‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 26 sur 174 · PNEUMONIE CHOU PALE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE CHOU PALE

■lesi granulations graisseuses, enfin, à côté drainas de ^amilations et de moléales de graisse libres, on trouve encore dans Texpecloration des cellules de iiglBnenl noir en plus ou moins grand nombre. Bientôt après que l'infiltration a lemé de se faire, la résorption commence; cependant il se passe d'ordinaire des «■aines avant que la disparition complète de Texsudat piieumonique nous soit limontrée par Tauscultatioii irt la percussion.

Ceti de cette façon que se montrent un très-grand nombre de pneumonies ehei des sujets bien portants auparavant ; il y a même peu de maladies, à Texcepliin des affections miasmatiques, où les sympU^mes et la marche se reproduichei les différents individus d'une manière aussi égale que dans la pneuîe* Si Ton n'a été rendu attentif que de nos temps sur la marche évidemment cjdiqoe de cette affection, c'est qu'avant nuus on intervenait beaucoup plus actilinent et qu'on troublait ainsi l'évolution naturelle de la maladie. Il n'y a pas si Ingtemps qu'on eût considéré comme un crime de traiter une pneumonie sans ■ne ou plusieurs saignées.

Dans quelques cas on observe, il est vrai, vers le cinquième ou le septième jour ose rémission, mais les symptômes fébriles ne disparaissent pas complètement, h fièvre augmente même le jour suivant, et, pendant tfite rinfilîraiUm s'étend fk$ lot», la température de la peau atteint i!iO à li\ degrés centigrades, le pouls donne 120 pulsations. Cette exsudation considérable aux dépens du sang, exsu- Élion dont je puis évaluer le poids au moins à 1500 grammes en pesant compaiMivement un poumon sain et un i>oumon malade, en second lieu, l'épuisement il à la fièvre par elle-même, donnent à cette dernière, de même qu'à l'état ihéral, le caractère de l'adynamie : le pouls devient petit, mou, souvent irrégulier, les yeux sont tenies et enfoncés, parce que la graisse et les liquides ont dâpani du tissu cellulaire de l'orbite, la langue est complètement sèche et couverte d'un enduit rugueux, la tête est prise, le malade est tantôt affaissé, tantôt cicité, il se débat dans un délire furieux, au point qu'il est difficile de le retenir au lit. Si le malade n'est pas affaibli par des saignées, si à ce moment il al soumis à un traitement rationnel, cet état aussi passe à la guérison vers le oniième ou le treizième jour, et souvent d'une manière aussi subite que dans kicas que nous avons cités auparavant; mais la convalescence est alors beauemp plus longue.

Des phénomènes tout à fait semblables à ceux que nous venons de décrire ac- Cmpagnent le passage de l'hépatinatUm rmige à Vinpltratùm purulente; seule- ■ent, dans ce dernier cas, les symptômes de l'adynamie se montrent sans que la fneomonie s'étende plus loin. La fièvre augmente vers le cinquième ou le sep- Hflie jour, le pouls devient petit et extrêmement fréquent, la muqueuse de la kmche est collante et sèche; le visage se décompose, le malade délire ou est énnunétat de somnolence, la température monte considérablement vers le soir, faelquefois on observe de légers frissons; l'expectoration est plus abondante et nnierme une grande quantité de cellules qui ont subi la transformation grais- Mie. On voit qu'il n'y a que l'auscultation et la percussion qui puissent décider ■ dans ce cas on a affaire à une recrudescence de la pneumonie ou au passage fc cette maladie dans la troisième période.

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Si la pmeumomie alleiml en tieillardt ou dn $HJei$ IrH^fmm*^ 'û l'est pas fae> soin que h maladie Iraine en loi^iieiir oo qa elle le tenûae par rinlllIralNa piiralente pour donner lien an srmplAmes de radrnamie; ces derniers aa frt» senlent n tôt, ils le rattaebenl d'une manière n immédiate an frason initial et à riavafion de la fièrre, que les phénomènes du trouble dans les fondions naires sont eflacés par les graves àTmplômes de h fièrpe asthénique. Xooa f u que sovf ent de pareils malades ne se plaignent pas de douienn, qn^ils to«h sent feu ou pomij que leurs crachats n*onl ram de caractéristiqne; la fréqneaci de la respiration est attribuée à bi fièvre, et le malade ment^ dans beaucoup di cas, € d'une grippe nerreuse, d'une fièvre nerreuse, ou d'une fièifn gastrique », si le médecin n*ausculte pas avec soin el qu il se laissa indi erreur.par les symptômes exlérieura, qui, il est vrai, ont beaucoup plus de tm semblance avec ceui d'un typhus ipi*avec ceux d'une pneumonie chei un adulte et robuste. J'appelle encore une fois l'attention sur le fnason, qn manque jamais chez de pareils malades, et qui ne s'observe pas au comi ment du typhus.

Même chez des individus robustes et bien portants auparavant, il peut sedém» lopper assez tôt une fièvre asthénique, lorsque la pneuaiofii^ se mnyli|Mn, il qui n'est pas rare, ifim caiarrhe aigu de Fesiamac et de rinlfsliii, et prinôpaliit ment lorsque le catarrhe se propage au canal cholédoque, et qu'il donne liauè la rétention et à la résorption de la bile. Cependant, dans ces cas, les doulem% la toux, les crachats caractéristiques ne font pas défaut, comme dans la pMM"; monie des vieillards; mais la langue fortement chargée, le ventre ballonné, IV vomissements continus, et plus souvent les selles nombreuses et liquides, Il teinte ictérique de la peau et de la sclérotique, donnent un tout autre aspect à k maladie et produisent un grand affaiblissement du malade. Dans ces cas, le poril a de bonne heure une grande fréquence, la chaleur est extrêmement augmealélt assez tôt on voit se présenter les symptômes de toutes les fièvres asthéniqueit sécheresse de la langue, trouble des centres neneux, etc.

Enfin, le tableau de la pneumonie est modifié de la même façon quand maladie atteint les itragneSj ce qui arrive bien souvent; cependant il y a taincs particularités à noter. Au début, cette affection est souvent prise pour 1| ddirium tremensy parce que les phénomènes de l'activité cérébrale pervertie pm^ nenl de si fortes proportions qu'on ne fait pas attention aux symptômes de Fi^ fection pulmonaire. Les malades, souvent, ne peuvent pas être tenus un aiÉl instant au lit; ils parlent continuellement, sont souvent d'une gaieté folle, prii» tendent qu'ils ne sont pas malades, et ont ces hallucinations et ces délires spédw aux buveurs qu'on a privés subitement de l'eau-de-vie; ils voient des vers,dN souris et d'autres petits animaux; ils tiraillent continuellement la couvertUR il s'imaginent être très-appliqués à leur travail, etc. Et quand même un pareil Mp lade ne tousse ni expectore, quand même il ne se plaint pas de douleurs, il M l'ausculter avec le plus grand soin, surtout s'il a de la fièvre : plus d'un indiiiél chez lequel on avait cru reconnaître un delirium Irernem est mort avec la cam^ sole de force, et à l'autopsie on a trouvé une pneumonie ! Dans la marche nllé» rieure, le tableau de la maladie change; dans ces cas encore on voit appan||tra

KNEUMOMK CROl'PALK. 1/|3

Ici 8f mplèmes d'adynamie que nous avons décrits plus haut : le pouls devient fetiletirès-fréquent, la peau se couvre d*une sueur aliondaiite (signe de la para- Ijiie commençaate des muscles cutanés), sur la poitrine on entend des bruits qui iiaiteiii le boiiillouneuient (si|i;ne de la paralysie commençante des muscles bronrUques), la langue devient sèche, etc.

Qawil aux ierminaUoHê de la jmeitmonie, nous avons déjà appris à connaître la gnérison souvent si rapide dans les cas où Texsudat se liquéfie et se résorbe iprèa 1a temdinaison de Thépatisation. Même dans le stade de rintiltration purnlenle, le réiablissemeut complet est encore possible; seulement les malades, épuisés par la fièvre qui dure des semaines^ reviennent trés-lenteinent à la anlé; il en est de même de toutes les autres formes dans lesquelles le» malades psavent guérir malgré la fièvre asthénique qui s'était développée dans le cours fTaoe pneumonie à marche lente.

La lerminaiion par la mort pendant la première et la seconde période est doe principalement à ce que Thypérémie et Tccdème collatéral ont rendu impropres à la respiration les alvéoles non atteints d'inflammation; il est beaucoup plut rare qu'elle soit causée par l'extension de l'infiltration pneumonique. La djspnée poussée au plus haut dein'é, une expectoration abondante, écumeuse ou liquide, des bruits de râles humides dans les sections de poumon non en- Isaunées, TafEaissement subit du malade, la somnolence, les vomissements, la pesH Groide : tels sont encons dans ces cas, les silènes de la respiration incomflèle, du danger imminent de Tempoisonnement par l'acide carbonique. Si, à 10 monaenl, le secours n'arrive pas, la paralysie augmentera et le malade suceonbera en présentant les symptômes de l'œdème pulmonaire et de la paralysie des bronches. (Voyez chap. V.)

D est bien plus rare que la mort survienne dans la période de l'hépatisation range par miie de ladépïéihn invomplèle des veiin's rérébrales ci de Ve.rmiUU%oH «mue, qui en est la conséquence. La cyanose de la face, à elle seule, ne suflit pis pour faire craindre une hypéréniie cérébrale dan^^ereuse; la céphalalgie, les déliies, ne nous autorisent pas à concevoir cette crainte et ne justifient pas les mesures thérapeutiques commandées pour cette maladie du cer\'eau. Mais si le ■olade devient somnolent sans que ct*tte somnolence puisse être attribuée à roabarras de la respiration, s'il ressent des fourmillements, si ses nuMnbres i*fliigOurdissent, si Ton voit sunenir des contractures et des imralysies passa- (ères, alors le danger d'une compression cérébrale très-grave devient évident. Si Ton ne réussit pas à éloigner ces symptômes, ou peut voir sunenir le coma, iecanis, enfin la mort au milieu de phénomènes apoplectiques.

En troisième lieu, et le plus souvent, la mort, lorsqu'elle survient pendant rképalisation rouge, doit être attribuée â X épuisement^ soit que la maladie frappe Ibb siqets affaiblis et des vieillards, pour les<|uels une pneumonie, même d'une UUe étendue, constitue une maladif^ très-grave; soit que, chez les buveurs qui m besoin d'absorlier des excitants pour arriver à l'innen'ation normale et qui tadilent aussi longtemps qu'ils n'ont pas bu d'eau-de-vie, la privation de cet iicitant et la faiblesse amenée par la fièvre donnent lieu à l'iistliénie et enfin â h paralysie; — soit que la complication du catarrhe intestinal et de l'ictère aug-

fVt wirrcLi se rjioisnK mjK>3umE

I» ï'^^çnîsMm^fÊiz — ^néa. «il fg Aa A» iiiiikiM imm et rolwmM m rmsc. b kM^ae Aoffiîi^ «i» b feue ftmiaai mae pneoBouie à marche leilB r<uiH9lMB c4V9MKribi^ ffVEsesc ks ^flcviEiw Iniis tntt fcs ciSy l'embeRM i iMMArraoi a^pKfilf!' jasqa'i ^tr%t àt wiiln»l: le pools défient de phi' oita p<tit. la fK^a se cûotiv Tnae âorar rôifeit. et, dins cet cas encora, I ottbdes fWTooibeiit ftaakneat à ïVpêffMÛe passrre, à FoMlèiiie passiroti

La sort ssmeot aa mîliea de snapiôBes iMi à Eût senblables,.qiiiiHl, dl le tmaàimÊ stade, retui de nBfikratioa paraleate. les feices ne sont pas sa! SMlei fumr résister à la longue darée et à nniensilé de h fièvre.

P^nai les lenninaîsoBs qne no«e$ vrhis îndiqaêes dans le $ 3, la irmuférm litm 4f U fm/immnmkr m nkœ^ ne pe«t sovnrat être reconnue avec sûraté f lorvfiie des phénomènes phTmpies non» dênHMitrvnt la présence dans le fm Bnn d'âne eicavation asseï coasidêraMe. Nais si le firissonnement léger f accompagne rinfihration pomlenle se transforme en firisBon refenant loaili sein, s des crachais ^ jaunâtre, plus ou moins pipnentés, sont espeetin en énorme quantité, si Ton y découvre, par le microscope, des fibres élasliqa disposées comme dans les ahéoles pulmonaires, on peut diagnostiquer avec bw coup de vraisemblance un abcès du poumon, à h condition que tous ees SfBf tAmïes se rattachent tMMèrfMfemcNl à ceux d*nne pneumonie aiguë. Si ÏM pulmonaire conduit à la mort, cette dernière sera précédée des nrômes phim mènes que ceux qui accompagnent Tinfiltration purulente quand elle doit aid une terminaison funeste. Si Fabcès guérit, rexpectoralion p»tl sa couleur fb à mesure que Fenveloppe du tissu conjonctif devient plus complète, les cracM prennent une couleur jaune, et si la caverne finit par se fermer, Texpectonii cesse. Si pendant quelque temps il persiste une caverne tapissée d*ttne MB brane pyogénique et entourée d'un tissu cellulaire calleux, elle aura la mis marche, elle donnera lieu au même danger que les cavernes bronchectaHiM que nous apprendrons à connaître plus loin. La formation nouvelle de tissa M nectif et la contraction de co dernier autour des cavernes conduisent aux mta resserrements dn thorax que ceux dont nous parlerons dans le chapitre dté.

Le fnwiQf à In gangrène^ la plus rare terminaison de la pneumonie, se Inli par une expectoration d'une couleur gris noir et d*une odeur infecte, en ali temps que se présente un alTaisseraenl extraordinaire des forces. Dans cm a encore, on peut apercevoir les signes physiques de la formation d'une cavnl

l>e pOMMngf à rinfiUralion lubfrmleHse se voit non-seulement ches les fff s^innes qui ont de vieux dépôts tuberculeux dans le poumon, mais encoit éi des sojetj» auparavant biens portants, surtout chei les emphysémateux, quaniil sont alteinU de pneumonie croupale, ce qui. du reste, n*arrive pas aoufBÉ ilans ces cas, la fièvre diminue bien pendant les jours critiques, mais elle i disparaît pas aussi complètement que si la maladie se terminait par riauliiiii les mabMles ne se remettent pas, la toux et la dyspnée persistent; v^s le aoÎTil poub devient plus fréquent; Fauscultation et la percussion montrent que la csM pncilé du parenchyme pulmonaire continue d'exister. Après quelque tenqpii I fonte de Tinfiltration s'opère en laissant de vastes destructions du pounmn; pU

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