DILATATION DE L'ŒSOPHAGE
l*f. — Palhogénie et étiologie.
Li dilatation de l'œsophage est tantôt totale, c'est-à-dire qu'elle intéresse 'ftnphage dans toute son étendue, tantôt partielle ou limitée à un court trajet, "^({aelquefois une seule des parois de l'œsophage participe à la dilatation parelle, et de cette façon naissent des culs-de-sac plus ou moins considérables, H direrîiculHms. Les parois de ces diverticuluras ne sont formés, dans certains lyqoe par la muqueuse, qui fait hernie à travers les fibres musculaires, et par nenibrane cellulaire externe.
i^ Indépendamment de la formation de diverticulums, on remarque la dilaion de Tcesophage au-deHsm d'un endroit rétréci , de telle sorte que les rétréiteiiients de l'orifice cardiaque produisent une dilatation totale, les rétrécissent de Fœsophage une dilatation partielle. 2'' Dans d'autres cas, la dilatation Ble parait dépendre d'un catarrl^ chronique et de la paralysie consécutive des musculaires. 3^ Dans beaucoup de cas, les causes de la diMation sont in- • Les suppositions hypothétiques de Rokitansky, en vertu desquelles une énorme de tout l'œsophage pourrait provenir de commotions violentes
du corps, et celles d'OppoIzer, qui attribue des dilatations semblables au trûtoment de la goutte par de grandes quantités d*eau chaude, ne doivent pas Ma acceptées avec une foi absolue.
i® Les direrticiUnms sont dus à des corps étrangers qtti se sani arriUs im un pli de la muqueuse^ et que les aliments, en passant le long de l'œsophip, tendent à faire pénétrer toujours plus profondément dans les parois de ce eui, 2"* Quelquefois on les a vus naître par le ralatinemenî de glandes hronttifm qui avaient contracté une adhérence avec la muqueuse pendant qu'elles étaiori gonflées et enflammées, et qui, en revenant sur elles-mêmes, entraînent lamqueuse avec elles. 3^ Dans d'autres cas enfin, on ne peut canstaler afêennetmm capable d'expliquer cette anomalie.
g 2. — Aiiatomic pathologique.
Dans la dilatation totale de Tœsophage, on a vu la largeur du canal aller juqu'à l'épaisseur du bras d'un homme; les parois de l'œsophage dilaté sont ordinairement hypertrophiées, rarement amincies.
Dans la diûuatioti partielle^ le point qui se trouve immédiatement au-demi du rétrécissement est généralement le plus évasé. Vers le haut, la dilatatioD diminue petit à petit, en sorte que de celte façon il se forme un sac allongé doil le fond est pourvu d'une seconde ouverture très-étroite.
Les divertiailiims se développent généralement aux environs de la bifurcatk» de la trachée, ou au point de transition du pharynx à l'œsophage; ils sont vrendis au commencement et forment plus tard des appendices cylindriques m coniques, situés entre l'œsophage et la colonne vertébrale. Un pareil divertinlum, quelquefois, ne communique avec l'œsophage que par une fente étroite,! bords tendus ; dans d'autres cas, il constitue la continuation de cet organe IM forme de csecum où s'accumulent les aliments, et contre lequel s'adosse la piri* inférieure de l'œsophage vide, étroite et affaissée.
îj 3. — Symptôme» et marclic.
La dilatation totale peut exister sans donner lieu à des phénomènes apleil faire reconnaître la maladie.
La dilatation partielle qui se forme au-dessus d'un endroit rétréci modifie la symptômes du rétrécissement, en ce sens que les aliments peuvent séjonrMT dans l'œsophage pendant un temps plus ou moins long, et en quantité pin « moins grande sans régurgiter. Lorsque enfin les ingesta sont expulsés» ib ma fortement ramollis, mêlés de mucosités, quelquefois en voie de décomporiia putride, mais non digérés, et toujours d'une réaction alcaline. Cette drcomliM peut n'être j)as indifférente quand il s'agit de décider si les alimeRts sont rem* de l'estomac ou de l'œsophage.
Quand les diverliculums ont un volume tel que les aliments, au lieu fmntt à l'estomac, passent dans leur intérieur, ils produisent des symptôOMt à ceux des rétrécissements avec dilatation partielle consécutive. Il m
NÉOPLASMES DE L*ŒSOPHAGE. 429
oit des heures avant que les substances avalées soient régurgitées dans un état I0 décomposition avancée ; la bouche des malades exhale une odeur fétide. — La ttude oesophagienne peut éclairer le diagnostic, en ce que tantôt elle rencontre ■I obstacle invincible, tantôt, au contraire, elle arrive sans difficultés dans Tes- MMC en passant à côté du diverticulum. — Si ce dernier siège au commence- ■eat de Foesophage, on peut sentir au cou, derrière le larynx, une tumeur pioUe, qui augmente après la déglutition d'une bouchée d'aliments ou d'une |pff|ée de liquide, et diminue après chaque évacuation; si le diverticulum siège phs bas, la pression sur la trachée et les gros vaisseaux peut engendrer la dys- |aée et des troubles de la circulation. Encore, dans ces cas, les malades peuvent Inir par mourir de faim .
La thérapeutique est impuissante contre la dilatation de l'oesophage.
Si l'on réussit à pénétrer dans l'estomac en passant à côté du diverticulum, DB peut essayer de nourrir pendant quelque temps le malade au moyen de la nule, se fondant sur l'espoir très-incertain, il est vrai, de voir le cul-de-sac Éainuer en empêchant les aliments d'y arriver.