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CHAPITRE XL

J !•'. — Pathogénie et étiolngie.

L'énergie et le nombre des contractions du cœur sont modifiés par une i d'influences différentes chez les individus sains et bien portants. On est en i de supposer que le renforcement et Faccéléralion de l'action de cet oi);ane, qu'on les rencontre à la suite des excitations, des cfTorts, des abus d^acool, i ne doivent pas être attribués à des modifications matérielles, mais i na d'innervation. Les irrégularités de ce genre ne sont pas à compter au non des névroses du cœur; et l'on ne doit considérer comme telles que cê$ féi de fovKiions perverties ou de semations iwormales du cœur^ quiy sans âéfÊi de changements matériels^ tmissent en dehors d»* toute cuuse appréciable ov au milieu d'un cmicours de circonstances qui, chez la plupart des AoiMM modifie en aucune façon Vactirité du cœur.

Il s'agit ici des palpitations nerreuses et de cet ensemble de symptômes

jb 8008 le nom à*angine de poitrine. La marche de ces deux états patholo- |H», surtout les paroxysmes et les intervalles libres qui les distinguent, per* bien jusqu'à un certain point de les compter au nombre des névroses de élde la sensibilité; et cependant on doit craindre de s'aventurer trop it en voulant les ranger sous certaines catégories de névroses, tant que Finmce des différents nerfs du cœur sur les fonctions de cet organe ne nous sera imienx connue qu'à présent. Le cœur est innervé par des fibres du nerf vague, I ffind sympathique, auxquelles s*ajoutenl des ganglions propres à la submoB musculaire du cœur. Lorsqu'on sépare le cœur du nerf vague et du grand qnâiique, qu'on l'enlève même du corps, il continue pendant quelque temps cm ses mouvements rhythmiques; et une fois que les contractions ont cessé, ipentles faire recommencer en injectant du sang dans les artères coronaires en introduisant de l'oxygène dans le cœur. Le rhythme des contractions ne ^eod donc pas de l'influence du nerf vague ou du grand sympathique, mais ceUe des ganglions cardiaques, quoique l'on ait encore révoqué en doute le dernière origine du phénomène. Quant à l'influence du nerf vague sur les tractions, nous savons que l'irritation de ce nerf ralentit l'activité du cœur, I sa section l'accélère, en sorte que le nerf vague peut être considéré comme Dodérateur des contractions. Sur l'influence du grand sympathique nous ne ma que peu de chose et rien de certain.

Nb risque donc de se tromper en voulant compter les palpitations nerveuses sombre des hyperkinésies, c'est-à-dire de ces états pathologiques qui se lent sur une excitation exagérée des nerfs moteurs, comme cela a été tenté Romberg et plus récemment par Bamberger. Les palpitations peuvent déidre tout aussi bien d'une diminution de l'énergie du nerf vague que d'une lation des ganglions cardiaques ou du grand sympathique. Ajoutez à cela \ les palpitations nerveuses, dans beaucoup de cas, ne permettent nullement constater un surcroît d'activité de l'organe et ne constituent qu'une sensation jective. Ces cas devraient, si toutefois on tient à établir des catégories, être lAt considérés comme des hyperesthésies et être envisagés comme une excion augmentée des nerfs sensibles du cœur (1).

lomberg considère Vangine de poitrine comme une hypereslhésie du plexus diaque, Bamberger comme une hyperkinésie avec hyperesthésie. On contre le plexus cardiaque comme le point de départ du paroxysme douloureux ; il ceci n'est encore qu'une simple hypothèse; dans tous les cas, la douleur manifeste dans « cette névralgie cardiaque » s'irradie avec une grande in- \^ le long du plexus brachial.

ii la pathogénie des névroses du cœur est si peu connue, nous sommes en

) On poumit, avec autant de raison, désigner chaque syncope c^mine une akynésie du cœur. ifB*iin malade s'évanouit sous quelque influence psychique ou autre, la scène débute tou- S par on affaiblissement de l'action du cœur, par la diminution de la force du pouls, la p&Ieur téfimiefiU ; et ce n*est qu'après coup, par suite de l'arrivée en moindre quantité du sang riel aa cerveau, que commence la perte de connaissance, etc. La môme chose arrive sous lueiiee des inhalations trop longtemps continuées de chloroforme ou d'éther.

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J 2. — Syniplômcs et marche.

Les accès de hatleinents de cœur nerveu.r se distinguent par des oiouvei accélérés cl qnehpiefois non rhythmiques de l'organe, onlinairement |).'igiiés (1*1111 stHiliment d'angoisse et de dyspnée. L'impulsion du cœur est ordii renient courte et hoiidissante; dans certains cas elle n'est guère renforcée, d'autres on sent une forte secousse à l'imposition de la m«iiii. Encore, dans dernier cas, la sensation subjective du malade est plus forte que l'examen de l'iinpiilsioii fait par le médecin ne permet de le supposer. Le pouls des artères M l'aspect des malades varient : tantôt le pouls est plein et la face colorée, tanlM le pouls est petit, intermittent, le visage pâle, ce qui pourrait Hùre croire qH les contractions ont lieu sans énergie, ou qu'elles sont de trop courte dsrit^ pour reinplir suflisanimeiit les artères. La durée d'un pareil accès varie, et qse^i qiieftHS ne comprend que «pielques minutes, d'antn^s fois une heure et plu*. H

i*est pas rare qu'il survienne encore d'autres anomalies telles que vertiges, PDdonnemeots d'oreilles, tremblements, etc. L'accès cède subitement ou petit k petit, puis Faction du cœur redevient normale, et des semaines, des mois (Ment se passer avant qu'un accès revienne; d'autres fois les paroxysmes se l^^Ment plus souvent. L^es intervalles libres, le début brusque des paroxysmes fm cause connue, surtout dans des conditions qui ordinairement ne donnent |ii lien à une exagération de l'activité du cœur, la combinaison avec d'autres fhques nerveuses et surtout l'examen physique préservent de toute confusion. IhÛDoins, le diagnostic n'est pas toujours facile. Lorsque les causes qui ont les palpitations sont apparentes et susceptibles d'un traitement, le mal It entièrement après un temps plus ou moins long. Ceci s'applique prinlent aux palpitations des filles chlorotiques, des femmes hystériques de quelques maladies curables de l'utérus, et même à celles qui suivent Il excès vénériens. D'autres fois le mal est très-tenace et dure pendant la viQ Ititre» Au nombre des palpitations nerveuses il faut encore compter, d'après knberger, la plupart de ces afTections du cœur qui s'observent chez quelques iCvidos en même temps que les scrofules et les exophthalmies. Une explica- ^ physiologique de cette complication nous fait défaut. ^*examen physique ne fait reconnaître aucune anomalie en dehors des accès; It leur durée on entend fréquemment des bruits anormaux qui doivent ici leur origine à une tension anormale des valvules et des parois arté-

Vangine de poitrine j les malades se sentent pris subitement d'une consm douloureuse au-dessous du sternum, sensation qui s'irradie presque vers le bras gauche, rarement vers le bras droit; il s'y joint une anindéfinissable et la sensation d'une fin prochaine. Us croient qu'il leur est de de respirer; mais quand on les y engage, ils réussissent à faire des lions profondes; ils n'osent pas parler, et ne font que gémir; quand les surprend pendant la marche, ils s'arrêtent et cherchent un point d; quelquefois môme ils fixent la poitrine contre un objet extérieur, les se refroidissent, le visage pâlit, les traits s'altèrent. Après quelques miou après un quart d'heure, même une demi-heure, l'accès s'amende à petit en môme temps que des gaz sont expulsés par des renvois. — Les sont rares au commencement; plus tard, ils peuvent sur\'enir presque vilement. Parmi les causes accidentelles qui les provoquent, les émotions mt jouer le plus grand rôle ; plus rarement ce sont les efTorls physiques, de régime, eUv. La santé, en l'absence de l'accès, peut être parfaite; d'autres cas, au contraire, on remarque les symptômes d'une maladie du cœur.

2 3. — Traitement.

i pà^Uatùms nerteuses réclament avant tout l'éloignement des conditions pques, si toutefois elles sont reconnues et susceptibles d'être traitées. les individus chlorotiques ou anémiques, les préparations ferrugineuses

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rendrunl dune assez souvent d'éclatants services. Les palpitations hjv peuvent exiger remploi de sangsues au col de Tuténis et la caottria Tonfice avec la pierre infernale; et. comme cela se verra au chapitre q de cette maladie, une guérison inespérée peut être le résultat de ce trai Les individus hypochondriaques ayant des tumeurs hémorrhoîdales i trouveront souvent un grand soulagement dans une application de sangsi en vue de leurs palpitations nerveuses. Cela nous entraînerait trop loin voulions entrer dans le détail circonstancié de toutes les mesures réclan les palpitations nerveuses, attendu que ce développement devrait embna Tensemble de la thérapeutique des maladies parmi les symptômes desqu compte les palpitations nerveuses. On Tera prendre des bains Groids aux ; qui souffrent de palpitations sans cause appréciable; on peut encore les à la campagne, leur Taire faire des voyages, et on leur défendra aussi h trop grande application au travail qu'une vie molle et inactive. — La aérophore, les acides végétaux et minéraux, la crème de tartre, Teau donnée pendant l'accès, jouissent d'une certaine réputation. Il serait abs pousser le scepticisme jusqu'au point de négliger ces médicaments, so texte qu'ils sont superflus ou inefficaces; c'est déjà un immense souli pour un malade atteint de palpitations, et de plus, c'est un moyen d^abré accès que de détourner son attention de ce dernier, pendant qu'il pri poudre gazeuse, etc. L'application du froid sur le cœur parait positi abréger la durée des accès; dans le même sens agissent les médicamen spasmodiques : la teinture de castoréum, la teinture éthéréede \'alériane par contre, les narcotiques, surtout la digitale, ne doivent être employés une grande réserve contre les palpitations nerveuses, surtout quand on c ce mot une signification aussi restreinte que nous.

Quant au traitement de Y angine de poitrine^ on peut encore élever des sur la possibilité d'eu abréger les accès par des médicaments; mais i d'avoir vu une fois l'impatience et l'empressement avec lesquels les b saisissent, pendant leur accès, la fiole qui contient le médicament, pour cruel le médecin qui négligerait de leur donner cette satisfaction. R recommande pendant l'accès les inhalations d'éther sulfurique et d'élh tique, dont on versera quelques cuillerées à café dans une soucoupe, ei soin d'en approcher les bords de la bouche du malade jusqu'à vaporisatic plète. Il ne faut pas pousser jusqu'au narcotisme. Encore dans cette a j'ai remarqué ({ue l'accès était évidemment abrégé par l'usage de la t éthérée de valériane ou de castoréum. Les prépnratiuns opiacées et les narcotiques doivent être évités. Indépendamment du traitement de l'accis il faut encure avoir en vue de combattre ici les maladies qui l'ont détem toutefois on peut les reconnaître et les traiter avec chance de succès. L tères, les sétons, etc., ne méritent aucune confiance, quelque étendu qi jusqu'à présent leur emploi.

SECTION IL

HIAIiADlES DU PERICAKDR.

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