‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 7 sur 174 · ŒDÈME DE LA GLOTTE. M · texte numérisé non relu

ŒDÈME DE LA GLOTTE. M

est rare qu'il n*y ait qu*iin« tumeur ; celle-ci paraît se former lorsqu*il n*y a (jpL^nae moitié du larynx qui est malade ; elle se développe vers Tintérieur, et rétrécit plus ou moins l'entrée de la glotte. Ces tumeurs sont tantôt pâles, tantôt plus ou moins rouges. Si on les incise, il s'écoule une sérosité quelquefois limpide, d'autres fois trouble et jaunâtre (1), les tumeurs s'affaissent et la muqueuse se montre plissée. Quelquefois on trouve, après la mort, ces tumeurs vides, affaissées, la muqueuse est ridée sans qu'on ait fait des incisions, et le résultat oécroscopique répond peu aux modifications anatomiques que peu de temps avant la mort on a touchées du doigt. Dans la partie supérieure du larynx, dont le tissu sous-muqueux est moins lâche et à mailles plus petites, le gonflement est moindre; la muqueuse elle-même se trouve couverte de flocons ou d'une couche d'une exsudation plastique; les muscles du larynx sont décolorés, pâles et infiltrés.

g 3. ~ Symptômes et marche.

Aux symptômes des ulcères aigus ou chroniques du larynx il s'ajoute, dans les cas où un œdème de la glotte se développe, un enrouement qui croit rapidement et qui passe bientôt à une aphonie complète ; la toux devient rauque, aboyante. (Ces symptômes prouvent que les cordes vocales aussi sont gonflées par ^oedème, ou que les muscles infiltrés du larynx ne peuvent plus tendre les cordes vocales.) Hais en même temps que ces symptômes se déclarent, on voit survenir la dyspnée la plus effrayante. Dès que l'air est dilaté dans la trachée, les tumeurs décrites dans le § 2 se placent devant l'ouverture supérieure du larynx, et une inspiration pénible, prolongée, sifflante, ne fournit qu'un peu d'air aux poumons. CeUe inspiration qu'on entend au loin, que le malade tâche de faciliter en penchant le corps en avant, en s'appuyant sur les bras, en s'aidant de l'action de tous les muscles accessoires, cette inspiration est suivie d'une expiration presque libre, quelquefois bruyante. L'air expiré repousse les tumeurs que l'inspiration rapproche.

D'après cela, les symptômes de l'œdème de la glotte sont tout à fait semblables oo plutôt identiques avec ceux que nous avons décrits comme appartenant au croup, et ils sont forcément les mêmes diaprés l'explication physiologique que nous avons donnée des deux maladies. Cependant on ne pourra pas confondre ces affections, si Ton fait attention 1^ à ce que le croup se déclare presque exclusivement dans l'enfance, et que l'œdème de la glotte appartient presque exclusivement à l'âge adulte ; 2'' que le croup atteint presque toujours des individus bien portants auparavant, et l'œdème de la glotte des sujets qui souffrent déjà d'une affection aigué ou chronique du larynx, etc.; enfin, 3"* on parvient quelquefois à voir derrière la racine de la langue l'épiglotte gonflée présentant Tas-

(1) La présence habituelle du pus dans la sérosité des parties œdématiées a fait considérer rœdème de la glotte comme une inflammation sous-muqueuse par MM. Cruveilhicr, Bouilbad, etc.; il n*y a guère que Tcedème de la glotte, observé parfois dansTalbumiuuric, qui fasse exception. V. C.

et b BfiwHiitt dw^ cvfs ticmipei éams le 4e MHie' €s HMle: b pmr et \t éèats^tm éa, maàtàt se hmti§0mèltt^ëmtjimtét€ÀÊtH£; m lii'Mlif, |MHl jmtft'à ce f«e pn à |«!« b bc^ è'^aw iiiès*. fiiTÉi'\ les €i%imiâH kméiA, k pi^lr petit et kré^afer. et fK' \t ^gmsaâam » ff^nuie; eaé» k sabie iMsker éavi ■■ état fWfntfT., ia emfcfé As nàs éissb poî-

Mflifiift avec ceas f«e m«s ai^vs jfffii à c««Baftre éavi b ciiMp, et ne iifiwk'Êi fm im/tt ééfièbem ifiiipii'lf as vnmes ém oenean, ■ois «Tiiii

âm sanç par Fadée fliiayn iiviez pèas hmàX,

Les saâp»ée§, les sangsues mises an roo en <|nazktilés éneraKs, les Wsicat<Mres à b Bnqne^ les Taaliti£^ les porptiB drastifMS, les bains de pieds diands : ir<Hb les prestripCîons usitées qu'on emploie ordinairanent pèle-mèle^ dés que eeUe maladie terrible s'est complètement déreloppée. Ces moyens ne réussissent presque jamais dans Fœdéme de b ^oCte^ qni est inllnencé tool aussi peu par ce traitemeni que ne le serait roedéme dn prépuce^ si Ton employait les mêmes prescriptions. Dans les seuls cas où le danger n*est pas imminent, on diminuera b masse du sang par une bonne saignée, et Ton donnera toutes les heures une demi-fouUe dliuile de crolon, pour produire une transsndation considérable de sérosité dans Fintestin. Uexpérience apprend que, par suite de fortes déplétions sanguines, par suite de Fépaississement dn sang dû à des pertes aqueuses coasidérables, les vaisseaux absorbent avidement les liquides contenus dans les organes; ainsi, on a tu des épanchements très-considérables être résorbés pendant le choléra. Cest ainsi que le traitement indiqué peut être justifié, au moins théoriquement, quand même il ne s^appuie pas sur les résultats les plus brillants.

Le traitement local est beaucoup plus important. On essayera, chaque fois qu*on peut, la scarification des tumeurs au moyen d*un bistouri recourbé sur le tranchant et enveloppé de sparadrap jusque près de la pointe, ou, si cela ne réussit pas, on emploiera Fongle. Si la scarification reste sans succès, ou qu*on ne puisse pas la faire; si Ton voit apparaître des symptômes qui appartiennent à Fempoisonneroent du sang par Tacide carbonique; si le pouls devient petit, irrégulier, que le cerveau se prenne, on fera la trachéotomie et on laissera une canule jusqu'à ce que le danger soit passé. Les résultats de cette opération sont en général plus favorables dans cette maladie que dans le croup, et Ton a pu conserver la vie pendant des mois, même dans les cas où rœdènie de la glotte était dû à une tuberculose du larvnx.

PÉRICHONDRITE LARYNGIENNE. [^Z

Page 1