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UÉMORRHAGIES DE LA MUQUEUSE NASALE

9 3. — Anatomîe pathologique.

Les cadavres d'individus morts d'épistaxis se décomposent rapidement et ofeent, à l'autopsie, les signes d'une suprême anémie. Pour le reste, les résultats de Fuitopsie sont négatifs, c'est-à-dire que l'on ne parvient ni à découvrir la lumière béante des vaisseaux comme véritable source de l'hémorrhagie, ni à constater au microscope les modifications anatomiques des parois vasculaires d'où dépend cette tendance aux ruptures.

g 3. — Symptdmcfl et marche.

Des prodromes précèdent dans certains cas le commencement de l'épistaxis. Ces prodromes peuvent ne consister que dans les phénomènes qui appartiennent i rh]fpérémie et au boursouflement de la muqueuse nasale, d'où il résulte que les malades se plaignent d'avoir le nez bouché et de sentir une pression dans la i^n des sinus frontaux, quelque temps avant le début de l'hémorrhagie, ou iMen les phénomènes sont ceux d'une hypérémie par fluxion ou par stase san- Smoe du cerveau ou d'une pléthore générale. Dans l'un et l'autre cas, les symp- ^Ames prodromiques s'amendent bientôt après Tapparition de l'épistaxis, et, comme ils sont en général plus pénibles que la perte elle-même, on a pris riiibitade de considérer celle-ci comme un phénomène critique.

Si l'accident a lieu pendant que les malades sont endormis et couchés sur le ^1 le sang arrive facilement par les fosses nasales postérieures dans le pha- 'jmL, entre en partie dans le larynx, y provoque la toux; puis les malades, en ^ léveillant, s'imaginent à leur plus grand effroi qu'ils sont atteints d'une héi^orrhagie pulmonaire. Dans d'autres cas de ce genre, le sang est avalé, parvient ^ l'estomac et peut donner lieu ensuite, s'il est rejeté par vomissement, à ^confusion avec la gastrorrhagie. Presque toujours le sang qui s'écoule au ^immencement est d*une couleur assez foncée et montre une grande tendance à *9 coaguler dans le vase où il est reçu ou même sur les lèvres et dans le nez lui- 11^. Cette coagulation, soit qu'elle fasse l'office d'un tamponnement spontané, M qu'elle se propage du sang sorti des vaisseaux sur celui qui demeure encore ^ les capillaires, arrête le plus souvent en peu de temps l'hémorrhagie; dans 'iitres cas où le sang montre dès le commencement peu de tendance à la coa- Vdition, ou dans lesquels cette tendance diminue petit à petit pendant l'écoule- 'W, la perte dure plus longtemps et épuise le malade, surtout si ce dernier ^ déjà affaibli avant cet accident.

L'expérience qu'une épistaxis devient d'autant plus tenace qu'elle a duré plus I^Bltenips, et que souvent au bout de trois ou quatre jours on ne réussit à l'ar- '^ qu*au moyen du tamponnement, se renouvelle à tout moment. Dans quel- V^cs cas, on reconnaît positivement que la perte de sang, plus que toute autre ctQse de débilitation, augmente le développement de la diathèse hémorrhagique, f^ftt que ré|HStaxis ayant déjà duré depuis plusieurs jours et ayant épuisé le

25û MALADIES DES OBGAfiES DE LA IIESPIIUTIOS,

corps, se complique souvent d'hëmorrhagies qui se produisent sur d*anlm queuscs, et d'exlravasalions sanguines dans le lissu cutané (pétécliies).

Dans les cas cités en dernier lieu d'épistaxis abondante el de longue durit, les muqueuses visibles, surtout celles des lèvres et de la conjonctive, denenDenl remarquablement pMes, les téguments externes prennent une teinte d'un sale, couleur de cire; les malades sont extrêmement faibles, accusent des duvleurs dans la tête et dans la auqœ, des angoisses, des battements de ctenr, tombent Tacilement eu syncope; si Ton ne réus^t pas à arrCtcr le sang, ne n'est ordinairement possible qu'à l'aide de moyens énergiques, la mort par b^ morrhagie peut en être la conséquence.

Su- — Trailomeul,

Un saignement d'une abondajice modérée, survenant chez un individu n buste, surtout s'il a été précédé d'un mulimen qui se perd après l'iiémon^a^i peut rester abandonné à lui-mfnie, attendu qu'ordinairement il ne tarde (» s'arrêter tout seul. Si la perte devient plus abondimte, si elle alTaiblit le B ou bien si celui-ci éliul déjà faible auparavant au point qu'il faille redouterl conséquences d'une perte même minime, on lui recommandera de ne p riser l'écoulement en se mouchant et en s'ussuyanl trop fréquemment. On a ploiera le froid sous forme de compresses appliquées sur le front et le iiBi,J bien un fera renifler avec précaution un mélange d'eau froide et de vituipc) d'alun. On défendra en même temps, aussi longtemps que dure l'épistaxis,! mouvement, ainsi que l'usage de café, de thé, de soupes chaudes el d'ul substances écbauRantes, i\ la place desquels on fera prendre des boissons Ri cbes, acidulées. Si cette manière d'agir n'est pas couronnée de succès, dl malades n'en continuent pas moins à s'alTaibltr par la persistance de l*b gie, si le sang devient plus clair et ne se coagule que lentement et (Tuiie P nière incomplète, on doit se garder de perdre du temps en insistant trop li temps sur l'emploi d'autres moyens styptiques tels que les solutions de Mil de zinc, de créosote, de perchlorure de fer; mais on aura recours le flM,\ possible au tamponnement simple, el, en cas de besoin, double, par la sondt. lïelluc. L'application de compresses froides sur le scrotum et chez les UM sur les mamelles, de ventouses sèches ou scarifiées sur la nuque, la^ ture des extrémités, le maintien des bras au-dessus de \:\ tète : ces diven p cédés ont été suivis d'un succès décisif dans certains cas, mais il ne fautjpl ment les niellre en usage qu'autant que la perte de sang n*a pas pris un cand dangereux. 11 en est de même de l' usage interne des acides, de l'ergot de têt de l'acide gallique. Plus on relarde le tamponnement, plus il devient £flâ non-seulement d'arrêter l'épislaxis, mais encore d'éviter, k raison du démllfl ment plus grand de la dialhêse hémorrliogique par les progrès mêmes dtVia lement, que l'hémorrhagie nasale soit compliquée par d'autres liémon^ rentre lesquelles nous possédons des remèdes moins sûrs que le tampuon Je ci>nnais plusieurs cas qui se sont terminés par la mort, et cela, presque M bitaldemenl, à raison des retards mis h l'opération du tamponnement.

lALADIES DES ORGANES DE LA CIRCULATION,

PREMIÈRE SECTION

HAIiADIBS DU €«BIJ

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