CHAPITRE VI
NÉVROSES DE l'ŒSOPHAGE.
Dans Yhyperesihésiej autrement dit Texcitabilité exagérée des nerb de Tœsophage, on a compris le globe hystérique, cette sensation qui fait croire qu'une boule monte le long de Tœsophage pour s'arrêter en un endroit déterminé. Déjà, à l'occasion des névroses du larynx, nous avons mentionné ce ^dk hystérique. Parmi les hyperesthésies il faut encore compter quelques cas qii ont été décrits comme spasmes de Tœsophage : ce sont ceux dans lesquels ki malades ont simplement la sensaiion d'une consiriclion de l'œsophage et ifmh gineni qu'il leur est impossible d'avaler. Cet état se rencontre fréquemment dâ les individus qui ont été mordus par des chiens. Andral raconte le cas de Bojcr, obligé d'assister pendant tout un mois aux repas d'une patiente qui se nmà menacée de suffocation chaque fois qu'elle essayait d'avaler.
Il ne peut guère être question iVune aneslhésie, c'est-à-dire d'une excitaUHi diminuée ou anéantie des nerfs sensibles do l'œsophage, vu leur faible dégrève sensibilité à l'état normal.
Vhyperkinésiey ou excitation exagérée des nerfs moteurs, œsophagisme, dii* phagie spasmodiquc, se présente plus fréquemment, quoique certains cas f l'on a fait rentrer dans cette catégorie aient certainement reçu une fausse interprétation. Le spasme de l'œsophage est ordinairement d'origine réflexe; il c^ excité par des irritations de l'utérus et se rencontre par conséquent de préfénnee chez les femmes hystériques; quelquefois il est d'origine centrale et ne constitM alors qu'un symptôme d'une maladie du ceneau ou de la partie supérieure it la moelle épinière; il peut encore être provoi^ué par l'intoxication narcotique oi alcoolique, enfin il constitue un symptôme constant de l'hydrophobie. — b spasme de l'œsophage, comme la plupart des névroses, présente dans sa marcke des paroxysmes et des intervalles libres. Les accès surviennent ordinaireoeiri pendant les repas : tout à coup les malades se voient dans l'impossibilité (^^ valer, et presque toujours il leur semble qu'un corps étranger soit resté arrftè dans leur œsophage. Le spasme a-t-il son siège à l'extrémité supérieure, alM les substances introduites remontent immédiatement; occupe-t-il, au conlFurr* l'extrémité inférieure, alors la régurgitation ne se fait qu'un certain temps i|i* l'ingestion des aliments. Ordinairement ce spasme coïncide avec des oppro* sions, des accès de suiïocation et quelquefois des contractions spasmodiques d^* muscles du cou. Après avoir duré plus ou moins longtemps, l'accès passe; dtfi d'autres cas il persiste à un faible degré, pendant des semaines et même àf mois, sous forme d'un mal chronique, il'un rétrécissement spasmodiqHe. A