‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 97 sur 174 · CATARRHE AIGU DE L'ESTOHAC · texte numérisé non relu

CATARRHE AIGU DE L'ESTOHAC

plieation dans cette circonstance que le jaune se divise facilement en parties ^-menues dans la bouche, tandis que le blanc se réduit avec beaucoup moins » facilité en petites parcelles. — Très-fréquemment la viande grasse ou les jus op gras que l'on consomme avec la viande déterminent des catarrhes gasiques, non, comme le supposent les gens du monde, parce que la graisse se gère trop difficilement, mais uniquement parce que combinée à la viande elle 1 empêche Timbibition et la rend ainsi plus indigeste. — Nous nous laisserions Dtrafner trop loin si nous voulions énumérer toutes les substances qui sont une digestion difficile et qui, consommées même avec modération, peuvent mner lieu au catarrhe de Testomac.

^^ Très-souvent le catarrhe est occasionné par Vumge d'alhnents déjà en voie

décompositwn avant d'arriver à l'estomac. Ainsi la viande avariée, la bière nt la fermentation est inachevée peuvent le faire naître chez les adultes; mais sont surtout les enfants qui sont exposés à ce catarrhe, lorsque arrive dans r estomac un lait déjà en voie de fermentation lactique. C'est cette circonsce qui, principalement dans la saison chaude où cette fermentation comnce de très-bonne heure, rend Tallaitement artificiel si difficile. Si la bouche i enfants n'est pas convenablement nettoyée, si l'on y introduit un nouet pour i empêcher de crier, la décomposition du lait de vache frais ou même du lait itemel peut s'effectuer déjà dans la bouche. (On sait combien il importe, w conserver le lait, de nettoyer les vases et de les garantir du contact de Qte substance susceptible de se décomposer.) Une fois que la décomposition 1 lait contenu dans l'estomac a commencé, le lait le mieux conditionné que )n y introduira après coup agira comme un poison, parce qu'il ne tardera pas entrer également en décomposition. — Nous verrons plus loin que les subloees en voie de fermentation renfermées dans l'estomac peuvent encore, irès la mort, détruire et dissoudre les parois de cet organe. S'il est vrai que fodant la vie une pareille influence sur les membranes de la paroi de l'estomac

peut avoir lieu, et se trouve empochée par la circulation et le renouvellemt actif et continuel qui se fait dans la substance de ces membranes, il n'en i pas moins probable que les cellules épithéliales, dans lesquelles la nutrition

fait peu activement, se détruisent pendant la vie par l'effet du contenu en mentation de l'estomac, et que précisément cette dénudation de la muqueuse ivée de sa couche protectrice donne lieu aux transsudations les plus considé- )le8. — Il parait que ce n'est pas le produit de la fermentation lactique, l'aie lactique, qui détermine les vomissements accompagnés de diarrhée et le énomène du ramollissement de l'estomac après la mort, mais que ces phéno- ^essont dus à l'acte même de la fermentation. Nous tirons cette conclusion

ce fait, que le lait déjà caillé et dont le sucre a complètement passé à l'état leide lactique n'exerce aucune influence fâcheuse sur les enfants d'un certain 9 et sur les adultes, même quand il est pris gn grande quantité. Ce qui vient oore à l'appui de cette supposition, c'est que les phénomènes du prétendu nollissement de l'estomac sont produits dans l'estomac enlevé du corps d'un imal et rempli de lait frais, en ayant soin de l'exposer à une température morée, plutôt que dans un estomac rempli d'un acide très-dilué.

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oc'^ u= ' t=ii£iiUA: rs: OL iTvqufiiiimeiit â une irrUaiicn ii H ■ipffM'-M» wr ufi ihffCéi ri^i*o«iii» fT iT-»-/rwd«, par ivrfams mMî* YMiti:.'. j/U' 'lii -m. HJ' #-5 ^»««--*-. r-s: ^airnul jten étendu qui exerce l'acititi u iML* liLsijir Irrr «'iM •=? i^f urniirf aiise£> sùmulent Taction nomude iH ;> (Lzîr-ifi*! t! iHi*u«ir lATxCsT'ir -rOb Qiruitîrf: h iiADte dose, elles dépassent a ïmiiti t uift al im 11 Sir, ti'i iuj~iuatr r^ - uuonbvtiii: bd lataniie de Festomac.

I- lit '.Turriir «uTL bt * rsiiiïïLiâL t=N: ik!isiiuikt ]iBr Ttitf roducf ù>f% de nAs.Li*-»% tfu i-puiit'im^^' il itt^-' iiêtr^r^ ri- m^' pMriquip ou ralentissent let viMV'rut^f.: (ê* 'nr.i»ifc&' .•! -ini-HiE uâ^^iutiu: mit- Tune et Tautre influence sii.-»*t>»'ir c-jir-ij*" Dr? br: •iiui:*à!iii*iir uinnuujf^ OL rtinti*nu de Festomac. L'abiu E*r* Ml mut' l::. l ïilt, "muci-a drr-»r nu. t;L rtsiiliie pour la muqueuse gas-

".-iuii* vmrt rij- L»r* uiibr vî*iir "lifctfiirif c*iiilhii*ijre$ nuiïibles. Dans les ma-

'-*r/-ri .•»'/!^-'r*?t iict' >-* ' .•niiëicaïK'L'îr, tt jtoiQiiiUbiL (Tune uipe, les individus -•'.•l''*^l: fc.»:**"!!- fc irir jtiis irubt î*iî'Uii^*nt*^iii. if* aliments encore intacts. 1** i;ar'./.oo'-irr. si3r.i«u: jî^ .•iiuiî^îs^. àeinn*iriî: ici'Tiiqiirr le catarrhe qui suit je-ij aiMi. T y-nC'vi t j>»r:r- ùiïSes ri jj^nc^snu jrf m£*uvements de Festoinac, •-t r-;^ *-iL>f»'. lit jt i^îitLft ût* t- nr^TH^ i-w-î jt «if pstiique, et les fait séjour-

'y (».*A^rft :•:*:* nj-rOirL: qitt ït riUirrii* àt* c^f^nes respiratoires, le ca-

'' Liii i.--i* .'irtrri .-Là :-'t ^.^--^ 1*^ rzocriK-s^ rt iian^ aucune cause connue, f*-^/-*- • -:. 'y-f^fr^ <;i;rt».i»f y;<-^i«fc' » cïl ic-duii les catarrhes de restomic '.'. ;7^--v* ti«.:.ij:L'.T. r:. TLr'Sr: v.zL'^^ L^r Dr< î .-xpbcatiuns d*autres maladics ■/k: '.-rOr ifrrAL.:.. ^•::.^ r^'^r fiuîr îr rrfjirr «ôlt iûlenrenue. De ce nombre yr..\ :>• «.-«ifcrT-Lr-? ^ririr^ Ît ;V>î.-2::i: t: ir riiit<stin qui rêvent épidémiquem^-îA « '<ri !-î r^-.^^urî. ri .riîr iuîT* ;>r=rr tw*-4ntense qui se propage êp-

I-*s fitâffiies ai;r!i* .jr- rrîîjaiic qji. L^mme d'autres catarrhes, sont kl ^}:ti^Viai*n fïuut iiifrtlivn. s^r-nt inùi^ aux chapitres des maladies infec-

l/f^ccasion d'oh?ener sur le cadavre les altrrations dues au catarrhe aigu de Vir*ÀffUi'4u: s'offre rarement. Quand elle se prêst-nte, on trouve sur la muqueoft? de l'efitomac des taches rougtrs duos à une injection très-fme. Le tissu de la muqueijfie parait iKiursoullé et sa surface cuuverte d'une couche de mucosité visqueuse; mai.t bien plus fretin em ment, surtout chez les enfants morts du choUrû infanium, Tautopsie, à part les phénomènes cadavériques que nous signalerons plus loin, ne donne (}ue des résultats né^'atifs. Cet état de choses ne parait pa» étimnanl si l'on s^inge que sur d'autre^ muqueuses les h^-pérémies capillûrci ubaervéfMi directement pendant la vie ont également disparu sans laisser de sur le cadavre, et que le soulèvement, voire même la séparation partielle Iules épithéliales, que nous avons désignés comme les causes les plu< M des transsudations copieuses dans le choiera infantnm^ passent bri-

.■-ATAnilUE AIGU PE L ESTOMAC, 'lliW

L l«m(>iil iiiikperfiis sur le CRclavre et même ne peuvent, pour ninsi dira. Jamni^ y

A|ri> rDMlatés avec cerlitiide. Les oliservalious direMes qu'il a él^ doiiuij i [leiiii-

morit de faire sur ta mu(|ueiisf ^'aslriqvie du Ciiiiadieii Saîut-Marltn, dcvenaienl

btic, à ce point de vue surluul, iulcressanlos lorsque ce dernier, il la suite d'un

a immodéré d' aliment» indigestes ou de boissons alcooliques, venait à pré-

r les symptitmus du catarrhe aigu de l'estomac. An déimt de In maladie. In

Miqaease se couvrait d'une rout;eur intense parsemée de taches aplilheuses (?)

«'enduisait d'une mucosité visqueuse mêlée par-ci par-là d'un peu de sang.

mesure que la maladie progressait, l'enduit muqueui devenait plus épais e|

lécrétion du véritaide sue gastrique restait supprimée; le liquide retiré du la

tule consistait en grande partie eu matières muqueuses et muco-purulentes

(iioti nlmlirie. Au hout de quelques jours, la sécrétion du mucus disparniii-

Ut ainsi que la réaction alcaline du contenu de t'estomnr, et en même temps hi

nbrane reprenait son aspect normal.

àLe ramollissement des parois de l'estomac que l'on a rencontré à l'aulniisie « cadavres d'enfants, appelé aussi la gastromalacie, a souvent ét<^ diagnostiqué Mllant la vie, ce qui pouvait faire croire â une confirmation du diagnostic |)ur Htopsie. Mémo on a donné une description très-explicite des symplêmes de e gastromalacie ^Jilger), et souvent ou observe des cas de maladie qui réponnt exarlement au l»bleau ainsi tracé. Néanmoins, on ne peut plus conserver n doute (KUftsser) sur la nature purement cadavérique des pliéuoménes île romalacie. La réunion des symptAmes décrits comme appartenant A la romainrie répond également à ceux du chiM'it iiifantum, et ces diagnostics, jpHnnés en apparence par Tantopsie, permettent une explication bien simple, ■'nn enfant meure après avoir présenté des vomissements compliqués de dîar- B A la suite d'une fermentation anormale dans l'estomar, et que ce dernier Ifenne des substances encore eu voie de fermentation, alors celle-ci ne sera l interrompue vu le refroidi^ement lent du cadavre. L'eatomac, n'olTRinl s aucune résistance A raison de la cessation de la circulation, sen englobé s ce travail de décomposition, et se ramollira tout aussi bien qu'un estomac nimal que l'un aura consen-é, même pour un temps trés-r^urt, dans un enm chaud, après l'avoir rem|)li de lait. C'est pourquoi, même les médecins i considèrent le ramollissement conmie un phénomène cadavérique peuvent dire, sans risque d'erreur, que ce phénomène se rencontrera toutes les fuis n enfant mort du cholern infaalum, aura pris, |ieu de temps avant de mou- L du lait ou d'autres substances faciles à entrer en décomposition. Pokitansky, pour qui le rumollissemeul de l'estomac ne constitue pas dans s les CBS un phénomène cadavérique, distingue deux espèces de ramollissent : le ramollissement gi^liitinifiirmf et le ramollissement noir. Le premier, a la description qu'il en a doimée. commence presque toujours par le grand c de l'estomac, et s'étend petit à petit à la grande courbure; le ramolment envahit il'atiord U muqueuse, mais bientêl il gagne la luusruleuse et ■Iment le péritoine. Tontes les membranes se transforment en nue gelée isparaite grisAtre ou d'un gris rosé à reflet jaune. Cette gelée est parcourue i par-là de stries d'un hrun noindie et qui correspondent «tn vai^senui;. tn.-

mollis. Une fois que les couches intérieures ramollies se sont détachées, k grand cul-de-sac n'est plus formé que par une couche péritonéaie mince semblable à une gaxe et facile à déchirer. Réduit à cet état, Testomac se déchire à la moindre tetitative faite pour le manier et se fond entre les doigts; on bien, on voit des déchirures qui se sont opérées spontanément et qui ont donné iieo à une évacuation du contenu dans la cavité abdominale. Le phénomène du ramdlissement ne se borne pas toujours à Festomac, mais il peut gagner les parties voisines, surtout le diaphragme; ce dernier peut même se perforer et laisser pénétrer le contenu de l'estomac dans la plèvre gauche. Dans le ramcllittemaU noir, les parois ne se transforment point en une gelée transparente mais en une bouillie brune ou noire. Cette modification se développe quand les capillaires de l'estomac sont gorgés de sang au moment où le ramollissement se fait. Les stries noirâtres que l'on obsene dans le ramollissement gélatiuiforme constituent pour les vaisseaux d'un plus fort calibre et le sang qu'ils renferment, la même tram* formation qui se passe ici dans les capillaires et leur contenu.

Ce qui prouve que la gastromalacie ne prend naissance qu'après la mort on tout au moins peu auparavant, dans un moment où la circulation et la uutritioa ont pour ainsi dire cessé dans les parois de l'estomac, c'est : 1** cette circonstance que le ramollissement se rencontre presque toujours dans le grand cul-(l^ sac de cet organe où sont amassées les matières aigries, et ne s'aperçoit dans h région pylorique que lorsque par le décubitus du cadavre sur le côté droit, le contenu de l'estomac s'est dirigé naturellement vers ce côté de l'organe; 2* celle obsen^ation que la même gastromalacie se rencontre également dans les cadavres des enfants qui, pendant la vie, n'avaient offert aucun dérangement de l'estomac, mais qui, dans les dernières heures de leur existence, avaient pris du lait, de l'eau sucrée ou d'autres substinces entrant facilement en fermentation ; 3^ l'observation que, dans les cas où l'autopsie a fait trouver les parois de l'oigne déchirées et son contenu répandu dans le péritoine, on n'avait trouvé aucun Sfinptùme de péritonite pendant la vie, pas plus qu'il n'était possible d'en constater les traces sur le cadavre ; /i° enfin cette preuve est fournie par les expériences citées plus haut, qui permettent de produire un ramollissement artificiel dans les estomacsd'animaux retirés du corps (1).

jj 3. — Symptômes et marche.

Nous relaterons d'abord les symptômes du catarrhe aigu peu intense, arcompagné de peu de fièvre et représentant un mal léger, souvent simplement éphé-

(1) Les cas dans lesquels un estomac vide a été trouvt' ramolli ne doivent i>as ft^nirer ici. Oi a. invoqué pour les expliquer la force dij^estive du suc gastrique, et émis l'hypothèse qu'il it^ sait ici d'une difpestion aux dépens de l'estomac lui-môme : ainsi le suc gastrique, versé àm l'estomac i>eu de temps avant la mort, dissoudrait les membranes de cet organe auui bien qt^ est capable de dissoudre d'autres éléments membraneux. Cependant, il est peu probable qn'fl se déverse du suc gastrique dans un estomac vide, et il est possible qu'une dêcoinposilioo ai mucus, laquelle \ie\ii également fournir do l'acide lactique, exerce sur le» parois la mM» »• fluence que les ingesta eu voie de fermentation. \Snlftle l'ânleur.i

CATARRHE AIGU DE L ESTOMAC. A4i

ère. Cette forme, la suite la plus ordinaire des écarts de régime, a été désignée «1 les noms d*Hat gastriqtte {staiui ga$lricus)y de gaiiricisniej gastrosiSj em^ irras gaarifue.

Si déjà les phénomènes physiolugiques de la digestion comportent un certain battement, une paresse et une répugnance contre toute occupation phj'sique u intellectuelle, à plus forte raison Thypérémie et l'hypersécrétion muqueuse le Festomac, s*élevant jusqu*aux degrés du catarrhe aigu, s*accompagnerontlUes d*aii malaise général et d*un état de souffrance peu en harmonie avec un iil aussi léger et aussi passager. Les malades se sentent abattus, maussades, se >laigiient d'alternatives de frissons et de bouffées de chaleur, ils ont la tête ittude, les extrémités froides, et par-dessus tout une douleur gravative et pénible bas le front et s*irradiant vers Focciput; en se baissant il leur vient des éblouisnnents et une sensation comme si la tète allait se fendre. — L*état morbide de i muqueuse de Festomac occasionne une sensation de pression, de trop-plein à ^igastre, sensation qui ne fait même pas défaut quand Festomac est à Fétat de icuité; le creux de Festomac est sensible à la pression, Fappétit manque, la «f est augmentée; presque toujours les aliments répugnent et des nausées se idarent. En même temps surgissent les phénomènes qui dérivent des décom- «itions anormales du contenu de Festomac; de même qu'il est souvent une nséquence de décompositions anormales, le catarrhe de Festomac peut devenir son tour la cause de ces décompositions. Uidder et Schmidt ont démontré que soc gastrique devenu alcalin par un mélange de mucus n'est pas en état de ssoudre normalement les substances protéiques, que ces dernières se décomisent alors spontanément et répandent une odeur de putréfaction. Cette expésnce est confirmée par les faits journaliers de la pratique. — Mais les substances ème indifférentes à Faction du suc gastrique éprouvent des décompositions kormales par Feffet du catarrhe de Festomac. Les substances amylacées, dont modification a déjà commencé dans la bouche par le mélange de la salive, s se transforment en ^ucre que dans Festomac quand les conditions restent innales. Uans le catarrhe, au contraire, le mucus sécrété agit comme ferment : prépare ainsi la transformation ultérieure d'assez fortes quantités de sucre en âde lactique et souvent en acide butyrique, absolument comme le mucus vésical ins le catarrhe de la vessie produit une prompte fermentation alcaline de nrine. — Si pendant la durée d'un catarrhe de Festomac on boit des liquides ïrmentés, tels que le vin ou la bière, ou si l'abus de ces liquides a occasionné ! catarrhe, il se produit une fermentation acétique; — si les individus font sage de substances grasses, il parait (|u'elles se transforment en acides gras. Si on excepte la fermentation larti(]ue, presque toutes ces décompositions des nbstauces contenues dans Festomac mettent des gaz en liberté. I>a décompoitioD des substances contenant de Falbumine produit un dégagement de gaz Mdes, d*hydrogène sulfuré; la fermentation butyrique fournit de Fhydrogèneet eFacide carbonique; la fermentation acétique donne de l'acide carbonique. — h cette façon, on explique facilement la légère voussure de Fépigastre des indi- Hhs atteints d'un catarrhe aigu de l'estomac, et l'on conçoit pourquoi de temps - >utre les éructations expulsent des gaz fétides ou inodores, selon la qualité des

aliments consommés. Souvent il arrive que des substances d*une sateur adée ou rance remontent en même temps dans la bouche.

Le catarrhe de Testomac se compliquant, comme cela a été dit plus haut,pav ainsi dire constamment d*un catarrhe de la bouche, la langue se coavre (Tu enduit muqueux, le (;oîit devient fade, la bouche pâteuse, et une odeur désit^réable en est exhalée.

Si les individus évitent avec soin tout ce qui pourrait leur être nuisible, ih jeûnent tant que leur estomac n'est pas capable de reprendre ses fonctions, In symptômes décrits se perdent {généralement d'une manière progressive. Lesnkstances décomposées arrivent dans l'intestin; là les progrès de la décoroposilioi semblent parfois enrayés par le mélange de la bile; mais bien plus fréqueimneit il arrive que le travail de décomposition et le développement de gaz continueit, quoiqu'à un degré modéré, la muqueuse intestinale ainsi irritée sécrète en phi grande abondance, les mouvements de l'intestin s'accélèrent, la flatulence « déclare, des gargouillements, des borbongmcs se font entendre dans Fib* domen, et de temps à autre un pincement douloureux est suivi de rémisMi d'un gaz fétide; enfin, une ou plusieurs selles molles sont évacuées, et la scèie se termine de cette façon. Si le malade dort la nuit suivante, il se trouve roien ou guéri le lendemain. Disons encore que l'urine, pendant cette maladie, tû riche en pigment et en uratcs, et qu'assez souvent des vésicules d'herpès proh nent naissance sur la lèvre.

Si la cause productrice du catarrhe aigu agit avec plus d'intensité ou s k malade est plus sensible, les nausées deviennent plus fortes et s'exaspM jusqu'aux vomiturations et au vomissement. Ce dernier fiiit rejeter les sukstances contenues dans l'estomac plus ou moins modifiées, souvent (fav odeur et d'une saveur très-acides et mêlées généralement de beaucoup de lU* cosités. Le vomissement peut se répéter à des intervalles plus ou moins lonp: plus cela dure, plus les niasses rejetées mêlées avec la bile prennent nneflveur amère et un aspect verdâtre. (les formes plus, intenses de l'embamf gastrique s'accompagnent en môme temps d'une irritation plus forte de b nmqueuse intestinale. Alors survitMit une diarrhée violente qui expulse d0 matières aciueuses colorées en vert, avec ou sans coli(iues. Presque toujom les vomissements et la diarrhée soulagent le malade, et son rétablisseoMl devient complet après im jour ou deux, si ce n'est (|u'il reste un peudebiblesse ; dans d'autres cas, le vomissement et la diarrhée prennent un dévebf* pement excessif et l'on a par devant soi le choiera mfstras, que nous décrims plus loin.

Les |)hénomènes qui accompagnent le catarrhe aigu de l'estomac lié à m' fièvre intense et suivant une marche plus longue, devenant pîir conséquent nw maladie plus sérieuse, fourniss<Mit le tîibleau de la fihir (faatrhiiie, quelqn» modifications de ces phénomènes, celui de la fièvre muqueusej d'autres modilications, le tableau de la fièvre bilieuse, Wwn des médecins, surtout ceux qui w voient que des malades (riiùpitaux, comprennent ces formes purement et sinplf* ment dans le typhus et les décrivent comme des typhus abortifs, etc., nuuii^ de voir que, selon ma conviction, rien ne justifie. Dans la clientèle, tout mètliviB

CATARRHE AIGU DE L*ESTOMAC. Uk^

occupé rencontre annuellement un certain nombre de fièvres gastriques qui ne dépendent nullement d'une infection.

' La fièvre gastrique (febris gastricn) ne se présente que rarement avec un seul frisson initial très-violent, bien plus souvent elle est accompagnée de petits frisions répétés : la fréquence du pouls peut aller à 100 pulsations et plus par minute^ la température peut s*élever de plusieurs degrés. Les perturbations de Fitat général sont plus considérables que dans les formes du catarrhe mentionvées plus haut : l'abattement est assez grand pour forcer les malades à rester au lit, les membres sont endoloris et semblent brisés, surtout aux articulations. Les maux de tète sont insupportables et sont augmentés par les oreillers de plume, quelquefois le malade trouve du soulagement en se serrant la tête avec D bandeau. Le sommeil manque ou bien il est agité par des rêves pénibles. Les symptômes locaux ne répondent nullement à l'intensité du mal général. Toutefois le malade accuse une sensation de pesanteur et de trop-plein à l'épi- IMtre, et cette région devient sensible à la pression; la soif est considérablement Mpnentée, l'appétit manque; il survient des rapports de gaz ou de liquides noces ou aigres, parfois des vomissements; mais en général il est rare qu'on ttoiarque des évacuations brusques et répétées comme dans certains cas d'emiirras gastriques. Les symptômes du catarrhe buccal : langue chargée, perveriien du goût, odeur désagréable de la bouche, ne manquent pas non plus dans il fièvre gastrique. — La fièvre et l'abattement général augmentent dans les premiers jours de la maladie et affectent un type sensiblement rémittent, caraclirisé par des rémissions vers le matin et des exacerbations vers le soir. L'urine hfient foncée, saturée, et forme des dépôts d'urates. Presque toujours, dans le tars de la maladie, le catarrhe se propage de l'estomac à l'intestin, ce qui kuiiie lieu à des selles aqueuses colorées en vert succédant à la constipation lui avait existé en premier lieu. Si la fièvre est très-intense, la langue peut Itieiiir sèche, le sensorium peut être pris, les délires peuvent survenir, et dans ft cas l'image de la maladie ressemble tellement à celle du typhus au début, |ii*il n'est guère possible d'en établir la distinction. Au reste, la fièvre cède oriaairement vers la fin du premier ou au commencement du deuxième septé- ■ire; la peau, sèche auparavant, prend de la moiteur, la soif se modère, la ligoe se nettoie, les selles deviennent plus rares, enfin l'appétit renaît et le Idade entre en convalescence. Vlierpes labialis qui souvent se manifeste vers I fia de la maladie n'a absolument aucune signification critique, parce qu'on •ut le remarquer dans le cours ou même déjà au début de la maladie. — Le Balade se rétablit lentement, reste longtemps très-irritable, et est fort exposé ■I rechutes.

La fièvre muqueuse {febris mucma), dont les phénomènes fébriles ont une Biensité modérée, se distingue des autres formes par son opiniâtreté, sa longue tnée, et la production d*une mucosité surabondante semblable à la gomme, |û se forme non-seulement dans l'estomac, mais dans l'intestin, dans le pha- ^y dans la bouche, et quelquefois même dans les bronches et dans les voies ■riaaires.

La maladie ne commence pas avec cette fréquence du pouls, avec ces don-

hf\h MALADIKS DE L*ESTOMAC.

leurs dans les membres, cette violente céphalalgie, cette agitation qui canctérisent le début de la fièvre gastrique; le pouls n'est, au contraire, que peu accéléré, la température peu augmentée; mais les malades se sentent extnoniinairement faibles et abattus, ils deviennent apathiques, toujours disposai i dormir et témoignent la plus grande répugnance pour les aliments. Si on bs force â prendre un peu de noumture, ils éprouvent aussitôt une sensation pénible de trop-plein à Testomac, puis surviennent des efforts de vomissement qii qui finissent par aboutir au rejet des aliments enveloppés de grandes quantitéi ! d'une mucosité visqueuse. Le catarrhe concomitant de la bouche et du pharns présente également quelques, particularités : ainsi Tenduit de la langue est d*abord épais et jaunâtre; les dents, les gencives, le palais et le pharynx soit couverts d'une mucosité visqueuse; plus tard il peut arriver que toute la coo^ épithéliale qui revêt la langue se détache, ce qui donne à cette dernière m aspect rouge de viande crue, ou la fait ressembler à une surface recouverte d'un vernis. C'est principalement au matin que les malades expulsent des plein vases d'un mucus visqueux et filandreux, par des crachements, des expedonlions, des efforts de toux et des vomissements; les selles, qui ne sont que nrement en diarrhée, sont également mêlées de fortes quantités de mucosités, ee même temps que d'aliments non digérés; même l'urine dépose un sédiment imqueux. La fièvre continue d'être peu intense et montre un type tantôt rémitteil, tantôt continu. La faiblesse des malades devient très-grande, leur apathie augmente au point que sans dormir ils sont diins un état d'indifférence et nes^oe» pent ni d'eux-mêmes ni de leur entourage. Lorsque enfin, et souvent yen h troisième ou la quatrième semaine seulement, la maladie entre en voie d'amélioration, l'hypersccrélion muqueuse se perd peu à peu, l'uppétit revient lenlp* ment, le pouls se ralentit au delà des limites normales, et les malades, épuisfi à l'extrême, ne se rétablissent qu'au bout d'un temps très-long. La moindfi occasion sutTit pour provoquer une rechute ; dans ce cas les mêmes phénomèatt se reproduisent, et ainsi dos mois entiers peuvent passer en attendant la go^ rison parfaite; quelquefois même la maladie peut se terminer par la mort rki les sujets faibles et décrépits.

La fihre bilieuse ou gastrique bilieuse (febris biliosa, yastrira biliosd) repifsente cette modification de la fièvre gastrique dans laquelle une polycholie trif* prononcée, c'est-à-dire une formation et une excrétion exagérées de bile, ^M compliquer le catarrhe gastrique fébrile. Les fièvres bilieuses, qui dans lesiMp tropicaux sont l)oaucoup plus communes que chez nous, paraissent dues, il etf vrai, dans la plupart des cas, à une infection du sang par la malaria ou d'auUd miiismes, mais on va certainement beaucoup trop loin en faisant rentrer danskf fièvres paludéennes et les typhus tous les états morbides dans lesquels un eitarrhe gastrique fébrile se combine avec la polycholie.

La fréquence du pouls et l'élévation de la température sont beaucoup pitf grandes dans la fièvre bilieuse que dans la fièvre gastrique simple; la pean fll cbaude et sèche, la Ïavo rouge, l'œil brillant; la langue est couverte d*un eaAA é))ais et sec ; la céphalalgie est téréi)rante et extrêmement vive, souvent bonéeà un seul coté; les malades ne dorment presque point et commencent A délirer ile

CATAKHHE AIGU DE L*Ëi>TOMAC. /|/|5

Mine heure. — Indépeiulainnient de Texagératiou de la fièvre et de Tatteiiite lui grave de Fétat général, la polycholie permet encore de distinguer cette maidie de la fièvre gastrique : les substances que les régurgitations ramènent de imps à autre dans la bouche sont d'une saveur remarquablement amère, les mnissements qui se répètent donnent issue à des matières d'une couleur d'un ert foncéy d*une saveur acre et amère. A Thypocbondre droit on rencontre le oie légèrement tuméfié et douloureux. Les voies biliaires semblent n*étre pas en M d'amener dans l'intestin toute la bile qui se produit en quantité excessive, ce |ii fiût qu'il s'en résorbe une certaine partie qui arrive dans le torrent de la cirihtion. Cette supposition explique avec le plus de facilité la manifestation des iénomènes ictériques que l'on rencontre malgré la coloration très-brune des Htières fécales. Cependant ce genre d'ictère n'arrive jamais à un degré très- Seié :.la sclérotique et les places les plus blanches de la peau montrent seules ne légère teinte jaune, et le pigment de la bile peut être constaté dans l'urine Mi-foncée en couleur. La maladie offre pendant huit jours ou peu davantage Il accroissement de tous les symptômes, puis le déclin arrive avec des selles farrhéiques et bilieuses. Les cas dans lesquels les symptômes que nous venons Fiiquisser se compliquent tôt ou tard de phénomènes nerveux graves, apparinuient aux maladies d'infection.

Sous le nom de choiera nostras on désigne cette forme du catarrhe aigu de Utomac qui, gagnant l'intestin, se caractérise par une transsudation énorme SB liquide pauvre en albumine sur la muqueuse gastro-intestinale. Ce genre I transsudation se rencontre si fréquemment dans la première période des carrfaes aigus des autres muqueuses, surtout de la muqueuse du nez, que nous devons pas hésiter à désigner comme un catarrhe l'afTection de l'estomac et Tintestin d'où dérivent les symptômes du choiera nostras et même ceux du oléra asiatique que nous décrirons plus tard. Ce n'est que par le fait de son lension que ce catarrhe produit des symptômes que n'offrent pas les autres laniies.

La maladie se manifeste principalement pendant les chaleurs de l'été, et lahii souvent alors un certain nombre d'individus à la fois; il est bien plus re que des écarts de régime la provoquent à d'autres époques. — Rarement • prodromes précèdent le début; il arrive plutôt que tout d'un coup, surtout iVniiy le malade se sent pris d'une pression pénible à l'épigastre, à laquelle Mai vont se joindre les nausées et le vomissement. Au commencement, les niera aliments pris sont rejetés à peu près intacts, mais bientôt le vomisse^ md se répète, et alors de grandes masses d'un liquide légèrement jaunâtre ou ft, d'une saveur amère, sont rejetées. Peu après, et quelquefois môme plus tôt, nuient des borborygmes, puis des selles d'abord molles, puis liquides. Dans m de temps d'énormes quantités de liquides sont expulsées; plus ces masses pgmenteut, moins elles sont colorées, la bile ne suffisant plus, en supposant éBie qu'elle se déverse en quantité normale, à teindre tous ces produits de transfdition. La grande perte d'eau subie par la masse du sang occasionne la soif Iflos ardente, que les boissons les plus copieuses n'étanchent que d'une maihe passagère. Le liquide introduit dans l'estomac est évacué rapidement par

/l/|6 MÂLADIKS DK l' ESTOMAC.

haut et par bas, aussi longtemps que la diarrhée et le voniissemeiit se répèlnt de quart d*heure en quart d'heure ou même plus souvent ; le sang défient de plus en plus épais; les sécrétions, surtout celle deFurine, diminuent ou cesml absolument, ne trouvant plus de parties aqueuses à sécréter; les liquides intentitiels de tous les tissus se résorbent : aussi la peau est sèche, toute turgesceiu dissipée, le malade est affaissé, défiguré, le nez s*eflile, les yeux s'enfoncnl, parce que le tissu conjonctif des orbites s'est desséché et a ainsi diminué de «^ lumc. En môme temps, et tandis que les douleurs dans Tabdomen mampuÉ presque toujours, surviennent des contractions musculaires difficiles à expliqw et très-douloureuses, surtout dans les mollets. Si ces contractions arrivent et q» les évacuations des malades ne consistent qu'en un liquide incolore dans leqiri . nagent des parcelles de Tépithélium intestinal, d'où lui vient une appueDCf'! d'eau de riz, l'image du choiera nmtras ressemble fort à celle du choléra a» j tique; cependant on n'obser\'e que rarement la disparition complète de Fimpd-' sion du cœur et du pouls, ni la cyanose et le refroidissement de la peau ponrf jusqu'à une température aussi basse que celle de la peau des reptiles, coam cela arrive dans ce que l'on a appelé la période d'asphyxie du choléra asiatiqWi J Quelque menaçants que paraissent les symptômes, quels que soient le colh]inr' et l'affaissement du malade, quelque découragé qu'il soit, lui et les persooHI^ qui l'entourent, le médecin, s'il est sûr que la maladie ne règne pas épidéoi» quenient sous la forme du choléra asiatique, ne doit jamais perdre courage; er il doit savoir qu'un homme adulte, sain auparavant, ne meurt pour ain» dM jamais du rhokra mstra^. Ordinairement, c'est au bout de quelques heures,» rement le lendemain seulement, que les vomissements et la diarrhée cessent;! peau redevient chaude, turgescente, les malades s'endorment épuisés etnesorf* frenl plus que d'un grand abattement. Assez rarement l'accès cholérique est son des symptômes de la fièvre gastrique. — Dans les cas les plus rares et uniqv^ ment chez les individus malades et faibles auparavant, ou bien chez les enbÉf et les vieillards, la terminaison par la mort a lieu : alors l'intestin se paralvs^ : les vomissements et la diarrhée cessent, malgré la continuation de la tranM* dation; le pouls disparaît, les mouvements du cœur deviennent de plus enpiB' faibles, le seusorium se trouble et les malades meurent dans répuisetnent.

Le catarrhe aigu fie Vestoinac chez les enfants da premier âge montre «fr taines particularités qui sont expliquées par l'alirtientation presque exrluMwè ces enfants par le lait maternel ou le lait de vache. Bednar, qui considèRb fermentation des ingesta comme la seule cause de ce trouble de la digestioBlI qui met hors de cause toute participation primitive ou secondaire des paroifà l'estomac, a désigné sous le nom de dyspepsie les degrés les plus légers dec^ maladie; selon l'exposé classique de cet auteur, l'extérieur des enfants n'a parait que peu modifié, ils semblent tout au plus un peu pAles et leurs je» s'entourent d'un léger cercle. Presque toujours le vomissement sument pn di temps après que l'enfant a quitté le sein; le lait rejeté, au lieu d'être ciiK comme à l'ordinaire, est liquide. O genre de vomissement constitue un symp* lônie important et bi(»ii connu même des sag(»s-femmes, qui savent fort biffl te d/slini'uer des évacuations bienfaisantes de l'estomac surchargé. La coagnhti*

<:atarrh£ aigu uk l'estomac. /|/|7

i iaîl rejeté par Festoniac surchargé de Tenfant n'aiiuoiico pas que le lait se Mt aigri, mais bien que le suc {oistrique a exercé son influence normale eu lisant coaguler la caséine du lait; le manque de coa^ilation du lait prouve, au PBlraire, qu'un produit de sécrétion anormal existe dans Festomac, et éveille ir cela même le soupçon du catarrhe de cet organe. Bientôt après ce vomisselent ou en même temps les évacuations alvines changent de nature, le vomisseuni peut même manquer d'une manière absolue, et les selles anormales consitaerle seul symptôme apparent du catarrhe de l'estomac. Les selles sont commies d'un liquide à réaction fortement acide, vert ou vert jaune, et de masses Éochâtres plus ou moins solides : elles rappellent les changements que le lait fnuve en dehors du corps quand il a reposé un certain temps, et prouvent que esuc gastrique a été tout aussi impuissant à digérer le lait qu'à en amener la prompte coagulation. Le vomissement et la diarrhée, précédés le plus souvent ion, de cris, de rétraction des jambes vers le ventre, se répètent plus ou vite; les évacuations changent souvent de couleur et de consistance. . Oms beaucoup de cas le vomissement cesse après peu de jours, le lait non iféré ne reparait plus dans les selles, les enfants se remettent et reprennent Ai corps; mais dans d'autres cas des matières qui répandent une odeur très- Inde et qui sont composées d'un lait en partie non altéré et en partie réduit en niBois durs et mêlés de mucosités, sont expulsées; la diarrhée devient profuse, il évacuations très-liquides, et leur couleur est jaune clair ou verdàtre, à la fin Vasque blanchâtre; souvent des flocons jaunes ou verdiUres surniigent au (nide incolore et sont retenus par les langes, tandis que la partie fluide flltre Itavers et laisse de grandes taches humides, incolores. L'odeur de ces évacuants aussi bien que leur réaction est encore très-acide à ce moment. Quelqueb l'aspect des déjections se modifie brusquement; il part tout à coup, sans le Ton puisse expliquer pourquoi, des masses abondantes brunes ou jau- MreSy ayant la consistance d'une bouillie et répandant une odeur infecte. Ces unes plus graves du catan*he aigu gastro-intestinal, désignées par Dednar Wê le nom de diarrhée xot* i^o/rrj^ réduisent les enfants proniptement; la phyiBomie s'altère, les traits se contractent douloureusement, le visage peut ême se rider en peu de jours; les yeux sont à demi ouverts, enfoncés; les wes, les mains, les pieds deviennent bleuiUres, le reste du corps, surtout le Uj est marbré. La température est répartie d'une manière inégale : le tronc Is enhnts, surtout l'abdomen, est brûlant, la face et les membres froids; la ■nination de la turgescence cérébrale fait perdre aux fontanelles leur degré de Asion, elles s'affaissent, même il peut arriver que l'os frontal et l'os occipital iKendentun peu sous les pariétaux. Les mouvements des enfants deviennent Ailes, la succion leur est pénible, ils quittent la mamelle et boivent avec avidité •ni qu'on leur verse dans la bouche. Les cris lamentables qui précèdent les lunations se réduisent peu à peu d de faibles gémissements; dans Tintervalle, la enfants sont plongés dans un demi-sommeil. Beaucoup d'entre eux meurent m les progrès de l'épuisement. Chez quelques-uns surviennent, peu avant la Mt, des convulsions et d'autres symptômes d'anémie cérébrale (hydrocépbai^nee). — Dans les cas plus heureux, les évacuations intestinales deviennent

^/iH MALADIES DE L'ëSTOMAC.

de plus eu plus rares et normales, le coUapsus se perd, la température se distribue plus également, les enfants se remettent et guérissent; néanmoiiu il leur reste une grande tendance aux récidives.

Si les symptômes que nous venons de passer en revue se manifestent me une grande rapidité, si les cvsicuations se suivent coup sur coup, 8*il se déieloppe en peu d'heures et avant que l'amaigrissement ait eu le temps de se luR, un coUapsus considérable, accompagné d'un abaissement de température, si n même temps surviennent les symptômes de l'épaississement du sang, on le trouve en présence de la maladie appelée le choiera infantum. L'épaississement du sang se trahit par une soif inextinguible, à un tel point que les eninli d'un certain îige suivent des yeux le verre qu'on leur offre de loin et le saiwsent enfin à deux mains jusqu'à ce qu'il soit vidé ; cette modification se trahit ea outre par la cyanose et par la dyspnée particulière dans laquelle le thorax et k diaphragme font de grands mouvements sans que la respiration soit gênée autrement que par la difficulté qu'éprouve le sang épaissi à passer à travers les capillaires du poumon. Le choiera infantum peut enlever les petits malades au boit de quelques heures, au milieu des symptômes indiqués; dans d'autres cas, h | véritable atteinte colérique passe et la maladie persiste sous une forme (riv légère ; enfin il se peut encore qu'un rétablissement prompt et complet succède aux phénomènes en apparence les plus désolants.

^ f\. — Diagnostic.

Nous parlerons, au dixième chapitre de cette section, des distinctions i éliUir entre le catarrhe aigu de l'estomac se présentant sous la forme de Yemborm gastrique et les autres troubles de la digestion.

La fièvre gmtriqm est souvent confondue avec le typhus, et le typhus » début avec la fièvre gastrique. Aux yeux d'un individu étranger à la médedie, les deux maladies paraissent être identiques ou ne différer que sous le rappMt de l'intensité. On s'imagine que selon les circonstances une fièvre gastriqK tourne à la fièvre <t gastrique nerveuse i» ou à la fièvre « nerveuse ». Cette A est fausse; les deux genres de maladie, malgré la ressemblance de leurs sjfBflôines, doivent être strictement séparés l'un de l'autre à raison de la diveniié (le leur origine; tous ces prétendus cas de passage de l'une à l'autre reposât sur des erreurs de diagnostic. — (lomme, d'un autre côté, en dépit de TexaBei même le plus scrupuleux, il est impossible de distinguer les deux maladies dis la première semaine, il faut pendant ce temps être très-résenré àrendrritdi diagnostic et du pronostic. Il est très-dangereux pour la réputation d'unmédecii qu'une maladie qu'il a posilivcnuMit déclaré n'être qu'une fièvre gastrique H dont Tainélioration est attendue du jour au lendemain, se développe dam b i seconde ou la troisième semaine avec un terrible attirail de symptômes; 'aa 1 autre côté, il n'est guère moins compromettant pour un médecin que la prélpa* due lièvre typhoïde se termine par la guérison dès la fin de la première senniae et que peu de jours après le malade aille se promener. — 1° II importe de tflUf :ompte, pour le diagnostic difl'érentiel dans la première semaine de la nialadir*

CATAURIiK AIGU DK L*ËSTOMAC. WJ

lies circonstances cliulugiques. Si le malade s*est exposé à des influences nuisibles telles que nous les avons décrites au premier p«iragraphe, cela donne lieu, dans un cas douteux, à une forte présomption de fièvre gastrique; si, par contre, dans la ville ou aux environs, il s* est présenté un certain nombre de cas de typhus prononcés, et si Ton ne peut faire remonter la maladie à aucune faute de régime, etc., la supposition d'un commencement de typhus doit naturellement venir à l'esprit du médecin. S'il s'agit de distinguer la fièvre gastrique des fdnriculœ ou typhus abortifs qui se terminent également par guérison dans la deuxième semaine, nous sommes souvent privés de tout point d'appui pour établir un diagnostic différentiel, si ce n'est qu'il faut encore, dans ces cas, tenir compte de l'origine miasmatique ou non miasmatique de la maladie. — 2^ Dans la fièvre gastrique le thermomètre indique ordinairement une élévation de température bien moindre que dans le typhus, même pendant la première semaine. — 3" Un catarrhe des petites bronches, qui se reconnaît à des rhonchus sibilants, annonce le typhus et non la fièvre gastrique. — fi'' Par contre, une éruption de vésicules d'herpès aux environs de la bouche permet d'exclure presque avec certitude le typhus. — A la fin de la première semaine ou au commencement de la seconde le doute n'est généralement plus possible, les taches rosées et le gonflement de la rate pouvant alors être presque toujours constatés en cas de typhus.

Les mêmes raisons sur lesquelles se fonde le diagnostic différentiel de la fièvre gastrique et du typhus doivent être prises en considération pour établir la distinction entre les fièvres muqueuse et bilieuse d'une part, et le typhus de l'autre. Nous avons déjà fait entendre que l'invasion de symptômes nerveux graves pendant une fièvre bilieuse semblerait démontrer l'origine miasmatique de cette dernière.

Des cas de choiera nostras qui se déclareraient pendant le règne d'une épidénne de choléra asiatique ne sauraient en aucune manière être distingués des affections qui auraient pris naissance sous l'influence du miasme cholérique, attendu que les symptômes du premier sont non-seulement semblables, mais •score identiques avec les cas légers du choléra asiatique. La différence la plus essentielle consiste en ce que, dans le choléra asiatique, environ la moitié des individus atteints meurt, tandis que dans le choiera nostras presque tous les naïades guérissent. Il peut arriver bien plus facilement que l'on confonde la auladie avec un empoisonnement; cependant presque jamais le choiera fwslras E*e8t accompagné de douleurs aussi violentes que l'empoisonnement par les acides et les sels minéraux, et dans cet empoisonnement les selles sont rareaent aussi copieuses que dans le choiera nostras. Si la maladie dure plus longtemps qu'à l'ordinaire ou que sa marche présente d'autres phénomènes extraordinaires, il faut bien peser toutes les circonstances qui pourraient parler en faveur de l'existence d'un empoisonnement.

Le catarrhe aigu des enfants du premier âge et les diarrhées des enfants ne feovent guère être confondus avec d'autres maladies.

XIEMEVER. — 3« ÉUIT. I. — 21)

h'yi) MALADIES DE L'ESTuMAC.

J 5. — Pronostic.

Le pronostic du catarrhe aigu de Testomac ressort de la description que nous avons donnée de sa marche. Les adultes, bien portants auparavant, ne succombent presque jamais à cette maladie; mais les récidives nombreuses peuvent finir par donner lieu au développement d*un catarrhe chronique. — Les individus faibles et misérables peuvent mourir de la fièvre gastrique et plus facilement encore de la fièvre muqueuse. — Pour les enfants, le catarrhe aigu de Festomac avec ses suites constitue un mal très-dangereux dont la terminaison peut être mortelle en dépit du traitement même le mieux dirigé.

^ i>. — Trniteiiifîiit.

Si nous voulions exposer avec un tant soit peu de développement la projài^ laxie du catarrhe aigu de Testomac, nous serions entraîné trop loin, car il faudrait passer en revue toutes les prescriptions de riiygicne alimentaire. Il ressort du paragraphe 1"^ que, pour prévenir les catarrhes deTestomac, il faut surveiller avec un soin tout particulier le régime de certains individus, par exemple des fébricitanls et des convalescents, mais principalement celui des nouveau-nés et des nourrissons. En ce qui concerne ces derniers, on doit, toutes les fois q« les circonstances empêchent de donner aux enfants le sein de leur mère oh d'une bonne nourrice, prendre certaines précautions pour le choix du lait de vache, précautions dont la plupart sont implicitement comprises dans le para- {^raphe l*'^ — 1° Le lait doit être frais; on doit, même si Ton demeure dans une ville, en faire prendre du frais au moins deux fois par jour. A la moindre trace d*acidité, on doit le faire bouillir pour empêcher le reste du sucre de se transformer en acide lactique; on peut même y ajouter avec avantage des carbonate! alcalins jusqu'à rendre le lait neutre ou faiblement alcalin. — T II ne faul paf (|ue le lait provienne de vaches qui ont été nourries de tourteaux, ou ce qui est encore pire, des résidus de la distillation de Teau-de-vie. Dans les gnudel villes, il convient le mieux de choisir le lait provenant des vaches élevées par les brasseurs (|ui les nourrissent de drague. — 3" 11 faut que le lait soit suffisamment étendu, aux deux tiers dans les trois premiers mois, moitié eau la trois mois suivants. — /i° 11 faut donner le lait à intervalles réguliers, pas trop courts. Plus les intervalles sont courts, plus les rations doivent être petites. -^ .")" Les vases qui servent à faire boire, ainsi que la bouche des enfants, doiveal être tenus dans un état de propreté parfaite. — Si Ton s'écarte de l'un ou de Tautre de ces préceptes, on peut faire naître le catarrhe de Festomac; eu i; conformant, on a quelque raison d'espérer ({ue l'enfant en sera garanti.

V indication caiimle peut, dans les cas où la qualité des ingesta et leur entrîe en décomposition tendent à entretenir le catarrhe, réclamer le secours d'un vomitif. IVune part, on fait le plus grand abus de l'emploi de ce moyen daitfk traitement du catarrhe aigu de l'estomac; de l'autre, on le néglige oulre mesure. — Si l'on cède aux instances du malade ou que l'on se fie uniqueuienl i la sensation de pression et de tension à répiga$tre,â l'état de la langue el«

CATAimilË AIGU DE l'ESTOMAC. 'l^A

9deur exhalée par la bouche, pour croire à la présence de saburres dans Tesm^Cy et si, dans tous les cas de ce genre, on se hâte de prescrire Tipécalanha et le tartre stibié, on traînera plus d'une fois la maladie en longueur 1 faisant agir sans nécessité un nouvel irritant sur la muqueuse déjà malade. - Mais ce qui n'est pas moins fâcheux, c*est, d'un autre côté, la crainte exafiiée de l'influence nuisible des vomitifs, crainte fondée sur leur action purgave simultanée, sur l'inflammation pustuleuse de la muqueuse gastrique qui a té parfois observée après un long usage du tartre stibié, mais principalement iir la fausse idée que l'on se fait de la manière d'agir des vomitifs. On semble ublier que l'irritation que ces médicaments font éprouver à la muqueuse de estomac ne constitue nullement, comme du reste cela est démontré par l'expéience journalière, une atteinte grave et durable; on semble ignorer que les lelles expériences de Magendie et de Budge ont démontré que l'action vomitive le ripécacuanha et du tartre stibié n'est pas une conséquence de l'irritation que M substances déterminent sur la muqueuse, mais bien de leur absorption; que ligendie, en injectant du tartre stibié dans les veines, pouvait provoquer le voiiiaBement, même après avoir remplacé l'estomac par une vessie.

Si le gonflement de l'épigastre, la percussion de la région de l'estomac, les reBfois de gaz et de liquides rappelant par leur odeur et leur saveur celles des lUments pris, ne permettent plus d'élever un doute sur la présence dans l'estonuc de matières en voie de décomposition, si enfin les souffrances du malade imliflent en quelque sorte cette intervention qui a toujours quelque chose de violent, le vomissement est indiqué, et pour obtenir un effet sûr on fera bien ^administrer 1 gramme d'ipécacuanha associé à 5 centigrammes d'émétique; léjà an paragraphe 3 nous avons fait voir que dans ces circonstances les ingesta Km digérés et en décomposition peuvent être évacués même sans vomitif, et )irfois très*vite et sans suites fâcheuses; mais ceci est loin d'arriver constam- Beat : souvent les substances décomposées demeurent longtemps dans l'estomac H provoquent, une fois arrivées dans l'intestin, des troubles graves et durables itns ce canal. S'il est possible de délivrer l'estomac des substances nuisibles pu VefUretiennent dans un état d'irritation, et si l'on peut espérer préserver fÎBlestin de leur influence, on ne doit pas redouter l'irritation passagère que le vonitif détermine sur la muqueuse de l'estomac. Rester inactif en présence d'un m pareil, ou ordonner à la place du vomitif la mixture à la magnésie calcinée, qui t été beaucoup vantée dans ces derniers temps, c'est s'exposer à prolonger inutilement la marche de la maladie, tout aussi bien que si dans d'autres cas on OTionnait un vomitif mal à propos et sans motif suffisant. Une fièvre modérée ^ accompagne le catarrhe de l'estomac ne contre-indique pas l'administration ^ce médicament; si la fièvre est plus intense et si l'on craint le moins du Mode d'être en présence d'une lièvre gastrique ou d'un typhus, on ne doit JUiais avoir recours au vomitif, attendu que le typhus prend une marche plus Bitve dans presque tous les cas où les vomitifs et les purgatifs ont été admi- ■liitrés au début de la maladie.

L'indication causale, dans le traitement du catarrhe aigu simple, n'exige ja- ^^ le recours aux iwrgalifs. 11 en est autrement quand les ingesta nuisibles

liyi MALADIES DE L'eSTOMAC.

ont passé dans Tintcstin et y ont provoqué la flatulence, de légères coliques, l^cxpulsion de gaz fétides, et d'autres symptùmes d'un état que roti a rhabitode de désigner du nom de < turgescence gastrique par en bas ». Dans ces cas, oa peut ordonner de légers lax<itifs, surtout la rhubarbe ou la potion laxatîve de Vienne; ce qui convient encore, surtout en cas de renvois acides, c'est la mixture de miignésie calcinée (15 grammes sur 2U0 grammes d'eau, agiter chaqne fois la fiole; une cuillerée toutes les heures ou toutes les deux heures). Ce moyen, dans ce cas, purge sûrement et facilement; les sels neutres se recommandent moins.

S'il se fait dans l'estomac un développement anormal d'acides paraissant entretenir le catarrhe, et provenant soit de la transformation en acide lactique et en acide butyrique des substances amylacées, soit de la fermentation acide de la bière ou du vin dans l'intérieur de l'estomac, et si les souffrances peu intenses du malade ne justifient pas l'emploi d'un vomitif, l'indication causale réclame l'administration des carbonates alcalins. On aime surtout à employer le bicarbonate de soude que l'on administre par doses de 25 à 50 centigrammei en poudre ou en solution. Si l'on veut prescrire le bicarbonate de soude sous la forme très en faveur de l'eau de soude carbonatée (soda-v^ater), il faut d'abord s'assurer si ce liquide, tel qu'on le trouve dans les officines, renferme en réalité du bicarbonate, au lieu d'être composé exclusivement, comme le soda-walerde Londres, d'acide carbonique et d'eau.

Il n'est pas rare que de faibles (juantités des substances alimentaires en voie de décomposition, malgré de nombreuses évacuations par haut et par bas, 8'a^ rétent dans l'estomac. Les alcalins peuvent bien alors neutraliser les acides mis en liberté, mais ils ne sont pas en état de supprimer le travail de décomposition lui-même ni d'arrêter complètement de nouvelles productions acides. Les substances restées dans l'estomac et subissant la décomposition entraînent dans ce mouvement chimique les aliments frais et inaltérés et transforment ainsi les ingesla les plus inoffensifs en substances nuisibles et même dangereuses pour la muqueuse gastrique des enfants, qui présentent le plus fréquemment ces phé nonièncs. L'indication causale veut, dans ces ciis, que la décomposition dessuk" stances renfermées dans t estomac et retenues dans cet organe malgré le vomissement et la diarrhée, soit arrêtée par un moyen quelconque. Cette tâche est difficile à remplir, et assez souvent l'art des médecins vient y échouer. Si Toa reconnaît que le travail de décomposition des matières séjournant dans reslomsc et l'intestin est la cause la plus ordinaire des diiirrhées de la première eufancr. on s'explique du moins les tristes résultats du traitement, mais tant que le catarrhe de l'estomac et de l'intestin reste seul l'objet dont on poursuit la guérison, on ne comprendra jamais pourquoi le traitement reste inefficace. —0» sait qu'en dehors de l'intestin déjà on réussit difficilement à enrayer les propês d'une fermentation ou de toute autre décomposition une fois commencée. Or. les moyens mis à notre disposition pour remplir ce but en dehors de Yoff^ nisme, sont en partie inapplic«ibles, quand il est question de fermentation etdf décompositions qui se passent dans l'intérieur du corps. 11 ne uous est pas donné d'obtenir la dessiccation complète du contenu de l'estomac, ni de le sou-

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