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CHAPITRE VIL

PÉRICHONDRITE LARYNGIENNE.

{ l*'. -^ Pathogénie et étiologie.

Le périchondre, ce tissu fibreux qui recouvre immédiatement les cartilages, est assez dense et assez résistant pour s*opposer pendant quelque temps aux entahîssements des ulcérations de la muqueuse. Si, à la fin, il est détruit à Tendroit ulcéré y le cartilage est dénudé et ses rapports avec les vaisseaux sont rompus; la partie ainsi dénudée et privée de nutrition meurt et est éliminée. Nous avons déjà dit que ces fragments de cartilage nécrosé présentent le plus souvent des traces d'ossification (1), dont le développement prématuré est dû à Tulcération de la muqueuse du larynx.

Mais sous le nom de périchondrite laryngienne on n*cntond pas d'ordinaire cette inflammation partielle, cette ulcération du périchondre, qui s'avance du dehors en dedans; on emploie cette dénomination plutôt pour désigner cette forme d'inflammation dans laquelle un exsudât est déposé entre le cartilage et le périchondre, et provoque une séparation étendue de cette membrane d'après les cartilages du larynx (il est très-rare que le périchondre dont la solidité et la résistance sont assez considérables, soit rompu par l'épanchcment). Il est évident que le cartilage séparé sur une large surface de ses vaisseaux nourriciers, se nécrose sur une étendue considérable.

Les causes déterminantes de cette forme de périchondrite laryngienne sont quelquefois les ulcérations déjà citées de la muqueuse du larynx ; dans ce cas, le périchondre n'est pas entamé par le dehors, mais il est le siège d'une inflammaUon suppurative qui dépose son exsudât entre le cartilage et le périchondre.

Dans d'autres cas, la maladie se déclare spontanément ou du moins sans être précédée d'une affection de la muqueuse, surtout chez des personnes cachectiques ou affaiblies par la syphilis et le mercure, dans le cours des maladies infectieuses telles que le typhus, la septicémie, etc., enfin chez des personnes qui ont toutes les apparences de la santé. Il est évident que dans ce dernier cas, bien des personnes trouveront les refroidissements comme cause, donneront à Tinflammation un caractère rhumatismal, et désigneront la destruction du larynx qui succède, du nom de phthisie laryngée rhumatismale.

g 2. — Anatomie pathologique.

Le siège principal de la maladie est le périchondre du cartilage cricoîde, mais de là elle s'avance rapidement sur Tenveloppe des autres cartilages. Au com-

(1) n s'agfit bien réellement ici d'ossiflcatlun, c'cst-à-dirc de la formation d'un tissu osseux formé de lamelles avec des ostéoplastes et parcouru par des canaux de Havers. L'ossiliration so bit de la même façon que dans les cartilages é|>ipliysaircs, c'cst-ù-diro que les capsules cartilagineuses se remplissent de médullocelles ; iprautour de ces ca|)sulcs la substance fondamentale do cartilage s*iuAltre de sels calcaires et englobe les médullocelles voisins, qui deviennent les oiléoplastef. ' V. C.

fb 4^i^rftfwr«t ftkkji^ UMBefléi»!^ «rallia txmitmr terae. pte tvd îk s^amiuemetU^ wt nmfAlmetA et Umkemt àkn fosteat ai ptiMkmis fintpaenfe. Enfin, k fMK %hbiinn pâMUf^: à travers k péndMwdre. 9t répond dans k tissa sotismtMpievx du brjttt^ rétrécit ca ferme cmBpkinnei^ k ^lotle. Qœkpieibis ia nmpMrwKr MMii ie perfore, k pas et ks lirignynK de carlfla^ se font jo«r dans k larynx et pewent èlre rejelés par k kmx, a« bîea k pas dtercke iifi< issue fer» rexténew, il se forme des fnsées pandeales, des abcès ^ cou. et k colkctimi de pus avec ks fragments cartSapneoi se vide ma deiiors, an cou on dans ri nt^rienr dn pharr nx.

hans qœlqoes cas rares, k gnérison se kit après rélimination des cartik^ ttéerif%hk, qoi sont remplacés par nne masse fibreuse solide.

Pendant que rinflammation et k sappnralion du péricbondre se développent, ks sympt^hnes sont obscors; cependant k périchondrite laryngienne, comme Umie inflammation d*an tissa dense et résistant, est accompagnée de douleurs beaucoup plus fortes que toute autre forme d'inflammation du larynx. Cest co fait, surtout si la douleur est circonscrite, qui peut expliquer k possibilité de soupçonner quelquefois un corps étranger dans le larynx. Â cette douleur s^ajoute un kifsoin insurmontable de tousser, dont on cherche en vain la raison, et qui pnit devenir une nouvelle cause de Terreur dont nous venons de parler.

Si le pus qui a traversé le péricbondre se répand dans le tissu sous-muqiji5ux, on voit survenir subitement, par suite du gonflement excessif des cordes vocab^s, de Tenrouement ou de l'aphonie, une toux rauque, aboyante, et de k dyspnée accompagnée de tous les symptômes dont nous avons parlé dans l'œdëmc de la glotte et dans le croup. J'ai vu moi-même tous ces symptômes d'une laryngosiénose excessive s'évanouir comme par enchantement, lorsque le pus accumulé sous la muqueuse se fit jour à travers cette membrane et fut expectoré avec le cartilage arythénoîde gauche complètement macéré (1).

§ ù. -— Traitement.

Lo traitement de la périchondrite laryngienne ne peut être évidemment que symplomatique, d'autant plus que la maladie n'est le plus souvent reconnue que lorsqu'il s'est fait un épanchement dans le tissu sous-muqueux. Dans ce cas, il no reste d'autre ressource que de faire la trachéotomie, et cette opération, de

(1) \a UingiioAtic de la périchondrilo laryngienne à l'aide du laryngoscope est possible dins un certain nombre de cas, et Tiirck a publiô récemment, dans son livre des maladies do larynx, plukieun observationi où l'abcès sous-muqueux, son ouverture, les lésions consécutives de la nmqueufto et des cartilages, avaient été reconnus par ce moyen pendant la vie. La périchondrite •rytliénoïdienne et la i)éricliondrite cricoïdienne sont plus accessibles à l'exploration laryngoscopiquo que li\ périchondrite thyroïdienne, dont les lésions sont plus profondes, plus cMbées MU ni Vf AU de rinsertinn antérieure et au-dessous des cordes vocales. V. C.

même que rouTeriure des abcès du cou, s'il y en a, est le seul secours qu'on puisse donner^ et le plus souvent il n'est que palliatif.

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