‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 47 sur 174 · DILATATION DU CŒUR · texte numérisé non relu

DILATATION DU CŒUR

Hmg doute parce que les muscles papillaires, atrophiés comme la paroi, font éprouver iifi^moiWrf tension aux valvules. Enfin, les cœurs dilatés, au lieu des bruits normaux, peuvent en faire entendre d'autres anormaux, d'où il n'est pas permis d'inférer des modifications de structure dans les valvules. Ces bruits r^ eonnaissent plutôt pour origine une irrégxtiarité d^n ribralions quxî l'afTlux du fBng imprime aux valvules, dont la tension est encore moins forte que celle mentionnée plus haut. Ces bruits se rattachent à ceux que nous obsen'ons, même sans qu'il y ait dilatation du cœur, dans les cas d'innervation anormale de cet organe par l'effet des maladies fébriles, ou dans le relâchement de sa substance mosculaire, tel que l'anémie le produit ici comon dans le reste du système nniscnlaire.

JJ ^1. — Diagnostic,

La dilatation est en général facile à distinguer de Yhypertrophie excentrique. Les symptômes subjectifs, comme nous venons de le voir, sont tout autres, même opposés. L'examen physique, à son tour, ne donne des résultats coinmons qu'à la percussion ; ceux de la palpation et de l'auscultation diffèrent, au contraire, d'une manière absolue. (Voyez plus haut.)

La confusion avec les épanrhements du péricarde est beaucoup plus facile, rartout quand une dilatation du ventricule droit étouffe le son de la percussion sons le sternum jusqu'à la seconde côte, et quand le choc du cœur a dispani complètement. Nous reviendrons sur ce diagnostic différentiel au chapitre qui traite de la péricardite,

S 5. — Pronostic.

Lt dilatation amenée par la péricardite chronique, et plus encore celle qui se développe dans le cœur droit par l'effet des troubles de la petite circulation, fUêe plus tard à l'hypertrophie excentrique, ce qui permet de lui appliquer tout ce que nous avons dit du pronostic de cette dernière. Dans d'autres cas, cette forme de la dilatation parait même susceptible d'un retour à l'état normal.

Bien plus Ckheux est le pronostic de ces dilatations qui compliquent les attentions valvulaires, ou qui succèdent à une dégénérescence de la substance ■mculaire du cœur; même le pronostic des cas cités plus haut pourra s'agpyrer dans les cas où une mauvaise mitrition de l'organisme entier fera naître fcla dilatation, non une hypertrophie vraie, mais une hypertrophie fausse. De tttte manière, la dilatation, quoique le plus souvent indirectement, amènera Hqfdropisie générale, l'œdème pulmonaire, ot dans d'autres cas occasionnera me mort subite par paralysie du cœur, voire même par rupture de cet ortane, etc.

J 4. — Traitement.

Les principes suivant lesquels on doit traiter la dilatation découlent du pavigraphc précédent. Plus la nutrition se fait mal, plus aussi le cœur dilaté

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risque de subir la dégénérescence graisseuse, et plus le malade court de dangers. S*il faut défendre toute jouissance ayant pour effets une excitation ou un échauffement, on fera bien néanmoins de prescrire un régime animal secondé par Tusage simultané des préparations ferrugineuses, qui, gnice à Dieu, ne sont pins comptées au nombre des médicaments échauffants. Celte ligne de conduite doit même être suivie dans les cas où des phénomènes d*hydropisie viendraient à se déclarer; bien plus, ces derniers seront combattus beaucoup plus efficacement el plus rationnellement par les préparations ferrugineuses, par le régime du lait, de la viande et des œufs, que par l'administration de la digitale^ médicameol diingereiix ci kprosmre dan%la dilatation simple du cœur.

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