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CHAPITRE III

ATROPHIE DU CŒT:R.

jj l^r. — Patho{fcnic et étiologic.

La petitesse congénitale ou otiginelle du cœur y qu'à la rigueur on ne detndt pas désigner du nom A'atrophie^ se montre, d'après Rokitimsky, de préférence ^ sur le sexe féminin, et coïncide avec un manque de développement de tont k reste du corps et surtout des organes génitaux. Nous no savons rien sur la came de cet arrêt de développement.

1° Vairoplm acquise accompagne : le marasme général, tel qu'il se prodoit dans le cours de la phthisic tuberculeuse, de la cachexie cancéreuse, surloot pendant le ramollissement et la fonte du cancer, ou bien encore sous l'influence des progrès de Tâge; même les maladies aiguës à marche longue, un typhos prolongé, peuvent entraîner l'atrophie du cœur. Il ressort de là que si un eicèi d'alimentation ne suffit pas pour augmenter à lui seul le développement mn»culaire du cœ.ur, au contraire, une alimentation insuffisante ou une nutrilioi anormale occasionnera l'atrophie des muscles cardiiiques aussi bien que dei autres muscles du corps.

2** Le cœur s'atrophie quand il est exposé à une pression extraordinaire venant du dehors, tout comme on voit s'atrophier les muscles des extrémités quand dei attelles ou] des bandes les ont longtemps comprimés. Ainsi l'atrophie du cœnr résulte d'épanchements considérables dans le péricarde, d'épaississements fibrea du feuillet viscéral de cette membrane, et même d'amas graisseux volumineoi qui se déposent sur le cœur.

S"* Des rétrécissements et des ossifications des artères coronaires, en opposait des obstacles à l'arrivée du liciuide nourricier, sont suivis d'atrophie du cœur.

î{ 2. — Anatoniio pathf»Iojçiquo.

Dans la petitesse congénitale du cwui\, cet organe peut, d'après Rokilansbr. descendre chez l'adulte jusqu'aux proportions du cœur d'un enfant de n^

ATIiOPUIE DU CŒUR. 281

ttix ans; les parois sont minces, les cavités étroites, les valvules tendres. ^aircpkk acquise est presque toujours concentrique, c'est-à-dire qu'une dimiiou des cavités se joint à un amincissement de la paroi. Indépendamment du t volume, on remarque, comme signe pathognomonique servant à distinr œUe atrophie d'un arrêt de développement congénital, la disparition de {fusse cardiaque, une infiltration séreuse du tissu cellulaire dans lequel la me était déposée auparavant; le péricarde est trouble; les taches blanches lies tendineuses) que l'on trouve si souvent sur le cœur sont ridées, les ares coronaires remarqual)lement sinueuses; l'endocarde également présente aspect trouble; les valvules auriculo-ventriculaifês sont gonflées; la subite musculaire du cœur est le plus souvent pâle, sa consistance diminuée, BS d'autres cas elle est plus dense et foncée. Bambergcr fait remarquer avec lOQ que dans beaucoup de cas d'atrophie concentrique du cœur, on trouve e plus ou moins forte quantité de liquide dans le sac du péricarde. Cette comulation de liquide offre une certaine analogie avec celle qui se fait dans alérieur du crâne lors d'une atrophie du cerveau (hydrocéphale ex vacuo). Une affection bien plus rare, c'est Yatrophit* simple du cœur. Dans cette ma- Be, le cœur a sa grandeur normale, les parois sont amincies; cette grandeur nnale ne peut donc être due qu'à l'agrandissement de la capacité des cavités, sorte que cette forme se rattache à la maladie décrite dans le chapitre prélent.

Cela s'applique encore bien plus à Y atrophie e.rcetitrique. Cette dernière se Blond presque entièrement avec la dilatcition simple, au point que souvent il t impossible de décider si les parois du cœur ne sont amincies que par l'effet 106 excessive distension (dilatation simple), ou bien si une atrophie des éléitsdes parois a contribué également à cet amincissement (atrophie exren- Im). L'effet de ces deux états n'est, il est vrai, pas tout à fait le même; car si cœur dilaté a en même temps des parois excessivement minces, comme cela TOÎt quelquefois dans les cœurs couvcrls d'amas graisseux, et surtout dans pdssissement calleux du feuillet viscéral après une péricardite chronique, m nous voyons l'énergie de l'organe bien autrement diminuée que cela n'a Mis pu être observé dans une dilatation simple.

Pour terminer, nous devons encore souvent faire remarquer que le rapetissefU et Yatrophie du rentrirule gauche se voient d'une manière très-évidente iqa'un rétrécissement de l'orifice auriculo-venlriculaire correspondant ne pert plus au sang d'affluer dans cette cavité en assez grande quantité.

îj 3. — Symplômc» et marclic.

jsl petitesse congénitale du cœur serait, d'après Laennec, l'occasion de syn- ^ fréquentes; d'après llope, en même temps que la disposition aux synleSfOn trouverait chez les individus qui en sont atteints les signes d'une nutrin imparfaite : grande faiblesse musculaire, battements de cœur, symptômes oémie et de chlorose.

V^rophie acquise du cœur diffère dans ses phénomènes, suivant qu'elle par-

ticipe du marasme général ou qu'elle a une existence idiopathique indépenAnb de tout appauvrissement, de toute consomption de l'organisme. Dans le pnait cas, les symptômes sont peu marqués; bien plus, dans un cas donné, on snnl à peine distinguer si la diminution de la force du cœur dépend du d'énergie de ses contractions ou de l'atrophie de ses muscles. Dans Fw l'autre cas, le contenu des artères diminuera, le sang s'accumulera dam veines. Mais la masse du sang ayant subi une diminution générale, cette f( n'entraînera pas les phénomènes d'une distension excessive des veines. D n' rive pour ainsi dire jamais que l'on constate une hydropisie considérable une cyanose prononcée dans la forme de l'atrophie du cœur ^t rMvei$ rasme général; chez les vieillards, la teinte bleuâtre des lèvres, le d pement variqueux des veinules qui couvrent leurs joues, la faible infiltratioi tissu sous-cutané de leurs mains et de leurs pieds, ordinairement flroids et léger reflet bleuâtre, ne dépendent du reste qu'en partie de la diminution de force du cœur; et l'atrophie des poumons, comme nous l'avons vu plus joue également chez eux un rôle dans la production de ces phénomènes.

Les faits se passent tout autrement dans les cas où Yatrophie est une quence de troubles locaux de la nutrition, tels qu'une compression pro! du cœur, un rétrécissement des artères coronaires, etc. Alors les roaladei plaignent avant tout de battements de cœur fréquents et pénibles, symptômes nous avons vus, au chapitre précédent, se présenter le plus souvent dans les où le cœur ne peut qu'au prix de grands efforts jouer son rôle dans la ci tion. Alors encore la vacuité relative des artères donne lieu au trop-plein veines, le ralentissement de la circulation à une vénosité exagérée du san(;et un plus grand besoin de respirer : les malades peuvent être atteints d'une nose intensCy i'hydropisie générale, et souvent être tourmentés d'une forte pnée. Lorsque le cœur atrophié a été en môme temps dilaté, une nouvelle t de pléthore veineuse et de ralentissement de la circulation vient s'ajouter i première, et ces phénomènes atteijîneut un haut degré d'intensité. Il se dé peut avec plus de force et de rapidité lorsqu'une troisième circonstance, effet pareil et venant très-souvent compliquer les deux premièrt»s, finit par ajouter : nous voulons parler de la dégénérescence graisseuse de la su charnue du cœur (1).

Vexamen physique du cœur donne, ii\\ moins de temps à autre, des rc ments d'une certaine valeur. L'impulsion, dans les moments où le malade tient tranquille, est très-faible ou impossible ;\ sentir : le pouls est re blemenl petit. La matitê précordiale a dans certains cas perdu de son fli symptôme qui, à la vérité, n'a do valeur qu'autant qu'il est possible de pi que le rapetissement du cœur est la cause de Temphysème vicariant qui

(1) J'ai vu succomber i\ In clinique de GroifswaM un cuirassier atteint d'une hydropisie excessive. Une année auparavant, cet lioinnio avait encore accompli son pénible service. W sic montra une adhérence totale du péricarde avec le ccrur, une dilatitinn énorme de ce un amincissement excessif des parois, enllu une défféiiérescence graisseuse de lasubstaMH cataire. Au milieu de ces désordres, les viUvules étaient restées saines.

(Note ée rtnlm)

RNPOCARDITE. 28S

Mm; dam d'antres cas, où le vide est comblé par un épancbement dans irde et non par une extension du poumon, la matité précordiale reste à ffmal ; enfin, dans d'autres cas encore où le poumon est également di- Fépanchement dans le péricarde peut devenir asses considérable pour e une Hendue anormalement exagérée de la moMé précoriiale. Les bruits r, que nous avons trouvé plus forts et plus sonores dans Thypertrephie, enX faitieê et indistincts dans l'atrophie, ou bien ils perdent leur sono^ Hn ces brmis peuvent devenir anormaux; ce sont là des phénomènes Meut sur des conditions identiques avec celles que nous avons citées dans itre précédent à propos des modifications des bruits du cœur. opkie simple et Y atrophie exeentriqfie du cœur doivent révéler à l'examen e les mêmes phénomènes que la dilatation.

g ti. — Traitement.

peut être question d'un traitement proprement dit de l'atrophie du cœur. 08 dire que les fatigues doivent être évitées à ces sortes de malades, qu'ils prendre une nourriture fortifiante, et même rien ne s'oppose i leur Te l'usage modéré du vin : — c rtfttim lac senumi^.

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