CANCER DE LA PLÈVRE
ê cancer de la plèvre n^existe jamais à Tétat primitif, il se présente constamot pendant une diathëse cancéreuse avancée et après le développement de Diladie dans d'autres organes, surtout dans les organes voisins; il complique lins fréquemment le cancer de la mamelle, le cancer du médiastin, le cancer Momon, et se développe surtout après Tcxtirpation du cancer de la mamelle, plèvre alors est perforée du dehors par les masses cancéreuses voisines qui iminent ensuite dans l'intérieur de la cavité sous forme de tumeurs bosselées, bien il se développe sur la plèvre elle-même des nodosités carcinomateuses tant aller jusqu'au volume du poing, d'un aspect lardacé ou médullaire, et itrant une surface bosselée ou plus ou moins aplatie. Les cancers de la plèvre l riches en cellules, pauvres en tissu conjonctif et rentrent dans la catégorie fongus médullaires (1). Lorsque la dégénérescence cancéreuse gagne une laine étendue, il se réunit dans la cavité pleurale une collection liquide qui len quelque sorte le milieu entre les exsudais inflammatoires et les exsudats ropiques : le liquide contient, il est vrai, de la fibrine, comme cela a lieu lement pour les épanchements que nous trouvons dans d'autres poches seses affectées de dégénérescence cancéreuse-, mais la fibrine n^ entre en coagikm que plus tardj c'est-à-dire, nous ne trouvons pas de précipités fibrineux 8 le liquide fraîchement retiré, tandis qu'en Texposant à l'air on voit qu'il s*y De, petit à petit, et souvent pendant plusieurs jours de suite, des dépôts de a^e» coagulées (hydropisie lymphatique, Virchow; hydropisie fibrineuse, ?el).
lans les cas les plus nombreux à beaucoup près, il est impossible de diagnoser les cancers de la plèvre. Lorsque après une durée assez longue d'un candans la glande mammaire, surtout si ce cancer n'est pas mobile sur les parprofondes, ou bien après l'extirpation d'un cancer du sein, il se développe ipanchement qui fait des progrès peu rapides et provoque des douleurs mo-
I Les nodosités cancéreuses secondaires de la plèvre présentent bien souvent aussi les carac- > dn iqairrhe ou cancer dur. J'ai pu étudier à la Salpétriére, dans le service de M. Charcot, ieaiient mourir d'infection secondaire presque toutes les malades opérées de cancer du sein les hdpilaux de Paris, les symptômes du carcinome de la plèvre. Nous avons obscnré plu 1 ftHs, avec les signes de répancliement, des douleurs névralgiques suivimt les nerfs intérim, donleurs qui étaient durs souvent à des granulations cancéreuses dévelopiiées soit dans frilème, soit auprès des cordons nerveux et ]eê coni|Nriinant. V. G.
dérées, on est en droit de supposer tue tègélation des niasses eaneiieoses i la paroi thoraeique interne. — Des tumeors d'un certain Tohime peaveal esi primer le poumon ou des bronches d'un fort calibre, déplacer le cceur ou n cet une pression sur les gros vaisseaux. De là peuvent résulter de la éjtfm de la cyanose, des vertiges, symptômes que, du reste, on sera rarement en i de rapporter à leur véritable origine. Lorsque des tumeurs cancéreuses vola neuses atteignent la paroi thoraeique, la percussion donne en cet endrrit a matité absolue, et si la tumeur touche en arriére Taorte, en avant le thon il peut se développer des pulsations qui font quelquefois confondre le cancer la plèvre avec un anévrysme de l'aorte. Cette confusion se lait avec d'aili plus de facilité qu'un bruit anormal peut prendre naissance dans la partie co primée de l'aorte et se faire entendre à l'endroit mat, soulevé par de légèi pulsations. Toutefois, cette pulsation est toujours faible et le bruit anom simplement systolique; jamais on n'entend le bruit double que Ton retrov presque toujours dans les anévrysmes de l'aorte qui touchent la paroi dion cique. Enfin les anamnestiques, surtout l'extirpation qui peut avoir eu lieu (Ti cancer à la mamelle, fournissent des points de repère au diagnostic. Noni i pouvons évidemment rien dire sur le traitement de cette maladie, les paDUil étant notre seule ressource contre les pénibles symptômes qui en résultent