ANOMAUES CONGÉNITALES DU CŒUR
kê capillaires^ — la q/anose. Mais quoique la cyanose, ici comme ailleurs, soit te à la stase du sang dans les veines et les capillaires, il faut cependant que le iegré élevé de cet état ait encore une autre raison, et celle-ci nous devons la chercher dans la coloration extraordinairemcnt foncée du sang. Cette teinte fancée ne suffit pas à elle seule pour donner lieu à la cyanose : un cas raconté pirBreschet, dans lequel le bras gauche ne présentait aucune coloration anor- ■ude, quoiqu*il ne renfermât que du sang veineux, la sous-clavière gauche étant iiBae de Tartère pulmonaire, en est la preuve; mais il est tout aussi incontestable que lorsqu*il y a stase dans les veines, le degré de la cyanose dépendra de h teinte plus ou moins foncée du sang : les personnes dont le sang est très- Ivide ne présentent jamais de degrés élevés de cyanose. — La coloration plus faicée du sang dans les anomalies congénitales du cœur s'explique facilement, krsque c'est Tartère pulmonaire qui se trouve insuffisamment développée : car dors elle provient du mélange du sang veineux avec le sang artériel; dans le cas opposé, où Ton voit le sang artériel se mêler au sang veineux, on ne doit point chercher la raison du phénomène dans le mélange du sang; nous sommes réiôits dans ce cas à Texpliquer par le ralentissement excessif de la circulation (1). Un effet en tout point semblable à celui de Tabsence de développement des
Enc8 artériels, et qui s*accompagne également d*unc persistance de communiion entre les deux moitiés du cœur, résulte des coarctations calleuses du cône iriel du cœur droit, et des anomalies valvulaires congénitales, souvent trèstansidérables, de Tartère pulmonaire.
La coloration ordinairement d*un bleu foncé de la peau, surtout de la face, ies joueSy des lèvres, des doigts et des orteils, forme le symptôme le plus sailluit des vices congénitaux du cœur. Hais Faccumulalion du sang veineux dans lai endroits conduit également à un gonflement qui, d*après les recherches de ^kster, se fonde sur une infiltration séreuse, un épaississement et une véri- Urie hypertrophie; le nez est enflé h son extrémité, de même que les lèvres Janoeées, les phalanges terminales des doigts et des orteils sont souvent assez ^tisses pour ressembler aux extrémités arrondies des baguettes de tambour; es ongles sont larges et infléchis.
La plupart des malades ont une organisation grêle, des membres allongés, ils iontrent une grande disposition aux saignements abondants, ils ont facilement Inid, ik sont indolents, paresseux, maussades. Il est surtout fréquent de renintrer chez eux un développement incomplet des parties sexuelles et un ins- ÉLet génital peu prononcé. Ces malheureux sont sujets à des accès de palpitains, d*anxiété précordiale, à des syncopes, et n'atteignent que rarement Fàge b quarante à cinquante ans. Presque toujours ils succombent de bonne heure à hi maladies intercurrentes auxquelles ils sont incapables d'opposer une grande kree de résistance, souvent aussi à un œdème pulmonaire, à une hydropisie, etc.
(1) La preoTe que la cyanose considérable des individus atteints d'anomalies congénitales du par a la raUon d'être toute particulière, c'est que les individus nés cyanotiques seront atteints fejdropisie tieaucoup plus tard que les malades dont la cyanose est acquise. Si cette dernière jpaidait uniquement de la stase sanguine, cette difTcrcncc n'aurait évidemment i>as lieu.
(Sote de Vauleur.)
Il est remarquable que les .phénomènes de la cyanose et les troubles fe tionnels que nous venons d*énumérer, quelquefois ne se développent que | tard, principalement à l'époque de la puberté. Il est possible que, dans cet) constances également, la compensation des vices congénitaux s*opève pou certain temps par le moyen d'une hypertrophie consécutive, ou bien que I suffisance du cœur ne se révèle qu'à une époque où la masse du sang s*e8t \ mentée en même temps que le reste du corps a pris de Taccroissemeiity i que le cœur malade ait suivi un pareil développement. L'examen physique i peu de ressources au diagnostic, les anomalies étant par trop variées. Prei toujours l'impulsion est plus forte et plus large, la matité étendue, on sa frémissement cataire et l'on entend des bruits anormaux difficiles à inter] ter. Dans d'autres cas, il se peut bien aussi que l'on entende des bruits nom
Autrefois^ une simple insuffisance des cloisons avait été considérée comn cause de la cyanose en question ; mais c'était là une opinion erronée. Cai défaut ne détermine jamais la cyanose ; il constitue, ,au contraire, une anoB fort innocente, qui jamais n'occasionne de symptômes pendant la vie.
g 4* — Traitement
Le traitement des anomalies congénitales du cœur ne peut évidemment que symptomatique et doit se borner à combattre les symptômes menaci Nous ferons valoir ici les mêmes principes que nous avons mis en avant | le traitement de l'hydropisie, de l'œdème pulmonaire, etc., qu'entraînent maladies acquises du cœur.