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TUBERCULOSE INFILTRÉE

g 3. ~ Anatomie pathologlqoe.

Lonqm rinfiltretion tuberculeuse procède d'une pneumonie croupale, < la granulée de la surface de section se perd insensiblement, Texsudat pneuderient de plus en plus pâle, gris rougeàtre, à reflet jaune asseï sensi- 1. L*ex8adat devient en même temps plus sec et friable, enfln jaune, puis BDÎde, gras, caséeux et mou. Arrivé à cet état, il se fond tôt ou tard en pus baraileox » (Rokitansky). Le microscope fait reconnaître encore ici un détritus ilkÉlaire de la fibrine, des jeunes cellules et des débris du parenchyme. Lonqne l'infiltration tuberculeuse n'est qu'une suite de l'infiltration dite gela- MBie, nous voyons dès le commencement de la maladie quelques lobules situés la swface ou aux bords de l'organe, ou bien le parenchyme qui entoure les bsitules miliaires se transformer en une masse grise ou gris rougeàtre, homo- ■e, i reflet mat. Petit à petit on voit se dessiner dans ces parties grises quel- Mi places blanchâtres ou jaunâtres, qui grandissent jusqu'à ce que tout le lobe ■M paraisse à la section uniformément jaune, lisse et sec. De très4>onne l'infiltration tuberculeuse conduit encore ici à la phthisie : le tissu devient humide, se fond, et rapidement il se forme des cavernes d'un aspect irréiHer, anfractueux. Vu le siège très-souvent périphérique de cette infiltration bercnleuse, et la rapidité du ramollissement et de la destruction des parties lltrées, on observe ici, bien plus fréquemment que dans la tuberculose miîre, des destructions de la plèvre et un pneumothorax, avant que des adhé- ■eet snflBsamment solides des deux feuillets de la séreuse aient eu le temps de bnBer(i).

■ Infoeb U laryngite ne survient qu*& une époque plus ou moins atancée de U phthisie pulmân^ n'ont encore présenté aucune espèce de symptôme qui puisse révéler chex eux Texis- ■• d'me affection quelconque du poumon, lorsqu'ils sont atteints d'une angine qui ne pré- Et d'abord rien de grave. Cependant la voix reste enrouée; le larynx est le siège d'un de gène phitét que d'une véritable douleur; au bout d'un temps plus ou moins long, revient par quintes plus fatigantes; U sensation pénible, bornée d'abord an larynx, iuccesttvement k la trachée-artère et aux bronches; chaque quinte de toux détermine

• Mffte de picotement désagréable, une chaleur incommode, quelquefois même une véritable derrière le sternum : ici on peut suivre en quelque sorte pas à pas les progrès de la

e qui s'est successivement propagée des organes de la déglutition et de la voix à la , aux bronches et & leurs ramifications. Alors seulement la maladie revêt un carac-

• pte grave : la circulation se trouble, la nutrition commence à s'altérer, et bientôt on ne Mflm àomUr que les tuberculfi n'aient prié naU$mce dont le pmtnehyme pulmonaire. •

{Note de fauteur.) fL) Le propre de la pneumonie tuberculeuse est d'envahir par poussées successives de plus otf te grandes masses du poumon. Une ou plusieurs de ces masses ou lobules peuvent se mor- Iv dans leur totalité, se ramollir et Tormcr une cavité ulcéreuse. C'est un processus trèsiÉl de la gangrène. Une semblable cavité montre souvent à son intérieur des fragments de tikèfÊliÊé grisâtre, dont les coupes microscopiques montrent des éléments épithéliaux en Htai gnudolevx remptissant les alvéoles pulmonaires. Les parois de la caverne sont formées ^fli tiaiu liéyatiaé dont la stnietoro est analogue : alvéoles pulmonaires rempliat par dos Hwjéyitliélialea eo dégénérescence granolo-graisseiise. • V. C

y^mzMKÏijmit l'UÏnijzjklTi &ai>i2ir des bri'ridkes se àistinpieikt des i «H|hwii'riii tnbemiksiu iiao^. ^jin'est nen qn'i la Innûér^ c4iT<ne d'une bronche qw Fn dt^x^ovre an idjIm de di^ciui de ce§ foyers janaes ^1 ». Absb bafleaifft qw m ififiitrats K#al tnUAués d'os pareiirhvme tonteikaiit de rair, — et c^cil qn'ik fooi saîllû; k plas diâtioiCteineDl sur h sariaoe de sedkw. et plus ouaîfesteiiMr&t rimpresâvo de ikrads oq de widiiks, — mi féÊÊBH (éai* raknieat avec beanomp de facilité à les poarçuivie daai «ae partie de tatf élendoe, et à recoDuaitre ea eax des cylindres caséeox dirâês mnamaaleit Lers léskMis analMO iqnes sont beancoop plus dîi&ciks ei sonrenl uipaaikki I apprécier à leur jute valeur, brsqœ les foyers casêeia se tnHiiCBt, tomam ok se reocoolre fréquemment, eniennés dans un tissa œUalaiie calWiai, pnM d^ooe pneumonie interstitielle concomitante ^3». Des cas semblables, daaa 11» quels le poumon est en partie transformé en tissu cicatriciel fris au aoifilny m partie occupé par des foyers caséeui et crétacés* enfin en partie creaaé de c» Ternes rondes ou d'excavations oblon^ues« ne nous permettent plus de remiMlV à l'origine du processus, dont révolution est déjà terminée et qui n'existe phi que dans ces résidus. La (aute la plus grande de toutes serait de Tooleir îifilK de la présence, dans un pareil poumou, de quelques tubercules crus ou ji Torigine tuberculeuse des autres modifications susmentionnées.

{ 3. — SviDpldnies et marche.

Lorsque la pneumonie croupale est destinée à passer a Finfiltration tabmif| leuse, elle montre quelquefois dès le début certaines particularités : la fréquemij du pouls est très-grande et dépasse 120 pulsations à la minute; les cracbals la couleur foncée du jus de pruneaux, à la|uelle on attache avec raison uuei»; guification fâcheuse. Dans d'autres cas, la pneumonie ne se distingue par rien particulier au commencement; mais au cinquième, au septième ou au neufii Jour la rémission se fait vainement attendre ou n*a lieu que très-incomplétemflj^^ le pouls reste fréquent, les signes physiques d*une augmentation de deniilé parenchyme pulmonaire persistent (3). Dans la deuxième ou troisième sei arrive une exacerbation de la fièvre, surtout le soir, puis viennent les nocturnes épuisantes, et dès ce moment l'évolution de la maladie offre uni

(i; La forme de broncho-pneumonie tuberculeuse que Niemeyer décrit ici est ilfjliiiiiiiifls p^' le aiége det granulations tuberculeuses autour des petites bronches. ¥• d

(3) On trouve précisément, au milieu de ce tissu ardoisé de pneumonie intnniilidat ia granulations tuberculeuses parfaitement nettes, bien que très-anciennes. Il existe ma particulière de phthisie granuleuse où l'on trouve dans les deux poumons des Hots d* ardoisée au milieu desquels il est facile de reconnaître une grande quantité de anciennes ou encore semi-transparentes. Y. Ci

(3; Nous avons rapporté, dans le livre sur la phthisie pulmonaire que nous avoni paUiè I oouimuM, H. Uérard cl moi, plusieurs observations de pneumonie caséeusc lobaira oè let i%i physiques, l'absence de murmure vésiculaire, la respiration bronchique, la nutiCé abMiM* la base du poumon, auraient pu fisire croire à une pleurésie, si U vibntioa vocale éai fn thoraciques n^vait pas été conservée. V» CL.

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a ifui se confond avec celui de la phthisie aiguë galopante {phlhûis ftih- )• Les grandes deslnictions que cette forme surtout entraîne dans le poui donnent plus particulièrement naissance à des bruits caverneux, t complication d'une tuberculose miliaire chronique par une pneumonie lolire gélatiniforme, se terminant à son tour par une infiltration caséeuse et la e du tissu infiltré, ne peut guère être reconnue dans la plupart des cas; UeoTB ce n*est là, le plus souvent, qu'une question de plus ou de moins, atla que quelques traces au moins d'infiltration gélatineuse ne manquent pour B dire jamais dams le voisinage des tubercules.

Miqn'aux symptômes d'une tuberculose miliaire chronique s'iyoute, de fti autre, une plus forte fièvre accompagnée d'une douleur pongitive en resuit, que Texpectoration montre à plusieurs reprises une teinte sanguinolente, pi'en même temps la matitc et la respiration bronchique s'étendent avec une ade rapidité, on est en droit de supposer que le processus en question a dû ndre un plus grand développement, car le siège périphérique et l'extension ide caractérisent beaucoup moins le tubercule miliaire. Dans des cas semblaly la maladie suit généralement une marche très-aiguë ; l'expectoration dent très-copieuse, et souvent on entend la respiration amphorique et les râles laUiques. Je ne suis pas encore en état de dresser une symptomatologie aptenant à l'infiltration caséeuse et à la fonte du parenchyme environnant les nches, de telle sorte que le tableau de cette maladie soit facile à distinguer celui de la tuberculose miliaire chronique, telle que je l'ai décrite au chare précédent. Je crois pouvoir simplement exprimer l'opinion suivante : Si les res symptômes de la phthisie pulmonaire sont positivement et longtemps prélés de ceux d'un catarrhe simple, et en particulier d'un catarrhe simple du jnx et de la trachée, et si ensuite cette phthisie pulmonaire, une fois pro- Bcée, reste exempte des symptômes d'une phthisie intestinale et laryngée, n il y aura une grande probabilité qu'on se trouve en présence d'une phthisie Bîuberculeuse. — Et réciproquement, si avant le commencement de la toux, riiémoptysie et des autres symptômes plus particulièrement locaux, il y a eu légers phénomènes fébriles, de l'amaigrissement, de la pâleur et d'autres ■ptômes d'une maladie générale, ainsi qu'une dyspnée dont la raison ne peut (• constatée par l'examen physique, et si plus tard les symptômes d'une dûsîe intestinale et laryngée se prononcent fortement à côté de ceux de la tfhisie pubnonaire, alors la probabilité sera au contraire du côté de la phthisie ierculeuse.

m k» ^ Traitement.

D n*e$t pas probable %iu'il existe un moyen quelconque capable d'empêcher ■(pneumonie croupale de se transformer en infiltration tuberculeuse.

Le traitement de la pneumonie gélatiniforme et de l'infiltration tuberculeuse pi en résulte se confond avec celui que nous avons recommandé contre la Mbercidose miliaire i marche très-rapide.

En traitement circonspect et rationnel de l'inflammation chronique qui, de la

paroi bffOBfkî^ae. ^foe les ceDale< pafaBOBaîrrs toîsîbk H estntee ndHi ^iom CÊsèfwse H ennte la destractîoQ ém pawchiwie pJiiMirp, »■ Iriilwn aiBs eooçii fdviiit des résiiHals rpbthviBeiit fovorÂles. — Le bal qoe d iwioiwiire la thérapeutique est Euîle à comprendre. hxvaX toat* Q faoi piéM fer le salade dans le trutemeot de cette infbmmation, comine daas ceU i n'ioipdrte 4|iielle antre, de toote influence nuisible qni anrut pour tèsàÊMÊL « d'entretenir, soit d'a^rarer le trvrul inflammatoire. !(oqs deîmis conpicni dans ce nombre la respiration d*on air cbar^ de poussière oo de Inmée, fi air trop chand on trop froid. D ne doit pénétrer dans les Toies aérîennei ■ lades, enflammées, qn*un air tîéde, et. autant que possible. d*une tempfcilM tonjonn égde. D Euit Teiller arec la même prudence i ce que le malade ifi les refroidisaements de la peau, qui de même qu*ils en{:endrent soutent A inflammations des Toii aériennes, peurent déterminer une ^pvration de edh qui eiistent. On ne saurait croire combien ces préceptes si simples, qui se pii sentent d*eui-mémes i Fesprit pour peu que Ton se fasse une juste idée de I phthisiey sont néglî^ par un grand nombre de médecins. Beaucoup de M lades quiy pour èti^ guéris de leur phthisie commençante ou de leur tnbemki (on se sert indifléremment de Tun et de Tautre nom), doitent aller en été ai eaux d*Ems ou de Salibrunn, faire un séjour d'automne à Méran ou sur le h de Genève, et enfin passer l'hiver i Alger, au Caire, sur Tile de Madère, nèiri jusqu'au commencement de leur cure la vie la plus imprudente, parce que Ni si^esl abstenu de leur donner des instructions hygiéniques nettes et préckes. 01 les voit s'exposer i Tair frais du soir, aller en société, vaquer à leurs aflaini|ll cela parce qu'ils se promettent un plein succès du traitement qni va IneÉM commencer. Une fois arrivés aux endroits dont le climat doit contribuer i Vm guérison, beaucoup d'entre eux meurent encore plus vite qu'ils ne seraient hniI chez eux, parce qu'ils attendent des merveilles du nouveau séjour, parce f/l attribuent à l'air de Momtreux, d'Alger, du Caire, une action spécifique sar I poitrine malade, parce qu'ils s'écartent encore plus qu'auparavant des prieefli de l'hygiène. Et en effet, lorsqu'on assiste à ce train de vie, d'une impmdeMi incroy^le, que mènent la plupart des malades réunis sur les bords du lae é Genève, lorsqu'on les voit participer à toutes les fêtes, se promener le soir, Mu des courses en nacelle sur le lac après le coucher du soleil, etc., on vient ma gré soi i se 4îre, que dans ces beaux cimetières de Montreux et de Clareoci sur les tombes desquels sont inscrits des noms du monde entier, repose phi d'un individu qui, par sa propre faute ou par celle de son médecin, a sutcoJÉi i une mort prématurée, loin des siens, sur une terre étrangère. — Les prica» lions doivent augmenter lorsque l'invasion des phénomènes fébriles nous M' nonce l'extension ou l'eiacerbation de la pneumonie chronique destructive. I l'opinion d'après laquelle la fièvre hectique des phthisiques est aosei biei M symptôme de la pneumonie chronique destructive, que la fièvre qui aicxomp^fi un catarrhe aigu ou une pneumonie croupale est le symptôme de ces infliiiM lions aiguës, était plus généralement partagée, si la première manifestation twà fièvre légère revenant tous les soirs, engageait les médecins un peu phs frii cela n'a eu lieu jusqu'à présent à recourir aux mesures qu*exige Vi

TUBEnCtLOSE MIUAIDE AIGUË. 209

de nuflunnuitioa chronique, si roii confinait immédiatement de pareils malades dans leur chambre, et au besoin si on leur faisait garder le lit jusqu*à disparition entière de tout phénomène fébrile, on pourrait se féliciter d*obtenir dans le taraitement de la phthisie des résultais beaucoup plus heureux que ceux obtenus jviqu*à ce jour. Je possède une série d'observations soigneusement recueillies, qû prouvent qu'à partir du moment où les malades s'étaient décidés à se sou- ■etlre aux prescriptions sévères susmentionnées, la fièvre hectique ou mieux rudlammation chronique et la fièvre symptomatique concomitante offraient des rinûasions et disparaissaient, et que ces individus reprenaient leur ancien poids iMt en étant porteurs de grandes cavernes dans les sommets des poumons. Ces observations se rapportent en partie à des malades qui avaient consulté de nombreux médecins et des plus renommes, et qui m'ont affirmé de la manière la plus positive qu'on leur avait bien prescrit des médicaments, des cures de lait, do petit-lait, d'eaux minérales et autres, mais que jamais on ne les avait traités tfoc une rigueur aussi grande que la mienne ; ces observations prouvent ainsi i l'évidence que l'opinion d'après laquelle la fièvre hectique est le plus souvent iB symptôme d'une inflammation chronique, est encore bien loin d'avoir gagné suffisamment de terrain dans la pratique médicale. — Une tâche non moins importante qui incombe au médecin appelé à traiter la pneumonie chronique . destructive en question, consiste dans le soin d'augmenter les forces du malade t et d'améliorer la nutrition, non-seulement parce qu'il faut chercher à soutenir les forces jusqu'au moment où le processus morbide dans l'intérieur du poumon pourra arriver à extinction, mais encore parce qu'il est permis d'espérer qu'en réparant les forces et en améliorant la nutrition du malade, on remédiera en ■éme temps à ce manque de résistance, à cette vulnérabilité d'où dépendent Topiniàtreté de ces troubles de la nutrition et la tendance à la transformation caiéeuse des produits de l'inflammation. Pour répondre à cette indication, il y a lieu de recourir aux cures de lait, à l'huile de foie de morue, aux analeptiftts, dont nous avons parlé longuement dans le chapitre précédent, et l'eflicacilé de ces moyens se comprend beaucoup mieux dans la pueumouio chronique destructive que dans la tuberculose proprement dite.

ARTICLE III

TUBERCULOSE MILIAWE AIGUE.

g 1". — Puthogéuie et étiologi(<«

La tuberculose aiguë, qu'il ne faut pas confondre avec la phthisie aiguè, conlistc dans une formation rapide de nombreux tubercules miliaires, aussi bien hns le poumon que dans la plupart des autres organes. Rien que cette extenten suffit pour démontrer que la maladie n'est pas l'effet d'une cause agissant hcalement, mais qu'elle dépend d'une anomalie générale de la nutrition. Cette ' lipposition est confirmée par les symptômes et la marche de la maladie : les pkMhioHièiies les plus importants sont ceux d*un état fébrile gravoi les altérasncaETca. — 3* édit. \. — \\

210 JULUMES DU PJUUESCanE PTiaOSAIEE.

tfcmf locales sool beaocoop moins importantes, bien plus, les combent pour ainsi dire toQJoon à la maladie générale, avant qoe 1 rules aient sobi des métamorphoses altérieores.

Quant à la priévfpmiUm à la tuberculose miliaire aiguë, tout ce ( pouvons en dire, c*est que la maladie frappe rarement des indifidns que dans la plupart des cas elle se développe chez des individus atleû tuberculose ancienne, souvent même inaperçue; elle se manifeste, ei plus fréquemment pendant la durée des naladies aiguës ou chroniques, dant leur convalescence. Nous connaissons encore bien mmns les eam minanUê qui provoquent la maladie, quand existe une pfédisposition moins grande A la contracter.

g 2. — Analomie poUioiogîqiie.

Si nous trouvons sur le cadavre des granulations de la grosseur d*ttn Kemoule à celle d*uii grain de millet, semblables à de petites vésicules rentes, granulations décrites par nous sous le nom de tubercnks mîlîoî; si nous trouvons ces granulations nnifarmément réparties dafès le po les feuillets pleuraux sont en même temps comme parsemés de tuber peut conclure en toute certitude, même sans avoir suivi la maladie sujet a été atteint d*une tuberculose miliaire aiguë; jamais dans la tut chronique on ne rencontre une pareille uniformité, et toujours à tubercules crus on voit dans cette dernière affection des granulations caséeuses, qui annoncent que les tubercules se sont déposés lentement cessivement dans les tissus. Dans la plupart des cas, le foie, la rate, li organes qui bien rarement sont affectés de tuberculose chronique, sont lement criblés de tubercules miliaires. Souvent enfin on trouve de noi granulations sur la pie-mère, aux environs du pont de Varole et du chii nerh optiques, et une hydrocéphale aiguë des ventricules.

Le parenchyme pulmonaire est gorgé de sang, plus ou moins (B4 très-souvent on trouve dans les glandes bronchiques et dans Tun o sommet du poumon, les résidus d*une tuberculose chronique d'origine mont ancienne et généralement peu étendue. Les cadavres des individi de* tuberculose miliaire aiguë ressemblent à ceux des individus morts ladies aiguës du sang, similitude qui, après avoir commencé pendan survit encore à la morl. Le sang est foncé eu couleur et fluide, il fuse parties déclives, d*où résulto une hypostase cadavérique étendue; les sont rouges, môme la rate est souvent légèrement enflée et ramollie.

g 3. --' Symptômes et marche.

Lorsque dans le cours d'une tuberculose chronique avancée, déjà

pagnée de fièvre hectique et de sueurs nocturnes, ou bien dans une

avancée du typhus, etc., il se développe une tuberculose miliaire aigu

irMqtie imponible do la reconnaître, attendu qu'il est difficile de savi

TUBERCULOSE NILIAIRE AIGUË. 211

tène et Pépnisement rapide des forces dépendent de la maladie principale ou de la compUcation. L'examen physique de la poitrine donne des rteultats négatib, et même cette circonstance, c'est-à-dire la disproportion entre la grave atteinte de l'état général et le peu d'extension d'une tuberculose existante, peut dans certains cas être précieuse pour le diagnostic.

La maladie prend un tout autre aspect lorsqu'elle vient frapper des individus ains en apparence, c'est-à-dire des personnes chez lesquelles la maladie chromquedu poumon avait échappé jusqu'alors à l'observation. Dans ce cas, nous la Tojons assez souvent débuter par des frissons répétés, une grande fréquence du poQb, un état général grave qui peut être difficile à interpréter, attendu qu'on De rencontre aucun signe d'affection locale. Bientôt la fréquence du pouls arrive à un degré extraordinaire, des sueurs abondantes couvrent le malade dont ranéantissement fait des progrès journaliers; la langue se dessèche, le sensorinm se prend, et il survient des délires ou un état comateux qui rend le malade indifférent à tout ce qui l'entoure. Ces symptômes d'une adynaroie faisant des progrès rapides sont accompagnés, il est vrai, de toux et de dyspnée, mais l'examen de la poitrine, toutes les fois qu'on y a recours, ne montre nulle part une infiltration du poumon. On n'entend que des rhonchus sibilants ou quelques rtles peu nombreux. Les symptômes que nous venons de signaler ressemblent Idleroent à ceux du typhus, que les diagnosticiens les plus consommés avouent avoir rencontré des cas dans lesquels une distinction entre Tune et l'autre aflec* tioh a été de toute impossibilité, et avoir perdu des malades supposés atteints de tjphus, qui n'ont eu qu'une tuberculose miliaire aiguë, et réciproquement. La distinction devient d'autant plus difficile que les symptômes du catarriie sont OHHns intenses dans la tuberculose miliaire aiguë, que l'examen de la rate offro moins de résultats, que la marche est plus rapide. Dans le môme laps de temps Itt'il faut ordinairement à un malade pour succomber au typhus, quinze jours OQ peu davantage, un individu peut mourir également d'une tuberculose miliaire a^ê; il est plus rare que cette terminaison n'arrive qu'au bout de cinq à six semaines. Le malade meurt, cela a été dit, consumé par la fièvre, absolument comme dans le typhus, la scarlatine, etc., où il peut succomber à la fièvre noie; le pouls devient toujours plus petit, toujours plus fréquent; et à la fin les veines pulmonaires ne peuvent plus verser leur sang dans le cœur incomplètement vidé : il se produit un œdème pulmonaire, une paralysie des bronches, one asphyxie.

La marche est modifiée cl la mort arrive plus lot, quand à ces phénomènes rajoutent une méningite tuberculeuse de la base du cerveau et une hydrocéphale aiguë. (Voyez les chapitres correspondants.)

i h» — Diagnostic.

An début, si des frissons se répètent sous un type à peu près régulier, on pourrait confondre la maladie avec une fièvre intermittetUe. Mais on ne tardera PM de s'apercevoir que les intermittences ne sont pas complètes, que la quinine ^ donne pas de résultat, que la maladie est accompagnée d'une irritation de la

212 MALAlHEi» Ht' PJUIE5CUTME

muqueuse bronchique que Ton n^est pas habitué à toir dans la fiiire i tente, que la fréquence du pouls va continuellement en aogmentaBl, et i maladie dans son ensemble offre un caractère beaucoup plus pemiden ^ iïèrre intermittente simple.

Dans d'autres cas, la maladie offre au début de la ressemblance mvi raiûrrhe bronchique étendu et accompagné de fièvre; surtout alors que fa est intense et fatigante. Nais ici encore les doutes seront promptement dis car la violence de la fièvre, la rapidité du collapsus, la marche pera» auront bientôt fixé le diagnostic.

Le diagnostic différentiel de la tuberculose miliaire aiguë et du tffphuê i sur les éléments suivants : 1* La toux et la dyspnée se montrent d'une m beaucoup plus précoce et plus intense dans la tuberculose miliaire aigoi dans le typhus. Dans le typhus exanthématique, il est vrai que l'on trouve < ment de trè»4)onne heure des symptômes de bronchite intense, mais c'esl cisément ici que le diagnostic devient facile, parce que l'éruption, da typhus exaiithématique, est pathognomonique et ne peut guère passeï perçue, tandis que ce signe fait défaut dans la tuberculose miliaire aigi 2? Même dans le typhus abdominal, il est rare qu'en examinant avec atti et à plusieurs reprises on ne découvre quelques taches isolées de roséole à gastre, taches qui manquent également dans la tuberdulose miliaire aiguë ( 3* Rarement on découvre dans la tuberculose miliaire aiguë un gonflement rate, et presque jamais, si ce gonflement existe, il ne gagne de l'imporl Dans le typhus abdominal, ce gonflement se remarque au contraire presqut jours, et s'il est vrai que dans le typhus exanthématique il peut ne pas ei l'évidence de l'exanthème rend alors ce signe beaucoup moins indispensabl fi* Le météorisme manque rarement dans le typhus abdominal, il en < même des selles liquides, de la [sensibilité de la région iléo-c(£i*ale; ces f tomes ne s'observent pas dans la tuberculose miliaire aiguë. — 5* Le typh complique pour ainsi dire jamais une tuberculose chronique; la tubercules liaire aiguë frappe au contraire presque toujours des individus atteints de maladie. Une matité de l'un ou de l'autre sommet du poumon offre doi point de repère important pour le diagnostic. — 6"" Wunderlich a remarqu* dans la tuberculose miliaire aiguë l'élévation de la température est beai moindre que dans le typhus, qu'elle atteint rarement /!iO degrés, et qu'elle nullement en rapport avec l'énorme fréquence du pouls.

J 5. — Pronostic.

Le pronostic citt presque absolument mortel dans cette maladie. Que observations isolées (Wunderlich) seules permettent d'admettre que les i tules une fois déposés peuvent rester slationnaires et être suivis de guéi

(1) Bien que quelques auteurs, Waller, Thirial et Lcudct, aient observé des tacha abdominales dans plusieurs cas de phthisie aiguë, nous croyons qu'elles doivent être bieo et ftagaees; dans un assez grand nombre de cas de phthisie aiguë que nous avoof olit » Hérard et moi, nous ne les avons jamais rencontrées. V. C

CANCER DU ROIJUON. 113

Même les câs dans lesquels la tuberculose aiguë a subi un temps d*aiTôt pour se tnmsfomier en tuberculose chronique et en phthisie sont certainement des plus rares. Plus la fièvre est intense, plus les phénomènes cérébraux sont pro* noQcéSi plus aussi la Gn est prochaine.

J 6. — Traitement.

Le traitement de la tuberculose miliaire aigué ne peut être, et cela se conçoit, qœ gymptomatique. Le symptôme le plus important, c*est la fièvre, car c*est à la fièvre seule que succombent la majorité des malades. On fera bien de donn^ de fortes doses de quinine, surtout au début de la maladie et tant qu*il se pré- Mnte des accès de frisson, plus tard la digitale associée au nitre; mais il faut peu ^mpter sur le succès. — Contre la dyspnée on peut recourir aux applications ^^ compresses froides; la toux sera combattue par les narcotiques, et si les symptômes permettent de supposer qu*il s'est développé une tuberculose méningée, on peut faire des applications de glace sur la tète.

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