CHAPITRE XI
CANCER DU POrMON.
S 1* — Pathogénie et étiologie.
La pathogénie et Tétiologie de cette maladie sont aussi obscures que celles dès néoplasmes malins en général.
Le cancer du poumon est une maladie qui ne se montre que rarement à l'état Pv^mitif, c'est-à-dire que rarement le parenchyme pulmonaire est cette partie du Corps où se montrent les premières traces du cancer, presque toujours la dégéi^érescence cancéreuse a commencé par se manifester dans d'autres organes, Surtout dans la glande mammaire.
g 2. ^ Anatomie pathologique.
Le cancer qui se montre presque exclusivement dans le poumon, c'est le
^^Qcer médullaire, on y rencontre bien plus rarement, le squirrhe ou le cancer
^Uéolaire. Tantôt le cancer se manifeste sous la forme de masses arrondies,
■^îen limitées, d'une grosseur qui peut varier entre celle d'un grain de chènevis
^t celle du poing d'un homme, donnant ainsi lieu à des tumeurs cancéreuses
^^ées, d'apparence médullaire et d'une consistance molle, qui au point de con-
^avec la plèvre, montrent un aplatissement ou une dépression ombiliquée;
l^t6t au contraire le cancer prend les caractères d'un cancer infiltré. Cette
^^ère forme ne se distingue pas, comme la précédente, par une séparation
^f^hée entre le néoplasme et le parenchyme environnant, elle est, au contraire,
caractérisée par une transition insensible, et ne montre pas non plus la fome arrondie de la tumeur cancéreuse. On est revenu de la manière de voir d'après laquelle, dans ce dernier cas, il s'agirait de la transformation d*un produit d'infiltration en matière cancéreuse. On doit plutôt s'expliquer l'origine du cancer infiltré de la manière suivante : Après que la métamorphose de quelques corpuscules de tissu conjonctif de la charpente pulmonaire et de quelques cellules épithélialcs des alvéoles en cellules cancéreuses a commencé à se produire, cette transiSurmation s'étend de proche en proche sur le tissu conjonctif avoisinant et sur les cellules épithélialcs des alvéoles les plus rapprochés. D'un autre côté, le développement des tumeurs cancéreuses isolées dans le poumon doit se faire de la manière suivante : Les cellules cancéreuses s'étant formées également d'abord aux dépens du tissu conjonctif interstitiel, ces cellules végètent ensuite sans qu'il y ait une nouvelle transformation des parties environnantes en éléments cancéreux; l'agrandissement du cancer ne se fait ici que par l'effet de la végétation des cellules cancéreuses formées les premières, le parenchyme environnant n'est qu'écarté, comprimé.
Il n'arrive presque jamciis que l'encéphaloïdc ramollisse le poumon, qu'il se fonde et qu'il entraîne ainsi une formation de cavernes. On le voit plutôt végéter au delà de la plèvre dont les deux feuillets adhèrent promplement, ce qui permet au néoplasme de gagner les parois thoraciqucs et môme de les perforer.
g 3. — Symptômes et mtirchc.
Dans la grande majorité des cas on ne remarque pas de symptômes particuliers au cancer pulmoniiiro; m(\me on ne parvient le plus souvent à reconnaître la maladie que dans les cas où une gKindc mammaire carcinomateuseaété extirpée-— — ii auparavant, ou dans lesquels des néoplasmes cancéreux étendus peuvent èti
constatés dans d'autres organes. Si dans ces circonstances il se produit d( symptômes qui annoncent une affection chronique du poumon : dyspnée, toux^ hémoptysie, douleurs dans les parois thoraciques, on ne doit pas songer à ui développement de tubercules, mais, vu la rareté des tubercules chez les cancé — ^^reux et la fréquence des récidives après l'ablation des masses cancéreuses, o^ ^n soupçonnera un cancer du poumon. Le diagnostic est fortifié lorsque la perçus .lésion et l'auscultation démontrent une compacité du parenchyme pulmonairc^^BC, surtout lorsque cette compacité n\i pas, comme dans les tubercules, son siéj- " ic dans les sommets. 11 est très-rare que dans le produit de l'expectoration on cens- state la présence d'un élément caractéristique; ce qui vient plus souvent donii^B««r au diagnostic un c^ractèro de certitude, c'est la perforation du thorax et la v^f étation du c«incer dans les téguments.
g 4. — Traitement.
Il ne peut être question de traiter le cancer du poumon lui-mi^me. Les liyp^ ^n^mies qui l'entourent, l'œdème, l'hémoptysie, doivent être combattus par "¥« moyens signalés anti*rieunMnent.
SECTION IV