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CHAPITRE IX

PABOTIVITE. — tNFLAHHATinN DE LX GtANDE PAROTIPE ET t>E9f| EKVIBONNAWTS.

SI". — Pnlhtnfénie el filiolape.

L'indammation de la parotide, dans la plupart des cas, ne produit ipi'OI nitratioD de la glande et du tissu cellulaire d'enveloppe par un exsudai V pauvre en fibrine, qui se résorbe promptemenl â la (in du travail inlIainBil — Il est bien plus rare qu'à celle exsudation vienne se joindre uue il formation de cellules de pus dans les parties enflammées. La fonte da tlH alors naître des abcès qui finalement s'ouvrent en dehors. ^ Dans d'u enfin, les parties enflammées, par suite de la compression que l'exstdilV subir à leurs vaisseaux, se mortifient; cet accident constitue la parotiifiU|^ preneuse.

Un distingue, en dehors des cas qui succèdent aux blessures de 1b gUt qui rentrent dans l'étude de lu chirurgie, deux formes de parotidite^ ilile idioptithique ou spontanée {jinriiUditis polymorjiha, ornHon*);^ dile *ytiiploinaliqne ou niHnslalique (paroUdUcs mnlignite) (l).

(1> Pnur la nuJiirilA <ie* jiiHdBuiiii rmiic>l> »i lit' oo* maître*, pour M, ' I omuUUioDt unn uiaUdl* l>irii <JilTârt>iile do li pHruttdil«. u

INFLAMMATION DE LA CiLANPE PAROTIDR. 395

La parotidite idiopathique est plus souvent épidémique que sporadique. Cepenlant la rattacher, comme Rilliet, aux maladies d*iufection, considérer cette inflamlation comme l'expression locale d*une affection générale, d'une maladie du •Bg, et la taire figurer à côté de l'inflammation de la peau dans les maladies suthématiques aiguës, c'est aller trop loin. De même qu'à certaines époques Bi inflammations du larynx et du poumon sont plus fréquentes, de même à rmlrei nous trouvons en plus grand nombre les inflammations de la glande pa- Qlîle, et l'on est bien forcé d'attribuer cette particularité à des influences atmoshériques ou telluriques qui nous sont inconnues. Les enfants en bas Age et a millarda restent généralement exempts de la parotidite épidémique; le sexe laaeulia y est plus exposé que le sexe féminin.

La parotidite gymptomatique est un épiphénomène de certaines maladies géérales graves, surtout du typhus (1). Dans certaines épidémies de typhus, presse tous les individus atteints offrent cette complication. Elle se présente plus irement dans le choléra typhoïde, dans la septicémie, la rougeole, la variole, I dysenterie, les pneumonies graves (2). Nuus manquons de toute donnée sur les l^orts de causalité qui s'étal)lisseut entre ces maladies et la parotidite; l'apder une métastase de la maladie principale, c'est se servir d'une expression |ii ne répond à aucune idée bien nette. Donner à la parotidite une signification ritîque et lui attribuer une influence favorable sur l'issue de la maladie prin-' ipale, c'est dans tous les cas admettre une hypothèse en opposition avec les ûls : une parotidite secondaire constitue toujours une complication désagréable I Acheuse des maladies susmentionnées.

s par ton caractère contagieux, par m spécificité, par sa marche, niais aussi par son siéf^ Htflmiqiie. Les oreiUons sont en effet une sorte de congestion crdémateuse ou fluxion autour • h glande parotidienne, tandis que la imrotidite est une inflammation de la glande elle-mènie. « prantère de ces deux affections ne suppure pas, tandis que la seconde, qui est toujours papComatique, se termine par suppuration, et l'un peut môme faire sortir du pus par Toriflce da conduit excréteur ou canal de Sténon. Il est bien entendu que nous ne voulons pas dM parotidites chroniques, ni des adénomes de cette glande, non plus que de toutes cet qui sont du domaine de la chinirgie. V. G.

(1) On verra plus loin, dans le cours de l'ouvrage, (pic par typliu» ou typhu» abdominal^ il ■I «niendre ce que Ton est convenu d'appeler en France, fièvre thyphoi'de. La maladie appelée par les auteurs français est appelée Ujiihun e.ranthématique par les Allemands. 11 nous que cette traduction d'un ouvrage qui représente en quelque sorte la dernière exprès Ita de la science allemande, devait transporter dans la langue française une terminologie que I hctear pourra facilement transformer pour l'acconmioder à ses habitudes.

(Note dei traducteur».) (4 La glande sous-maxillaire peut tout aussi bien que la parotide être le siège d'inflammains purulentes métastatiqucs, dans le cours des pneumonies par exemple. C'est ainsi que nous MM dbaenré en 1863, dans le service de M. Charcot à la Salpétriére, deux cas de pneunio- El algnë flbrineuse (croupale) qui avaient causé dans les deux cas un phlegmon de la glande d*un seul cùié. Dans une de ces observations, la tumeur phlegmoneuse de la lOOf-niaxillaire panit le septième jour de la pneumonie, qui se termina par la mort au ■Même jour. La pneumonie était arrivée au degn> d'héiiatisatinn grise, et la glande sous- ■ttSIaire était aussi en pleine suppuration. Dans le sec(»nd fait, la pneumonie se termina égalerhépatitalion grise et la mort, nuiis beaucoup plus tard, au vingt-cinquième jour.

3M MALADIES DE LA CAVITÉ BtCCALE.

jj 3. — AnaUmiie psthologiqiie.

Dans les oreillons peu graves, la parotide et le tissa cellulaire qui Fei paraissent considérablement tuméfiés, hypérémiés, ramollis et infiltréa ture de la glande est devenue plus difficile à distinguer. — Quand la mal passer à la suppuration, il se forme des foyers plus ou moins grands, re pus, soit dans la glande elle-même, soit dans le tissu cellulaire hypéi infiltré, qui forme l'enveloppe générale de l'organe entier et fournît u particulière à chacun de ses lobules. — Quand la maladie passe à la g les parties enflammées se résolvent en une masse d'un mauvais aspect, en lambeaux.

g 3. — Symptômes et marche.

Dans la parotidite idiopathique une fièvre légère précède génto comme dans les autres inflammations, le début des phénomènes \oa perturbations de l'état général, de la prostration, des maux de tète, d rexie, un sommeil agité et d'autres symptômes qui sont communs à cet comme à toutes les autres, voilà ce que Ton a désigné parfois comme pr de la parotidite idiopathique. Après que la fièvre à duré deux ou trois , quelquefois dès sa première manifestation, il se forme une tumeur qi mençant aux environs du lobule de l'oreille, se répand rapidement sur et souvent jusqu'au cou, et n'occupe au commencement qu'un côté de La tumeur est plus rénitente au centre qu'à la circonférence, et la pet recouvre est pâle ou pour le moins très-peu rougie. Cette enflure est m gnée d'une sensation peu douloureuse de tension et de pression; les ments de la tète sont gênés; le malade ne peut ouvrir la bouche qu'imj ment et éprouve quelque peine à mâcher et à avaler. La sécrétion saliva pas modifiée. Il existe si peu de rapport entre le degré des souffranc difformité qui a valu à cette affection des noms si baroques en Allemai les malades excitent plutôt l'hilarité que la pitié. Dans la plupart des cas flement gagne bientôt encore l'autre moitié du visage, et y montre sa plu intensité au moment où le côté atteint le premier commence déjà à dég la fièvre à se dissiper. Du cinquième au sixième jour, quelquefois encore rarement plus tard, le gonflement disparait, la fièvre cesse complétemei bout de huit à dix jours la face a repris son aspect normal. Cependant c fois on voit persister pour un temps plus ou moins long, aux environs ( rotide, une tumeur circonscrite, indolore, rénitente. Il arrive bien plus i que vers le cinquième ou le sixième jour, en même temps que la fièvn père fortement, la tumeur devienne plus douloureuse, plus dure et pin et qu'il se produise des abcès qui s'ouvrent en dehors ou dans le con ditif externe.

Dans le cours de la maladie, il arrive quelquefois, et plus souvent adultes que chez les vieillards et les enfants, qu'un testicule et le scr

LNFLAMMATION DK LA GLAM)E PAROTIDE. 397

prennent d'une inflammation analogue à celle de la parotidite; d'ordinaire des douleurs se déclarent en même temps dans les régions lombaire et inguinale, Kcompagnées d'une exacerbation de la fièvre. Le scrotum devient le siège d'un poflemeni oedémateux et représente une tumeur peu dure, pâteuse, rarement eoa¥erte de rougeur. A l'examen, on reconnaît facilement qu'une exsudation léreuse s'est faite dans la tunique vaginale. L'inflammation de ces parties a une ■sue aussi favorable que la parotidite elle-même et se termine par la résolution après peu de jours. Quelquefois la parotidite et l'orchite semblent en quelque mie ^temer : l'une disparaît pendant que Tautre se développe, et réciproque- OMiil. Cest ce qui a fait parler de la € versatilité > de la parotidite polymorphe, Bl de sa tendance à provoquer des métastases du côté du testicule. Dans d'autres cas cependant l'une et l'autre inflammation marchent de front, et cette circonstance rend probable une communauté d'origine de ces affections, et prouve en même temps que l'invasion de l'une des deux inflammations n'est pas la conséftence de la disparition de l'autre. — De même que le scrotum chez les hommes, liiisi quelquefois chez les femmes les grandes lèvres et les mamelles sont atlantes d'un œdème inflammatoire peu douloureux; dans d'autres cas, un endolorissement dans la région de l'un ou de l'autre ovaire, endolorissement qui aug- ■Mute à la pression, fait supposer que ces organes, comme chez les hommes les testicules, sont devenus le siège d'une inflammation légère. — Enfin on a fait la description de quelques cas dans lesquels une méningite avec issue mortelle le serait développée pendant la durée d'une parotidite idiopathique.

Lorsqu'une parotUiile symplomatiqiie vient compliquer un cas de typhus ou noe autre des maladies signalées plus haut, au moment de leur plus grand développement, les malades, complètement apathiques, ne se plaignent ni de douleurs ni d'autres embarras. Quelquefois de légers frissons ou une exacerbation de la fièvre précèdent le développement de la tumeur parotidienne. Celle-ci se lome tantôt petit à petit, tantôt très-rapidement, et reste limitée presque tou- [oms à un seul côté. Si la parotidite se développe dans la convalescence du Ifphus, etc., elle est généralement accompagnée des symptômes subjectib que nous avons assignés à la parotidite idiopathique. — La parotidite symptomatique peut également se terminer par la résolution. Cette terminaison a lieu surtout quand la tumeur ne s*est formée que petit à petit, quand elle n*arrive qu'à un degré de dureté et d'extension modéré. La diminution se fait tantôt insensiblenent, tantôt rapidement. Lorsque la suppuration doit avoir lieu, la tumeur devient bosselée, inégale, et se colore d'un rouge intense, la fluctuation se montre en plusieurs endroits et un pus de bonne nature s'écoule après l'ouverture sponluée ou artificielle des abcès. Quelquefois, le pus se vide en dehors en même tonps que dans le conduit auditif externe. — Quand l'inflammation doit passer i la gangrène, la peau devient d'un rouge violet au niveau de la tumeur, qui f ordinaire s'est faite rapidement et a acquis une dureté pierreuse; puis la tumeur i^aflaisse, devient pâteuse et, après qu'elle a été ouverte, elle donne issue à un liquide sanieux et ichoreux mêlé de débris de tissu.

J Si. — Treitement.

La pc^'otidUe iiiopaUiiqite abandonnée à elle-même, se tenninant preMpe toijanrs par la résolution, la tâche de la thér^ieutique se réduit dans ces caii préserver le malade, pendant la durée de rafiection, de toutes les influera nuisibles, et à régulariser autant que possible les digestions et lei iiaciiatioM. On recommandera le séjour de la chambre, on couvrira la tumeur d*mnli m d*un sachet de camomille chaulTé, on engagera le malade à s'abstenir, pitâmà la durée de la fièvre, de manger beaucoup de viande ou d'autres substaaM protéiques qui ne seraieiit pas digérées (voyez les Maladies de fetiomaCj ckipitre I*'). Selon les cas, on peut être forcé de recourir à un vomitif ou i nn hntif. Si une dureté plus grande, une sensibilité exagérée de la partie malade, et un accroissement de la fièvre faisaient redouter le passage à la suppuration, oi pourrait chercher à s'y opposer par une application de sangsues. En cas de flwtuation, on appliquera des cataplasmes et on ouvrira de bonne heure l'abcès ne fois formé, afin qu'il n'y ait pas <le destruction plus profonde de la glande, et ipe le pus ne se fraye pas un passage dans le conduit auditif externe. Souvent, daaile but d'éviter des métastases, on a employé des fomentations irritantes, on Uei, après que la tuméfaction du scrotum et du testicule avait remplacé la tanm parotidienne, on a appliqué des sinapismes et des vésicatoires sur la gianfei espérant ainsi ramener l'inflammation à son premier point de départ. Une tek manière de procéder ne peut, ainsi que l'expérience le prouve, avoir que in résultats nuisibles.

Dans la parotidite symptomatique^ à raison de la grave atteinte de l'état gM" rai, les saignées, même locales, sont ordinairement mal supportées. Quand h tumeur est dure et rouge, et que le malade, à la moindre pression qu'on eseice sur elle, manifeste de la douleur, on fait bien d'appliquer des compresses d'île froide ou de la glace. Si l'on aperçoit de la fluctuation, il y a lieu de poser dei cataplasmes et d'ouvrir promptement les abcès.

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