jours; mais elles doivent continuer pendant des semaines cette hygiène morab. Peut^re par ce fait que les adultes peuvent mieux combattre l'enrie de tousser, qu'ils cèdent moins à ce chatouillement, on s'explique pourquoi les même causes morbifiques produisent bien chez eux un catarrhe, mais qui rarement est aussi violent et aussi tenace que celui auquel nous donnons le nom é$ OHiueluche.
mesures sont puissamment secondées lorsqu'on donne aux enfants du
carbonate de soude ou de potasse à dose modérée, dès qu'ils sentent irenir Taccès et qnlte cherehent du secours, dès que le ràlement fin dans le larynx indique rapproche de la quinte. Les carbonates alcalins diminuent, comme tout le monde le sait, la viscosité du mucus; si donc on parvient à rendre plus liquides les mucontés qui entourent Tépiglotte, elles peuvent être éliminées plus facilement; enfin, comme après l'expectoration Taccès cesse d'ordinaire, l'emploi des carbonates alcalins peut être recommandé autant par la théorie que par l'expérience. Voici une potion très-souvent employée dans la coqueluche :
Prenei : GocheniUe o,80
Carbonate de potasse l,oo
Eau distillée 90,00
Sirop simple 30,00
M. s. a. Donner une cuillerée à café, dAs que l'accès menace de tenir.
Probablement elle ne doit pas son effet, souvent surprenant sur la diminution de la quinte, à l'influence de la cochenille, et un demi-verre de sodawater, pris de temps en temps, aurait certainement le même succès. On ne doit pas donner cette mixture selon la méthode ordinaire, c'est-à-dire c une cuillerée à café toutes les deux heures i, mais seulement quand le mucus s'est accumulé dans la gorge et qu'un accès est sur le point de se déclarer. Prescrit de cette façon, les parents emploient ce remède généralement volontiers et longtemps, car ils peu* vent se convaincre eux-mêmes qu'il rend les accès plus faibles et plus courts, € qu'il détache mieux la toux i.
Enfin, pour rendre les quintes plus courtes et plus rares, on peut encore employer, selon les circonstances, les narcotiques ; il n'y a pas un seul de ces remèdes, depuis l'extrait de laitue vireuse jusqu'à l'acide cyanhydrique, qui n'ait été recommandé avec emphase comme un spécifique contre la coqueluche. Mais c'est la belladone qui a eu le plus de vogue. Nous n'avons pas besoin de répéter que l'effet palliatif, le seul que nous puissions attribuer à ces remèdes, peut à la rigueur abréger la durée de la maladie. Mais comme toute cette classe de médicaments est mal supportée par les enfants, qu'ils donnent facilement lieu à des bypérémies cérébrales très-graves, on restreindra leur usage aux cas dam leS' quds le danger de la maladie elle-même remporte sur le danger que ces remèdes peuvent faire naitre. Quand Tenfaut rend à chaque accès tout le contenu de l'estomac, quand, par suite de ces vomissements et par Tinsoronie, sa nutrition est visiblement entravée, ou bien quand la déplétion incomplète des veines cérébrales pendant l'accès a donné lieu à dos symptômes de compression cérébrale, à des convulsions, etc., dans ces cas, mais seulement dans ces cas, on emploiera les médicaments susnommés, d'autant plus que l'hypérémio que l'on redoute de la part des narcotiques est un fait douteux. La belladone ne semble avoir de l'avantage sur les opiacés, etc., que parce que la pupille peut servir de point de repère pour contrôler le narcotisme. Si, d'après les motifs indiqués, on s'est décidé à donner les narcotiques, on prescrira aux enfants de deux à quatre ans, matin et soir, 7 milligrnmmos de belladone, en allant progressivement jusqu'à Z centigrammes, rarement plus, jusqu'à ce que la pupille se dilate. On ne doit
pas s*attendrc à un changement favorable dans les accès, avant d^avoir constaté les symptômes d'un léger narcotisme. On donnera la teinture d'opium à la dose de quelques gouttes par jour, et l'on n^augmentera qu'avec beaucoup de précautions.
L'indication s;mptomatique a en outre à remplir la tâche importante d'éviter l'accumulation de sécrétion dans les petites bronches. Nous avons vu que cette obstruction, déjà dangereuse en elle-même, devient la cause de l'atélectasie. D'après la théorie de Mendelssohn, la pneumonie catarrbale même ne serait pas due à la propagation de l'inflammation bronchique aux alvéoles, mais à l'obstruction des bronches et à la raréfaction de l'air dans les vésicules qui aboutissent à ces conduits, raréfaction due à la dilatation du thorax, sans que l'air puisse entrer dans ces alvéoles. — A raison de ce fait, les vomitifs ont une réputation méritée dans le traitement de la coqueluche; cependant nous ne pouvons pas approuver qu'ils soient donnés sans indication précise, tous les deux ou trois jours, comme il arrive trop souvent. Chez les petits enfants, dont les bronches sont étroites, le danger de l'obstruction sera plus grand, il faudra donc les surveiller de plus près. Si, immédiatement après l'accès, on entend encore sur la poitrine des râles, si l'enfant respire difficilement, et si l'on perçoit à plusieurs endroits du thorax la respiration diminuée, on n'attendra pas les symptômes d'une décarbonisation incomplète du sang, mais on donnera immédiatement un vomitif, et on le répétera chaque fois que les mêmes symptômes se reproduiront.
Enfin, dans la troisième période surtout, l'indication symptomatique peut exiger un régime fortifiant, des viandes, des œufs, du vin, des préparations femigineuses, quand l'anémie et la chlorose sont les phénomènes qu'il importe de traiter avant tout.
SECTION III
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