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CHAPITRE IV

NÉOPLASMES DE L'ŒSOPHAGE.

g 1*'. — Pathogénie et étiologie.

Kirement on trouve des produclUms fibroîdes dans l'oesophage, jamais des ^ttraUeSy mais très-souvent des carcinomes. Ces derniers, dans la plupart des % prennent naissance sur l'œsophage lui-même; dans des cas plus rares, ils r propagent des médiastins.

Les causes de la dégénérescence cancéreuse de l'oesophage nous sont tout an inconnues que celles du développement des cancers dans d'autres organes.

I prétend avoir remarqué que les buveurs d'eau-de-vie sont particulièrement irtt au carcinome de l'oesophage.

g 2. — Anatoinic paUiologique.

Les fibroiâes donnent lieu à des tumeurs faciles à déplacer, d'un blanc mitre, allant de la grosseur d'une lentille jusqu'à celle d'une fève, et siégeant ■■ le tissu sous-muqueux ; ou bien on les rencontre sous formes de polypes iiculés, souvent lobés à leur extrémité libre, et ordinairement implantés sur pèrichondre du cartilage cricoïde (Rokitansky). Les famuUUms nouvelles carcitwmateu^s qui se présentent dans l'oesophage

II k aquirrhe et l'encéphaloîde, et dans des cas rares le cancer épithélisd (i).

i) L'épHliélioine se rencontre dans plus de la moitié des cas de tameurs cancéreuses de l'œ-

&30 MALADIES DE L*tESOPHAGE.

Le siège ordinaire du cancer est on le tiers supérienr on le tiers iniérir rarement le tiers moyen de Fcesophage ; généralement la dégénéreaeeMi la circonférence du canal et forme ainsi « la coarctalîon cancérrase >. 1 la dégénérescence prend naissance dans le tissu sous-muqoeox, mais Ue empiète sur la muqueuse et végète au-dessus d*elle. Quand le cancer se et se fond, il se forme des ulcères inégaux, entourés d*un rebord qni | une infiltration d*apparence médullaire, et couverts d*ichor et de fio saignantes ou de masses villeuses et noirâtres. — De la membrane cellulaire, de l'oesophage, le cancer peut se propager plus loin sur les voisines, et, en s'uîcérant, perforer la trachée, les bronches et même I Tartère pulmonaire.

g s. — SympUWnes et marche.

Les fibroides peiits et mobiles de Tossophage n'occasionnent pas A tomes; les polypes fibreux pédicules sont accompagnés des phénomènes ( cissement de l'œsophage, et peuvent déterminer des hémorrtiagies; il est de les contourner avec la sonde œsophagienne, et quelquefois on peu les atteindre avec le doigt, si leur siège est assez élevé.

Il n'arrive guère que l'on méconnaisse le cancei' de Fœsopkage. Lorw les malades d'un âge avancé, surtout chez ceux qui ont l'habitude de l'eau-de-vie, il se prononce peu à peu et sans cause connue une diflicu la déglutition, difficulté qui, prenant un accroissement lent, finit par an phénomènes cruels que nous avons décrits au second chapitre, on peut s ner avec beaucoup d'apparence de vérité le carcinome de l'ossophaf savons, en éifet, que c'est là la cause de beaucoup la plus fréquente du i sèment œsophagien, et que toutes les aulrcs formes de ce rétrécissemi relativement rares. La vraisemblance de la nature cancéreuse devient plu encore quand sur>'iennent des douleurs lancinantes en différents endroits ment entre les omoplates, quand les malades maigrissent rapidement < nent ce teint si connu d'un jaune sale qui distingue la cachexie cancén diagnostic acquiert une certitude positive aussitôt qu'il est possible de d des débris de cancer au milieu des masses muqueuses, ichoreuses et si lentes, que les régurgitations ou la sonde mettent au jour. Les progr marche et la fonte cancéreuse peuvent foire diminuer les symptômes de glement; mais Tainaigrissement n'en progresse pas moins, les pieds souvent des thrombus se forment dans les veines des cuisses, et la mort enfin par épuisement ou à la suite d'une perforation des organes nomi haut.

g ^. — Traitement.

La dilatation du rétrécissement cancéreux au moyen de bougies est reuse, et ne devrait pas être tentée une l'ois que la maladie a été si reconnue. Dans les périodes peu avancées, ce procédé peut h«^ter la fon

PERFORATION ET RUPTl'RE DE l'œSOPHAGE. &31

éreuBe et occasionner plus tard la perforation de Toesophage. Le traitement ne Ml être que syraptomatique. Contre les trop fortes souffrances on fera bien radministrer les opiacés, et dans les cas de dysphagie absolue on pourra tenter, noîque avec peu d'espoir de réussite, Fessai d'alimenter le malade par des lavelents nutritifs de bouillon, etc.

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