AFFECTIONS SYPHILITIQUES DE L' ARRIÉRE-DOUCHE. ANGINE SYPHILHIQUE
§ l^"". — Pathogénie cl éliologie.
Les troubles de la nutrition déterminés par la syphilis constitutionnelle dans I muqueuse du pharjnx se réduisent parfois à une hypérémie, à un gonfleient, à une imbibition, à une sécrétion pervertie de la muqueuse et aux autres ihénomènes du catarrhe. Toutefois, il est plus commun que la dyscrasie syphiliiqoe produise des ulcérations sur la muqueuse pharyngienne ; et il est diflicile
mXVKTER. — 3« ÊDIT. \. — Y»
i[H XjLlAlMEs DE L'jkBaiËSE-BOCCIIE.
•ie tiètri'kr « «*i» »ikf^rad«»m àoo'ièileat amplement à une eschare, ou bien n eilei prof îenneot de b foale purulenle dn tissu de la muqueuse. Il est bieu plv r»re que l^ par>>U di pliarriLT présenlent des plaques muqueuses ou desvégétatiom sailbntes.
Les affections syphilitiqiies du pfaaryns suât des symptômes de syphilis seeMdaire, Nous ignorons les coaditioDS sous lesquelles la syphilis constitutioDuelle atteint dans tel ras la muqueuse pharyn^enne. dans tel autre une autre mh queuse on la peau. De tous les actidents secondaires, ceux de la muqueuse plttryngienne sont les plus fréquents.
S 2. — Aiutomi« paUiofcifiqiie.
Le ralarrhe sgphiUti^ de rarrière-bouche envahit la muqueuse du voile du palais, des amygdales, du pharynx. Il ne se distiusue des autres formes dn catarrhe pharyngien chronique ni par la teinte cuivrée que peuvent présenter tiiutes les espèces de catarrhe, ni par d'autres particularités. Quelquefois on aperçoit une transition à ITnnammatiun croupale, la muqueuse rougie se couvrant d'une couche mince d*exsudat coagulé.
Les uirères $\fpki\\liqwn de farrièrt^xuhe peuvent siéger sur les tonsilles, le voile du palais, la luette et la paroi postérieure du pharynx. Les ulcères secondaires affectent des formes analogues à celles des ulcères primitifs des parties génitales; cependant c'est Tulcère induré à contours irréguliers, à fond Itffiacé et enfoncé, et à bords inGltrés, qui se présente le plus souvent. Les ulcères tantôt s'étendent de préférence en surface et détruisent alors de grandes portions (ie la muqueuse de rarrière-bouche, tantôt ils envahissent les fosses nasales postérieures et le larynx; parfois ils deviennent profonds et détruisent non-seulement la muqueuse, mais encore les parties sous-jacentes : ainsi le voile du palais peut être perforé ou bien être détruit dans une grande étendue, ainsi que la luette ; les ulcères de la i>aroi iK>stérieure du pharynx peuvent aller jusqu'au! vertèbres cenicales et produire la carie. — Ces ulcères en guérissant laissent des cicalrices rayoniiées, dures, blanchâtres; quand la destruction s'est faite snf de très-larges surfaces, il en résulte quebiuefois des adhérences entre le voile (in palais et les parties voisines, dos rétrécissements et des rétractions du pharynx, ou bien une oblitération de la trompe d'Eustacbe.
Les PsrroisHnnres nyphililiques donnent lieu soit h des éminences plates ai diffuses, à configuration arrondie sur les amygdales, et allongée sur le boni libre du voile du palais et de ses piliers, recouvertes ordinairement d'une couche épithéliale blanche. cl épaisse, soit à de petites végétations verruqueuscs uu pédiculées.
îj 3. — Symptômes cl rnarcht»!
Le calavrhe MJpkiMqHe de Vdniire-bourlu' ne se distingue pas dès le dêW
dos autres formes du catarrhe, et le diagnostic no devient possible quvnc !•
i)rès de la maladie» Lorsqu'un malade éprouve depuis des semaines des di«-
Attm.TIOh» SÏPHIUTIOLES li£ L ARIlIl^Rt-DOltClIt.
tliiis la tlégtulitio», i{ue ces doiiluiirs sonl d'une intensité niuilùrùi' et «(u'elliis ite $e suul pas manifestées subitement, mais petit h petit, «lue les svnifililmes résistcfil ovec uni' grnnile opinifttrelé aux niuycns ordinaires, il y a li«u lit) coiit:i!vi>tr un fort suupcoii sur lii nature du L-atarrhe tie rami'rL'-buuchu et di; lut altriliuor une urigitie syphilitique. Quand ces symptOines se présentent cbez des individus qui unt soulTcrt, il y a quelques semaines, d'ulcârus primitifs, eu jliit);tiustic acquiert tous les caractères de la certitude.
Lea *tcèret v^hHiUqueë de l'arrUre-bourhe souvent n'occasionnent pendant in^enips que peu d eiiibirras mit sensation de sécheresse ou de bnllure dans gorge et de TaiblBs douleurs 1 1 ivil inl t est tout ce qu'on obsene. Les malus imprévoyants i aicontcnt que peu d attention à ce petit malaise, et ne tv irenl à l'aide du méditin que quand le mal a pm une extension plus grandi! wnené des douleurs plus Mves Les solutions de continuité du palais engenint une modification caractéristique de la voix et peuvent rendre la déglutition issiveraent pénible. Ajoutez à cela, quand la maladie gagne les fosses na- I. des écoulements fétides par le nez, et l'enrouement quand elle envahit lu
l-cs éléments d'un diajçnostic certain sont fournis par l'examen lo<»l. En deux idnnts seulement, sur la face postérieure du voile du palais et sur ta parui térieure du pharynx, il peut devenir diflicile de découvrir les ulcères. Au nmier de ces deux endroits, on dst en droit de les sou)t(onner toutes les fois e lus malades se plaignent de douleurs persistantes et intunses daivs la déftlu- , sans qu'il soit possible de découvrir les ulcères, lorsqu'en outre la face «îeure du voile du palais parait d'un rouge foncé ou violet, et montre d'nne Miéro évidente une plus grande résistance, lorsf|ueennn les malades expulsent s à autre des mucosités sanguinolentes en soufllant par le nez ou raméilpar le reniHement ces niâmes mucosités dans rarrière-bouche. La cerliè tt'eat acquise que lorsqu'on réussit à atteindre avec le doigt la surface irrée indurée et excessivement douloureuse de l'ulcénition qui occupe la paroi Meure du voile du palais. Le diagnostic do ces ulcères importe d'autant b ipe re sont eux précisément qui servent de point do départ aux destruc- I les plus terribles. — Les ulcères de la paroi postérieure du pharynx, naés derrière le voile du palais, se dccouvrcnt quelquefois <k l'inspection de la »ité pharyngienne, lorsqu'en tenant la laniçue abaissée un fait prononcer par ^ naïade la voyelle », ou bien lorsqu'un soulève la luette et le voile du pakis
c une spatule.
^LuexcroUsances syjihiiitùiites ne produisent aucun phénomène subjectif et t a'iipercoivent qu'à l'inspection directe de l'arriére-boucbe. L Les adversaires lus plus passionnés du traitement mercuriel peuvent seuls tenir d'employer les préparations nmrcurielles dans le traitement des alferla lyphititiques du pharynx; U's résultats que l'on obtient par ce moyen dans ' traitement de ces maladies sont en effet (iresque toujours surprenants, et paaseiil de beaucoup les résultats obtenus contre les autres oiTectiuDS syj^kia; les récidives, il est vrai, ne manquent pas d'arriver quelquefois, même i w traitement, mais elles sont beaucoup plus races i.viv'a^tï.^ Vk\w>;^\ i«
'l'ilt MALAIHES W. L AnniERE-BOlCHK.
n'importe quelle autre médication. — Conlre le catirrhe syphiUtiqi rière-liouche, conlre les excroissances syphilitiques et conlre les ulcères (plï peu île tendance à s'étendre ou à pénétrer dans la profondeur, on peut tim|)lo^ lie petites doses de calomel ou le protoiodnre île mercure; mais pour cumbiUn les ulcères qui menacent de causer une destruction des tissus euvironnanb, on fera bien de donner le ralomel à diises élevées, selon ts méthode de Weinhnlil. Quand les ulcères s'étendent rapidement, on peut joindre A ce lr»iteiii«nl li cautérisation par le nitrate acide de mercure ou le crayon de nitrate d'ufesL
CHAPITKE VI.
HCfe!: BÉTBOPHAHÏNGIENS,
Si--
- ruthogûuie et éliologic.
Dans le tissu conjonclif compris entre la colonne vertébrale et le pharjni,» observe quelquefois, surtout chez les enfants, des inflammations qui paîMnli la suppuration. Ordinairement une carie des vertèbres cervicales est la aa première de cette maladie \ dans d'autres cas, elle paraît dépendre d'une inûiimation scrofuleuse et d'une Tonte punilente des ganglions lymphatiques qui mvironnent le pharynx; quelquefois aussi la maladie se développe à cdlé d'iolin' mations secondaires d'autres organes, dans les périodes ultérieures du lypIlM, dans la septicémie et autres maladies semblables-, enfm, dans certains cas. Il maladie semble se manifester d'une manière indépendante et constituer «luno phlegmon spontané.
AnaLouiie |ialhulagique.
l'ar le fait d'une collection purulente, la paroi postérieure du pharynx hoiik souvent forli-ment eu avant, et la cavité se rétrécit ou s'oblitère complétemn* le pus peut perforer plus tard la paroi ou bien fuser vers le thorax et pénclW dans l'œsophage, la trachée, la plèvre.
!( 3. — Stinpldmes ei niarclip.
Lor'squ'un abcès rétropharyni^en vient compliquer une spondylarlhrocace («■ vicale, l'abcès est précédé pendant un temps plus ou moins long d'une niiM particulière de la nuque et d'autres sympt(>mes de l'affection vertébrale ; l> iw ladte n'est pas longtemps méconnue, parce qu'on a l'habitude d'examiner n»* ment la gorj^e aussitôt qu'il se manifeste quelque gène du cdté de la déghitilin' Il en est tout autrement, surtout chez les petits enfants, si la maladie se dérii" fltliU prodromes. L'inquiétude des enfants, leur refus de prendre le sein, TijiB-
n, l'angoisse qui les saisit quand on les force à boire, les accès àt ^"'^ \éé suffocation, qui vienncwUes «AccTttTOçte pendant qu'ils liennenl le *"■
ABCéS RÉTROPHARYMGIENS. a:ti
les eoBtidrions qui souvent se joignent à ces symptômes, reçoivent assez fréfiemiDeiit une fausse interprétation. On méconnait la maladie encore plus bet- Wment pour la confondre avec le croup, si rentrée du larynx est rétrécie et que b dyspnée se déclare.
H h' ^ Traitement.
Li maladie n'est pas reconnue et ne peut, par conséquent, pas être traitée tant que Tabeès ne s'est pas formé; ce dernier doit être ouvert aussitôt que posnble et selon les préceptes de la chirurgie. L*examen direct par le toucher, qu'il lerait impardonnable de négliger en face de l'ensemble des symptômes que nous venons de décrire, fournit promptement de sûrs renseignements; le doigt explorateur rencontre immédiatement derrière le voile du palais une tumeur rénitente, élastique, manifestement fluctuante, et sur la nature de laquelle il n'est pas facile de se méprendre. Si l'on n'apporte pas un prompt secours, le malade échappe rarement à la mort par suite d'un œdème de la glotte ou de l'effet produit par des fusées purulentes.
SECTION m.
maIéAMMs» wb làWUÊmwMAQm.