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CHAPITRE II

RÉTRÉCISSEME!nrS DE L'œSOPHAGE.

H l'^. — Pathogénie et étiologie.

trécissements de Tœsophage peuvent s'effectuer : 1"^ par compreêrion; « produciiofis hétérùpînstiqties qui font mllie dans son intérimr; 3* par fkations de texture des parois de V œsophage. Les deux dernières formes ut les rétrécissements ou coarctalions dans le sens le plus restreint; ces rments peuvent n'être qu*une terminaison des inflammations décrites au précédent.

Ij 2. — Anatomie pathologique.

es circonstances peuvent donner lieu à une œmpressUm de TcBsophage. re des plus fréquentes nous citerons : les tuméfactions de la glande thys tuméfactions des ganglions lymphatiques du cou ou du médiastin, le ent de Tos hyoïde, les exostoses de la colonne vertébrale, les abcès ou siégeant entre la trachée et Tœsophage, les carcinomes du poumon ou rre, les anévrysmes. Il peut arriver que les diverticulums, que nous dé- 1 chapitre suivant, viennent comprimer la partie de Tcesophage située ement au-dessous. Quelquefois on a vu, sur le cadavre d'individus qui a vie avaient présenté les symptômes du rétrécissement de l'oesophage, ition morbide de Tartère sous-clavière droite présentant ceci de particucette artère ayant pris naissance immédiatement derrière la sous-clavière lassait à droite entre l'œsophage et la trachée, ou bien entre l'œsophage nne vertébrale. On a donné le nom de dysphagia lusoria à ce genre de

mations nouvelles sur la paroi interne de Vmsophage^ qui donnent lieu cissements les plus fréquents, feront l'objet du quatrième chapitre. rédssements de l'œsophage dans le sens le plus restreint proviennent : étraclion du tissu de cicatrice qui s'est développé à la suite de pertes ace considérables des membranes ; ce sont les suites ordinaires des cor- Il des ulcérations étendues ; 2"^ d'une hypertrophie de la gatne muscuti tissu conjonctif intermusculaire, produite par le catarrhe chronique »hage; une coupe longitudinale de la paroi ordinairement très-hyperaisse apercevoir une disposition cloisonnée très-remarquable, due à la I en rouge gris des fibres musculaires hypertrophiées, parcourues de en distance par des lamelles blanches, fibreuses, qui représentent le jonctif hypertrophié ; toujours la muqueuse est en même temps plus . inégalement boursouflée. 3"^ Enfin les rétrécissements de l'œsophage ifovenir d'une hypertrophie suivie d'une rétraction cicatricielle du Uasu [ueux.

&26 MALADIES DE l'ŒSOPHAGE.

Le rétrécissement est quelquefois presque insensible, d'autres fois il devient tel que le canal en est complètement oblitéré. — Le siège le plus ordinaire de ces étranglements est au tiers inférieur, cependant on peut aussi les rencontrer partout ailleurs sur le passage de ce conduit. — Au-dessus du rétrécissement les parois de Toesophage sont presque toujours hypertrophiées et le canal est dihlé, tandis qu'au-dessous les parois sont amincies et le canal est aiïaissé.'

li 3. — Symptômes et marche.

Comme le rétrécissement de l'œsophage, quelle qu'en soit la cause, se développe toujours d'une manière insensible, le mal ne semble pas dangereux m commencement et provoque peu de souffrances. Pendant longtemps le seul symptôme consiste dans une légère difTiculté d'avaler une bouchée d'aliments uq peu forte, difliculté facile à surmonter soit par une gorgée d'eau que l'on Eut suivre, soit par quelques nouveaux mouvements de déglutition. Tout en prenant plus de précautions et en milchant leurs aliments avec plus de soin, les individus finissent cependant par éprouver des difficultés toujours plus grandes a faire descendre le bol alimentaire; presque toujours ils désignent la régioi située immédiatement au-dessous de la fourchette du sternum comme le peiri d'arrêt, quand même le rétrécissement siège tout près du cardia; finalement, I leur devient impossible d'avaler même les liquides.

A mesure que l'obstacle devient plus grand, et que l'on réussit moins i b vaincre par des efforts renouvelés ou par le secours des liquides absorbés immédiatement après la déglutition du bol alimentaire, les régurgitations devieiment plus fréquentes. Un mouvement antipèristaltique qui ferait suivre la contraction d'une partie du canal située plus bas par une contraction de la partie innnédiatement au-dessus, et ainsi de suite, ne se produit pas, il est vni, dans l'œsophage, suivant les observations des physiologistes ; bien au contraire, lei contractions, qui dans le pharynx sont produites volontairement, se continuent sans interruption dans la direction de haut en bas; mais ces faits n'excluent pas que le bol, ne pouvant aller plus loin, soit repoussé en haut par des contrartioos qui suivent le mouvement péristaltiquo rè^i^ulier se faisant de haut en bas jusqu'au siège du rétrécissement, ni qu une régurgitation du contenu de l'œsophafe se fasse ainsi jusque dans la bouche quand une certaine quantité d'aliments etf retenue dans le canal. Quelquefois la pression des muscles abdominaux ne contribue en rien à ce genre de vomissement; dans d'autres cas, ces muscles* contractent sp<isniodiquement sans que cette circonstance exerce une inflaeim sensible sur l'évacuation de l'œsophage. Par les progrès du rétrécisseneol, chaque essai de prendre des aliments solides ou liquides occasionne, tantôt M d(* suite, tantôt après rintroduclioii de certaines quantités, une sensalioa é pression dans la profondeur de la poitrine (voyez chap. III), accompagnée d'H grand malaise et d'une angoisse pénible. Cet état de souffrance s'exaspère jm- (|u*au moment où de nouveaux mouvements de déglutition, volontaires oa iastinctifs, ramènent péniblement et petit à petit par la bouche les ingesla p* modifiés, mais recouverts de mucosités abondantes. — L'emploi de h

DILATATION DE L*(£SOPHAGE. ^27

Mphagienne foariiil les meilleurs éléments au diagnostic, en démontrant nonsilement Texistence du rétrécissement, mais en nous renseignant encore sur m degré, son siège et sa forme.

indépendamment des phénomènes décrits, et des autres symptômes que peut rofoquer l'existence d*un carcinome ou d*une autre tumeur, il se déclare un maigrissemént toi^ours plus considérable et qui provient de 1* insuffisance de lus en plus grande de Talimentation, le ventre s'enfonce, les selles font défaut «ndant des semaines, les malades meurent de faim, et, comme dit justement Koerhaave, « tand^ni post TatUali pœnas diu toleratas lento ^niarasf no conta' «wimf. »

S 'i. — Traitement.

Le traitement des rétrécissements de Tœsophage reiitn* dans les attributions le la chirurgie. L'adresse, la patience et la persévérance conduisent parfois à rétonnants résultats. Dans la clinique chirurgicale de Greifswald, une malade ïtiH en traitement pour un rétrécissement survenu sans cause appréciable; au commencement on ne pouvait y faire pénétrer qu'une sonde ordinaire de gomme Shstique; mais au bout de quatre semaines on avait obtenu une dilatation telle

Ïe non-seulement les sondes œsophagiennes du plus gros calibre pouvaient y nétrer, mais que des bols alimentaires d'un volume ordinaire passaient avec kilité.

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