‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 40 sur 174 · TTBEBCULOSE DE LA PLÈVRE · texte numérisé non relu

TTBEBCULOSE DE LA PLÈVRE

I. Le Uibercnle miliaire gris ne se rencontre dnn^ le tisfn même de la jXhm que sous Tinfluence de la tuberculose miliaire aiguë: on le trouve alors i celé de tutiercules miliaires du pijumon. delà rate, du foie, des méninges, etc. Dus cette maladie, le patient succombe, comme nous Tarons vu antérieurement, i rinlensité de la fiê^Te, avant que les tubercules aient eu le temps de subir des métamorphoses ultérieures. — La tuberculose miliaire de la plèvre se développe sans donner lieu à des symptômes locaux.

II. Il arrive bien plus fréquemment que des granulations tuberculeuses se développent dans les fam^n membranes de formation nouvelle qui naissent su la plèvre, sous l'influence des recnidescenses répétées de la pleurite. Nous avons vu qu'il se produit facilement des ruptures vasculaires dans ce tissu nouveaa, riche en gros capillaires à parois minces, par Teflet des inflammations que les récidives de la pleurite y font naître, et c'est ainsi que souvent on rencontre i b fois la forme hémurrhagiqne de répanchementpleurétique, et la ^tuberculose des fausses membranes. Cette dernière se montre sous la forme d'éminences nombreuses de la grosseur d*un grain de chènevis, r|ui couvrent la fausse membrane v;iscularisée et qui, blanches au début, deviennent jaunes par la suite. Cette toberculose des fausses membranes se prête le mieux, d'après Virchow, à Tobser^ vation du mode de formatiuu et dus métamorphoses dos tubercules (1). Les : .synq»t4>mes de cette forme de la tuberculose pleurale ne peuvent être distingués ; de ceux dr hi pleurite à exsudât hénioiTliagique.

III. Quelquefois un observe le développement de masses tuberculeuses assef ^M';irid<*K, ag^ltiuiérées dans le (isau sous-sému' fh' In pierre costale. Ces niasses

(l) Duim W's disriis:>ioiis de la Snrii';t(': |tliyftiro-iiii'M]icalo lie Wiirtzlioiirg (année 1850), Vircho* fif'rrivil ilu la iiiani«;rc .suivante la naissance dus Uiltercnlos miliaires au milieu d'un jeune Ù* (!iHijiMicUf, rifiio en vaisseaux, »ur les membranes s<;reuses : « Taudis qu'une partie se traoi* rornif! en lissu r.(»njonrt if nouveau, coiniMisn d<* cellules :(lli»n;;«*es et imurvues de vais»eaux« uu fl voit mu; autn; s'orj^aniser en éléments i'oni|iusi>s (h* misnux et de eellules, qui au^^niontent r^ifieiiifiit |i:ir nndli|ili(-atii>ii end(i;;(>ne, en sorte (pu* leur noTiilire devient exeesMvenient {THIkI i' f|uelqiii'}i |Hiiid4. t'/est surtout le nombre des noysmx endo;;rnes qui devient inmiense dans rrrtâBi ran. Dés re moment i'.nmMieni'e une formation ré^e>sive : après une méloinorphose |prai*Mtfi partielle, les fellules se dtHruiNent, il se tonne un drtrilus ^'ranuleux dans lequel un a|wiv>^ eiinore quelque temps les noyaux conmie ties corpuscules racornis, irré^diere, iqiaques, Uiiisia^ flor diëpanltre A leur tour innir ne laisser à leur place qu'une masse aniorphe, tlueiufut gnosUe- ■

caucer de la plèvre. 2&3

nmoUissent, tombent en détritus, entraînent la carie de» eôM (Bt peuvent erminer des perforations dans la carité pleurale ou en dehors, quelquefois s les deux sens, et datns ce dernier cas, occasionner un pneumothorax.

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