FIÈVRES CONTINUES
Dans les premières années qui succédèrent à la publication de la doctrine physiologique, ce système exerça une telle influence sur les esprits même les moins prévenus, qu’il sembla tout a coup que les fièvres avaient disparu de nos hôpitaux et qu’il n’y avait plus que des maladies locales-, mais peu k peu l’illusion se dissipa par la polémique que fit naître cette nouveauté médicale, et surtout par les faits nombreux qui furent recueillis de toutes parts. Aujourd’hui, la plupart des fièvres primitives sont admises de nouveau par le plus grand nombre des médecins et ont repris le rang qui leur appartient dans la pyrétologie-, quelques-unes cependant sont toujours très-conleslées , même par des observateurs d’un mérite reconnu , telles sont les fièvres bilieuses et muqueuses de nos ancêtres. Mais des auteurs non moins distingués continuent a admettre leur existence-, des observations exactes et récentes déposent en faveur de leur réalité , du moins pour la fièvre bilieuse. Nous traiterons donc de celte dernière comme de celles dont l’es-
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