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CATARRHE AIGU DE L'ESTOMAG. U5Z

tire i une température assez haute ou assez basse pour interrompre la déqNwition; il y a plus, certaines substances qui arrêtent la fermentation sont poisons pour l'organisme. Toutefois, si Ton envisage les moyens nombreux, rent absolument opposés dans leurs autres propriétés, que les médecins Mrivent contre là diarrhée et le vomissement des enfants, moyens employés Ai avec des intentions précises, tantôt au hasard, et dont TefTiciicité est sout incontestable, on reconnaîtra que ce sont toujours des substances quiy en yrs même de Vorganwne] peuvent servir à arrêter la fermentation et d^axUren mporitions. Les moyens que Ton prescrit le plus souvent contre la diarrhée enfants sont les carbonates alcalins, les acides minéraux, surtout l'acide irhydrique, les sels métalliques, avant tout le calomel et le nitrate d'argent, uite le tannin, la créosote, la noix vomique. Il est possible qu'une partie des fens, surtout le nitrate d'argent et le tannin, exercent en même temps un t favorable sur les muqueuses irritées de Vestomac et de l'intestin, en moant l'hypérémie de ces membranes, par leur action astringente. Mais il est KMsible d'accorder un pareil effet sur la membrane muqueuse au plus grand abre de ces substances, principalement à une des plus usitées, au calomel; es résultats qui sont dus à leur emploi ne s'expliquent que par la manière it elles répondent à l'indication camale, en s'opposant à la décomposition, un enfant souffre d'un catarrhe de l'estomac à un léger degré, qui ne se lit que par le vomissement caractéristique et par la présence de lait non dii au milieu des déjections acides, alors il convient, indépendamment de la le la plus sévère, sur laquelle nous reviendrons à propos de l'indication mor- 9y d'employer les médicaments les moins énergiques parmi ceux que nous ons d'énumérer, comme, par exemple, les carbonates alcalins associés à de tes doses de rhubarbe (poudre de magnésie et de rhubarbe), ou bien, si le irrhe est plus prononcé, sous la forme de la teinture aqueuse de rhubarbe (i). > manière très-ancienne et très-répandue de l'administrer consiste à la donsous la formule suivante :

Pr. : Teinture aqueuse de rhubarlie 8 grammes.

Liqueur de oarlioiiate de potasse 12 gouttes.

E:ui distillée de Tenouil 6k grammes (2).

t on fait prendre plusieurs fois par jour une cuillerée à café. i celte médication n'a pas de résultats, si les décompositions anormales content dans l'estomac et que la diarrhée augmente, ou fera bien de prescrire de tes doses de calomel, qui, depuis longtemps, jouissent d'une grande réputa-

) La teinture aqueuse de rhubarbe de la |)harmaco[>ée prussienne se prépare selon Li formule uite :

Pr. : Racine de rhubarbe concassée. 68 grammes.

Carbonate de potasse 12 —

Eau de cannelle vineuse 64 —

Eau distillée 384 —

lire macérer pendant vingt-quatre heures, puis flltrer. {Note des traduelevrs.)

I La liqueur de carbonate de potasse est une solution d'une partie de carbonate de potasse Jans deux parties d'eau distillée. {Note de$ traducteurt.)

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tion dans le traitement de la diarrhée des enfants. J'ai Thabitude d*en prescrire de 1 à 2 centigrammes à répéter deux ou trois fois par jour. Bednar, qni a^ corde également dans les cas en question la préférence au calomel sur tous ki autres médicaments, le donne à doses plus fortes et plus répétées et TaHodeâ de petites quantités de jalap. Sa formule est la suivante : ' '

Pr. : Calomel à la vapeur • 20 centigrammei.

Poudre de racine de jalap 10 —

Sucre 2 grammes.

Mèlex, divises en huit parties égales. Prendra on paquet toutes les deux heures dans de FeM.

Encore ce traitement ne donne pas dans tous les cas le résultai désiré. Soavent les selles continuent de se multiplier en dépit de la diète la plus sévère et de l'administration d*un nombre considérable de doses de calomel, et il vient ui moment où Ton finit par hésiter à continuer Femploi d'un agent aussi énergiqoe que cette préparation mercurielie, quoique, à raison des vomissements et de h diarrhée, de faibles quantités seulement en soient absorbées et que, par coniéquent, il n'en résulte que rarement une stomatite mercurielie. Tout médedfi occupé peut, en face d'un état de choses tel que nous venons de le décrire, le voir dans le cas de renoncer au médicament qui lui a rendu service dans la plufttt des cas et auquel il a encore cru devoir s'adresser dans le cas actuel, et de recourir à d'autres qu'il a vus suivis de beaucoup moins de succès et qui lui inpirent aussi une confiance beaucoup moindre. Il arrive même assez souvent que l'on saute, avec un véritable désespoir, d'un médicament à l'autre, sans aucu plan arrêté. Il n'y a pas d'indications bien formelles pour donner dans tels ai la préférence au nitrate d'argent, dans tel autre au tannin, à l'acide chloib;drique, à la teinture de noi\ vomique. Le plus souvent on commence par «■ployer le remède qui parait avoir réussi dans le dernier cas que l'on a en ci traitement; ce remède reste-t-il sans effet, alors on en vient aux autres. ^Je voudrais, sans attacher à ce conseil une importance exiigérée, que, dans lesctf où les vomissements sont très-violents et les selles diarrhéiques très-copieuses» on administrât de très-petites doses de nitrate d'argent (Pr. : nitrate d'argot, 2 centigr.; eau distillée, 60 gram., à conserver dans un verre opaque. S. A donner par cuillerée à café de demi en demi heure ou d'heure en heure), et qtf l'on fit prendre très-souvent de petites quantités d'eau glacée. — Si le vomisvmcnt manque, mais qu'il y ait beaucoup de diarrhée, j'ai l'habitude de prescrire le tannin, et en cas d'insuccès, du calomel (Pr. : tannin 50 centigr.; m distillée, 100 gram. S. Une cuillerée à café toutes les deux heures). Dans hs cas bénins, mais prolongés, je prescris l'acide chlorhydrique dans des véhicules inucilagineux. Je n'ai pas beaucoup expérimenté les effets de la teinture denoâ vomique, de la créosote et des teintures ferrugineuses que l'on a également rtcommandées.

Quand le catarrhe gastrique est dû à des refroidissements, l'indication rausafc réclame une médication diaphorétique.

Quand le catarrhe gastrique a pris naissance sous Finfluence de causes inrott* fines^ épidémiques^ l'indication causale ne peut i^tre remplie»

CATARRHK AIGL DE L'ëSTOMAC. /».)5

Pour remplir Vindicalion morbide, il est aussi indispensable de faire les près* criptions diététiques les plus sévères qu'il est superflu le plus souvent d'ordonner des médicaments. L'expérience nous apprend que l'hypérémie, la sécrétion muqueuse, etc., qui dépassent les limites normales sur la muqueuse de l'estomac, reviennent facilement à leur état habituel aussitôt que les causes qui ont provoqué le fonctionnement exagéré ont été écartées, et que l'on a pris soin d'éviter tout ce qui pouvait entretenir l'état morbide. Mais comme il est facile de voir que les ingesta, même les plus doux, entretiennent l'hypérémie catarrhale, ou fait bien de priver ces sortes de malados pour un certain temps de toute nourriture, de les tneltre à la diète absolue. Cette mesure se recommande avant tout pour cette forme du catarrhe aigu qui est représentée par l'embarras gastrique. n n'est pas rare qu'une semblable prescription rencontre de l'opposition : les mères inquiètes se décident avec peine à refuser à leurs enfants toute nourriture, pour un temps même trèsH*ourt : les adultes qui souffrent d'un catarrhe aigu de l'estomac n'ont, il est vrai, aucune sensation de faim, mais ils désirent les mets salés et piquants. Plus on insistera sur la diète, plus on obtiendra de résultats satisfaisants. — Si la maladie traîne en longueur, si elle est accompagnée de fièvre, ou bien si, à raison de l'augmentation de la consomption déterminée par la fièvre, on hésite à soumettre plus longtemps le malade à la diète absolue, on pourra permettre les substances liquides y parce que sous cette forme l'irritation que les aliments exercent sur la muqueuse gastrique devient bien moindre. Pour le ehoix des aliments on doit encore prendre en considération que le suc gastrique, par son mélange avec le mucus, est devenu alcalin et qu'il a perdu en f^rande partie sa force digestive. Il faut donc pour l'usage ordinaire défendre le lait, les œufs, la viande, qui pour être digérés réclament un suc gastrique acif e, et ne permettre que l'usage des amylacés, tant qu'il ne se présente aucun signe de production acide anormale. Les soupes à l'eau constituent un aliment très* rationnel pour les malades atteints de catarrhe prolongé de l'estomac. Dans la fièvre muqueuse qui se distingue par l'augmentation du mucus buccal, tandis que la sécrétion salivaire parait diminuée, il vaut mieux donner à la place des soupes à l'eau, du pain bien cuit et rassis fait de farine de seigle finement blutée, attendu que la mastication excite la sécrétion salivaire et favorise ainsi la transformation de la fécule en sucre. S'il est vrai que les substances pauvres en azote sont peu propres à remplacer la perte de l'organisme, il n'en est pas moins vrai que par leur usage, comme cela a été dit ailleurs (page 196), la consomption se trouve limitée, parce qu'elU's s'oxydent en quelque sorte à la place des éléments azotés du corps. Si la maladie traîne» en longueur d'une façon extraordinaire, si elle vient frapper des sujets faibles et misérables auparavant, comme cela se rencontre surtout dans ct^tte forme ([ue nous avons décrite sous le nom de fièvre muqueuse, le besoin d'une nourriture plus riche en azote peut, à la vérité, se faire sentir; mais il importe encore ici de la donner sous une forme qui exige le moins possible de suc gastrique pour l'accomplissement de la digestion, et qui irrite le moins possible la muqueuse gastrique. Ce qui convient le mieux, ce sont les bouillons concentrés, non écumes, que l'on a soin de faire préparer en faisant chauffer doucement et cuire longuement la viande avec peu d'eau dans

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un vase bien clos ou dans une liouteille bien bouchée. On est dans le plus grand embarras lorsqu'on se trouve en présence d*un catarrhe aigu de Testomac chez les enfants, catarrhe développé et entretenu par un travail de décomposition commencé et difficile à arrêter des substances renfermées dans Testomac. Le lait, le plus convenable et le plus naturel des aliments, leur fait du tort dans ces conditions, parce qu'il entre trop vite en décomposition; et ainsi se pose celte question si difficile à résoudre : que faut-il donner à la place du lait? Quels sont les aliments qui, dans ces conditions, n'entrent pas en décomposition et ne se transforment pas en substances nuisibles ? Il est facile de se convaincre que les décoctions de gruau, d'orge ou d'avoine, l'arrowroot, la panade, se transforment aussi vite que le lait et donnent lieu à des produits acides. Pour réussir dans le traitement du mal en question, il est essentiel d'être bien convaincu que les enfants ne mourront pas de faim pour être privés de nourriture pendant un jour on deux et ne boire que de l'eau fraîche, à laquelle on aura soin de ne pas ajouter de sucre. Si en suivant ce précepte on fait cesser le vomissement et la diarrhée, si l'eau est rendue au sang épsiissi, le collapsus se perd promptement, et les enfants condamnés à la faim semblent se remettre. Petit h petit on accordera un peu de lait étendu d'eau. Si ce dernier n'est encore pas toléré, et si l'on craint de soumettre les enfants à une abstinence plus longue, je recommande de donner par cuillerée à café un extrsiit de viande que l'on prépare en mettant de la viande coupée par petits morceaux carrés, sans y ajouter de l'eau, dans une bouteille hermétiquement fermée que l'on plongera pendant plusieurs heures dans l'eau bouillante.

La méthode soi-disant antiphlogistique n*est que très-rarement réclamée par l'ij^dication morbide dans le traitement du caLirrhe aigu de l'estomac. Les saignées générales aussi bien que locales sont toujours superflues. Mieux vaut recourir au froid dans les catan'hes aigus intenses, caractérisés par des vomissements impétueux et une soif ardente. Dans le choiera noslroHy aussi bien que dans le choiera uifantnmy il est utile de faire prendre de l'eau glacée ou de piîlits morceaux de glace, et d'appliquer des compresses froides sur le ventre, (Ml ayant soin de les faire renouveler fréquemment. Ces dernières trouvent é|;alement leur application dîins les fièvres gastriques et bilieuses.

(Contre l'emploi du sel ammoniac, nous pouvons nous prononcer avec moins de réserve encore que nous n'en avons mis à déconseiller ce moyen dans le traitement du catarrhe l)ronchi(|ue. Dans le catarrhe aigu de l'estomac, il ne faut certes pas compter sur Taclion anticaliirrhale de ce médicament, dont l'emploi ne peut que faire empirer le mal.

Un moyen très en faveur est Yacide carbonique que l'on introduit dans l'estomac sous forme de poudre aérophore, de potion de Uivière, ou d'eaux minérales gazeuses. L'acide carbonique provoque tout de suite des renvois qui font eucon* échapper en même temps d'autres gaz présents dans l'estomac, ce qui produit presque toujours un soulagement momentané. Mais cela n'implique pas que l'acide carbonique qui semble îigir en toute circonstance comme irritant, soit en état (le modérer riiypérémie de l'estomac ou de provoquer directement une plus )u*(>mpte guérison du catarrhe de cet organe.

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