Symptômes cl marche
La pleurite sèche (c'est le nom que nous donnerons à cette forme d quelle un exsudât nutritif donne lieu exclusivement à l'excroissance du I la plèvre, sans épanchement produit par sa surface libre) n'entraîne symptôme; et lorsqu'à cette forme se rattachent des phénomènes morbi passent facilement inaperçus, ou bien ils ne peuvent être séparés des tomes des maladies qui accompagnent la pleurite, surtout de la tubei Toujours est- il que nous rencontrons des adhérences totales des feuillet plèvre sur les cadavres d'individus qui n'avaient jamais été bien malades, adhérences se sont formées, elles doivent gêner l'expansion du poumon < duiro la dyspnée, lorsqu'elles ont leur siège aux endroits où s'opère le ment l'un sur l'autre des deux feuillets de la plèvre pendant l'inspiration
IMFLAlIllATlOIf 1>1£ LA FLÈVRK, l'LEURlTK, PLEURÉSIE. 221
Ivi), par conséquent dans les régions antérieures et latérales du thorax. A tmmm phfiiquej on ne peut constater la présence de ces adhérences qu'aux Mvons da coeur, du foie, de la rate. Lorsque dans ces endroits les deux feuil- El de la plèvre adhèrent entre eux, le poumon ne peut pas avancer entre le lit et la partie thoracique, etc., et réciproquement; et de ce fait qu*à Tapogée ^Tinspiration et de l'expiration la matité du cœur, du foie, de la rate reste la (Ine, il nous est permis d*inférer Texistence d'adhérences entre les feuillets Ihuhx aux endroits correspondants.
iMfkwriie à exêudat rare^ mais riche en fibrine j qui, à Fautopsie, ne laisse rinairement pas apercevoir la partie liquide de Texsudat, mais uniquement ps couches membraneuses qui recouvrent la plèvre, est rarement compliquée ifcvre violente. Si cette forme accompagne, comme cela arrive presque consot, la pneumonie, la fièvre que Ton observe dans ce cas appartientâ cette maladie. Si, au contraire, comme cela se voit très-souvent, elle comla tuberculose aux endroits où les feuillets de la plèvre n'adhèrent pas itae eux, ou bien si elle atteint des individus sains, l'état général en est rarepat troublé (1) d'une manière essentielle, la fréquence du pouls et la tenipé- |ve restent les mêmes. Par contre, cette forme de la pleurite, en opposition Ijic la pleurite sèche, est accompagnée d'une douleur vive, ordinairement ponfm, dans le côté, et nous avons vu que le point de côté de la pneumonie tient Iriablement à une participation de la plèvre à l'inflammation. La douleur est IfDieDtée par les inspirations profondes, et plus encore par une expiration plante et saccadée, comme dans réternuemcnt, la toux, etc.-, une pression sur irCMé malade exaspère également celte douleur; il en est de même du déplaf/Êtni des muscles intercostaux. Les malades respirent avec précaution et berficiellement; ils fléchissent souvent le corps vers le côté malade pour llfrocher les côtes les unes des autres. Lorsque la maladie n'est pas compli- , la toux manque souvent complètement. Quant à la durée, nous avons vu haut que dans la pneumonie le point de côté dure moins longtemps que les symptômes. Si la maladie complique une tuberculose, elle est en général tenace, du moins les douleurs se continuent avec une grande intensité, ■Bvent pendant huit à dix jours, mais rarement plus longtemps. Il en est de pflne lorsque cette forme de pleurite atteint des individus sains, et ce n'est que |bi des cas isolés qu'on la voit durer des semaines, même des mois ; presque alors je Tai vue suivie d'un développement de tuberculose dans le n.
examen physique laisse apercevoir, au simple asiyert extérieur j les symples plus frappants, tandis que la percussion et l'auscultation offrent soudes anomalies moins apparentes. Par les effets de la douleur, la colonne le parait souvent manifestement incur\'éc et sa convexité dirigée vers le ; les côtes du côté malade sont rapprochées les unes des autres, la diion du thorax pendant l'inspiration semble moins considérable; le plus sou-
fl) iSet fOftM de malades souvout no gardent ikis la chambre, ils viennent nous visiter pour dv leeoort. (A'o/e de rauleur,)
22'i MALADIES DE LA PLÉVDE.
veut aussi, comme il arrive rarement que le malade sache respirer profoiidéaMiÉ d*un côté et superficiellement de l'autre, la respiration est en général plus ■- j perficielle cl plus courte. La palpalion confirme le peu d'étendue des dhnii»* ments respiratoires du côté malade et, par extension, des deux côtés, et doi des cas rares, il est vrai, on sent à Timposition de la main un frottement mut; feste dès le début. Le plus souvent les feuillets de la plèvre et les couches les recouvrent sont à cette période trop polis et la respiration trop petite donner naissance à un frottement appréciable. Il arrive bien plus soufent qifi sent le frottement vers Tépoque où la maladie n'existe plus que par ses où les surfaces de la plèvre sont recouvertes d'une couche plus sèche et rugueuse (la partie liquide de l'exsudat étant résorbée plus promptemeiil)| (lar-dessus tout où l'absence de douleur permet aux malades d'inspirer profondément et de faire glisser les feuillets de la plèvre sur une large l'un sur l'autre. La percussion montre pour toute anomalie Yitroitessê ia mites du poumon; la matité du cœur, du foie et de la rate reste étendue, ([ue les malades n'osent pas inspirer profondément. A YanscuUatùm on un bruit vésiculaire affaibli, à raison des précautions prises par les malades diminuer l'étendue des mouvements respiratoires. Rarement au début de la ladie, plus souvent à une période ultérieure, on entend distinctement le ment des surfaces rudes de la plèvre l'une contre l'autre (i).
La pleurile à exswlat abondantj séro-fibrineuxj se déclare, dans un nombre de cas, par une brusque invasion de phénomènes généraux intensev de symptômes locaux violents, absolument comme la pcumonie, — elle alors, en un mot, une maladia aiguë di^s le début et suit Ufie marche Inaugurée par un frisson violent, elle est accompagnée aussitôt d'une fièvre tense, à pouls plein et fréquent; viennent ensuite la céphalalgie, les d lombaires et cirticulaires, la langue chargée, la soif, symptômes ([ue nous controns dans presque toutes les maladies aiguës; cependant il est rare de b'i senrer qu'un frisson nniqWy plus souvent le frisson se répète, et ces répéliliiii peuvent tellement simuler la fièvre tierce, ([ue l'on a vu confondre la piori^ commençante avec cette dernière affection. i
Au début de la maladie, cette forme de la pleurite est également accompiglii de violentes douleursy tout comme cela arrive pour la forme précédente; arii ordinairement la douleur se perd ou au moins se modère avant que rinflaBdV tion et Texsudalion aient atteint leur summum d'intensité. A ces symptôiMl^ joint de bonne heure la dyspnée, qui man(iue généralement dans la forme pfM dente, quand elle est pure et exempte de complications. La respiration
(1) Les bniils de frotlemcnl pleural présciUenl de bien grandes diflcrcnces suKanl kl Ml Uiiilùl 011 onlciid un frdlciiiciit très-léger, comme celui qu'on produit en froissant an pipîtf ^ soir, tantAt un frottempnt <lur roinme dos crariucuieubt, tantôt un brait de cuir neuf, bniil <lo frottenienU humides; dans cerUiins cas, le frottement se rapproche tellcmoit à crépitant (pi'tm peut hésiter avant de se prononrcr, mais ce frolloment 5*enteud .lux deux de la respiration ; il donne bien la sensation du mouvement d'ascension et de descente di mon ; de plus il n'est pas exagéré ou 8U|)prinié \Kxr la toux, connue cela arrive pour les intra-bronchiipies. V. C
INFLAMMATION DE LA 1*LÈVUK, PLELUlTt!, PLËI'UÉSIK. 223
lôeUe des individus atteinte de pleurésie suflit pour éliminer Tacide carbonique
d pour introduire une suffisante quantité d'oxygène, lorsque la combustion se
ÉilduiB des proportions normales, c* est-à-dire dans un état d*apyrexie; si, an
cninire, la combustion est augmentée, si la fièvre est survenue, le mahule, que
Im douleurs forcent de respirer peu profondément, est obligé de respirer plus
iMifeBl. La dyspnée sera d'autant plus grande qu'une partie des alvéoles aura
élé comprimée plus tôt, et que la surface respirante sera devenue plus petite;
mIb, ce qui tend à rendre la respiration encore plus courte et plus précipitée,
«Tailqu^à mesure que Tépanchement devient plus copieux, à mesure que le noni-
kn des alvéoles comprimés augmente, la fluxion collatérale vers le poumon s;iin
.emnente dans les mêmes proportions, et le rétrécissement des alvéoles est exa-
|bé par la tuméfaction de leurs parois. Malgré ces obstacles, la dyspnée dispa-
dans la pleurite, comme dans la pneumonie, ou se trouve réduite à un mini-
aussiiôt qu'avec la fièvre le besoin^d'un surcroît de respiration a disparu.
4m Umx n'est pas à beaucoup près un symptôme constant dans les cas ((ue nous
ns de nommer; quelquefois, au contraire, elle devient extrêmement fati-
ite. Cette circonstance s'explique facilement, pour peu (|ue Ton soit prévenu
^*une toux violente n'existe généralement que dans les cas où la compression^
Ame portion étendue du poumon est suivie d'une hypéréniie collatérale excès-
me de la partie saine de l'organe. De là résultent un catarrhe violent et une
kussudation séreuse dans les alvéoles; les malades rejettent un liquide séreux,
écornant, entremêlé assez souvent de stries de sang.
Après que l'intensité de la maladie s'est ainsi accrue pendant six à huit jours, csUe-ci peut entrer dans la période de déclin, (|uoi(|ue rarement d'une manière î subite que la pneumonie; non-seulement on voit dispiiraitre la fièvre et elle les derniers restes de douleur, la dyspnée, la toux, mais encore la rétvplion de l'épanchement commence et fait de rapides progrès. Comme nous l'nons vu antérieurement, la résorption se fait avec lieaucoup plus de rapidité M eonunencement, et elle devient toujours plus lente à mesure ((ue la masse du iffûde diminue et que le sérum se concentre davantage; et de la sorte, il se [inique pendant des semaines entières, et après que le malade a élé parfaileguéri en apparence, on trouve encore un petit reste d'exsudat, même d la maladie a suivi cette marche régulière. A ces cas, dans lesquels le début et la marche de la maladie sont également , il faut rattacher ceux dans lesquels la iiMladiey aigiië au début, suit enune marche lontjue et tmiiiante. A la fin de la première semaine uu plus hd, la fièvre se modère, l'exsudat ne fait pas de progrès; mais on attend en ^ une disparition complète de la fièvre et la résorption du li(|uide ; enfin, 'exsudât comoMMe à it diwlper, des portions autreCMS iiQpenBinIdes du pou- %>n redevienam|l'i08MiUes A rair. lUis, au aùBea de cette perspective, en ap- Imnce, très-heureuse, on retrouve un beau jour le malade plus oppressé, il Isosse plus fort, il recommence à expectorer des crachats sanglants et écnmeux; b fièvre a repris de rintensité, et à l'examen de la poitrine on remarque que 'eisudat est remonté de la largeur d'une main et qu'il atteint dès à présent un liveau plus élevé que jamais. C'est ainsi que la maladie, «pii a été aiguë au
22h MALADIES DE LA PLÈVRE.
débul, traîne peudaut des mois, en passant d*une alternative i Taulre, elielerniine le plus souvent d^une manière fâcheuse.
Enfin, troisièmement, il existe un grand nombre de malades chei lofidi cette forme de la pleurite se développe lentement et souf>ent éTune manière îm* penue pour suivre une marche également traînante. Dans ces cas la fiine iiflammatoire manque, de même que la douleur, au moins cette douleur înlOM qui marquait le commencement des cas décrits jusqu'à présent; il n'est pas m même que les malades ne s*aperçoivent pas de la dyspnée, relativement faikb^ qu'ils éprouvent; ils demandent le secours du médecin, < parce que depoiia certain temps ils se sont aperçus de la diminution de leurs forces, qu'ils ma devenus pâles et maigres » ; ils sont convaincus qu'ils souffrent d'une mahil chronique du bas-ventre, surtout lorsque, dans une pleurite du côté dniii le foie, poussé en bas, fait gonfler Thypochondre droit et y foit naître ai sensation de pression et de tension. Tout médecin occupé rencontrera de CM cas, dans lesquels les malades n'ont jamais gardé la maison et ne savent pi indiquer le moment où leur pleurésie a pris naissance, en sorte que l'euMt physique seul permet de découvrir un exsudât, souvent énorme, dans la oM pleurale. La grande lassitude et l'affaiblissement de ces malades s'explicpat facilement, lorsqu'on réfléchît que l'exsudat, très-riche en albumine, qui reiBftt la plèvre, peut être de 5 à 7 kilogrammes (1). Un pareil épanchement, enafposant le cas le plus heureux, ne sera résorbé que très-lentement; il angmoli et diminue alternativement comme dans le cas précédent, et le plus soovMti se termine, comme nous le verrons, par une tuberculose du poumon.
A V examen physique on reconnaît d'abord par Y aspect extérieur un agrudiisement du thorax, pour peu que l'exsudat soit en quantité notable. Cet agmdissement se fait principalement dans le sens du diamètre antéro-postérieor é transversal du côté malade. Les espaces intercostaux sont plus larges, ne ftfment pas de sillons, sont effacés; non- seulement leur niveau est le méraeftf celui des côtes, mais il peut même le dépasser, (ietle circonstance tient en piPtic à la paralysie des muscles intercostaux, qui résulte de l'imbibition séitW de leur tissu, duc à la fluxion collatérale, et en partie à la pression qui ieaii pousser ces muscles de dedans en dehors. — Le malade osant respirer plM profondément, une fois la douleur disparue, l'aspect extérieur offre alors M
(1) Dans toutes les maladies du poumon ou de la plèvre, qui s'accompagnent d'une dj^ii* considérable, telles que la pleurésie avec épanchenient abondant, la pneumonie, surtoal fM^ elle est double, les accès d*asi!ime symptomntiquc ou essentiel, le pouls présente des eandini importants à constater sur un tracé sphy(^mo{^aphiquc (Marey, Phymiogie méâkalt étkéh
Fir.. 1.
rulation du sang). Le pouls est faible, les pulsations sont très-peu élevées, à faible tooMM (p^ dicrutc), et dans les cas les plus graves on obsene une courbe à cbaque respiration, te Iv^ précédent, recueilli dans un ai» de bronchite capillaire, en est un exemple trè»-iiian|iié.
INFLilMMATlON DE LA PLÈVRE, PLEURITE, PLEURÉSIE. 225
filérence souvent bien remarquable entre le côté sain et le côté malade, sous le rapport de retendue des mouvements respiratoires; le côté malade n'exécute intfent aucun mouvement dans toute Tctendue de Tinflammation, parce que b muscles intercostaux et le diaphragme ne sont pas en état de se contracter, et parce que ce dernier, même pendant Texpiration, est poussé par la présence deTexsudat plus bas dans la cavité abdominale qu'il ne saurait y descendre penduit une inspiration normale. Enfm, et en troisième lieu, Taspcct extérieur peot déjà suffire à révéler les déplacements du foie et du cœur, qui du reste le reconnaissent bien mieux à la palpation et à la percussion.
La palpafion nous fournit avant tout un signe d'une immense importance four le diagnostic des épanchements : pleuraux, nous voulons parler de la suppression du frémissement pectoral dans toute l'étendue du thorax, corresponéunt aux épanchements. La paroi thoracique, contre laquelle une espèce de Mvrdine est appliquée sur une grande surface, ne peut entrer en vibration, et Tibsence du frémissement pectoral fait reconnaître le plus sûrement, nonleolement la présence d'un exsudât en général, mais encore l'étendue de ses Imites, et cela d'autant plus qu'au-dessus du niveau de l'épanchement ce fris- Mmnement est considérablement renforcé. Il est à regretter seulement que chez les individus à voix faible et aiguë, le frémissement pectoral soit souvent peu sensible, même aux endroits sains. La palpation fait reconnaître, en outre, pour les épanchements abondants dans la cavité pleurale gauche, le déplacement de l'impulsion du cœur par en bas, vers la ligne médiane, même au delà du sternum, vers la moitié droite du thorax ; quand les épanchements sont faibles, le déplacement fait défaut : ce dernier cas peut même arriver sans que l'on piisse expliquer pourquoi, lorsque ces épanchements sont considérables. De Mbne, lorsque la plèvre droite est distendue par un épanchement très-copieux, tt palpation fait souvent reconnaître le bord du foie à cinq travers de doigt audessous du boni inférieur de la sixième côte. Dans ces cas, l'abaissement considtrable du lobe hépatique droit fait que le lobe gauche se relève comme poussé fir un levier, et avec lui la pointe du cœur se déplace en haut et à gauche, lafin, sur les limites de l'épanchement pleurétique, surtout une fois qu'il est derenu plus faible, il n'est pas rare que l'on sente distinctement, à la palpation, fe frottement des feuillets rugueux de la plèvre.
Quant à la peirussioriy un exsudât qui ne s'élève qu'à quelques pouces de buteur et qui ne rend pas le poumon tout à fait imperméable à l'air, a pour Hfet d'étouffer légèrement le son, de le rendre plus vide (plus aigu); le son devient même tympanitique, parce que le poumon est comprimé autant que son élasticité lui permet de se rétracter. — Dans les grands épanchements, au contre, qui rendent le poumon absolument vide d'air, le sou de la percussion est complètement vide dans toute retendue de l'épanchement, il y a matité absolue (son fémoral); par contre, au-dessus du niveau de l'épanchement, où est situé le (oumon perméable, mais enfermé dans un petit espace, et par conséquent télracté, le son devient tympanitique. — Les limites de la matité qui peuvent être déterminées dans ces cas bien mieux que dans la pneumonie, s'étendent presque toujours plus haut dans le dos que sur les côtés et en avant. — Enfin,
KIEMETER. — 3« ÉDIT. l, — \^
22(1 UALADtES ME LA PLÈVRC
jamais il n'arrive que les limîles de la malilé se déplaccnl sous l'influence d'un changement de position, parce qu'il se Torme des brides el des adhérence) les bords de l'ôpanchcmenl, qui se trouve ainsi enkysté.
L'ausaïUation ne liusse entendre, dans la grande majorité des cas, surloit quand l'épanchement est abondant et qu'il y a compression non-seulemeat dtt alvéoles, mais encore des bronches, qu'un bruit respiratoire ttiible> vague, unvent nul, dans toute l'étendue de l'épauchcment, tandis qu'aux euviroua de II colonne vertébrale, où nous avons vu que le poumon comprimé se Iruiivc nfoulé, on entend la respiration bronchique faible et la broncbopbonie (l).Diia d'autres cas, surtout lorsqu'il existe une grande dyspnée, on entend, malgré 11 compression du poumon, et quoiqu'on soit forcé d'admettre qu'ici encore la plapart des bronches ont dû être privées d'air, une respiration bronchique làih dans toute la poitrine, même aux endroits où une couche épaisse de liquide interposée entre l'oreille el le poumon comprimé, c'est-à-dire dans les réjii latérales du thorax (2). — Dans les parties non comprimées du poumun, É côté malade aussi bien que du cilté sain, on entend une respiration vésiculùl normale, souvent trés-sonore (puérile), et quand ces parties sont le stége tM hfpérémie collatérale, d'un catarrhe, on perçoit les bruits d'un catarrhe bn» chique.
I) va sans dire que les résultats de l'examen physique doivent être esscn^ ment modifiés, dès que la collection liquide ne peut se faire dans les parties li plus déclives du thorax à raison d'adhérences anciennes entre les reuillots da plèvre; mais nous serions entraîné trop loin, si nous voulions donner un xffit^ de toutes ces niodiricalions; qu'il nous soit permis seulement de Taire remarqiKC que des épanthements d'un grand volume, qui se trouvent enkystés entre I diaphragme ut la base du poumon, sont difficiles, souvent niéuis inipossiUai reconnaître.
ta pletinte à exsudât imnileiit, Vempyème, le pyothoran, voilà uiiv fom qui, dans les cas où elle est due à la multiplication lente des jeunes ceïbAt dans les épanchoments décrits jusqu'à présent (où d'adleurs elles ne manqne^ jamais complètement), ne peut guère ôlre diagnostiquée aula-menl que pir longue durée de la maladie. Les symptômes de la compression, etc., sonlib^ lument les mêmes que dans les épaiicheipents à cellules de pus plus rares. S^j d'un autre côté, nous voyons que pendant la durée de la septicémie el A'tt
(1] Le liruit dr toatCv de la pleurésie eil ^nérulenienl doux el perçu teulcuienl jionilaL piralion; l'.epcnilaiit ce bruit peut ^Ire trùs-iulonsc cl s'uulGiiilre uiix deux tciiijn de t* M rallaci quand l'i^piiichr^mctil esl i!Dusid^nib1c. Lo relcntîsscnicnl de la vnix iin>Mnto p lonjouri un timbre particulier caraclérisé du nom i'igophoirit ou voix chrirolmile, *oii ili cliinelle; d'autres fois la voix relcnUI cuirnne celle d'une' personne qui parle arec on jclMi le* d«nti, L'explîMlion de ce phénomène est obscure ; on l'albribue auK vibrations d« Il M de liquide inlenK»^ enlre le poumun et la paroi thoracique. L'^gopliouîe [leul bronchophonic , et l'on a nlors lu bronchoégophiiaie ; cnlln, dans des cal naa ffirïste une bronchophonio pure el simple. V. C.
(3) On peut mime cnlcndra, dana dci cas extrAmemeiit rares dr pleurale, ni'i pneDinolborax. ni caverne lubarculeuM, du louflle auipliuricgue cl de la pccUiriluigule. KM. IIP 1 tbei, Ailliet, Béhier et Landouii en ont cilù des cxempU'i,
IKFUirHATION DE LA PLÈMtË, PLEUtUTE, l'LEURÉSIi::.
%dadie5 d'inroction, il se forme des épanchemenU pleurétiques, caratérisés AHM
le début par une abondante production de cellules, et si ces sortes de malaitiw
ne foiii souvent entendre aucune espèce de plainte au point de nous latssa^|
priii-s de syinplâmes subjectirs cl réduits aux seuls symptômes objecUrs, cela nra
lient pas sans doute à cette multiplication de cellules, mais uniquement à l'a^f
trinle grave de l'état général et du sensorium. • I
Quant (iti,r terminaisons do la pleuritn, toutes les formes peuvent conduire tfl
\tSufristin. Les adhérences des feuillets de la plèvre entre eux, adhérences qn)''!
|>CFsislent toujours ou presque toujours après la maladie, ne peuvent guère AlnV
cnnùdéréos comme une guérison incomplète, attendu que, nonobstant cette anoal
nalic, les malades peuvent arriver sans grandes souffrances à un âge très-avancéjl
Nous avons déjà fmt remarquer que la résorgition d'épauchements considérablalfl
Durrlie lentement par la suite, après avoir élé rapide au début. 11 faut se g;ardflf ■
d« (lia^ustiquer une diminution de l'exsudat dans tous les cas où le niveau de làfl
nialilé tombe : le niveau de la niatilé peut tomber, parce que les muscles inte^fl
CMlaui et la paroi tboracique sont devenus plus souples, sont distendus davon^fl
bf», ou bien parce que le di3plira[;me plus relâché descend plus luis. Ces coaa
aiiirrations doivent être pesées, lorsqu'il s'agit d'apprécier le fait dont il est idn
question. Au reste, en présence d'un exsudât qui résiste avec opiniâtreté à bfl
rtsi)rptioii. il ne faut pas trop vile se laisser aller au découra^'einent, parce qu*a
soutfDt cette résorption a lieu au moment où l'on ne se permettait plus A*fM
«■iimpler. "B
*:<>tnm(' terminaison par guérigon inf.omplète, on doit désigner cet état dancfl
■-\w\ le poumon comprimé n'est plus susceptible de se dilater, parce qu'il UlB
Ujité |)ar des couches fibriueuses solides, ou bien parce que les parois alvéMl
iv>, iulbérentes entre elles, ne peuvent plus se laisser distendre par l'ur. Daacv
' ' <':is le lliurax s'affaisse, et les organes voisins sont chargés de combler le vïdflfl
Il %c produit à la suite de la résorption de l'épanchement pleurétîque. No^n
IIS décrit au long les déformations du thorax nu paragraphe 2. L'aspect ext^H
"ir et la palpatiun peuvent, après la résorption d'un épancbement pleurétiqiwl
"Il lie, laisser apercevoir, outre ces déformations, un déplacement de l'impidlA
I lin cœur vers la gauche, jusque dans la région axillaire, et quelquefois uàM
u v<Ts le haut. La percussion donne un son absolument mat dans toute l'élen*!
II.' du contact entre le poumon alrophié, entre le foie ou la rate repoussés etf j
^nl et la paroi thoracique, tandis qu'en bas la matité du foie ue descend pas
^qa*M rebord des eûtes. A l'auscultation on entend quelquefois la respiration
Hinctiiqne aux endroits qui correspondent au poumon comprimé; plus souvent
irrïve que tout bruit respiratoire manque dans toute l'étendue de la matité. Si J
individus sont sains du reste, les parties -intactes du poumon suflisent pom
'ir-' arriver dans le sang la quantité indispenealile d'oxygène, et pour débat
tssiT C4^ liquide de son acide carbonique, pourvu qu'ils ne se livrent pas à del
ftprts excessifs, etc.; et malgré la disparition d'une partie des capillaires pulij
, k cœur droit, toujours un peu hypertrophié et dilaté, parvient 4
r A la circulation une impulsion assez rapide dans les parties saines d
, pour prévenir les Iroubles cireulaloires.
228 MALADIES UK LA l'LÊMlE.
Lorsque Vempyème doit se vid-er en deliovs, on remaniiie, non à la partie la plus déclive du thorax, mais g£oéraleinent auï environs de la i|uatri6mt> la cinquième côte, un goiiHemeut, d'nbord œdémateux, des l^^unients; tiienlAI une tumeur dnre et résistante se Tait jour à travers l'espace intercostal; cdlc tumeur, au bout d'un cerlain temps, devient fluctuante et (init par donner à une forte quantité de pus. Ce n'est que dans les cas les plus rares que terminaison est suivie d'une guérisou parfaite, le poumon pouvant de nmivcu se dilater et combler le vide laissé par le pus évacué. Dien plus frêquemiiietil il arrive encore ici que le thorax se rétracte, et que les organes subissent daircment les déplacements que nous avons déjà signalés à plusieurs reprit». Ce qui arrive le plus souvent, c'est qu'après l'évacuation du pus, l'ouverture Ferme incomplètement, et qu'une fistule thoracique persiste, d'où s'érbapped constamment, ou de temps à autre, des quantités assez fortes de pus. Dans ut état les malades peuvent vivre souvent pendant un grand nombre d'années.
Lorsque \a. perforation de Vempyème a Heu dam le poumon, les s^inpldna d'une pneumouie légère précèdent quelquefois la rupture : nouvelle tosn tatioii de points légers, crachats sanguinolents, elc; dans d'autres cas, la foration se Tait sans avoir été précédée de ces prodromes, et le malade raid tout à coup, après de violents accès de toux, d'énormes quantités de crach purulents. Dans des cas très-rares, il s'opère encore ici une guérisuti avec sans rétraction du thorax ; bien plus souvent un obsene des phénutnènu dl suffocation onde pyopneumothurax. (Voyez chap. III.)
VintiptioH de retttpyème à Irarers le diaphragme, ou la pènéiration dupt dans les organes toisim, produit uno péritonite violente et des signes de munications anormales, faits sur lesquels nous ue pouvons insister pour Mfa entrer dans de trop longs développements.
Une issue mortelle peut être le résultat d'une pleurite de date récente, qu'une hypérémie collatérale détermine un œdème aigu tris-pionimcè dani lll parties saines du poumon. On entend alors des râles; le malade expecton 4ucracbals écumeux, souvent sanguinolents; la dyspnée devient excessive. Bii l'empoisonnement par Tacide carbonique commence, le sensorium se pi l'action du cœur s'affaiblit au milieu d'un collapsus général; le pouls dv petit, les extrémités se refroidissent, et les malades périssent en peu de l«i
Daus d'autres cas, la compression du poumon et des capillaires corresponi a pour effet l'arrivée d'une faible quantité de sang dans le ventricule gauclkl^ la stase dans le ventricule droit, ainsi que dans les veines de la grande dnii^ lion. La diminution de la quantité de sang qui circule dans le système entraine souvent, indépendamment de la petitesse du pouls, une diminMÊt excessive et une ronceittralion rfn l'urine (Traube); h pléthore veineuse W naître la ryanose et Xh^drtypisk (1). Eidin, par suite de l'obstacle à la dépIMi*
(il Kau« avons oburvè récBi muent, dans le service de M. Hérard. un nml.-idc chei <pii tW* itâreluypé nu crd'^ine considéraLI? des extri^inili^s pelvicnnei à la suite il'i
avec ipanubeuienl ulHinduiit. L'œdeiiic des exlrûiultùs duiiiiiua cl dis|iiinil Ir la IhoncwmiÈK.