‹ Eléments de pathologie médicale; ou, Précis de médecine theórique et pratique, écrit dans l'esprit du vitalisme hippocratiqueChapitre 62 sur 86 · FIÈVRES PRIMITIVES OU ESSENTIELLES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

FIÈVRES PRIMITIVES OU ESSENTIELLES EN GÉNÉRAL

Définition. Nous définissons les fièvres essentielles des réactions générales de l’organisme, caractérisées par une augmentation anormale de la chaleur, par l’accélération du pouls, le trouble de la plupart des fonctions et l’absence de toute affection locale primitive.

Causes. Elles sont occasionnées par deux sortes de causes : les unes, que nous avons nommées hygiéniques ordinaires, consistent dans toutes les influences auxquelles l’homme est communément exposé, c’est-à-dire les vicissitudes atmosphériques, les violences extérieures, les aliments et les boissons trop abondants, trop excitants ou de mauvaise nature, les exercices du corps trop prolongés , les affections morales ; les autres, que nous avons appelées causes spécifiques, comprennent les principes contagieux et les miasmes, et paraissent agir primitivement sur le sang, qu’ils altèrent et vicient d’une manière particulière.

Parmi les fièvres , les unes sont contagieuses, les autres ne le sont pas. Suivant les constitutions atmosphériques régnantes, elles peuvent être sporadiques, endémiques ou épidémiques.

Les symptômes communs à toutes sont peu nombreux. Les principaux sont les suivants : le malade éprouve d’abord un sentiment de langueur, de fatigue, de faiblesse, de malaise général et de froid. La face est pâle et altérée ; les pieds et les mains sont froids au toucher • le frisson se répand bientôt dans tout le corps à des degrés et avec des formes variés 5 le pouls est petit et fréquent, la respiration est gênée, les sécrétions sont suspendues 5 la sensibilité est diminuée, l’exercice des facultés intellectuelles est diiïicile.

A ces symptômes, qui constituent les phénomènes précur-

FIÈVRES

seurs des fièvres, et qu’on pourrait appeler leur période de froid ou de frisson, succèdent, après un intervalle qui diffère dans chaque espèce , des phénomènes opposés : une chaleur générale se fait sentir dans tout le corps *, le pouls devient fort, développé et plus fréquent, la face est rouge, la peau plus chaude que dans l’état normal , il y a céphalalgie , soif, dégoût, anorexie. A ces phénomènes s’en joignent une foule d’autres très-variés qui appartiennent a chaque espèce de fièvres et qui, pour cette raison, ne doivent point être indiqués ici. Ils consistent dans des désordres des fondions circulatoires, respiratoires , digestives et sensitives, et dénotent une perturbation générale de l’organisme, sans que l'observation la plus attentive puisse découvrir une affection locale de quelque organe, plus intense que les autres, qui ait précédé les troubles fonctionnels et qu’on puisse accuser de leur avoir donné lieu par sa réaction sympathique sur les autres parties de l’économie.

Quant au mode de succession des symptômes des fièvres , a leurs terminaisons , aux lésions anatomiques qu’elles occasionnent dans les organes, a leur diagnostic, a leur pronostic et à leur traitement, ils sont trop dissemblables entre eux pour qu’on doive en offrir une description générale.

Division des fièvres primitives.

Les fièvres présentent dans leur marche quatre formes partic^resTfes'unes continuent sans interruption depuis leur invasion jusqu"» leur terminaison; les autres cessent e viennent alternativement pendant un certain temps e a .des i intervalles plus ou moins longs ; les troisièmes offient tomes qui persistent pendant tout leur cours, et d autres symptômes qui se reproduisent périodiquement; es qu trièmes entin se distinguent par un exantlieme ou erupli cutanée de nature inflammatoire et spécifique qui se manift t peu de jours après leur invasion, et qui les rapproche des phlegmasies. De là quatre ordres de fièvres bien distinc c> • les fièvres continues, les fièvres intermittentes, \e& fichus t ci tentes et les fièvres éruptives.

PATHOLOGIE SPÉCIALE

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