CATARRHE AIGU DE L^ESTOMAC
D'un autre côté, on concevra tout aussi aisément qu'une exagération morbide faits normaux rentrera dans ses limites plus facilement et plus rite que d'aus anomalies plus essentielles; c'est pourquoi le catarrhe aigu de Testomac, ir peu que l'individu qui en est atteint sache tenir une conduite rationnelle, lera plus vite que les catarrhes des autres muqueuses. ^SL prédisposition pour cette maladie varie selon les individus; il est des hommes contractent un catarrhe gastrique en s'exposant à des influences qui n'ont n de fâcheux pour d'autres. Une plus grande prédisposition pour cette affec- I dépend, dans beaucoup de cas, d'une sécrétion trop rare du suc gastrique, {ui favorise les décompositions anormales dans l'estomac, cause la plus freinte du catarrhe de cet organe (voyez plus bas).
• De cette diminution de la sécrétion du suc gastrique dépend la grande tenice aux maladies catarrhales de l'estomac, telle que nous la remarquons chez s les fébricitants. On est allé trop loin en soutenant que chaque fièvre s'accom- ^e d'un catarrhe de l'estomac : ni la langue chargée, ni l'anorexie des indius atteints de fièvre ne justifient une pareille prétention. Mais comme dans Lte fièvre, par suite de l'élévation de la température, l'élimination de l'eau par ?eau et le poumon est excessivement augmentée, on peut conclure àpriorique suc gastrique sera sécrété en quantité moindre : ce raisonnement est confirmé n-seulement par la manière analogue dont se comportent les autres sécrétions, Bis encore par l'observation directe de Beaumont (1). Si les malades ne tiennent 0 compte de cette circonstance, s'ils ne mettent pas leur régime en harmonie ec cette diminution de la sécrétion gastrique, alors les catarrhes les plus fâcheux iTestomac peuvent en être le résultat. Une bonne partie de cesc complications striques » des pneumonies et d'autres maladies inflammatoires résulte assurémi du peu de soin de se conformer â cette simple prescription hygiénique. 2* De même, la prédisposition exagérée pour le catarrhe aigu de l'estomac, que 08 rencontrons chez les sujets affaiblis et mal nourris, parait tenir à la dimition de cette sécrétion du suc gastrique ou à l'élaboration d'un suc gastrique rfHcace, circonstances qui favorisent la décomposition des ingesta. La masse du ig a-t-elle subi une diminution générale, alors il est à supposer que la quanï de suc gastrique sécfété sera anormalement diminuée, comme celle d'autres Mluits de sécrétion. Comme dans l'hydrémie la diminution est surtout sensible côté des albuminates de sang, que nous devons considérer comme les matélux appelés à fournir le principe organique du suc gastrique, la pepsine, on t en droit d'admettre que dans ces cas il doit se former un suc gastrique pauvre pepsine. Une partie des ingesta restant insoluble et entrant en décomposition and l'action du suc gastrique vient à faire défaut, il arrive que bien des conlescents contractent un catarrhe gastrique à la suite d'un repas qu'ils auraient is impunément à d'autres époques. De même encore, il arrive que des enfants isérables sont atteints do catarrhe gastrique en prenant une quantité de lait
[1) Il est possible que la coinposilion du suc. gastrique subisse également une modification Bs les maladies fébriles; mais nous n'avons |»as besoin de cette hypotbèse pour expliquer les tes fàehettses des plus faibles écarts de régime commis par les individus atteints de maladies irile», (y'ote de Piwtfur,)
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riialeniel ou de lait de vache qui iraurait causé aucun dommage â des eafub vigoureui du même âge.
3" On a plus de peine à expliquer, malgré les nombreuses anali^es que présente ce phénomène, la grande prédisposition au catarrhe chez les individus fii ménagent outre mesure leur estomac ^ et te préservent attentivement de touies la excitations anorniales. Les individus non habitués à Tusage des spiritueux s'exposent, à la suite du moindre excès, à cette maladie, bien plutôt que ceux qui font journellement un usage modéré de boissons alcooliques; il en est de mène des enfants dont le régime est Tobjet d*une surveillance particulière, et que le moindre écart rend bien plutôt malades que ceux, qui ont été habitués à prendre des aliments d^une composition variée et plus ou moins indigestes.
U"* Enfin nous trouvons une prédisposition au catarrhe de Testomac chez les individus qui en ont été atteints antérieurement à plusieurs reprises.
Les causes déterminantes du catarrhe aigu de Testomac sont :
i* L'ingestion en trr/p grande quantité d'aliments d*ailleurs de facile digestûm. Nous avons déjà fait pressentir que, dans ces cas, c'est bien moins la surcharge de l'estomac qui provoque le catarrhe que l'influence des produits de décom|M>sition qui prennent naissance lorsque la quantité du suc gastrique sécrété n'est pas en rapport avec la quantité des substances qui doivent être digérées. Cesl pourquoi les symptômes du catarrhe ne succèdent pas immédiatement à un excès de table, mais seulement le lendemain.
Il n'arrive pas facilement aux hommes adultes et doués de raison de trcf manger à un repas; ce défaut se remarque bien plutôt chez les enfants, surtout chez ceux dont l'alimentation est trop parcimonieuse, qui par conséquent ne connaissent pas la sensation de la faim satisfaite, et profitent ainsi de chaque occasion qui leur est ofTertc de surcharger leur estomac. Les enfants à la mamelle ne connaissent pour ainsi dire pas cette sensation : aussi boivent-ils, quand ils trouvent du lait en abondance, jusqu'à ce que leur estomac soit surchargé. S'ils to« missent facilement, le trop-plein est bientôt évacué, et il ne reste que la quantité de nourriture qu'il leur est possible de digérer; s'ils ont de la peine à vomir, leur estomac reste surchiirgé et ils gagnent un catarrhe, quand même ils auraient pris la meilleure et la plus convenable des nourritures. Les sages-femmes savent très-bien que les nourrissons qui vomissent souvent et facilement sont moins exposés à devenir malades et « viennent mieux > que les autres.
2" Le catarrhe de l'estomac peut résulter de Yusage même modéré d'alimeids de digestion difficile. Encore dans ce cas ce ne sont pas les aliments eux-ménMS qui irritent la muqueuse de l'estomac, mais les produits de décomposition qui naissent de leur digestion incomplète. Ce qui rend les aliments indigestes, ce n'est souvent que leur forme. Les individus qui mangent avec voracité ou bien ceux qui sont privés de dents, font pénétrer dans leur estomac les aliments même faciles à digérer dans un état ((ui s'oppose à la prompte imbibition de ces substances par le suc gastrique, et partant à leur facile digestion à raison di peu de f^irface qu'elles présentent au contact de ce liquide. On sait que le jsune tles œufs durs se digère bien plus facilement que le blanc; ce fait trouve