CHAPITRE IL
in'DROTHORAX.
g l«^ — Pathofifénic et étiologie.
L'hydrothorax représente l'hydropisie de la cavité pleurale, et se développe ^s les mêmes conditions qui donnent lieu aux épanchements hydropiques
v) La thoracocentèse, pojmlarisc'c ni France par M. Trousseau, est tcncment entrée dans le ^*ïîine de la pratique médicale la jdus usuelle, qu'on peut assurer que c'est une opération sans '^ff et le plus souvent efllc ace et curativc dans les pleurésies aijçuës avec épanchement abon- '**it. Outre les indications posées par Niemeyer, l'opération est urgente toutes les fois que l'épan- ^wroent, par son abondance, a déplacé le cœur, et à plus forte raison si la génc de la respiration
23& MAtADIES DE LA PLÈVRE.
dans d'autres endroits, c'est-à-dire : l"" dans les cas de turgescence eoDcemoe iB$ veines et de tension extrême de leurs tuniques ; 2® lorsque le sérum du smj Mf devenu d'une fluidité anormale, donnant lieu à une transsudation augmentée, al cela en l'absence même de toute turgescence et de toute tension anormales dei tuniques veineuses (1).
Parmi les maladies du poumon, nous en avons vu un grand nombre ajnt pour effet une déplétion incomplète du cœur droit et une accumulation de suf dans les veines qui se jettent dans cette partie du cœur. Toutes ces maladies, emphysème, cirrhose du poumon, etc., et de même un grand nombre de mabdies du cœur ayant un effet pareil, surtout l'insuffisance et le rétrécissement de la valvule mitrale, produisent, entre autres phénomènes, l'hydrothorax, et daai ces cas l'hydropisie de la poitrine peut se manifester plus prompteraent que oefle des autres organes. Un faible épanchement dans la plèvre se trouve, en mte temps que l'œdème du poumon, dans les cadavres de beaucoup d'individus dort la mort a eu lieu d'une manière lente. Dans ces cas, il est arrivé que, par sdle de la diminution de l'action du cœur, cet organe n'a pu se vider qu'incomplélN ment, que le retour du sang veineux dans sa cavité a été rendu plus difficile, et c'est de cette manière que les transsudations susnommées se sont accomplies.
La deuxième forme de l'hydrothorax n'est qu'un phénomène dépendant A l'hydropisie générale, telle surtout que la produisent la maladie de Bright, kl maladies chroniques dfe la rate, une cachexie avancée, etc. Dans ces cas, l'hjà»» thorax est un des derniers venus dans la série des épanchements hydropîqoei, précédé souvent de longtemps par l'ascite et l'anasarque (2).
§ 2. — Anatomie pathologique.
Il est rare que nous trouvions une accumulation plus ou moins considéraUi de sérosité dans une seule plèvre ; ordinairement, comme cela ressort de II pathogénie, la collection liquide existe des deux côtés à la fois. La sérosité eil , limpide, et ne contient jamais des précipités de fibrine tels que nous les reoco»- Irons dans les épanchements pleurétiques recouvrant en partie la plèvre costiii et la plèvre pulmonaire, et nageant en partie au milieu du liquide. Ce n'est fH dans la première forme que Ton rencontre parfois des traces de fibrine, dont h présence s'explique à peu près de la même manière que la présence de lafibriii
a déjà causé une syncope. Dans les pleurésies chroniques, la thoracoccntésc peut être fiiite, w/k elle n*est le plus souvent que palliative, à cause des adhérences et de répaississcment de la pièil qui empêchent le poumon de revenir à son volume primitif. V. C
(1) D'après le conseil de Félix Hoppe, nous avons fait pénétrer, par la canule, de Yeta dMli dans le thorax après la paracentèse. Cette eau était aspirée par l'inspiration, puis expobée fV l'expiration ; on se proposait de rendre ainsi le reste de l'cxsudat plus fluide et plus accewMt I la résorption. Toutefois le résultat fut mauvais, car après peu de jours il se développa on pMi* mothorax, sans aucun doute par l'effet de la décomposition de l'exsudat. Pendant et après PapAration, l'air n'a pas pénétré dans le thorax; (railleurs on avait négligé de priver d'abord àttoàtk l'eau modérément chauffée qui devait servir à l'opération. {Note de rauieur.)
(2) Pour ce qui concerne l'hydropisie flbrineu^^e ou lymphatique de la cavité pleurale, fojw ^ cancer de la plèvre. {Note de ttmiem.)
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et du poumon affectées d'hypostase. D*un autre côté, le liquide est I en albumine. La plèvre pandt boursouflée et présente un trouble m coiyonctif sous-séreux est le plus souvent également œdématié. épanchements sont d'une certaine abondance, l'hydrothorax, qui «ikjsté, à moins que d'anciennes adhérences n'aient existé au m développement, donne lieu à un déplacement du poumon vers la brale, et à une compression plus ou moins forte de cet organe.
fdrothorax ne se déclare jamais à l'état de maladie idiopathique, il 3 tracer un tableau exact de cette affection. Dans la première forme s vu l'hydrothorax s'ajouter aux maladies du cœur et du poumon, les symptômes de la pléthore veineuse précèdent l'épanchement. on du poumon qu'entraîne ensuite un hydrothorax très-développé, ces symptômes, et toutes les fois que dans les maladies en question "end un accroissement rapide et considérable, il faut examiner la constater si l'hydrothorax n'est pas venu s'ajouter à la maladie fait que des malades atteints d'hydrothorax respirent plus libre- Is sont assis et tendent la colonne vertébrale, que lorsqu'ils sont e dos et opposent ainsi un obstacle à la dilatation du thorax en it, disons-nous, appartient en commun à l'hydrothorax et à plumaladies. Un symptôme plus important et presque pathognomosuivant : les malades atteints d'hydrothorax considérable sont en yspnée extrême et croient étouffer aussitôt qu'ils changent de posilomène s'explique facilement, si l'on songe que le liquide est libre iir du thorax et qu'il peut facilement changer de place. Dès que le I une autre position, le liquide, qui tend toujours à occuper les plus déclives, comprime et rend imperméables des portions du luparavant recevaient de l'air, tandis que l'air ne pénètre pas sans s les parties comprimées auparavant. Si l'hydrothorax est unilaides se couchent sur le côté où existe l'épanchement, tout comme i d'une pleurite, après la disparition de la douleur. Dans cette it évident que la moitié saine du thorax aura plus de jeu, et que le isi que le poumon sain sera préservé de la pression du liquide, ixième forme, où l'hydrothorax accompagne l'hydropisie générale, devient plus facile, parce que dans ce cas la dyspnée ne précède ement l'épanchement, en sorte que l'apparition de ce symptôme se vec la particularité que nous venons de signaler, suffit à elle seule r impérieusement Texamen physique du thorax. I physique^ Yaspect extérieur annonce une dilatation du thorax sans s intercostaux soient effacés, comme cela arrive dans l'épancheeurésie. En outre, on constate le déplacement des organes voisins, oeur, le foie, la rate, déplacement encore plus évident à la pàlp^klissement pectoral est supprimé aussi loin que le liquide s'étend
236 IULAMES DE LA PLÊTBE.
dans le ibom. — Dans ees limites, le son de b percumom eti fi abiolue. Mais cette matité D*a pas la forme particoliére qn^dle aSscle dM les épancbements pleurétiques, où elle remonte presque toujours plos hait ai arrière qu^en arant; elle s'élève au contraire, dans rhydrothorax, an wim nifeau en avant et en arrière. Enfin, un point de repère important pour hl diagnostic entre Tépanchement pleurétique et Thydrothorax, c'est que dans M dernier le son de la percussion se modifie arec les changements de pootioidi malade. Cette modification a lieu lentement, et non avec rapidité, comM cela arrive dans le pneumothorax. — Enfin, à l'auscultation le bruit respiraittie, dans les limites de la matité, s'entend faiblement et d'une manière vague, li bien il manque tout à fait, et ce n'est que sur les côtés de la colonne vertéMi que s'observe la respiration bronchique.
Tels sont les éléments du diagnoslic de l'hydrothorax ; nous n*avons à y ijoëtf qu'une seule observation, c'est que dans les cas où une ascite développais pooMi: le diaphragme très-fortement en haut, il se peut qu'il y ait impossibilité de êh tinguer si un hydrothorax est venu s'ajouter à Tascite. — Le pronosiic se dédat. de la paihogénie et de l'étiologie.
g 4. — Traitement.
Le traitement de l'hydrothorax consiste dans le traitement des maladies pri» mitivcs, et d'après ce que nous avons vu précédemment, nous sommes le phi. souvent réduits à l'impuissance en face de ces maladies. Ce n'est que contre Ift forme qui se joint aux maladies du cœur, surtout au rétrécissement de l'orito. mitral, que nous sommes quelquefois en état d'apporter un secours palliatif. La thoracocentèse doit se borner au cas où la respiration est rendue évidemmeal insunisante par la compression du poumon (1).