‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 50 sur 174 · ENDOCARDITE · texte numérisé non relu

ENDOCARDITE

inces forment assez souvent une bordure de largeur inégale, tout près du bord lire de la valvule, et s*ctendent de là principalemeut aux cordes tendineuses; ir les valvules semi-lunaires (1), elles partent généralement du nodule. Il faut ) garder d'identifier les caillots fibrincux qui s*altachenl facilement aux places igneuses et inégales des valvules et les couvrent presque toujours, avec les Sgélations elles-mêmes.

Les boursouflures qui plus tard perdent la consistance gélatineuse pour de« ndr à demi cartilagineuses, et (|ui entraînent Tépaississement et la rigidité ermanente des valvules, et plus uni-uro la rétraction, le racornissement des ilvules épaissies dans lesquelles des masses calcaires se déposent très-souvent : riles sont les causes, à beaucoup près les plus i'ré(|uentes, des altérations valvlaires du cœur. Les végétations aussi perdent plus tard leur caractère, elles leuvent s* ossifier, en sorte que des masses mamelonnées, d*une dureté pierme, recouvrent la valvule déformée.

En outre des modifications anatomiques décrites jusqirâ présent, et qui sont M suites les plus ordinaires de reiulocurdite, on reman|ue encore, comme Aénoroènes plus rares : 1^ des déchirures de Tendocarde. Elles s^expliquent hdlement par le boursoutlemeut et le ramollissement de la membrane enhinmée. Les déchirures les plus communes sont rcUes des nnules teudinetises; A Ton conçoit facilement que par là la tension de la valvule pendant la systole KDtriculaire doit être sérieusement compromisi*. Dans d*autres cas, la valvule HMtiéme se déchire; quelquefois une surlace seulement se rompt, et le siuig lui pénètre dans la crevasse produit un rentlement en sac de la surface opposée k l'endocarde : il se fait un nnéi'njsme rakulaire (2). Il est très-rare que fadocarde cède sur quelque point de la paroi musculaire du cœur, et alors, si Il substance charnue partici|>e elle-même à rintlammation, il se |>eut que lo ng fasse irruption dans la fente et laboure dans dilférciits sens l'épaisseur de b paroi; il en résulte un anérrffswe aiyu du cœur, ayant la forme d'une poche vnndie, d*un appendice circonscrit qui se continue avec la paroi du cœur, et kat l'entrée est bordée des déchirures frangées de Tendocarde, tandis que la

barde, nia» il est essentiel de <lirc que Q'v*i la couche Miperflcicllo irclénienln aplatis qui eulrc b|Riiiiëre en prolifération et ciui dans le« uiiducurUilcb Ica jdus ai^çuos u»l »vulu uiuladc.

(l) LuKhka a décrit \ci vaifspaux]d<'s valvules si^nioïtles qui oxisteut daus le segment opaque bcei valvules, et M. Charcnt a montré à la Sorirlé de Mn|o};ii> ^CnmpU'n remlux de l'aiiiire IHiîl, 1^389) on bel exemple de vaycul.-iristation de ces valvuli's d:ui< un eas d'endocardite rlnunatiffuiaie. Itrt renuiniuahle que les vrp''tatioNs du tisMi eonjonctif ou coapilatiuus librineuses olwen'ées hi Tendocardite valvulaire sié^sent souvent, en l'orme de ^'uirlaude, sur la ligue de sépJU'alion Ipfere la partie opaque et la partie transpan'ute dr ivs vaivule;^. N . C.

(J) Ces petits anévrvsmcs vidvulain's ilécrits par Turnliam, ForMer, Rokilansky, etc., sont dus à iffie la valvule ramollie eu un point par rinllannnation et la translormation de son tissu solide en ItÎMil embryonnaire, se laisse <iisteiidre en re point et dilater sous forme d'une iK»tite poclic ou t» hê subissent |iar cons('>queut cette loi que la dilatati<Mi est tournis; du ciMé où s'exerce la pres- !■ Hiignine, c'est-à-dire que h\ partie renllée de rani'vrvsniM des valvules sigmoïdcs fait saillie leOtédes ventricules, et que les anévrvsmes des val\ules aurirulo-ventiirulaires proéminent dans I oreillettes. Ou cousulleru avec fruit sur ce siyet la tlnVsc de M. le docteur Pelvct : Deê anéf/ama du eetur^ 1867. V. C.

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laquelle, dans un cas d^endocardile où Ton observe une exagéraliou de la bé* quence du pouls, il se produirait une exsudation purulente. La fréquence phn grande des battements du cœur et des pulsations est souvent liée à une dimûiition de l'énergie des contractions, diminution qui s'explique fadleraent par l'imbibition séreuse, et de la sorte le pouls fréquent devient en même tempi petit, et la fièvre prend le caractère d'une adynamie extrême, au point qu'il j a possibilité de la confondre avec d'autres fièvres asthéniques, le typhus, etc. L'assertion de Zehetmeyer, que beaucoup de maladies désignées sous le nom d» fièvre nerveuse, simple, versatile, torpide, putride, ne sont autres que des end»cardites méconnues, est exagérée, attendu que cette maladie n'empruQle qw rarement les caractères que nous venons de retracer (1).

Si les métastases compliquent l'endocardite, surtout les métastases ven h rate, la fièvre augmente, il survient même des frissons, mais ces phénomènes m doivent pas être mis sur le compte d'une septicémie; car on les remarque auni, quoique plus rarement, lorsque dans les altérations anciennes des valvules, da caillots détachés, voire même des fragments de valvules, donnent lieu à des oé- (astases de la rate; or ce sont là des conditions dans lesquelles il ne peut ébl question d'inrcction septicémique. — La sensation des baiiement» de ccmr omtituc un trouble fonctionnel plus fréquent que l'accélération du pouls. Si oosi sommes forcés de convenir que l'imbibition séreuse de la substance musculaire du cœur rend les contractions plus difficiles, si nous Icnons compte de ce qie les malades se plaignent surtout de palpitations quand l'action du cœur s'accoaplit avec peine (et nullement pendant l'action renforcée d'un cœur hypertrophié), nous nous expliquons facilement ce symptôme. — C'est bien dans cette inabihition séreuse des fibres musculaires qui accompagne parfois l'endocardite, c'cik dans l'affaiblissement qui en résulte pour l'action du cœur, dans la déplétion ior complète de cet organe, que nous voyons les causes de la dy^ée qui peut IK joindre aux symptômes déjà décrits. Au chapitre qui traite de l'hypérémie potmonaire, nous avons vu que ce symptôme accompagne l'hypérémie passive Ai poumon. Si déjà dans le cours de l'endocardite il se développe une însuffiiaic» de la valvule mitrale, si pendant la systole le sang est en partie rejeté dut l'oreillette, la stase dans les veines pulmonaires devient plus considérable el ii dyspnée plus grande.

Ce que nous avons dit des symptômes de Tendocardite, et surtout cette ci^ constance, que dans un grand nombre de cas les troubles fonctionnels mauqaflit absolument, nous prouve que rarement révolution de la maladie se reobiai dans un cadre limité comme l'inflammalion des autres organes importanls. Dl

(1) L'endocardite ulci^rcusc à forme typhoïde, c'cst-àHlirc avec des infarctus miritipleide ori^Mefi, mi nM>mc avec pyohénn'e, n'a été étudiée en Fnincc que deimis peu, par MM. GlHRrf ^ Vulpian {Mémmres de la Société de biologie^ ISGIi, p. 205), et par N. Lancereaux (.VémoM A U Société de 5to/oyîf, 1862, p. 3j. On trouvera dans ces mémoires des obsenrationa d'endoorfH ulcéreuse où le délire, les soubresauts des tendons, la carphotogic, l'aridité de la langMtlal^ ginosités des dents, le météorisme, les sudaniina, la résolution des forces, etc., annicatpa t* eroire à une flèvre typhoïde; dans d'antres cas, les frissons répétés et même ridèn npyfMMv les symptéoMi de cette fonne d'endocardite de ceux d'une véritable pj'ohèmie. V. C

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