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RUPTURE DU CŒUR

Nous devons passer sous silence les solutions de continuité traumatiques Ai cœur, pour ne parler que des rupiures dites spontanées. Jamais un cœur saio ne se rompt, quelle que soit l'énergie de ses contractions; cependant ces dernières entrent pour beaucoup dans la rupture d'un cœur malade. La cause la plus Mquenle de cet accident est la dégénérescence graisseuse, plus rarement la mjocardite, l'abcès du cœur, l'anévrysme aigu bu chronique du cœur. Toutes ces maladies afTectant de préférence le cœur gauche, la rupture survient également presque toujours de ce côté. A l'autopsie, on trouve la cavité du péricarde gorgée de sang, et si l'accident est dû à une dégénérescence graisseuse, on découtre une crevasse irrégulière de longueur diverse, à parois lisses en dehors, tandis que dans la profondeur la substance de l'organe parait labourée et broyée par le sang. Parfois la fente est remplie de caillots dans toute sa profondeur, quelquefois aussi on trouve plusieurs fentes à la fois.

Dans la plupart des cas, la mort arrive subitement au milieu des symptômes d'une hémorrhagie interne, la déchirure survient tantôt pendant que l'orgise fonctionne plus énergiquement, tantôt sans cause connue; la pression du san| extravasé parait contribuer pour sa part à la promptitude de la mort. Dans des cas rares, la rupture est précédée pendant un temps court de douleurs violentes sous le sternum, douleurs qui s'irradient vers l'épaule et le bras gauche. B arrive tout aussi rarement que les malades survivent pendant quelques heuresi la rupture; ceci parait avoir lieu dans les cas où Textravasation consiste, dans le principe, en un simple suintement à travers la paroi fragile et minée en M sens, jusqu'au moment où la crevasse vient à s'agrandir. Dans ce cas se pli* sentent les symptômes d'une hémorrhagie lente, et quelquefois l'examen ^ sique révèle l'épanchement du sang dans le péricarde.

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