TLCÉRES DE LA BOUCHE
î{ l*"'. — l^ithogénie cl étiolofcic.
Les ulcères calarrhaux se présentent sur la muqueuse de la bouche sons forme d'ulcères catarrhaux diffus, érosions catarrhaleSy et sous celle d*iifai^ folliculaires. On a donné le nom d'aphihes aux premiers, comme à tous les petiti ulcères ronds et superficiels des membranes muqueuses; cependant cette déo»mination est irrationnelle en ce sens qu'elle a été employée pour désigner eucflR d'autres affections de la bouche et des plus variées. Nous ne savons pas pourquoi une formation surabondante de jeunes cellules, qu'on ne rencontre dans le 0tarrhe simple qu'à la surface de la muqueuse, se continue jusque dans le titfi niAme ou dans les glandes de cette dernière, en boursouflant, en ramollissant d en détruisant le tissu et en trausfonnaut les glandes en petits abcès d'abord, p après avoir perforé leur paroi supérieure, en ulcères infundibuliformes. De même, sur la muqueuse de la bouche, les conditions qui font qu'un catanki donne lieu à des ulcères nous sont inconnues. Les érosions catarrhales se prtsentent à certaines époques très-fréquemment, surtout chez les enfants (i),UBdii
(1) iUsiie Ktoiiiatito ulcéreuse' ou uUtéro-uieinbraiiPuse des enfanU, qui est due à ri ment daus le» malles des hôpitaux, est, d'après M. Bci^eron, auteur d'un exceUent méiiioiR ce lujet {Archives généraleê de médecine, 5» série, 1859, t. XIV, p. ^46), absolument la maladie que la stomatite ulcéreuse des soldats. Cette dernière, Irés-fréquente ni ftre9t\ae «*■
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'i d'autres époques elles sont beaucoup plus rares; on est tenté de croire qu'il développe là un contagium, parce que souvent plusieurs membres d*une Ime famille sout successivement atteints de la maladie. — Il existe des indi- \m qui souffrent périodiquement, et sans cause connue, d*ulcères folliculaires la bouche. Bamberger affirme que chez les femmes ces ulcères se présentent ifois itgulièrement à Tépoque de la menstruation ; je suis en mesure de coumer cette observation.
On remarque quelquefois de petiten témules suivien d'excorialions exirémê^ wU daulaureuseê dam le voinhMge du sommet de la langue; elles paraissent les i des irritations locales; du moins, les malades accusent généralement une ilite brûlure ou une autre cause plus ou moins semblable comme point de
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Des ulcères irréguliers aux angles des mâchoires supérieure et inférieure rélUent, d'après Bednar et Bamberger, de la fonte d*un exsudât flbrineux qui filtre la muqueuse; ils s'observent pour ainsi dire exclusivement sur les en- Bls, et on les dit très-fréquents dans les habitations humides et malsaines, et irtout dans les hôpitaux des enfants trouvés et dans les maisons d'accouchelents.
Les ulcères varioliques proviennent des pustules de la variole, qui peuvent ivahir la muqueuse de la bouche aussi bien que la peau. Même les vésicules de berpès peuvent se propager sur la cavité buccale et donner lieu à de petits «1- Irei herpétiques.
Les ulcères calleux qui sont déterminés sur la langue par les bords tranchants M dents, les ulcérations qui naissent aux gencives par Taccumulation du tartre, iotrent dans le domaine de la chirurgie. Les ulcères syphilitiques et scorbutiues seront traités dans des chapitres spéciaux.