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ENDOCARDITE

que le début de la maladie ne se laisse pas toujours constater, de même» meate moins, on ne peut en poursuivre exactement la tnarche, et, pour par-* ftmnchement, il est souvent difficile de déterminer où finit l'endocardite et où unence la maladie désignée sous le nom d'altération rdvulaire. j^pertitkmce (Fune altération takulaire ent sans contredit la t€f*minai$on la • fréquente de la maladie, soit que les valvules, restées épaissies, se soient omies plus tard, soit que les cordes tendineuses et les dentelures des val» les aient été soudées par des adhérences, soit enfin que des déchirures aient été les unes et les autres. Comme la rétraction des valvules épaissies se fait lit à petit, et comme de même l'adhérence des dentelures et des cordes tendiiises ne peut s'opérer que très-lentement, il n'est pas impossible que les altédons des valvules ne se déclarent pas immédiatement après la terminaison de udocardite, et qu'après (ks mois seulement ces altérations manifestent claire* BDt leur existence. Si, au contraire, une déchirure a lieu dans les cordes ten- BSiues ou dans les valvules elles-mêmes, ou bien si l'orifice est rétréci par des {étalions sur les valvules, alors l'endocardite passe immédiatement à la malie valvulaire. Dans les chapitres précédents, nous avons fait voir que l'endordite peut conduire en même temps à la dilatation et, plus tard, à l'hypertrotie du cœur.

L'tMti^ mortelle^ due aux lésions valvulaires que l'endocardite laisse à sa suite, i la terminaison la plus Tréquente de cette maladie. Mais cette terminaison le os souvent n'a lieu qu'après des années, et il est rare que l'endocardite condie par elle-même promptement à la mort. Nous ne remarquons presque jalis on pareil dénoùment dans la forme qui nous a occupés jusqu'à présent, et H complique le rhumatisme articulaire aigu ; on le rencontre plutùt dans celle n se déclare dans la maladie de Bright ou dans les maladies dyscrasiquea pis; et dans ces cas, il est difficile de reconnaître quelle est, dans ce dénoù- M fatal, la part qui revient à la maladie principale et quelle est celle qui renti la complication. — Une paralysie du cœur, des congestions pulmonaires mes suivies d'œdème, et dans les cas les plus rares, une consomption par la im, des symptômes de ramollissement cérébral, de métastases dans la rate^ I reins, le foie, même une gangrène spontanée des orteils : tels sont les phénoèoet au milieu desquels la mort peut finalement arriver. La guérison de l'endocardite, si les valvules restent intactes, peut avoir lieu souvent. Il n'est pas rare de trouver à l'autopsie, sur la partie interne du , ce qu'on est convenu d'appeler les taches tendineuses, c'est-à-dire des iqoes blanchâtres, qui n'ont jamais provoqué de symptômes pendant la vie. ÉM l'inflammation des valvules peut se terminer par la guérison, parce que pawiiaement avec ses conséquences, quoique persistant toujours, peut ne I troubler les fonctions de la valvule. L'expérience prouve que cette ter^ Miaon n'est pas fréquente. La valvule, tout en fonctionnant bien au comlacement, devient facilement plus tard le siège d'une nouvelle inOammationi qif an moment où une altération qui trouble les fonctions viendra à s'y débpper.

Insqu'i présent nous nous sommes surtout attaché à retracer le tableau da

292 «AI.ADIES DU CŒL'Il.

rËmlocardile comme complication du rhumatisms arliculaire aigu, tomes fonctionnels, la marche, la terminaison d'une endoamiite yiiî drait compliquer nne li^sion vakutaire déjà existante, ne peuvent Hn distingués de l'ensemble des symptOmes appartenant à cette dernière. — Il m h| de mSme de cette endocardite qui accoinpagne la maladie de Brighl ot'yitf, 1m emnIMmes aigut, la fihrepuerférak, etc. Dans toutes ces maladies, les s]rm[H târncs qui leur appartiennent en propre masquent à un tel point ceux de U complication, qu'il est k peine possible d'en faire une description clinique d'un rigoureuse précision. L'examen physique du cœur peut seul nous éclairer, i ne doit jamais élre négligé quand mi^me aucun symplAme particulier no réclami cette investigation locale. — Pour ce qui est enfin de l'invasion et do la de Yenâoeardite, comme complication de la maladie de Bright rhroniijw, ceU forme encore passe inaperçue dans la plupart des cas où l'eiameu physiqui été négligé, car les phénomènes subjectifs manquent ordinairement. Dans d'i 1res cas, cette forme se présente avec des battements de cœur, de l'oppref sion, des phénomènes fébriles, etc., telle, en un mol, que nous l'avons plus haut.

Symptômes physiques.

Le choc du canr, surtout au début de la maladie, est presque toujours mforré el anormalement étendu. Ceci forme un conlrnsle avec \e ponls jitliH mou que l'on retrouve dans les cas oii la substance musculaire pénétrée i'v» infiltration séreuse se contracte d'une manière peu efficace malgré l'actroD ttmuUueusc du cœur. — La tmitilé prkordiale reste normale au cotnmeneewH mais déjà au bout de peu de jours (Skoda) le dégorgement des veines puta»' naires peut être gêné à un lel point, que le sang stagne dans l'oreillette gwA» et de là, en remontant les vaisseaux du poumon, jusque dans le cœur i Le cœur droit se vide d'une manière incomplète, et bientûl le sang qui s'j des veines caves le dilate. Par là, comme nous l'avons vu plus haut, lan précordialc acquiert un diamètre transversal exagéré. — Si l'endocardite n* mollit le tissu des valvules et les épaissil, ou comprend aisément que la mibdb devra avoir pour conséquence une modification dus bruits du cœur; il eil à toute impossibilité que la valvule ramollie et devenue plus épaisse, vibrf et fe même fafon qu'une valvule dure et mince. Le premier bruit du cœur dM»tl ventricule gauche étant produit par les vibrations de la valvule milrale, la h ' nanre d'«n bruit anormal vemml remplacer le premier tffHl (■( se ftiisant tir à la pointe du cœur, conslilue le sympléme le plus important et le |W fréquent de celle endocardite qui siège dans le cœur gauche. Ajoutes k ttU l' épaississe me ni dos festons membraneux si délicals qui uccuprnl 1' de la valvule milrale empêche ces festons de s'épanouir, ou que le raini ment des cordages tendineux ne permet pas à la valvule de se lixer eoiDiMte' metil; même il peut arriver que le bord inférieur de la valvule, par l'cflM^I la déchirure de quelques-uns de ses cordages, soit repoussé imiidont la fflUV jusque dans l'oreillelle : tous ces obstacles mettent la valvule dans rimpasAi*

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