M«'^ Freppel, Fessier ont soutenu l'authenticité
§ 9. — SAINT CLÉMENT DE ROME i
1. Clément, que saint Paul Phil., iv, 3) appelle son compag-nonde labeur, fut, d'après saint Irénée, le troisième successeur de saint Pierre (Pierre, Lin, Anaclet, Clément i, mais, d'après Tertullien De praescr., 32), il aurait été déjà ordonné par saint Pierre lui-même; on concilie ordinairement- les deux assertions en disant que Clément aurait été en réalité consacré par saint Pierre mais que, par amour de la paix, il aurait cédé à saint Lin le gouvernement de lEglise. — C'est à tort que les fausses Clémentines en font un membre de la famille impériale des Flavien; c'est par suite de cette erreur, qu'on la identifié avec le consul Titus Flavius Clemens, cousin de Domitien. — Les légendes qui racontent son exil dans la Chersonèse Taurique et son martyre dans les flots de la mer Noire ne méritent aucune créance.
2. De Clément nous ne possédons quune Lettre à la communauté chrétienne de Corinthe. Saint Polycarpe s'en sert déjà beaucoup, et. d'après l'opinion généralement reçue, elle aurait été écrite dans les dernières années de l'empereur Domitien (93-95).
1. Les deux épitres Aux Corinthiens se trouvent dans les éditions des Peres apostoliques: les Clémentines et les deux épitres Ad virgines dans .^li^nr, P. G., I.
Maistre, S. Ckhn. de Rome, i voL, Paris, 1883. — Duchesne, /i/^/. anc. de l'Église. I, Paris, 490<).